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  1. #1
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    Eau : Un plan de 20 milliards de dollars pour les cinq prochaines années


    Dimanche 14 Juin 2009 -- L'État va dégager, pour les cinq prochaines années, près de 20 milliards de dollars pour des projets d'équipement dans le secteur hydraulique. Ce plan, selon Abdelmalek Sellal, sera bientôt examiné par le Conseil des ministres. C'est presque la même enveloppe dégagée lors du précédent plan qui arrive à terme à la fin 2009.

    Le ministre des Ressources en eau a notamment annoncé la construction de cinq grands barrages dans les Hauts-plateaux durant les cinq prochaines années. Le ministre a menacé de prendre des sanctions en cas de « surévaluation » des projets ou en cas de retard dans l'exécution des travaux. M. Sellal n'a pas précisé la nature des dispositions mais il indiqué que tout projet de la réévaluation dépassant 15 % du coût initial sera révisé en Conseil des ministres avant que les dépenses ne soient autorisées.

    Concernant les disponibilités actuelles, il a indiqué que les barrages sont remplis à 72 % après une bonne saison pluviométrique. Le ministre a estimé que le prochain défi est d'assurer une distribution régulière de l'eau dans les petites villes et les villages.

    À Alger, la Société de l'eau et de l'assainissement d'Alger (SEAAL), filiale du groupe français Suez, assure actuellement une distribution H24 d'eau à 81 %. « Nous voulons arriver à 100 % avant la fin de l'année. Une évaluation sera faite de l'action de la SEAAL. Si nous sommes satisfaits, l'expérience sera renouvelée », a déclaré M. Sellal.

    Jean-Marc Yann, directeur général de la SEAAL, a, dans une précédente déclaration à la presse, indiqué que son entreprise assurera une distribution H24 complète en septembre 2009. La SEAAL gère les eaux d'Alger depuis novembre 2005 pour 200 millions de dollars. L'accord de gestion déléguée arrive à sa fin l'automne de cette année.

    Selon ministre des Ressources en eau, le programme de gestion déléguée des ressources hydriques concerne en réalité 15 villes du pays. Actuellement, la Marseillaise des eaux gère ces ressources à Constantine, une entreprise allemande prendra celles de Annaba et une firme espagnole aura la même tâche à Oran.

    Le taux de fuites dans les canalisations d'eau potable a, selon M. Sellal, sensiblement chuté, passant de 40 %, il y a cinq ans, à 25 % actuellement. « La moyenne mondiale est entre 10 et 15 %. Nous voulons atteindre ce niveau », a-t-il promis. Il a annoncé le lancement d'un programme spécial pour la réutilisation des eaux usées en vue de l'irrigation. Une opération sera également menée pour rationaliser les eaux destinées à la céréaculture, réputée grosse consommatrice de ce liquide précieux.

  2. #2
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    Samedi 20 Juin 2009 -- Les besoins de l’Algérie en produits chlorés pour le traitement de l’eau ont atteint 18 202 tonnes en 2008, selon le directeur général de l’Algérienne des eaux, Azzeddine Amara. «L’ADE qui a produit plus de 1 milliard de mètres cubes d’eau potable durant l’année écoulée, utilise la chloration comme méthode de désinfection en raison de ses propriétés germicides, de sa facilité d’utilisation et de son faible coût», a-t-il expliqué lors du séminaire organisé mercredi dernier en marge du 5e Salon international des équipements et services de l’eau qui s’est tenu du 15 au 18 juin au palais des Expositions des Pins maritimes (Safex). Ce responsable qui a posé le problème de la disponibilité des produits chlorés par rapport aux besoins du pays et a affirmé qu’il n’existe que deux unités de production de chlore à travers tout le pays, celles de la société Soachlore implantées à Baba Ali et à Mostaganem. Par ailleurs, Soachlore est l’unique producteur d’hypochlorite de sodium en Algérie. Ces capacités en ce produit chloré, sont en deçà des besoins de l’Algérienne des eaux. De ce fait, celle-ci est contrainte d’utiliser comme produit de substitution l’hypo-chlorite de calcium dont le coût reste élevé. En 2008, l’ADE a utilisé 13 959 tonnes hypochlorite de sodium, 1 323 hypochlorite de calcium et 2 920 de sulfate d’alumine, soit 18 202 tonnes de produits chlorés. Ce même responsable a posé par ailleurs le problème de l’altération de ces produits de chloration lors de leur stockage. Pour ce responsable de l’ADE, il est possible de mettre fin aux problèmes liés à l’approvisionnement en produits de traitement de l’eau en ayant recours aux techniques de production alternatives tels l’électrolyse, l’ozonation et le rayonnement UV. «Ces deux nouvelles technologies sont adaptées à très faible échelle en Algérie alors que la troisième est inexistante», a-t-il affirmé. Pour l’électrolyse, l’unité de production de chlore de la station de Bekhadda à Tiaret est l’unique station d’électrolyse à l’échelle nationale. Sa capacité de production est de l’ordre de 12 000 grammes de chlore par heure et une production d’eau potable de 30 000 m3 par jour. Quant à la deuxième méthode, il existe la station d’ozonation de Oued Athmania à Mila dotée d’un générateur d’ozone, qui permet d’améliorer la qualité des eaux traitées. Sa production en eau potable est de 187 500 m 3 par jour. Par ailleurs, la désinfection de l’eau par rayonnement ultraviolet n’a pas encore connu d’application en Algérie, bien que cette technique soit largement utilisée à l’étranger. «La combinaison de ces techniques peut améliorer sensiblement la qualité de l’eau et réduire le coût du traitement», a assuré Amara, en proposant une étude technico-économique pour évaluer le coût et l’impact de ces nouveaux procédés dans l’amélioration de la qualité de l’eau. Le sous-directeur à la direction de l’alimentation en eau potable, Abdelaziz Lardjoum, a affirmé pour sa part que l’Algérie ne produit plus de chlore gazeux depuis longtemps et que la pénurie en produit chloré nous oblige à utiliser de l’eau de javel et d’autres produits désinfectant dans les barrages. Le consultant scientifique de Pollutec, Jean-Claude Oppeneau, a exposé pour sa part les différents procédés de la désinfection chimique : le chlore, l’hypochlorite de sodium, de potassium, l’ozonation, le dioxyde de charbon, l’ultraviolet et le sel de cuivre ionisé pour ces propriétés bactéricides, virucides. Il a recommandé la diversification des solutions de désinfection des eaux et la réflexion à de nouvelles méthodes pour la potabilisation de l’eau, plus précisément introduire à plus grande échelle l’utilisation de l’ozonation et l’ultraviolet.

  3. #3
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    Rafik Tadjer :


    Lundi 22 Juin 2009 -- Le groupe hélvético-sudéois ABB a annoncé, lundi 22 juin, avoir remporté un contrat dans le dessalement d'eau de mer en Algérie. D'un montant de 28 millions, le contrat concerne la fourniture d'une solution électrique clé en main pour la future station de dessalement de Magtaa, dans la wilaya de Tlemcen.

    D'un coût total de 468 millions de dollars, la future station est en cours de réalisation par le groupe singapourien Hyflux. D'ne capacité de 500.000 m3/jour, il s'agit du projet de dessalement le plus important jamais réalisé dans le monde, selon le ministère de l'Energie et des mines. Elle doit entrer en service en 2011 et couvrir les besoins en eau de prés de cinq millions d'habitants de l'ouest du pays.

    L'usine de Magtaa sera financée à hauteur de 30% sur fonds propres du groupe Hyflux, les 70% restants étant assurés par des banques publiques algériennes avec pour chef de file la Banque nationale d'Algérie (BNA).

    L'Algérie a lancé un programme de dessalement comptant 13 stations destinées à couvrir les besoins du pays en eau. Mais ce choix est critiqué par les spécialistes pour son impact sur l'environnement et le coût de revient du mètre cube.

  4. #4
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    ZURICH, June 22, 2009 (Dow Jones) -- On Monday ABB Ltd said it has won an order worth $28 million from environmental solutions company Hyflux for a turnkey electrical solution to power the world's largest membrane based reverse osmosis seawater desalination plant.

    ABB said the Magtaa desalination plant is being constructed in the western Oran region of Algeria. It will have a designed capacity of 500,000 cubic metres per day of drinking water to serve about 5 million people. The project is part of the Algerian government's effort to provide clean drinking water to its growing population.

    As part of the contract, ABB will set up a 220kV outdoor substation to provide power to the facility and also supply products such as power transformers, medium-voltage drives and a range of medium and low-voltage switchgear. ABB will be responsible for the design, engineering, supply, installation and commissioning of the electrical plant system. The project is scheduled for completion by 2011.

  5. #5
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    June 30, 2009 -- Pöyry has been awarded a contract for engineering, delivery, erection and commissioning of a rubber tube dam project in Algeria. The project covers derivation of the Sebgag River in the province of Laghouat and is built for the National Irrigation and Drainage Authority (ONID). The value of the assignment is about € 1 million.

    The rubber dam "Khneg Sidi Brahim" is the first one in the country. It will have a total length of 50 meters with a total height of approximately 6 meters and a storage capacity of up to 5 million cubic meters. Its objective is to mobilise water resources allowing irrigation of agricultural surfaces downstream of the dam. The rubber dam is the first of its kind in Africa. Pöyry has installed more than 150 rubber tube dams in Europe and Asia.

    Pöyry is a global expert in consulting and engineering. We offer our clients in-depth industry expertise, innovative solutions and lifecycle engagement. Our knowledge extends across hydropower, oil and gas, power and heat, renewable energy, pulp and paper industry, chemical process industry, transportation, water and environment, and construction services. We have about 7,500 experts at our service in 49 countries.

  6. #6
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    Chawki Amari :


    Vendredi 10 Juillet 2009 -- En dehors des problèmes environnementaux liés aux rejets de saumures, une polémique enfle sur le coût des stations de dessalement d’eau de mer, dont l’Algérie prévoit 13 unités à terme. Les stations algériennes sont-elles chères ? À titre de comparaison, la Libye vient d’inaugurer une station d’une capacité de 40 000 mètres cubes/jour, qui a coûté 134 millions de dollars, deux fois moins chère que la station d’Alger (250 millions de dollars annoncés) mais pour un débit 5 fois inférieur (200 000 mètres cubes/jour). Sur ce marché très en vogue dans le monde, on estime entre 2500 et 3000 dollars le mètre cube produit, soit entre 50 et 150 millions de dollars l’usine de 50 000 mètres cubes/jour. Les stations algériennes ne sont donc pas aussi chères qu’on le dit, même si celle prévue à Magtaâ (à l’Ouest) rafle le record avec 468 millions de dollars pour un débit énorme de 500 000 mètres cubes/jour, qui va poser des gros problèmes de coûts d’entretien. Autre élément récent de comparaison, la station de Djerba en Tunisie. Un appel d’offres vient d’être lancé pour un coût moyen indiqué dans le cahier des charges de seulement 50 millions de dollars, pour une capacité de 50 000 mètres cubes/jour. Alors que la station de Ténès coûtera 231 millions de dollars pour une capacité de 200 000 mètres cubes/jour (selon l’AEC, Algerian Energy Company, qui s’occupe des stations de dessalements), soit un différentiel de 30 millions de dollars en mètres cubes produits, voire plus puisque des experts liés au RCD (Rassemblement pour la culture et la démocratie) affirment qu’elle aurait coûté 280 millions de dollars.

    L’AEC qui dépend du ministère de l’Energie et non de celui des Ressources en eau, et qui avant la polémique, n’avait pas jugé utile de publier les coûts de ses stations de dessalement, s’est défendue. D’abord, en niant un quelconque impact sur l’environnement en précisant que les stations ne rejetaient que des saumures (de l’eau très concentrée en sel) alors qu’aucune étude au niveau mondial n’a encore démontré leur caractère inoffensif, d’autant que des réactifs chimiques sont utilisés en amont. Pour les coûts, l’AEC a nié l’argument avancé à propos de l’usine de Djerba, se contentant de rappeler qu’elle était encore au stade de l’appel d’offres. La guerre de l’eau a-t-elle commencé ? Le prix de revient de l’eau de mer dessalée oscille dans le monde entre 0,7 et 1 dollar le mètre cube, mais l’Algérie la commercialise autour de 50 DA le mètre cube, soit plus chère que l’eau conventionnelle, autour de 30 DA le mètre cube. Pour l’instant, l’Etat paye la différence avec les prix réels de revient mais Sonelgaz, qui assure la production d’énergie dont le dessalement est gourmand, demande une augmentation des tarifs d’électricité. Que va-t-il se passer ? Personne ne le sait vraiment, d’autant que chacun jongle avec les chiffres. En haut lieu, Abdelmalek Sellal, chargé des ressources en eau, parlait le 15 juin dernier à l’occasion du Salon international des équipements et services de l’eau, de 18 milliards de dollars investis dans le secteur durant la période 2005-2009. Quelques jours plus tard, dans un entretien accordé à la publication Mutations, le même ministre parlait de 15 milliards de dollars investis. Qu’est-ce que 3 milliards de dollars ? Une goutte d’eau. Dans la mer.

  7. #7
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    July 10, 2009 -- UTE Cap Djinet, a consortium consisting of Spanish contractors Inima and Aqualia, has selected PX Pressure Exchanger energy-recovery devices from Energy Recovery Inc for a large desalination plant to be built in Algeria. The new seawater reverse-osmosis (SWRO)facility, to be built at Cap Djinet (50 km east of Algiers), will have a capacity of 100,000 m³/d. "We have installed PX devices at SWRO plants in Algeria and around the world, and know that their performance will meet our expectations," said Antonio Ordonez, desalination director of Inima. "We also appreciate the excellent support that ERI provides and are pleased to have them working alongside us on this project." ERI estimates that its PX technology will save 9 MW of electrical power at Cap Djinet and improve the carbon footprint of the plant by 26,000 tons of CO2 per year. Years of drought have depleted Algeria's ground water supplies and dam reserves, and many people among the country's population of more than 33 million face chronic water shortages. ERI was selected in 2008 by the UTE consortium to provide energy-recovery devices for the desalination plant in Mostaganem, Algeria. In total, ERI has been contracted to participate in nine desalination projects in Algeria, many of which are among the largest SWRO desalination plants in the world.

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