Jeudi 7 Avril 2011 -- Face à l’aggravation de la crise de liquidités dans les bureaux de poste, le gouvernement entend accélérer la mise en place du système de paiement électronique. Les banques se préparent en effet à généraliser le système de paiement électronique direct et à introduire le paiement électronique à distance par Internet avant 2013, a appris TSA auprès du délégué général de l’association des banques et établissements financiers (Abef), Abderahmane Benkhalfa. Après avoir développé le retrait électronique via les distributeurs automatiques de billets de banque (DAB), les banques s’attaquent à la généralisation du paiement électronique, encore à l’état expérimental en Algérie qui compte seulement 3.000 terminaux de paiement électronique (TPE). «Durant les deux prochaines années, nos efforts seront concentrés essentiellement sur le paiement électronique direct et le paiement à distance sécurisé», explique M. Benkhalfa. Les banques multiplient les préparatifs pour la mise en place des installations techniques nécessaires à la généralisation du paiement électronique direct ou à distance. Des opérations pilotes devraient être lancées cette année, notamment avec Air Algérie qui cherche à introduire l’achat et le paiement des billets d’avions par Internet. «Il sera possible aux voyageurs algériens d’acheter en Algérie des billets d’avions par Internet», explique M. Benkhalfa. «Nous allons développer le paiement électronique sans contact physique. Le vendeur et l’acheteur, chacun chez soi, peuvent conclure une transaction commerciale, à distance et en toute sécurité», ajoute‑t‑il. L’introduction du paiement électronique à distance permettrait le développement des transactions commerciales sur Internet, jusque‑là inexistantes en Algérie. Pour généraliser le paiement électronique, la tâche des banques n’est pas facile. Il faudrait doubler le nombre de TPE et surtout trouver des commerçants qui accepteraient d’être payés par carte de paiement bancaire au lieu du cash. Or, le mode de paiement électronique assure la transparence et la traçabilité des transactions commerciales et rendrait difficile la fraude sur la déclaration du chiffre d’affaires.