Mardi 16 decembre 2008 -- L'Algérie va lancer fin janvier 2009 un fonds d'investissements public local pour financer des projets d'investissements nationaux, a annoncé mardi le ministre des Finances, Karim Djoudi. Ce fonds, qui naîtra de la transformation de la Banque algérienne de développement (BAD), permettra aux opérateurs d'accéder aux ressources financières pour financer des projets d'investissements importants, selon M. Djoudi, cité par l'agence APS. "C'est une société d'investissement qui intervient sous forme de fonds d'investissement", a-t-il expliqué.
Le futur fonds d'investissement sera financé principalement par les ressources qui seront mises à sa disposition par le Trésor public ou empruntées sur le marché national des capitaux, a ajouté M. Djoudi. M. Djoudi a ajouté que le futur fonds prendrait des participations dans des entreprises publiques existantes ou à créer et participerait aux montages financiers de projets.
Les banques publiques accumulent des liquidités de plusieurs milliards d'euros et l'Algérie dispose actuellement de près de 140 milliards de réserves de change. Selon l'ancien ministre des Finances Abdelatif Benachenhou, le taux d'épargne est passé de 40% en 2003 à 60% en 2008. "Cet épargne à 77% public est disponible pour financer l'économie", a suggéré M. Benachenhou le 3 décembre au cours d'une rencontre économique à Alger. "L'Algérie offre la possibilité aux opérateurs de lever localement les crédits nécessaires" pour lancer leurs projets, selon le Premier ministre Ahmed Ouyahia.
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16th December 2008 23:55 #1
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Fonds national d'investissements (FNI) :
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17th December 2008 23:11 #2
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ALGIERS, December 17, 2008 (Reuters) - OPEC member Algeria will set up an investment fund next month geared at financing domestic economic projects, Finance Minister Karim Djoudi said in remarks published on Wednesday.
"It is an investment company which takes the form of an investment fund," government-run newspaper El Moudjahid quoted him as saying. Djoudi said the investment fund would be supplied mainly by the state treasury.
"This new financial institution will be funded mainly by resources made available by the Treasury or borrowed on the domestic capital market," he said.
The fund will invest within Algeria, taking shares in existing public companies and those to be created and helping financing specific projects, Djoudi added.
Algeria has avoided setting up a sovereign wealth fund to invest abroad or to make its currency the dinar convertible. Government officials say those decisions helped the country resist the global economic crisis.
Prime Minister Ahmed Ouyahia said on Sunday Algeria was shielded from the crisis and the government would press ahead with national development plans despite a slump in oil prices.
Algeria, whose oil and gas sales abroad account for about 96 percent of total exports, saw foreign exchange reserves rise to $138 billion at the end of November from $137 billion in July.
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25th February 2009 21:08 #3
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Mercredi 25 Février 2009 -- Le président Bouteflika a annoncé hier la création d’un fonds national d’investissement d’ici la fin du mois en cours. Ce fonds, qui s’appuiera sur une réorganisation de la Banque algérienne de développement (BDL), sera doté d’un capital de 150 milliards de dinars. Le chef de l’Etat a affirmé que ce nouveau dispositif sera en mesure de financer, sur le moyen terme, des investissements majeurs pouvant atteindre un total de 1000 milliards de dinars. « Il y a de l’argent pour ceux qui ont de bonnes idées d’investissement. L’Etat est prêt à financer. Mais on en a assez des minoteries et des usines de boissons gazeuses », a-t-il tenu à souligner. Il a invité à l’investissement dans les secteurs du bâtiment, des travaux publics, des ressources en eau et de l’agriculture.
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1st March 2009 20:21 #4
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Rafik Tadjer :
Dimanche 1 Mars 2009 -- Le ministre de l'Economie et des finances Karim Djoudi a installé, dimanche 1er mars, la le Fonds national d'investissements. Doté d'un capital de 150 milliards de dinars (1,5 milliards d'euros), cette nouvelle structure aura pour mission de financer des projets d'équipements publics et des opérations du secteur économique, à hauteur de 10 milliards d'euros. Le nouveau fonds « permettra d'accroître fondamentalement la production nationale, d'assurer une plus grande diversification de la production et des revenus hors hydrocarbures et de participer à la création d'emplois », a indiqué Karim Djoudi à la presse, en marge de la cérémonie d'installation de ce fonds.
Mais la naissance de cet organisme financier public ne suscite pas un enthousiasme particulier dans les milieux d'affaires algériens. Interrogés par toutsurlalgerie (tsa-algerie.com), plusieurs chefs d'entreprises se sont montrés prudents. « Il est très tôt pour juger. On ne sait pas si ce fonds sera doté d'une autonomie de gestion et des compétences nécessaires pour en faire un outil moderne de financement des investissements nationaux », estime le directeur d'une société privée. « Si ce fonds adopte les mêmes méthodes opaques d'octroi de crédits des banques publiques, il ne servira pas l'investissement privé », ajoute un investisseur.
Issu de la transformation de la Banque algérienne de développement (BAD), le nouveau fonds constituera le bras armé de l'Etat pour financer des projets d'investissements importants dont les montants dépassent les capacités de financements des banques publiques. Sous capitalisées, ces banques ne sont pas autorisées à octroyer des crédits importants à long terme aux investisseurs.
« Le nouveau fonds va renforcer le rôle de l'Etat et de l'administration dans la sphère économique d'autant que le gouvernement interdit le recours aux financements étrangers. Les investisseurs qui ne sont pas acceptés par le système auront du mal à trouver des financements à leurs projets », craint un autre chef d'entreprise.
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2nd March 2009 18:00 #5
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Safia Berkouk :
Lundi 2 Mars 2009 -- Un nouvel instrument de financement des investissements nationaux inscrits sur le budget de l’Etat ainsi que des projets relevant du secteur productif ou en partenariat a été officiellement inauguré hier par le ministre des Finances, M. Karim Djoudi. Il s’agit du Fonds national d’investissement, issu d’une restructuration de la Banque algérienne de développement, devenue nécessaire afin de «promouvoir de nouvelles institutions indispensables pour l’intervention de l’Etat dans le financement du développement», a souligné le ministre à l’occasion de l’installation du conseil de direction et du comité stratégique du fonds. Ce dernier est doté d’une enveloppe de 150 milliards de dinars mais pourra intervenir à moyen terme à hauteur de 1 000 milliards de dinars, a expliqué M. Djoudi. Pour cela, il pourra mobiliser des ressources additionnelles à travers des prêts et des avances du Trésor public. Une convention a d’ores et déjà été établie afin de définir les modalités et les conditions d’octroi de ces prêts qui seront destinés, soit au financement de projets, soit à des prises de participations dans des projets d’investissement ou d’entreprise. Le fonds aura également la possibilité de bénéficier d’avances remboursables du Trésor ou recourir au marché obligataire avec ou sans garantie de l’Etat pour lever des ressources financières, selon M. Djoudi.
Ce dernier a réfuté l’idée selon laquelle ce fonds serait une sorte de fonds souverain, ni qu’il soit mis en place pour pallier la défaillance des banques ou de l’investissement direct étranger. Il a rappelé, dans ce cadre, que l’Algérie s’est refusée à placer ses réserves de changes dans un fonds souverain, mais son souhait est «de transformer une partie de la ressource publique pour le développement économique». Par ailleurs, il y a, certes, des IDE estimés, bon an mal an, à 1 milliard de dollars, mais il y a une situation de «tension sur les marchés internationaux qui fait que les entreprises ont tendance à réduire leurs investissements à l’extérieur et ont du mal à trouver des financement pour se développer». L’Algérie, a indiqué le ministre, «apporte une réponse en matière de développement interne qui peut permettre d’accompagner des IDE avec des partenaires algériens, notamment à travers des cofinancements». M. Djoudi a tenu à souligner qu’il s’agit de conforter les efforts déjà engagés car les financements actuels du développement ne sont pas uniquement l’œuvre de l’Etat puisqu’on enregistre 2 600 milliards de dinars de crédits bancaires à l’économie, 200 milliards de dinars de financement obligataire, 100 milliards de dinars de financement bancaire du micro-crédit et 20 milliards de dinars de financement à travers le leasing.
Les investissements privés et étrangers éligibles
Le fonds constitue donc seulement un moyen «d’apporter des réponses financières à l’investissement national». Il interviendra donc sur des projets publics à caractère mixte en matière de financement trésor/budget, ainsi que sur des financements directs sur des durées longues pour des projets d’investissements économiques, dans des co-financements, c’est-à-dire pour compléter d’autres ressources ou dans des participations dans des sociétés créées ou à créer pour accroître leur capacité de financement. Il interviendra pour «les entreprises publiques qui ont des perspectives, dans la réhabilitation de leur outil de production et pourra également intervenir dans la délivrance de garantie». Le ministre a également précisé que ce fonds «est ouvert aux investisseurs et il peut y avoir des partenariats à travers des opérations qui réunissent des partenaires nationaux privés ou publics ou des partenaires étrangers». Pour le ministre, le fonds apportera un financement à long terme, actuellement difficile à trouver, en plus d’une «réduction des coûts, par le fait que la ressource publique est fortement présente et qu’elle réduit la charge de financement des projets et accroît leur rentabilité».
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12th July 2010 15:57 #6
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Ali Idir :
Lundi 12 Juillet 2010 -- Le Fonds national d’investissement (FNI) boude le privé algérien. Selon nos informations, depuis son lancement le 1er mars 2009, le FNI a rejeté les demandes de financements présentées par des groupes privés nationaux pour leurs projets d’investissements ou de développement. « Nous avons sollicité le FNI pour un prêt destiné à financer une partie de nos investissements. Sa réponse a été négative, sans aucune explication», affirme le directeur d’une entreprise privée. Le FNI se montre en revanche généreux avec le secteur public. Exemple de cette générosité : le GICA (Groupe industriel des ciments d'Algérie) a bénéficié d'un crédit à long terme de 64 milliards de dinars (640 millions d’euros) du Fonds national d'investissement (FNI). Le GICA est en charge notamment de développer l'industrie nationale du ciment. Autre exemple, le groupe de médicaments Saidal a obtenu un crédit de 16 milliards de dinars du FNI pour le financement de son plan de développement et d'investissement.
Par ailleurs, le FNI a racheté la totalité du groupe de BTP Cosider a qui il a accordé un prêt de 25,7 milliards de dinars pour financer son développement. Plus récemment, le FNI a accepté de s’impliquer à hauteur de 35% (30% directement et 5% via sa filiale Cosider) dans la création de Axa Algérie. L’objectif de cet investissement est de permettre à l’Etat de disposer d’une minorité de blocage au sein de la filiale de l’assureur français. Issu de la transformation de la Banque algérienne de développement (BAD), le FNI est le bras armé de l'Etat pour financer des projets d'investissements importants dont les montants dépassent les capacités de financements des banques publiques. Doté d’un capital de 150 milliards de dinars, cette structure a pour mission de financer des projets d'équipements publics et des opérations du secteur économique, à hauteur de 10 milliards d'euros. En fait, l’Etat, via le FNI, cherche à relancer le secteur public, en panne depuis plusieurs années, en y injectant d’importantes sommes d’argent tirées des exportations des hydrocarbures. Une stratégie qui suscite des réserves vu l’échec des précédentes politiques de relance du secteur public.







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