Mercredi 10 Juin 2009 -- Le ministère de l’Agriculture et du Développement rural, dans une politique avant-gardiste, s’est lancé dans une véritable bataille de gestion, de régulation et de commercialisation des produits agricoles de large consommation. Des textes de loi sont en préparation pour la mise en place d’un office national des fruits et légumes dont le lancement est prévu à la fin du mois en cours. Cet office, sous la tutelle du ministère de l’Agriculture et du Développement rural, sera chargé de la gestion, de la régulation et de la commercialisation des produits agricoles de large consommation. Selon un responsable au niveau du département de l’agriculture, la priorité sera donnée à la pomme de terre et à l’oignon, des légumes considérés comme prisés par la majorité des ménages. En parallèle, l’office s’attellera à asseoir une stratégie efficiente pour la gestion et la régulation des autres produits agricoles. Dans cette nouvelle politique, le ministre de l’Agriculture compte se décharger de la gestion directe des produits agricoles, pour la confier à ce futur office qui sera, à son tour, appelé à travailler directement avec les sociétés de gestion. C’est le même procédé qui avait été lancé dans le cadre du Syrpalac pour le stockage et la régulation de la pomme de terre. Rappelons, à ce sujet, que les sociétés de gestion (SGP) sont chargées de récupérer la pomme de terre et la stocker dans des chambres froides avant de la mettre sur le marché. Ce nouveau processus viendra renforcer le système Syrpalac, dans le souci, également, de barrer la route aux spéculateurs. Les SGP ont la charge de louer des chambres froides, pour un volume global donné, auprès des propriétaires privés et publics. Avec la mise en place d’un office national des fruits et légumes, les sociétés de gestion devraient reprendre les anciennes chambres froides publiques abandonnées et les réhabiliter. Toujours dans l’esprit d’une meilleure gestion et une régulation optimale des produits agricoles, les SGP devraient mettre en œuvre une stratégie de gestion basée sur la mise en place et la multiplication de chambres froides spécialisées dans le stockage des produits. Pour rappel, depuis son lancement, le Syrpalac a donné des résultats appréciables en matière de gestion et de régulation de la pomme de terre.
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10th June 2009 00:07 #1
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Office national interprofessionnel des légumes et des viandes (Onilev) :
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8th July 2009 00:25 #2
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Mercredi 8 Juillet 2009 -- Lors de sa dernière réunion, le conseil des participations de l’Etat a refusé les propositions du ministre de l’agriculture et du développement rural, Rachid Ben Aissa, visant à cerner et mieux organiser le marché des légumes, afin d’éviter les éventuelles crises en matière d’alimentation, telle que la crise qu’à subit le citoyen en 2006. Des sources sures, mentionnent que le conseil des participations de l’Etat justifie ce refus par l’obligation d’avoir l’accord préalable du ministère des finances, vu que c’est lui qui détient les enveloppes financières, à allouer aux projets publics. Le projet de création d’offices de produits agricoles, et légumes à grande consommation, et l’office des viandes, attendront aussi le feu vert des Finances. Ce projet, qui se fera , à travers la réalisation d’abattoirs au niveau des hauts plateaux, permettra de prendre en charge les activités d’égorgement et de stockage de viandes, menant ainsi à un financement moderne des marchés, et à la diminution de contrebande que subissent les richesse animalières nationales. D’autre part, des sources émanant du ministère, déclarent que les projets sont en « maturation », à travers la mise des dernières dispositions des deux nouvelles institutions, qui verront le jour avant juillet 2009. Les procédures règlementaires relatives à l’office national des viandes seront, également, établies très prochainement. De son coté, le ministère de l’agriculture démontre l’importance des projets, à travers ce qu’ils présentent comme opportunités de contrôle et de maîtrise des prix. Ces institutions représenteront des centres commerciaux, achetant les productions des agriculteurs à des prix soutenus, et procèderont à leur revente aux grossistes en fruits et légumes. Cette variante permettra d’unifier le prix d’achat, et prendra en charge les coûts de transport en l’incluant aux prix de revient final.
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7th October 2009 23:50 #3
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Ali Idir :
Mercredi 7 Octobre 2009 -- Le gouvernement veut lutter contre la spéculation sur les prix des produits de large consommation. Après l'office national interprofessionnel des céréales (OAIC) et l'office interprofessionnel du lait (Onil), les autorités ont créé un office national interprofessionnel des légumes et des viandes (Onilev), selon un décret exécutif publié mercredi 7 octobre au Journal officiel (JO) n°55. Placé sous la tutelle du ministère de l'Agriculture, cet organisme public « assure des missions de service public notamment en matière de régulation, de constitution et de gestion des stocks des produits stratégiques ». L'Office assurera aussi des missions de service public notamment en matière de « régulation, de constitution et de gestion des stocks des produits stratégiques ». Une liste de légumes et de viandes concernés par l’opération de régulation, qui peut être élargie à certains fruits, sera fixée par arrêté conjoint des ministres chargés de l’agriculture et du commerce, ajoute le texte. La tâche de l'Onilev ne sera pas facile. Le marché national des légumes et viandes connait d'importantes flambées des prix à la veille des évènements et fêtes religieuses, comme le ramadhan et les fêtes de l'Aid. Les prix des légumes et des viandes ont considérablement augmenté durant le dernier ramadhan, mettant en difficulté de nombreux ménages aux revenus modestes. Outre la régulation, l'Onilev est également chargé "de réaliser toute étude et enquête permettant la connaissance des différents segments de la filière, leur niveau d'intervention et de proposer aux pouvoirs publics les programmes de développement et de régulation à mettre en place". Il a également pour mission de "concilier les intérêts économiques des différents intervenants dans la filière et ceux des consommateurs, d'effectuer toutes opérations commerciales ou industrielles liées à son objet et d'effectuer des prestations de services au profit des agriculteurs". Dirigé par un directeur général, l'Onilev est doté d'un comité interprofessionnel consultatif, composé des représentants de l'ensemble des catégories professionnelles de la filière des légumes et des viandes, de ceux des consommateurs et de ceux des pouvoirs publics. Ce comité est chargé de ''formuler des avis et des recommandations sur la politique générale des légumes et des viandes, l'organisation du marché et des prix, les moyens de renforcement de l'office et sur toute demande d'avis formulée par le ministre chargé de l'agriculture ou le directeur général de l'office." La production animalière de l'Algérie est passée de 12 millions de têtes en 1999 à plus de 20 millions actuellement.
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18th April 2010 16:40 #4
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Mourad Allal :
Dimanche 18 Avril 2010 -- La fragilité qui caractérise le marché des produits agricoles perdure d’année en année. Cette flambée se confirme particulièrement pour les fruits et légumes, dont les prix enregistrent régulièrement de nouveaux pics. La tomate, l’oignon, la pomme de terre sont ainsi parmi les produits hors de portée des petites bourses alors qu’ils constituent l’essentiel de l’alimentation de l’Algérien aux côtés des produits céréaliers et laitiers. Certains de ces produits atteignent des records de 130 à 140 dinars le kilo dans certaines régions du pays.
Dès lors, c’est l’échec des mécanismes de régulation du marché mis en œuvre par l’Etat qui se confirme. Mis en application par le ministère de l’Agriculture et du développement rural en 2008, le Syrpalac, (système de régulation des produits agricoles de large consommation) a été présenté comme un instrument qui vise à maintenir les prix des produits agricoles dans un intervalle acceptable pour le consommateur et pour l’agriculteur. Des produits comme les légumes et les viandes rouges et blanches, sont ainsi appelés à être soumis à ce système à travers lequel l’Etat prend en charge les frais de stockage pendant les périodes de surproduction pour les réinjecter sur le marché quand l’offre devient inférieure à la demande. Le fonctionnement du Syrpalac coûte des milliards de dinars depuis sa mise en œuvre en 2008.
La pomme de terre, elle seule, a coûté pour la saison 2008-2009 plus de 100 milliards de centimes, sachant que pas moins de 150.000 tonnes ont été stockées dans le cadre du dispositif et que l’Etat finance cette mise à froid à raison de 1,5 DA/kg/mois en moyenne, selon le cahier des charges fixé aux organismes de stockage. Sur une période de cinq mois seulement, le stockage a coûté plus de 1,1 milliard de dinars. Et malgré cela, le prix de la pomme de terre est loin de connaître la stabilité sur le marché.
Avec les autres produits dont le stockage est pris en charge par l’Etat dans le cadre du Syrpalac, le système de régulation en question coûte des dizaines de milliards de dinars annuellement mais le marché demeure excessivement instable et volatile. Pour les spécialistes des questions agricoles et alimentaires, cet échec est dû à la non-maitrise des circuits de distribution, ce qui fait que les intermédiaires se multiplient et alimentent la spéculation. La première conséquence de cette vulnérabilité est ainsi la croissance constante de l’inflation même si la production locale en produits agricoles enregistre une amélioration notable ces dernières années.
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14th May 2010 14:57 #5
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Riyad Hamadi :
Vendredi 14 Mai 2010 -- Le gouvernement multiplie les mesures pour tenter de réguler efficacement le marché des fruits et légumes. Dernière annonce en date, la création d'une entreprise publique chargée de gérer ces marchés actuellement entre les mains des privés. Le ministre du Commerce El Hachemi Djaaboub a critiqué, jeudi 13 mai, la gestion des marchés de gros par le privé "intéressé uniquement "le gain sans respect des normes. "La gestion privée a prouvé sa défaillance. Il suffit de voir l’anarchie qui caractérise les horaires d’ouverture et de fermeture des marchés et qui déstabilise les prix", a-t-il dit à la presse en marge d’une séance à l’APN. Les horaires d'ouverture et de fermeture des marchés sont très importants, a ajouté M. Djaaboub. Une entreprise publique créée récemment sur décision du Conseil des participations de l'Etat (CPE) va reprendre ces marchés pour mieux les gérer, a dit le ministre. Une convention de financement entre cette entreprise et la BADR devrait être conclue, selon M. Djaâboub. Le ministre a également promis une lutte sans merci contre les marchés informels des fruits et légumes.







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