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  1. #1
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    Sonia Lyes :


    Samedi 2 Mai 2009 -- Depuis quelques mois, les Algériens assistent à une chute continue de leur pouvoir d'achat du à la faiblesse persistante du dinar. En six mois, la monnaie nationale a perdu près de 25% de sa valeur face à l'euro, principale devise d'importation du pays. La semaine dernière, au marché parallèle des devises, un euro s'échangeait à plus de 120 dinars. Régulièrement, la Banque d'Algérie tente d'expliquer cette faiblesse de la monnaie nationale : « le taux de change effectif réel du dinar est proche, depuis 2003, de son niveau d'équilibre de long terme », selon cette institution.

    Or, entre 2003 et 2009, l'Algérie est devenu plus riche, comme le montre les indicateurs macroéconomiques. Et la monnaie n'est autre que le reflet des richesses produites par un pays. Que s'est-il donc passé dans le cas de l'Algérie ?

    En réalité, la faiblesse du dinar a une autre explication. L'Algérie produit presque toutes ses richesses en dollar : 98% des recettes du pays sont issues des exportations d'hydrocarbures. Des exportations facturées directement en dollar sur les marchés internationaux. La production locale hors hydrocarbures est très faible. Le pays est entièrement dépendant de l'étranger pour sa consommation : en 2008, l'Algérie a importé pour plus de 38 milliards de dollars, essentiellement des produits alimentaires. À cela s'ajoute le fait que les 150 milliards de dollars de réserves de changes sont placés aux Etats-Unis dans des bons du Trésor américain. Si le dollar dégringolait, l'économie algérienne se retrouverait dans une situation de fragilité totale.

    «On peut dire que l'Algérie n'a plus de monnaie propre. Le dinar n'est qu'un support à une économie dolarisée. L'Algérie produit presque toutes ses richesses qui sont constituées de pétrole et de gaz en dollars. La production locale est quasi-inexistante. Et tous les avoirs de l'Algérie sont placés en dollars, sans aucune diversification», explique un économiste.

    Pour mettre fin à cette situation, l'Algérie devra diversifier fortement son économie et réduire son indépendance à l'égard des hydrocarbures. Le pays pourra alors exporter autre chose que le pétrole et le gaz et rendre son économie moins dépendante du dollar. Le dinar pourrait alors redevenir une monnaie, capable de devenir convertible.

    Signe de cette dollarisation de l'économie et la monnaie nationales, l'évolution du taux de change. Officiellement, la valeur officielle du dinar par rapport aux autres monnaies est fixée toutes les semaines par la Banque d'Algérie. Mais il suffit de se rendre sur n'importe quel site boursier pour suivre l'évolution du taux de change du dinar en temps réel...En fonction de la valeur du dollar.

  2. #2
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    Rafik Tadjer :


    Mercredi 27 Mai 2009 -- La monnaie algérienne a franchi, cette semaine à la baisse, la barre des 101,62 dinars pour un euro, selon le taux de change officiel pratiqué par les opérateurs économiques. En six mois, le dinar algérien a perdu 16,4% de sa valeur face à la monnaie unique européenne.

    Conséquence de cette baisse, sur le marché parallèle des devises, l'euro devrait grimper fortement et atteindre des records face au dinar. Pour les Algériens, cette faiblesse de la monnaie nationale devrait aussi se traduire par une nouvelle chute de leur pouvoir d'achat déjà malmené depuis plusieurs années, après les dévaluations successives du dinar. La hausse de l'euro va en effet provoquer un renchérissement des produits de large consommation. Ces derniers sont essentiellement importés de l'étranger.

    Cette baisse ne serait pas la conséquence d'une décision politique de la Banque d'Algérie. Elle semble directement liée à celle du dollar américain auquel le dinar est désormais arrimé. Vendredi dernier, l'euro a franchi la barre de 1,40 dollar, s'établissant à 1,4011.

  3. #3
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    Nora Boudedja :


    Mardi 9 Juin 2009 -- Depuis quelques semaines, on constate une dépréciation de la monnaie nationale, le dinar par rapport à la monnaie unique européenne, l’euro. Certains observateurs évoquent même une dévaluation voulue et déguisée initiée en douce par la Banque d’Algérie. Réda Hamiani, président du Forum des chefs d’entreprise (FCE), abonde dans ce sens en affirmant, en marge d’une journée parlementaire sur le système fiscal en Algérie, organisée à Djenane El Mithak (Alger), que le glissement de la valeur du dinar « est une démarche subtile de la Banque d’Algérie ». Cette approche vise, selon lui, à juguler les importations qui ont atteint un seuil inquiétant. « Nous sommes dans une situation d’asphyxie de l’économie algérienne. Les importations de biens ont atteint 40 milliards de dollars, celles des services 10 milliards de dollars, alors que les entreprises étrangères ont transféré plus de 5 milliards de dollars. Il fallait agir pour contenir ces importations », a-t-il fait valoir, en soulignant que la dépréciation fait partie des moyens dont disposent les pouvoirs publics pour remédier à cette situation. Selon les cotations arrêtées par la Banque d’Algérie, un dinar s’échange à plus de 107 DA cette semaine contre un peu plus de 99 DA à la fin du moins d’avril.

    M. Hamiani a plaidé par ailleurs pour la suppression de la taxe sur les activités professionnelles (TAP) tout en reconnaissant que « la pression fiscale (25%) est l’une des plus faibles dans le bassin méditerranéen où la moyenne est de 30% ». « La TAP, qui est à 2%, empoisonne beaucoup les entreprises », affirme-t-il, en suggérant de la remplacer par un impôt sur les biens immobiliers et fonciers ou de ramener la Taxe sur la valeur ajoutée (TVA) à 18% contre 17% actuellement. La TAP génère à l’administration fiscale quelque 100 milliards de dinars, a indiqué de son côté le directeur général des impôts, Abderrahmane Raouia, qui considère qu’une suppression de cet impôt n’est pas envisageable pour l’instant du moment qu’il sert à renflouer les caisses des collectivités locales. Le premier responsable du FCE estime également que « la fiscalité sur les salaires », c’est-à-dire les charges sociales, reste contraignante. Il s’est insurgé en outre contre ce qu’il appelle « la double imposition ». « Les entreprises s’acquittent de l’impôt sur les bénéfices des sociétés (IBS), mais quand ils doivent retirer leur argent de la société, elles doivent payer d’autres taxes », a-t-il relevé. Ces mêmes entreprises sont confrontées à la concurrence déloyale du secteur informel, qui ne s’encombre pas du poids de la fiscalité, a-t-il averti. Et ce phénomène risque de s’aggraver chaque année davantage, selon un autre intervenant, Abdelkader Djeflat, professeur à l’université de Lille (France) qui fera savoir que l’économie parallèle enregistre une croissance annuelle de 8%.

  4. #4
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    Docteur Abderrahmane Mebtoul, Samedi 8 Août 2009 :


    Le cours du dollar se cote depuis plus de 15 jours à plus de 1,43 dollar un euro, certains analystes prédisant qu’il irait à la fin de l’année 2009 vers 1,50 dollar un euro, cours au moment où le baril de pétrole approchait les 150 dollars . Quels sont les raisons et l’impact sur l’Algérie ?

    Le dérapage du dollar et le déficit budgétaire américain

    Selon un rapport récent du 11 juin 2009 du département du trésor U.S., la dette totale (public + privé) est estimée à 52859,9 milliards de dollars soit 375,16 % du PIB U.S. Selon rejoint les analyses de Jacques Attali devant le Forum international économique et financier (FIEF),en février 2009 la dette totale des Etats-Unis, quand on additionne les acteurs privés et publics, représentent en janvier 2008 l’équivalent de 350% du PIB américain, plus élevée qu’en 1929, quand elle n’a jamais dépassé les 300%. L’auteur énonce un autre chiffre inquiétant qui est le lien entre les encours et les fonds propres des banques. Les encours montent à environ 84000 milliards et les fonds propres ne représentent que 4000 milliards, c’est-à-dire un ratio de vingt. Cette proportion ne doit jamais dépasser les 15%, alors que pour certaines banques le ratio dépasse les 50. 1800 milliards de dollars étant allés aux banques américaines dont les fonds propres ne dépassent guère les 1300 milliards. Le président de la Réserve fédérale Ben Bernanke déclare (Reuters 3 juin 2009) que l'augmentation de la dette américaine contribue à faire monter les taux d'intérêt à long terme et qu'il est temps de commencer à travailler aux moyens permettant de réduire les déficits, rejoint par la présidente de la Banque de Réserve fédérale de Cleveland, Sandra Pianalto, à l'occasion d'une conférence devant des investisseurs et chefs d'entreprise le 8 juin 2009.Je cite : « l 'Etat américain, confronté à un important déséquilibre budgétaire, ne pourra pas poursuivre indéfiniment son soutien à l'économie. Il n'est ni possible ni souhaitable que les dépenses fédérales se maintiennent à un niveau aussi élevé ». Car la commission du Budget du Congrès américain évalue à 1.800 milliards de dollars le déficit de l'Etat fédéral en 2009 et le déséquilibre budgétaire considérable du pays impose un certain nombre de mesures difficiles en matière de politique budgétaire. Mais cela n’est pas propre aux USA comme en témoigne l’explosion des déficits budgétaires pour l’ensemble des pays européens dont le dernier chiffre en date communiqué par Bercy pour la France de 72 milliards d’euros (plus de 100 milliards de dollars) sans compter les déficits des pays émergents. La reprise permettra t- elle d’absorber cette importante injection monétaire sans précédent dans l’histoire du capitalisme comme le postule la théorie keynésienne raisonnant au sein de structures élastiques et d’Etats Nations (relance de la demande globale, consommation et investissement) et le blocage n’est –il pas mondial (fait nouveau-interdépendance des économies), donc d’ordre structurel et la solution n‘est-elle pas globale ?

    S’oriente–on vers un Weimar à l’échelle planétaire ?

    C’est dans ce sens que les avertissements adressés aux banques centrales par la chancelière allemande Angela Merkel, les alertant contre le danger d’une politique inflationniste montent des signes d’inquiétudes qui contrastent avec les déclarations rassurantes de bon nombre de dirigeants.. Ce que l’on fait avec les plans de renflouement des banques est comparable à donner de l’oxygène à un accidenté de la route. Au lieu de le transporter à l’hôpital, on tente de le faire survivre en lui donnant de l’oxygène ». La situation est identique pour les banques britanniques, mais également européennes dans la mesure où les difficultés du système bancaire s’expriment par la différence entre la valeur des banques en bourse et la valeur qu’ils affichent sur le papier, la valeur de certaines banques européennes étant à peu près la moitié de leurs fonds propres, possédant des actifs toxiques qu’elles refusent de faire apparaître dans leurs comptes. Certes l’argent peut être comparé au sang de l'économie du fait que la crise du crédit démontre, que l'économie est dépendante d'une infusion permanente de crédits. Dès que les banques fournissent un peu moins de crédit, des entreprises font faillite et les congédiements massifs se succèdent. Et il faut se demander si les banques internationales ont respecté scrupuleusement les Accords de Bale de 1988 qui stipulent l'exigence de 8% de capital est la norme encore que les Accords de Bâle de 2006 offre aux grandes banques plus de possibilités pour choisir elles-mêmes la méthode la plus favorable pour calculer leurs risques ? Sur les logements souvent une banque n'a besoin de réserver que 4% de la somme équivalente en capital et pour 1 euros de capital, elle peut fournir 25 euros de prêts. Pour des prêts à d'autres banques c'est, en général, encore moins, pouvant assister à des effets de multiplication et un divorce croissant entre la sphère financière (une financiarisation accrue) et la sphère réelle qui combiné au divorce dans le partage du revenu entre salaires en diminution (expliquant l’accroissement de l’endettement des ménages) et profits souvent spéculatifs, sont à l’origine de la crise actuelle des prêts hypothécaires datant d’avant août 2007. Mais la cause principale de la crise du crédit ne se trouve t-elle pas dans le fonctionnement du système monétaire mondial lui-même issu des accords de Breton Woods de 1945 et surtout de la décision du président américain Nixon de décréter l’inconvertibilité du dollar vis-à-vis de l’or en 1971 d’une part et d’autre part avec cette suprématie du dollar qui représente, bien qu’en diminution relative, plus de 60% des transactions mondiales expliquant les initiatives dela Chine, Russie et Brésil de proposer une monnaie internationale comme contrepoids au dollar ?

  5. #5
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    continued.....

    Et l’Algérie

    L'Algérie économie essentiellement rentière , un pays marginal au niveau de l’économie mondial, ayant pourtant d’importantes potentialités pur devenir un pays pivot au sein de l’espace euro-méditerranéen, exporte 98% d’hydrocarbures à l’Etat brut et semi brut, importe presque tout pour plus de 60% en euros, 20% en autres monnaies et 20% seulement pour la zone dollar et que 98% de nos exportations sont libellés en dollars ce qui fait que les dernières mesures gouvernementales peuvent avoir un impact limité : dont la dévaluation du dinar tant par rapport à l’euro que du dollar pour ce dernier cas gonflant artificiellement le fonds de régulation en dinars et les recettes fiscales pétrolières (puisqu’il faudra plus de dinars pour un dollar exporté reconverti sur le marché intérieur ), pouvant diminuer (ce qui n’est pas évident du fait de la rigidité de l’offre intérieure) ainsi le volume des importations mais non la valeur monétaire. Impact de ce dérapage du dollar, également sur les réserves de change les bons de trésor libellées en dollars qui se déprécient avec certainement le retour à l’inflation mondiale et surtout la dépréciation du dollar. Combien l’Algérie a-t-elle placée les 143 milliards de dollars de réserve de change et à quel taux d’intérêt sachant que les taux directeurs des banques centrales (FED, BCE, celle d’Angleterre et du Japon tendent vers zéro), déclarations contradictoires entre 60 et 80% ? En quelles monnaies (quelle est surtout la part du dollar, là aussi déclarations contradictoires entre 50 et 70%) et dans quelles structures financières (banques privées dont la cotation a évolué avec la crise et les faillites ou structures garanties par les Etats) ? Comme il est faux de raisonner en prix nominaux mais devant toujours raisonner à prix constant devant déflater le cours du pétrole (le gaz lui étant indexé) par la dépréciation du dollar et l’inflation mondiale. En effet, un cours de 70 dollars en 2009 équivaut à moins de 35 dollars au cours du 1 janvier 2000 et les cours actuels ne reflètent pas les fondamentaux. Outre les phénomènes spéculatifs, comme ce fut le cas pour un baril fluctuant entre 120 et 140 dollars, comme valeur refuge comme l’or due à la dépréciation du dollar, bien que n’existe pas une corrélation entre la baisse/hausse du dollar/pétrole à 100%, les fondamentaux pour 2009 donnent 55/60 dollars pour un cours de 1,28-1,30 dollar un euro, 60/65 dollars pour un cours de 1,39/140 dollar un euro, et 70 dollars pour un cours qui s’orienterait vers 1,50 dollar un euro ce qui donnerait en termes de parité de pouvoir d’achat euros par rapport au 01 janvier 2009 (cotation de 1,28 dollar un euro) une fourchette entre 60/62 dollars en termes de parité euros et ce à prix constants. Au-delà de ces fourchettes, le cours est du aux tensions géopolitiques au Nigeria qui connaît un effritement de sa production avec les sabotages (rendant d’ailleurs de plus en plus problématique le fameux gazoduc Nigeria Europe via Algérie), une possibilité en cas de tensions avec l’Iran qui contrôle ; le détroit de d’Ormuz ou transitent plus de 60% des réserves pétrolières mondiales, à une reconstitution rapide des stocks aux USA, Europe mais surtout en Chine ce qui a poussé certains traders à accélérer les mouvements spéculatifs. Aussi le cours est–il fonction de la reprise ou pas de l’économie mondiale et notamment des économies américaines et européennes et accessoirement de la Chine (il ne faut pas être utopique son PIB actuellement approche seulement celui de l’Allemagne) non des valeurs bancaires comme actuellement, mais des valeurs technologiques qui elles seules déterminent la croissance de l’économie mondiale. Pour cette reprise des avis divergents entre deux institutions internationales, le directeur général de l’OMC qui ne voit pas le bout du tunnel avant 2013 si on lève les mesures protectionnistes, et le directeur général du FMI qui pense à une stabilisation en 2010 car on calcule le taux de croissance par rapport à l’année précédente, un taux même positif appliqué à un taux négatif précédent donne toujours un taux faible, la perte en sous capitalisation depuis la crise des prêts hypothécaires d’août 2007 dépassant les 52.000 milliards de dollars (estimations provisoires du FMI ). Tout en prenant en compte les nouvelles mutations du modèle de consommation énergétique entre 2015/2020, et ce en investissant dans d’autres sources alternatives car il faut faire confiance au génie de l’homme. Du fait que les firmes peuvent anticiper le pic du pétrole qui sera atteint pour bon nombre de pays, comme ce fut le cas de l’Indonésie qui était un grand pays exportateur d’hydrocarbures mais qui a préparé l’ère de l’après pétrole . Pour l’Algérie les pronostics sont les plus contradictoires. Pour Abdelmajid Attar dans un entretien à El Khabar en 2007, je cite « je persiste et je les confirme, sauf qu’il faut préciser que j’ai avancé 18 ans d’exploitation – à partir des réserves prouvées – au cours desquels l’Algérie pourra encore exporter du pétrole liquide – et je suis optimiste – étant entendu qu’au-delà on pourra encore produire pour les besoins de la consommation intérieure seulement, bien que je ne sois pas sûr que cela suffira à couvrir les besoins du pays à partir de cette date ». Pour BP dans son rapport de 2007, les réserves de pétrole prouvées en Algérie donnent ratio serait d’environ 16,8 ans sur la base du niveau d’extraction actuel, ratio qui vient d’être réaffirmé par un rapport de l’AIE du premier semestre 2009 donnant 16 ans et l’Algérie sera importateur de pétrole horizon 2025. Pour le premier Ministre Ahmed Ouyahia c’est 30 ans. Pour le Ministre de l’Energie et des Mines, le docteur Chakib Khelil c’est 42 ans. Or pour évier un faux débat, il faut préciser que tout dépend des coûts et du vecteur prix au niveau international (le gaz étant indexé sur celui du pétrole mais avec un niveau moyen d’environ 50% reconverti en termes d’efficacité énergétique) : un gisement peut être rentable financièrement à 100 dollars (sous réserve d’un dollar constant) et non rentable entre 50 et 70 dollars non rentabilité amplifiée par la dépréciation du dollar. Or il faut évier de se focaliser uniquement sur cette ressource éphémère, car un enfant algérien qui naît en 2009 aura entre 16 et 30 ans sans pétrole rendant de plus en plus urgent une politique cohérente de production d’exportation hors hydrocarbures, loin des discours démagogiques et ce dans le cadre d’une économie de plus en plus ouverte.

  6. #6
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    Ali Idir :


    Jeudi 8 Octobre 2009 -- Entamée à la fin 2008, la baisse du dinar par rapport à l’euro se poursuit. La monnaie unique européenne a franchi la barre des 111 dinars, selon le taux de change officiel communiqué jeudi 8 octobre par la Banque d'Algérie. Un euro s’échange à 111,22 dinars contre 110,83 dinars le 4 octobre dernier. Il valait autour de 107 dinars durant l'été. Mais si le dinar a perdu du terrain par rapport à l'euro, sa cotation reste stable depuis plusieurs mois par rapport au dollar, entre 75 et 76 dinars pour un dollar. Une situation qui confirme l’arrimage du dinar au billet vert. Cette glissade du dinar intervient dans un contexte marqué par un excès de faiblesse du dollar par rapport à l’euro. Jeudi, l’euro s’échangeait au-dessus de 1,47 dollar. En fait, la glissade du dinar a commencé en octobre 2008. En l’espace de trois mois, la monnaie nationale avait perdu plus de 25% de sa valeur par rapport à l'euro. Il y a une année, un euro cotait 103 dinars, selon le change officiel de la Banque d’Algérie. Depuis fin 2008, l'euro n'a pas cessé d'augmenter par rapport au dinar.

    Le gouvernement, à travers cette dévaluation en catimini, chercherait à freiner la consommation et à réduire la facture d'importation qui a atteint le chiffre record de 39 milliards de dollars en 2008. D'autant que 60% des importations de l'Algérie sont facturées en euros et proviennent des pays de l'Union européenne (UE) alors que les exportations du pays, constituées à 95% d’hydrocarbures, sont facturées en dollar. Explication : avec un dinar faible, les produits importés deviennent plus chers et donc moins accessibles. Les voitures sont particulièrement touchées par cette dégringolade du dinar par rapport à l'euro. Leurs prix ont sensiblement augmenté depuis 2008. "La chute du dinar par rapport à l'euro pénalise nos ventes", reconnaît un responsable de Renault Algérie.

    Des chefs d'entreprises redoutent l'utilisation par le gouvernement de l'arme de la dévaluation du dinar pour réduire la facture de l'importation afin d'équilibrer la balance des paiements en 2009, menacée par la baisse de 50% des recettes pétrolières par rapport à 2008 et la hausse des importations. Selon des sources proches des milieux d’affaires, le gouvernement pourrait laisser le dinar filer jusqu’à 200 dinars pour un euro. "Si les mesures contenues dans la loi de finances pour 2009 visant à réduire les importations s'avèrent peu efficaces, le gouvernement peut recourir à l'arme de la dévaluation du dinar par rapport à l'euro pour rendre les produits importés plus chers et freiner la consommation", estime le patron d'un groupe privé. Le gouvernement peut en fait actionner le levier du dinar faible comme solution pour freiner la consommation des ménages et réduire les importations, sans s'attirer des critiques de l'étranger. Avec un dinar faible, il y a aura sur le marché des produits très chers et inaccessibles aux larges couches de la société.

  7. #7
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    Sonia Lyes :


    Lundi 26 Octobre 2009 -- Il y a un an, alors que tous les pays du monde s’inquiétaient ouvertement de l’impact de la crise économique mondiale sur leurs économies, notre gouvernement affirmait que l’Algérie était à l’abri des difficultés. Avant de se réveiller brutalement au début de l’été dernier, avec une série de mesures introduites dans la loi de finances complémentaire (LFC) 2009, destinées à freiner les importations et limiter la baisse des réserves de change. Le même scénario est en train de se répéter avec la baisse du dollar. Alors que les gouvernements européens et asiatiques s’inquiètent depuis quelques jours des conséquences du déclin du billet vert qui a franchi, lundi 26 octobre, la barre des 1,50 dollars pour un euro, le gouvernement algérien continue d’ignorer l’impact de cette situation sur l’économie nationale. Dimanche, au cours d’une réunion avec la Commission des finances de l'Assemblée populaire nationale (APN), Karim Djoudi n’a, à aucun moment évoqué le sujet du dollar faible. Il s’est contenté de réciter les indicateurs macro-économiques, considérés à tort depuis quelques années comme des preuves de la bonne santé de l’économie nationale. Pourtant, l’Algérie a de sérieuses raisons de s’inquiéter de la faiblesse du billet vert. Si les Européens et les Asiatiques s’inquiètent pour le préjudice causé par un dollar faible à leurs exportations, les conséquences pour l’Algérie concernent les importations et le pouvoir d’achat de l’Etat. La situation est en effet la suivante : l’Algérie, qui exporte presque uniquement du pétrole et du gaz, facture ses ventes en dollar. Mais la majorité de ses importations, notamment des produits alimentaires et des services, proviennent d’Europe ou et elles sont facturées en euro. Selon des économistes interrogés par TSA, cette situation présente au moins trois risques pour l’économie nationale : une fonte rapide des réserves de change, une forte hausse de l’inflation et l’apparition d’une dépression. Avec la chute du dollar, les recettes en devises baissent mécaniquement. L’inflation, même si elle est artificiellement contenue en interne grâce aux subventions gouvernementales, augmente fortement à l’extérieur. Et en l’absence d’un plan de relance de la production nationale conjuguée à une politique de réduction des importations, la consommation pourrait baisser durablement. La situation économique du pays deviendrait alors difficilement gérable. Et les mesures prises visant surtout à réduire les importations pour freiner les sorties de devises risquent de s’avérer rapidement inefficaces.

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