+ Reply to Thread
Page 9 of 9 FirstFirst ... 7 8 9
Results 57 to 63 of 63
  1. #57
    Guest 123 is offline Registered User
    Join Date
    Jan 2006
    Posts
    0

    Ali Idir :


    Mardi 22 Février 2011 -- Instauré comme unique moyen de paiement des importations en juillet 2009, le crédit documentaire continue d’être rejeté par les patrons du secteur privé. Le président du Forum des chefs d’entreprises (FCE), Réda Hamiani, a demandé lundi 21 février au gouvernement d’alléger le dispositif de paiement des importations qu'il juge défavorable aux entreprises, notamment industrielles. Le patron des patrons a déploré que le gouvernement n’ait pas fait de distinction entre les producteurs importateurs de matières premières et les importateurs de produits finis. M. Hamiani a ainsi remarqué que le Crédoc n’a pas permis une baisse de la facture des importations qui est restée quasiment la même, autour de 38 milliards de dollars depuis 2008.

    En privé, les chefs d’entreprises sont plus durs à l’égard du Credoc et du gouvernement. «Le Credoc a favorisé la corruption dans l’administration. Il y a beaucoup de paperasses, beaucoup de services qui doivent donner leur avis. Si vous arrosez tout le monde, vous obtiendrez des délais raccourcis pour le traitement de votre dossier d’importation. Sinon, il faut attendre au moins 45 jours pour que votre dossier aboutisse, ce qui est très lent», déplore un importateur qui veut rester anonyme. Pour réduire les délais de traitement de leurs dossiers, les importateurs sont obligés de mettre la main à la poche. «Avec des pots-de-vin, on réussit à réduire ce délai jusqu’à 15 jours. Un mois de gagné, c’est beaucoup de temps et d’argent pour les entreprises», ajoute-t-il.

    Le Credoc n’a pas favorisé uniquement le développement de la petite corruption dans les démembrements de l’administration (Impôts, Douanes, etc). Il a également permis le retour en force du commerce parallèle et de l’importation illégale de différents produits. Par containers, par cabas, des marchandises passent clandestinement les frontières terrestres, maritimes et aériennes et se retrouvent sur le marché national. Ces marchandises échappent à tout contrôle de la part de l’Etat. «Le marché national a des besoins que la production nationale ne peut ou n’arrive pas à satisfaire. Par exemple, les pièces de rechange pour les véhicules. Si le gouvernement complique leur importation légale, le marché noir s’en chargera et ramènera des pièces contrefaites qui constituent un danger pour la sécurité routière», estime un économiste.

    En instaurant le Credoc comme unique moyen de paiement des importations, le gouvernement a cherché à réduire la facture des achats de l’Algérie à l’étranger. Mais aussi à compliquer au maximum l’acte d’importer pour forcer les importateurs à se transformer en producteurs. Si les chefs d’entreprises sont d’accord avec le gouvernement sur la nécessité de réduire la facture globale des importations, ils divergent sur les méthodes. «Le gouvernement se trompe de cible. La facture des importations est gonflée par l’acquisition massive des équipements destinés aux projets d’infrastructures lancés par les autorités. La commande publique est à l’origine de la hausse des importations», explique un importateur. Le gouvernement devrait d’abord faire des économies en évitant de recourir systématiquement à l’importation des biens et services pour réaliser les projets lancés dans le cadre des plans de relance économique, financés grâce à l’argent du pétrole. «Il faut regarder la structure de nos importations avant de désigner des boucs émissaires», estime un autre importateur.

    Le Credoc a également contribué à la hausse des prix des produits importés et aggravé les difficultés financières des entreprises, obligées de constituer d’importants stocks de matières premières pour éviter des pénuries et l’arrêt de leurs usines, a énuméré M. Hamiani. Les ratés du Credoc sont nombreux. Les patrons l’accusent d’être à l’origine des pénuries fréquentes de médicaments, de pièces de rechange pour les voitures et l’industrie, etc. Les obstacles dressés par le gouvernement sur les chemins des importateurs n’ont pas été accompagnés de mesures pour faciliter l’investissement local qui reste toujours difficile en raison de l’opacité qui entoure l’octroi de crédits bancaires aux entreprises, le manque de foncier industriel et les retards considérables dans la validation des projets d’investissements présentés par les groupes privés et étrangers.

  2. #58
    Guest 123 is offline Registered User
    Join Date
    Jan 2006
    Posts
    0

    Hamid Guemache :


    Mercredi 23 Février 2011 -- Les patrons algériens sont déçus par les mesures économiques annoncées, mardi 22 février, à l’issue du Conseil des ministres présidé par Abdelaziz Bouteflika. «Il n’y aucune mesure pour nous !», tranche le patron d’un groupe privé. «Au lieu d’encourager les entreprises existantes qui peuvent créer immédiatement des emplois pour absorber une partie du chômage, le Président a préféré prendre des mesures pour encourager la création d’entreprises nouvelles», déplore‑t‑il. Le Conseil des ministres a annoncé une série de mesures pour relancer l’économie. Parmi elles, la création d’un fonds d’investissement doté d’un capital de 100 milliards de dinars pour soutenir les projets à maturité longue. Il a également décidé la mobilisation des sociétés d'investissements pour gérer les fonds d'investissements des wilayas et promouvoir leur participation pendant une période initiale au capital des PME. L’autre mesure annoncée par le Conseil des ministres vise à dynamiser la création des PME. Le Conseil a, par ailleurs, décidé une augmentation de l'abattement des charges patronales de cotisation à la sécurité sociale pris en charge par l'État, afin d'alléger les charges patronales pour le recrutement des jeunes demandeurs d'emploi. Cet abattement passera ainsi de 56% à 80% dans les wilayas du nord du pays et de 72% à 90% dans les wilayas des hauts plateaux et du sud du pays. Des mesures concernant les concessions de gré à gré de terrains aux investisseurs ont été aussi décidées.

    Le FCE divisé sur les mesures du Président

    Les patrons du FCE ont tenu mercredi une réunion pour évaluer les mesures présidentielles. Ils se sont quittés divisés et inquiets de la persistance des blocages dressés face aux entreprises. Certains producteurs sont asphyxiés par le durcissement des conditions d’importation. Des chefs d’entreprises se sont opposés à la rédaction d’un communiqué pour applaudir les mesures présidentielles, comme proposé par des membres du Forum. «Il ne s’agit pas d’un problème d’argent, les banques regorgent de liquidités. Le problème réside dans les obstacles presque infranchissables dressés par le gouvernement sur le chemin des chefs d’entreprises pour investir et utiliser cet argent», déplore le directeur d’une entreprise privée. Parmi les obstacles régulièrement cités par les chefs d’entreprises figure le maintien de la lettre de crédit comme unique moyen de paiement des importations, l’interdiction aux entreprises d’avoir des crédits fournisseurs supérieurs à 60 jours, le monopole de l’État sur le foncier industriel, l’absence d’un système bancaire et la bureaucratie à tous les niveaux. «Si le gouvernement veut réellement créer des emplois, il doit libérer les initiatives et laisser les gens travailler», affirme le patron d’une société privée. Des chefs d’entreprises privées se sentent marginalisés par le président Abdelaziz Bouteflika qui est revenu sur de nombreuses décisions impopulaires ces derniers jours, sans annoncer de nouvelles décisions pour le secteur privé. Le même président a promis lundi à Jean‑Pierre Raffarin de tout faire pour «aider les entreprises françaises en Algérie».

  3. #59
    Guest 123 is offline Registered User
    Join Date
    Jan 2006
    Posts
    0

    Hamid Guemache, Jeudi 24 Février 2011 :


    Le président de la république a annoncé mardi, à l’issue du Conseil des ministres, de nouvelles mesures économiques destinées à faciliter la création d’entreprises et d’emplois. Quelle est l’appréciation du FCE ?

    Les mesures prises vont dans la bonne direction. Elles sont bonnes et conviennent à nos attentes. On ne peut que se féliciter de la diminution de la pression fiscale sur les entreprises, la cession des terrains de gré à gré, la création de fonds d’investissement régionaux et les mesures destinées à lutter contre le chômage des jeunes. Nous avons discuté de ces mesures lors d’une réunion de notre conseil exécutif mercredi. Nous sommes satisfaits, mais nous attendons la traduction sur le terrain des mesures annoncées à l’issue du conseil des ministres de mardi. Il faut savoir que tout se joue sur le terrain en espérant qu’elles seront concrétisées. Le FCE n’est pas divisé sur l’appréciation des nouvelles mesures, mais nous attendons plus.

    Ces mesures sont‑elles suffisantes pour faciliter la création d’entreprises et d’emplois ?

    Nous attendons d’autres mesures. Nos attentes concernent notamment l’assouplissement de la lettre de crédit instaurée depuis 2009 comme unique moyen de paiement des importations, l’installation du conseil de la concurrence, l’importation du matériel et équipements rénovés et le certificat de qualité demandé aux importateurs qui alourdit davantage l’importation. Nous attendons aussi la concrétisation d’une promesse faite par les pouvoirs publics il y a 15 ans de créer un couloir vert pour les importations de matières premières. La règle dite 49/51 sur l’investissement étranger : on n’est ni contre ni pour cette mesure, mais il faut faire une évaluation, savoir combien de projets d’investissements ont été transmis à l’ANDI. Le Credoc aussi doit être, à notre avis évalué. On a enregistré un petit recul de la facture d’importation, mais les importations sont revenues à 40 milliards de dollars.

    L’Algérie est confrontée aujourd’hui à un grand problème de chômage parmi les jeunes. Que faut‑il faire pour créer des emplois et absorber le chômage ?

    Le chômage est le problème N° 1 de l’Algérie. Les jeunes, formés ou non, ne trouvent pas de travail. La création d’emplois est liée à la bonne tenue de notre économie et on ne peut pas appuyer sur un bouton pour créer des emplois. C’est l’investissement qui garantit l’emploi. Ca ne se décrète pas. L’emploi dérive directement de la bonne santé des entreprises, qui pour sa part dépend de l’avenir et du carnet de commande. Et les mesures prises par l’État pour créer des emplois, via les différentes formules (Ansej, CNAC) peuvent aider à lutter contre le chômage, mais l’entreprise est le véritable moteur de la création d’emplois.

    Les conditions actuelles sont-elles favorables à la création d’emplois ?

    Avec des taux de croissance entre 3% et 5%, on ne pourra pas résorber le chômage. Ce qui est le cas actuellement. Il faut donc une croissance de plus de 6%. L’économie nationale est étouffée par le commerce informel et l’importation. L’Algérie a les moyens de mener une politique économique expansive et de réaliser une croissance à deux chiffres, permettre aux entreprises existantes de se développer et à d’autres de se créer. L’administration économique (banques, douanes, etc.) n’arrivent pas à suivre les décisions prises par les responsables politiques. Un exemple illustre cette lenteur à traduire sur le terrain des mesures prises par les pouvoirs publics. L’administration a mis quatre mois et demi pour mettre en œuvre la décision du gouvernement d’assouplir le Credoc en accordant aux entreprises la possibilité d’importer des matières premières pour deux millions de dinars par an, sans passer par la lettre de crédit. Est‑ce que c’est normal ? Évidemment non. L’administration pléthorique n’arrive pas à suivre les réformes décidées par les politiques. Le traitement des dossiers est très lent au moment où les chefs d’entreprises se battent pour gagner 24 heures ou 48 heures de temps. Est‑ce que c’est de la résistance idéologique, de la corruption ?

    Le nouveau code des marchés publics est décrié aujourd’hui par les milieux économiques. Pourquoi ?

    Nous avons attiré l’attention sur le retard pris dans la rédaction des textes d’application concernant l’article 55 de ce code qui oblige les groupes étrangers à s’associer avec des partenaires locaux pour accéder à la commande publique. Au début, nous avions applaudi cette mesure qui permettra aux entreprises locales d’acquérir le savoir‑faire nécessaire pour prendre en charge, dans 10 à 15 ans, les programmes de réalisation d’infrastructures de l’État. Mais il fallait préciser les conditions d’application. Cela n’a pas été fait. Les étrangers se retrouvent coincés.

  4. #60
    Guest 123 is offline Registered User
    Join Date
    Jan 2006
    Posts
    0

    Hamid Guemache :


    Lundi 28 Février 2011 -- L’échange entre le ministre des Finances Karim Djoudi et le président du Forum des chefs d’entreprises (FCE) Réda Hamiani, lundi soir sur le plateau de Canal Algérie, a tourné au dialogue de sourds. Le premier a confirmé les contradictions et l’impuissance du gouvernement en matière de politique économique et le second a rappelé les attentes et les espoirs des chefs d’entreprises. Aux questions posées par le patron des patrons sur les principaux sujets qui préoccupent les entrepreneurs comme l’environnement des affaires, les difficultés des entreprises face à l’administration, le Credoc, la règle 49/51, le foncier industriel, l’instabilité juridique et le recul significatif des investissements depuis 2009, le premier argentier du pays n’a fait aucune concession. Il s’est montré évasif dans ses explications et peu précis concernant les projets et les ambitions du gouvernement.

    «On se félicite des récentes mesures mais notre administration n’est pas capable de les accompagner. Toutes les facilités données par le gouvernement ne trouvent pas de réponses sur le terrain», a expliqué M. Hamiani en s’adressant à Karim Djoudi. «Les opérateurs économiques passent beaucoup plus de temps dans les administrations économiques que dans leurs bureaux», a‑t‑il déploré. Le président du FCE a également exprimé les attentes du patronat concernant des mesures en faveur des entreprises existantes. Concernant les contraintes rencontrées par les entreprises avec les douanes, le président du FCE a expliqué qu’un container en Algérie met 27 jours pour sortir du port contre 3 à 4 jours au Maroc et une journée à Singapour. Pour sa part, Mourad Mahfouf, chef d’entreprise et investisseur, a souligné les difficultés que les entreprises rencontrent sur le terrain, avec les banques publiques et les douanes notamment. «Les douanes sont gangrenées. Je passe des semaines pour dédouaner la marchandise», a‑t‑il dit.

    « La structure de notre économie est trop dangereuse »

    En réponse aux deux patrons, le ministre n’a fait aucune annonce pour les entreprises déjà en activité, comme si le gouvernement cherchait à favoriser la création de nouvelles entreprises par les jeunes, touchés de plein fouet par le chômage. M. Djoudi a expliqué les nouvelles mesures économiques annoncées lors du Conseil des ministres du 22 février, destinées notamment à faciliter la création d’entreprises par les jeunes diplômés. Une sorte d’allocation chômage de luxe, réservée à quelques privilégiés. Mais le danger d’une telle politique peut venir d’une utilisation aléatoire des fonds destinés à aider à la création de nouvelles entreprises. Concernant les douanes, le ministre a promis des réformes. «Nous avons réalisé des audits externes par l’IGF des douanes et des impôts», a révélé M. Djoudi. «Tout n’est pas noir, tout n’est pas blanc», a‑t‑il ajouté. Il a justifié le durcissement des mesures à l’importation par la nécessité de passer d’une économie rentière à une économie créatrice de richesses. «La structure de notre économie est trop dangereuse», a‑t‑il dit.

    M. Hamiani est revenu sur l’investissement et cité les chiffres de l’Andi qui font état d’une baisse de 50% du nombre de projets déclarés entre 2009 et 2010. Dans le peloton de tête des projets déclarés figurent les transports (58%), BTPH (18%) et services 14%. «L’Algérie de 2030 se fait maintenant. Les tendances lourdes en matière d’investissement qui se dessinent aujourd’hui sont préoccupantes», a alerté M. Hamiani. En réponse, le ministre a cité quelques partenariats concrétisés notamment dans le secteur financier et surtout annoncé que le Fonds national de l’investissement (FNI) financera des projets public‑privés et pourra prendre 34% du capital d’une société privée.

    Le président du FCE a posé la question de l’instabilité juridique dont se plaignent les investisseurs notamment étrangers. «Les étrangers disent que le gouvernement décide d’une façon unilatérale sans concertation de changer les lois tous les six mois», a expliqué M. Hamiani qui a plaidé pour le retour de la remise documentaire pour le paiement des importations de matières premières. Le ministre a promis l’amélioration de la communication avec les patrons. Il a confirmé le maintien du Credoc et laissé entendre qu’il y aura un assouplissement sur la facilité de caisse pour les producteurs. Il a également annoncé le maintien de la règle 49/51 pour l’investissement étranger. Enfin, M. Djoudi a confirmé que le gouvernement a instruit les entreprises à recruter pour résorber le chômage, comme l’a révélé TSA dès le 18 janvier. «Nous avons accordé au secteur public 500 milliards de dinars pour effacer des dettes et 200 milliards de dinars pour le développement. Une instruction a été donnée aux entreprises publiques de recruter», a‑t‑il affirmé.

  5. #61
    Guest 123 is offline Registered User
    Join Date
    Jan 2006
    Posts
    0

    Merouane Mokdad :


    Mercredi 13 Avril 2011 -- Le président du Forum des chefs d’entreprises (FCE), Réda Hamiani, a sévèrement critiqué les politiques menées par les autorités en matière de commerce extérieur, en marge d’une demi‑journée sur le thème «Exportations, défis et perspectives dans la filière agroalimentaire», organisée mercredi 13 avril par le groupe agroalimentaire Benamor. «La zone arabe de libre échange(ZALE), c’est de l’hypocrisie», a‑t‑il lancé en présence de Mustapha Benbada, ministre du Commerce. «Il y a 22 pays arabes. Cinq sont plus industriels que les autres. Quand, vous analysez en détail les conventions qui nous lient, c’est le libéralisme. Mais, dans la semaine ou dans le mois, on envoie une liste négative au secrétariat de la Ligue arabe. Il faut alors se débrouiller pour éviter le maquis des tarifs douaniers qui tend à bloquer chacune des positions vue comme menaçante pour chaque pays», a‑t‑il ajouté. Selon lui, les accords présentés comme des solutions d’avenir ne sont, en réalité, que l’expression d’une double lecture, du double étage. «Il n'y a que la vitrine qui est séduisante», a‑t‑dit. D’après lui, l’Algérie exporte annuellement, en valeur, 20 millions de dollars vers la ZALE et 42 millions de dollars vers le marché européen.

    Fin février 2011, le président du FCE a déclaré que l’Algérie n’avait pas besoin de plus de commerce ou d’échanges. «Elle a besoin de développer son industrie», a‑t‑il dit. Réda Hamiani a également dénoncé les difficultés qu’éprouvent les producteurs algériens à accéder au marché européen, fortement «protégé» par les normes. Le ministère du Commerce, en concertation avec l’Association nationale des exportateurs algériens (ANEXAL), prépare une feuille de route pour encourager les exportations hors hydrocarbures. «Je devais présenter ce programme d’action en mars dernier. Malheureusement, les événements du mois de janvier ont tout chamboulé. Nous allons organiser d’ici la fin mai, un atelier pour dégager des pistes de réflexion en vue d’encourager les exportations algériennes», a déclaré Mustapha Benbada, en marge de la rencontre.

  6. #62
    Guest 123 is offline Registered User
    Join Date
    Jan 2006
    Posts
    0

    Merouane Mokdad :


    Mercredi 11 Mai 2011 -- Le Forum des chefs d’entreprises sera présent à la Tripartite (Gouvernement-Patronat-UGTA) prévue le samedi 28 mai 2011. «C’est un événement majeur qui fait suite à la politique de concertation que le gouvernement a mise en place depuis des années avec le patronat. Cette fois-ci, le contexte est exceptionnel. Il y a une volonté nette des autorités de redéfinir la politique économique du pays. Une politique plus consensuelle», a déclaré Réda Hamiani, président du FCE, en marge d’une conférence sur la gestion de la ville à la faveur du Salon du batiment (Batimatec) à l’hôtel Hilton à Alger. Hier, Tayeb Louh, ministre du Travail, de l'emploi et de la sécurité sociale, a annoncé la tenue de cette Tripartite pour examiner des dossiers économiques. Il a indiqué que la promotion de l’investissement et le soutien à l’entreprise seront au menu de cette rencontre. Le ministre n’a pas précisé si les syndicats autonomes, plus actifs sur le terrain social que l’UGTA, seront présents. Le principe de cette recontre a été retenu lors du Conseil des ministres du 2 mai dernier.

    Selon Réda Hamiani, les partenaires économiques et sociaux sont régulièrement consultés et associés à la décision par le gouvernement. «Cela correspond à une grande attente de nos milieux», a-t-il dit. La politique économique doit, selon lui, être plus orientée vers le développement de l’emploi et de l’entreprise. «Je pense qu’il y aura moins d’unilatéralisme. Nous allons procéder à une évaluation de la politique économique menée jusque-là. Nous allons donner notre avis sur les différents chantiers qui nous concernent. Il faudra voir après comment les autorités vont traduire sur le terrain l’ensemble des mesures prises après concertation. Déjà, il y a une bonne orientation et une capacité d’écoute», a-t-il souligné.

    Les politiques économiques ne valent, d’après lui que par les résultats qu’elles produisent. Il a indiqué que le patronat a toujours demandé des évaluations. «Cette méthode va être appliquée. Nous avons toujours relevé que les mesures prises par les autorités posent problème en terme d’exécution, de simplification et de délais. Nous avons déjà perdu beaucoup de temps. Souvent les décisions prises par les ministères sont difficiles à mettre en oeuvre», a-t-il noté. Il a appelé à discuter de la place du secteur privé dans l’économie nationale et de la politique industrielle «qui est à réinventer».

    Réda Hamiani a indiqué que le FCE ne viendra pas avec un catalogue de mesures précises. «Il faut s’interroger pourquoi on ne crée pas assez d’emplois et pourquoi le taux de croissance économique reste moyen avec tout l’effort qui est fait en matière d’investissement public. On doit analyser les raisons d’un relatif échec pour essayer de trouver, avec toutes les ressources que notre pays a, de nouvelles formules en associant toutes les énergies pour que notre économie fonctionne mieux et plus efficacement», a-t-il noté. Il a souhaité une réunification du mouvement patronal. «Pourquoi pas ! Il ne faut pas penser qu’on se tire dans les pattes. Il y a un consensus des organisations patronales sur les grands thèmes. Chacun a sa spécificité et sa sensibilité», a-t-il déclaré.

  7. #63
    Guest 123 is offline Registered User
    Join Date
    Jan 2006
    Posts
    0

    Hamid Guemache :


    Lundi 23 Mai 2011 -- Invité par le gouvernement à participer pour la première fois à la Tripartite le 28 mai prochain, le Forum des chefs d’entreprises (FCE) ne veut pas faire de la figuration. La plus importante organisation patronale par le chiffre d’affaires de ses adhérents a entamé des consultations avec ses membres et les autres organisations patronales pour définir des revendications communes à présenter lors de la Tripartie, a-t-on appris de source patronale. «Nous voulons arriver à une sorte de SMIG de revendications et de propositions à présenter au gouvernement lors de cette rencontre», explique le patron d’un groupe privé. La direction du FCE a décidé d’organiser des rencontres avec ses adhérents à Annaba et Oran pour discuter des propositions et lister les contraintes auxquelles les entreprises privées sont confrontées. Des consultations sont engagées avec les autres organisations patronales. «Nous n’allons plus nous contenter de revendications techniques comme la levée du Credoc, la disponibilité du foncier, des crédits bancaires, affirme le patron d’un autre groupe privé et membre du FCE. Cette fois, nous voulons connaître la vision économique du gouvernement, la place de l’entreprise privée et publique dans l’économie».

    Les chefs d’entreprises veulent en fait rompre avec le débat sur des détails techniques et les lois de finances pour discuter d’une vision claire et durable de l’économie nationale. Ces dernières années, les revendications patronales étaient davantage d’ordre individuel en raison des divisions, du niveau faible de la représentation patronale et du mépris affiché par les autorités à l’égard des entreprises privées. Le gouvernement se méfie du privé et il a repris un contrôle direct sur le secteur public. «Cette situation doit disparaître. Le débat économique ne doit plus se concentrer sur les lois de finances. Il faut une vision économique sur le long terme. Le gouvernement doit compter sur le privé pour développer l’économie et laisser aux managers publics la possibilité de prendre des initiatives, sinon on ne s’en sortira pas», ajoute le même patron. L'absence d'une vision économique sur le long terme ne permet pas aux chefs d'entreprises de se projeter dans l'avenir et de planifier le développement de leurs entreprises.

    Miné par les divisions, le patronat algérien peine toutefois à se rassembler, ce qui l'affaiblit devant les pouvoirs publics. Toutes les tentatives précédentes de constituer une coordination patronale s’étaient soldées par des échecs. Cette fois, la concertation entre les organisations patronales a également peu de chances d’aboutir. «On discute, mais je ne suis pas très optimiste quant à une entente sur des revendications communes», confie le président d’une organisation patronale rivale du FCE. En fait, les autres associations patronales se méfient du FCE, puissant par le poids de ses adhérents. L’association de Réda Hamiani n’a en fait jamais pris au sérieux les autres organisations patronales en raison de la modeste envergure de leurs membres et de leur faible apport au débat économique national.

+ Reply to Thread
Page 9 of 9 FirstFirst ... 7 8 9

Posting Permissions

  • You may not post new threads
  • You may not post replies
  • You may not post attachments
  • You may not edit your posts