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  1. #8
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    Mardi 25 Août 2009 -- Le président de la République a entamé, avant-hier, avec les membres du gouvernement les séances de travail qu’il consacre chaque année en cette période aux différents secteurs. L’objectif premier est de faire un état des lieux et d’évaluer les progrès de chaque secteur conformément au plan d’action inscrit dans son programme. Ces séances de travail permettent de prendre connaissance également des insuffisances auxquelles il faudra remédier afin de répondre aux attentes des citoyens. À la lumière de ces réunions restreintes, les demandes seront prises en compte dans l’élaboration de la loi de finances pour l’exercice 2010. Cette série de séances a été inaugurée par le secteur sensible de l’eau. Le président de la République a relevé les progrès indéniables enregistrés par le pays dans la mobilisation des ressources en eau et en réponse aux besoins de la population dans ce domaine. Les responsables de ce secteur ont présenté l’état d’exécution du programme pour la période 2005-2009 ainsi que les contours du programme quinquennal 2010-2014, précise l’APS. «Ces progrès nous interpellent à poursuivre l’effort car la garantie de la ressource en eau demeure un défi majeur pour notre pays situé en zone semi-aride. En même temps, il s’agit là d’un facteur fondamental pour le développement humain de la population et de l’économie du pays dans tous les secteurs», a souligné le chef de l’Etat.

    Dans cet esprit, le président Abdelaziz Bouteflika a ordonné «la poursuite soutenue de la mobilisation des ressources hydriques du pays, qu’il s’agisse des eaux de surface, des nappes ou du dessalement de l’eau de mer». «Cet effort doit se poursuivre d’une manière progressive et intégrée, et en tenant compte du niveau des déficits à travers les différentes régions du pays, notamment les Hauts-Plateaux, appelés à devenir à terme l’épine dorsale de la politique d’aménagement du territoire. Il faut accorder davantage d’importance aux besoins de l’irrigation pour l’agriculture, que nous devons promouvoir», a poursuivi le chef de l’Etat. Par ailleurs, il a insisté sur «la nécessité d’encourager la rationalisation de l’utilisation des ressources en eau». «L’Etat a fait du droit à l’eau une réalité pour nos compatriotes, à charge pour les citoyens d’adhérer à leur tour à une démarche solidaire et équitable de valorisation et d’économie de cette ressource rare et fragile», a conclu le président de la République.

    Quant au programme de développement du secteur pendant le quinquennat 2010-2014, il vise à maintenir le même effort intense et recouvre, notamment, la construction de nouveaux barrages, la réalisation de six grands projets de transferts et de 14 adductions majeures, la réhabilitation des réseaux d’alimentation en eau potable de 32 villes, la réalisation de 64 nouvelles stations d’épuration des eaux usées, la réalisation de travaux d’aménagement hydro-agricole sur 125 000 nouveaux hectares ainsi que la réalisation d’une centaine de nouvelles retenues collinaires pour l’irrigation agricole. Ce même programme verra la prise en charge de chantiers stratégiques dans le domaine hydraulique, notamment la mise en place de réserves régionales stratégiques de ressources en eau, le développement du potentiel d’irrigation au profit de l’agriculture, l’économie de l’eau, l’exploitation des systèmes hydrauliques complexes ainsi que l’amélioration du service public de l’eau et de l’assainissement.

  2. #9
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    Ameziane Athali :


    Lundi 28 Septembre 2009 -- Afin doubler les réserves en eau de l'Algérie, 19 barrages seront construits durant les cinq prochaines années, a annoncé, lundi 28 septembre, le ministre des Ressource en eau Abdelmalek Sellal. M. Sellal a indiqué que les 61 barrages du pays présentent actuellement une capacité totale de cinq milliards de m3. Cette capacité devrait doubler et atteindre 10 milliards de m3 une fois les 19 nouveaux barrages livrés, selon le ministre. M. Sellal s'exprimait depuis Tizi Ouzou où il était venu lancer le projet de construction d'un nouveau barrage d'une capacité de 150 millions de m3 pour un montant de 13 milliards de dinars. Par ailleurs, le ministre a évoqué des améliorations dans la gestion des réseaux de distribution de l'eau potable dans la capitale par l'entreprise Française Seal, tout en écartant « le renouvèlement du contrat » avant une évaluation détaillée de ce partenariat. M. Sellal a également annoncé la création en 2010 d'une école de formation en management de l'eau dans la wilaya d'Oran en partenariat avec des Français et des Espagnols.

  3. #10
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    Lundi 5 Octobre 2009 -- Le ministère des Ressources en eaux a décidé d’ouvrir le secteur à la concurrence. Un budget d’environ 350 millions de dollars a été alloué au secteur, sous forme de contrats, dont la majorité devrait être conclus avec des compagnies américaines. Il y a lieu de relever que le ministre des Ressources en eaux, M. Abdelmalek Sellal, a fait l’objet des critiques de la part du président de la République, lors de l’audience ramadenesque consacrée au secteur. Selon une source bien informée, des contacts avancés avec des compagnies américaines sont en cours, ajoutant que les pourparlers pourraient aboutir à des contrats, qui permettraient à la partie algérienne de bénéficier du savoir faire américain dans la gestion des ressources hydrauliques, le traitement des eaux usées et la réalisation de nouveaux projets. Dans le même sillage, le ministère des Ressources en eaux est en contact avec des institutions américaines, notamment en ce qui concerne le secteur de l’assainissement, un domaine qui sera aussi ouvert à la concurrence. Le département de Sellal envisage de lancer « la technologie verte », en Algérie. Selon les mêmes sources, une délégation du ministère des Ressources en eaux et des représentants du l’Office national de l’assainissement (ONA) vont se rendre, en juin prochain, aux Etats-Unis, plus précisément à Las Vegas, Orlando, Los Angeles, et à Washington. Par ailleurs, des responsables chargés du commerce extérieur près de l’ambassade des Etats-Unis, à Alger, avaient déjà organisé une mission de spécialistes américains en Algérie, afin de leur permettre de s’enquérir des opportunités d’investissements et de la coopération avec la partie algérienne, notamment dans les nouvelles technologies, dites « vertes ». La décision du ministère d’ouvrir le secteur à la concurrence a crée un climat de panique au sein des compagnies étrangères activant en Algérie, notamment les françaises et espagnoles, qui craignent que leur part du marché se rétrécissent avec l’arrivée des compagnies américaines. Ces dernières bénéficieront probablement de projets dans la wilaya d’Oran, lieu d’implantation de la compagnie espagnole, et dans la wilaya d’Alger, où un autre projet a été accordé à une entreprise française, Degermon. Sur un autre plan, les services du ministère des Ressources en eaux ont enregistré un retard dans la réalisation des stations d’épuration des eaux usées, notamment celles qui sont attribuées à une compagnie italienne.

  4. #11
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    Ali Idir :


    Lundi 12 Octobre 2009 -- Le gouvernement confirme sa volonté de limiter le recours aux étrangers pour la construction des grands projets d'infrastructures. L'Agence nationale des barrages et transferts (ANBT) a lancé, dimanche 11 octobre, deux appels d'offres restreints pour la construction de deux barrages. Les deux projets sont projets aux entreprises nationales, publiques et privées. Le premier barrage à construire est situé à M'sila et le second à Médéa. Les candidats doivent disposer d'un niveau de qualification élevé dans le domaine de l'hydraulique et d'une expérience dans la réalisation : avoir construit au moins un barrage en terre ou enrochement dont le volume des travaux est égal ou supérieur à un million de m3, selon l'ANBT. La décision de lancer des appels d'offres destinés exclusivement aux entreprises nationales a été annoncée le 4 octobre par le ministre des Ressources en eau, Abdelmalek Sellal. Outre la réduction de la facture d'importation des services qui a atteint 11 milliards de dollars en 2008, l'objectif de cette mesure est de limiter le recours aux étrangers pour la réalisation des contrats publics, de permettre aux entreprises algériennes de décrocher davantage de contrats dans l'hydraulique afin de constituer des entreprises capables de construire de grands projets d'infrastructures.

  5. #12
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    Ali Idir :


    Samedi 17 Octobre 2009 -- L’Algérie veut diversifier sa coopération avec les étrangers dans le secteur de l’eau. Ce secteur est actuellement dominé par les Français. Le groupe Suez gère les eaux d’Alger et d’Oran et la Marseillaise des eaux celles de Constantine. De nombreuses études dans ce secteur ont été confiées à Degrémont et Safège alors que Veolia et Vinci, deux autres groupes français, ont décroché plusieurs contrats dans l’assainissement. Mais le gouvernement n’est pas satisfait de la coopération française dans l’eau, selon des sources concordantes. Début octobre, le ministre des Ressources en eau, Abdelmalek Sellal, avait indiqué que la reconduction du contrat de gestion des eaux d’Alger au profit de Suez n’était pas acquise. La décision algérienne de diversifier ses partenaires dans l’eau devrait bénéficier notamment à la Corée du Sud et aux Etats-Unis. Alger a déjà entamé des discussions avec Séoul afin de renforcer la coopération entre les deux pays dans le secteur stratégique de l’eau. Abdelmalek Sellal s’est déplacé du 8 au 10 octobre, en compagnie d’une forte délégation de son secteur, en Corée du Sud. Les deux pays ont signé un mémorandum de coopération dans l’eau qui prévoit notamment la formation de cadres algériens. « M. Sellal est revenu très satisfait de ce qu’il a vu en Corée du Sud », affirme à TSA un proche du secteur. À Séoul, le ministre a demandé aux Coréens de nouer des partenariats avec des entreprises algériennes pour améliorer la gestion de l’eau en Algérie. Un appel qui devrait être entendu. « Les Coréens sont très intéressés par le marché algérien pour deux raisons. La première est liée aux difficultés qu’ils rencontrent dans leur pays à cause de la crise économique. En plus, l’Algérie investit massivement dans l’eau et veut diversifier sa coopération dans ce domaine et s’ouvrir à d’autres pays autre que la France », explique la même source. L’Algérie prévoit des investissements de 15 milliards de dollars entre 2010 et 2014 dans l’eau.

  6. #13
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    Ali Idir :


    Mardi 20 Octobre 2009 -- À moins d’une année de son expiration en 2010, le contrat du groupe français Suez gestion des eaux d’Alger a peu de chances d’être reconduit. Selon nos informations, le gouvernement n’est pas satisfait du bilan du groupe français en charge de la gestion des eaux de la capitale depuis 2005. Un contrat de plus de 200 millions de dollars.La raison ? Premier reproche : le groupe Suez n’a pas effectué le transfert de technologie et de savoir-faire au profit des Algériens, comme convenu dans le contrat de gestion des eaux d’Alger. « Il n’y a eu aucun transfert de savoir-faire au profit des Algériens. Maintenant, avec l’expiration du contrat en 2010, il n’y a pas de relève », affirme à TSA un proche du dossier. Comprendre : à moins d’un d’un an de l’expiration du contrat, les équipes algériennes n’ont pas été formées pour reprendre directement la gestion des eaux d’Alger après le départ des Français.

    Le groupe Suez devait en fait former des équipes algériennes de Seaal pour prendre la relève de la gestion des eaux d’Alger après l’expiration du premier contrat signé en 2005. Mais le groupe français « s’est montré avare » en matière de transfert de savoir-faire dans la gestion des eaux, selon nos sources. En outre, les Français ont négligé la partie assainissement du contrat et se sont occupés de l’eau potable car sur cette dernière partie le travail est beaucoup plus visible. « La distribution de l’eau potable s’est nettement améliorée dans la capitale, mais l’assainissement pose toujours de sérieux problèmes à chaque pluie », ajoute notre source. Mécontent du bilan du groupe Suez à la tête des eaux d’Alger, le gouvernement a décidé de diversifier la coopération étrangère dans ce secteur notamment avec la Corée du Sud et les Etats-Unis. « Le groupe Suez n’a pas fait de transfert de savoir-faire pour qu’il puisse obtenir un nouveau contrat de gestion des eaux d’Alger. Aujourd’hui, le gouvernement est devant le fait accompli du fait de l’absence d’une relève du coté algérien pour gérer les eaux de la capitale », ajoute notre source.

    En optant pour cette stratégie, Suez espérait sans doute voir son contrat reconduit pour cinq ans supplémentaires afin de lui permettre de terminer le travail. La même méthode avait été employée sans succès par une autre société française, la Saur international. En charge de la réhabilitation du réseau d’eau potable d’Oran, cette filiale de Bouygues avait retardé les travaux pour obtenir le contrat de gestion des eaux de la capitale de l’Ouest du pays. Mais le ministère des Ressources en eau ne l’a pas retenu et le contrat a été attribué à l’espagnole Agbar Water. Le cas de Suez illustre les abus pratiqués par les groupes étrangers en Algérie. Il confirme également les erreurs commises par le gouvernement dans la rédaction des contrats avec les grands groupes étrangers. Des contrats mal rédigés qui conduisent à des situations comme celle de la vente d’Orascom Cement à Lafarge ou la gestion des eaux d’Alger par Suez.

  7. #14
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    Ali Idir :


    Mardi 20 Octobre 2009 -- Les villes d’El Oued et de Ouargla seront bientôt débarrassées du problème de la remontée des eaux polluées en surface. Les projets de réalisation de réseaux d’assainissement et de collectes des eaux usées dans ces deux villes du sud pays sont en voie de finition. Lancés en 2005, ces deux projets, d’un montant global de 60 milliards de dinars (600 millions d’euros), seront réceptionnés entre fin 2009 et début 2010, a appris TSA auprès de l’Office national de l’assainissement (ONA). « Les travaux touchent à leur fin et leur livraison est prévue pour la fin de l’année », affirme la porte-parole de l’ONA, Nassera Medebbeb. Une bonne nouvelle pour les habitants de ces deux grandes villes du pays qui ont longtemps souffert de la remontée des eaux polluées en surface, faute de réseaux d’assainissement modernes. Cette absence de réseaux d’assainissement a engendré la pollution des nappes phréatiques qui alimentent ces deux villes en eau. « Les habitants puisent dans l’eau de la nappe, puis rejettent les eaux usées dans la nature. Ces eaux s’infiltrent ensuite dans la nappe et la pollue », explique Mme Medebbeb.

    Pour mettre fin au phénomène de la remontée des eaux en surface, le ministère des Ressources en eau a lancé en 2005 deux projets de modernisation et de réhabilitation du réseau d’assainissement d’Ouargla et la réalisation du réseau d’assainissement de la ville d’El Oued. À Ouargla, le projet comprend la construction de 138 km de conduites d’assainissement pour collecter les eaux usées, la réalisation de 28 stations de pompage et relevage, de trois stations d’épuration de type lagunage, d’un canal de transfert des eaux épurées de 40 km de longueur et de 77 km de drains agricoles horizontaux. Les travaux ont été confiés à un groupement d’entreprises constitué notamment de Vinci (France), Butec (Liban) et Diwidag (Allemagne). À El Oued, les travaux concernent la réalisation de 758 km de conduites et collecteurs, 55 stations de pompage, quatre stations d’épuration de type lagunage, une conduite de transfert des eaux épurées d’une longueur de 51 km, 51 forages de drainage et 542 puis d’infiltration, selon les chiffres fournis par l’ONA. Ces travaux ont été confiés à plusieurs entreprises dont Sinohydro, Texeira, Cosider, GCB. « À El Oued, il fallait créer tout un réseau d’assainissement », conclut Nassera Medebbeb.

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