Lundi 22 Juin 2009 -- Du nouveau dans la réglementation de la grande distribution en Algérie. Le ministère du Commerce a, en effet, publié dans le Journal officiel n°30 du 20 mai dernier, une nouvelle réglementation fixant les conditions et les modalités d'implantation et d'aménagement des espaces commerciaux. C’est ce qu’a indiqué hier M. Ezziat, le représentant du ministère du Commerce, à l’occasion d’un colloque organisé à l’hôtel Hilton sur “les enjeux économiques et sociaux de l’émergence de la grande distribution moderne en Algérie” à l’initiative de Formadis. “Ce décret fixe les modalités et la réglementation inhérente à l’implantation des grandes surfaces, car on veut mettre fin aux dérèglements et à l’anarchie régnant dans les marchés”.
Dans les faits, le décret exécutif en question portant n°09-182 du 12 mai dernier définit l'espace commercial en tant qu'enceinte ou établissement, bâti ou non, aménagé et délimité à l'intérieur duquel s'opèrent des transactions commerciales de gros ou de détail, dira l’intervenant avant d’expliquer dans le même temps que le champ d’application de cette réglementation inclut les marchés de gros de fruits et légumes, de produits agroalimentaires et industriels. “Il est impératif pour tout porteur de projet d'investissement dans le secteur d’avoir l'approbation de la commission chargée de l'aménagement et l'implantation des espaces commerciaux, conformément aux dispositions du décret exécutif 07-120 relatif au comité d'assistance à la localisation et à la promotion des investissements et de la régulation du foncier”. Dans ce cadre, l’intervenant expliquera que la commission en question est présidée par le wali territorialement compétent.
S'agissant des centres commerciaux et les grandes surfaces, il est exigé aux porteurs de ces projets de réserver 30% de la surface totale, comprise entre 300 et 2 500 m2, aux produits de fabrication locale en plus d'aires de stationnement pour 200 véhicules. Pour les hypermarchés, la surface de vente doit être supérieure à 2 500 m2, et un parking de 1 000 véhicules ainsi que des aires de jeux pour enfants. Pour leur implantation, elle doit se faire en dehors des zones urbaines et dans des espaces prévus à cet effet. “Nous donnons une année pour les opérateurs pour se conformer à la nouvelle législation”, expliquera le conférencier. Intervenant de son côté, M. Kourichi de Numidis annoncera l’ouverture sous peu d’un hypermarché à Bab-Ezzouar à Alger. Deux autres seront également ouverts prochainement dans les wilayas de Bouira et de Aïn Defla. Dans la grande surface de Numidis à Garidi, l’intervenant dira que “nous avons 15 000 références et 350 fournisseurs”.
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22nd June 2009 00:40 #1
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22nd June 2009 00:41 #2
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Lundi 22 Juin 2009 -- Le décret exécutif n°09-182 du 12 mai 2009 fixant les conditions et modalités d’implantation et d’aménagement des espaces commerciaux et d’exercice de certaines activités commerciales a été largement commenté, hier, lors du séminaire sur les enjeux économiques et sociaux de l’émergence de la grande distribution moderne en Algérie. Le représentant du ministère du commerce, qui prenait part à cette rencontre organisée à l’hôtel Hilton par le Centre international du management de la distribution Formadis, a affirmé que ce texte de loi vient mettre un peu d’ordre dans un secteur gangrené par les méga-marchés, l’absence de facturation, la vente de produits contrefaits et l’exercice dans des zones urbaines gênant le voisinage. Il a relevé que la gestion des marchés de gros est souvent défaillante (manque d’hygiène et d’entretien, insalubrité...) et qu’il a été noté parfois une opacité totale dans les transactions ainsi que la prolifération des intermédiaires. Il a également fait savoir que les commerces qui ne répondent pas aux critères définis par ce décret ont un délai d’une année pour s’y conformer. Dans son article 2, le décret définit les espaces commerciaux en trois catégories : les marchés de gros de fruits et légumes, les grandes surfaces de types supermarchés et hypermarchés et les centres commerciaux. L’implantation des espaces commerciaux est réalisée conformément au plan directeur d’aménagement urbain et au plan d’occupation des sols retenus dans le cadre du plan national d’aménagement du territoire adopté au titre du développement durable. Tout projet d’implantation d’un espace commercial formulé par tout promoteur public ou privé disposant en toute propriété du terrain d’assiette est soumis à l’approbation de la commission chargée de l’aménagement et l’implantation des espaces commerciaux.
Sur la base de ce constat, le programme d’action proposé conformément aux orientations du chef de l’Etat a porté sur la réalisation et la rénovation des infrastructures commerciales, notamment les marchés de gros de fruits et légumes, ainsi que les marchés de détail (couverts et de proximité). À ce titre et dans le cadre du programme national d’équipement commercial, il a été retenu la construction, sur une période de 5 ans (2010-2014), de 50 marchés de gros qui seront dimensionnés en fonction de l’importance économique et sociale de la région ou de la wilaya d’implantation, à savoir 4 marchés de gros à vocation nationale au niveau des régions d’Oran, Alger, Sétif et Annaba, 25 marchés de gros à vocation régionale et 21 marchés de gros à vocation locale. Jacques Drouet, professeur en management de la distribution, possédant une expertise de plus de 30 ans dans l’observation et l’étude de la distribution moderne ainsi que dans le conseil et la formation spécialisés dans ce secteur, souligne les avantages de la distribution moderne en Algérie : « Elle permet le développement du pouvoir d’achat par la baisse des prix, l’accès à une consommation de qualité, diversifiée pour des ménages modestes auparavant exclus de la consommation moderne, la sédentarisation de la population en diminuant l’exode rural et l’émigration, le développement de l’emploi et le désenclavement des populations dans les régions éloignées. La croissance et les exigences de la distribution moderne permettront aux producteurs nationaux de taille moyenne de se mettre à niveau pour exporter sur le marché mondial. » M. Kourichi, de la société Numidis (filiale de Cevital) est conscient que les métiers de la grande distribution sont tout à fait nouveaux en Algérie et que l’activité liée aux grandes surfaces est encore à ses prémices. « Nous voulons développer de petits modèles de magasins. Il s’agit de vendre différemment », a-t-il précisé. Après le premier supermarché Uno, à Garidi (Alger), un hypermarché Uno de 6000 m2 ouvrira ses portes au deuxième semestre 2009, à Bab Ezzouar.
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2nd September 2009 00:23 #3
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Mercredi 2 Septembre 2009 -- L’hyper marché de Bouira à l’entrée nord de la ville, sera réceptionné en janvier prochain et devrait générer un millier de postes permanents, selon l’engagement pris par son promoteur devant le wali. Ce complexe commercial de dimension régionale s’étend sur une superficie de 15 000 m2, dont 5 963 m2 réservés pour le centre commercial et 9 033 m2 pour le marché couvert, parallèlement à deux parkings d’une capacité globale de 500 véhicules, selon les données fournies lundi au wali, lors d’une inspection de ce chantier. Quelque 1 000 postes d’emploi permanents pourront être pourvus dès le début de son exploitation, selon les mêmes sources. À noter que ce promoteur privé a lancé un autre projet à Bouira consistant en la réalisation d’une plateforme (d’une superficie de 20 ha) pour le stockage de produits agricoles stratégiques, à l’exemple de la pomme de terre, notamment.
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19th October 2009 11:41 #4
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Merouane Mokdad :
Lundi 19 Octobre 2009 -- Le premier hypermarché Uno de Numidis, la filiale grande distribution de Cevital, ouvrira à Alger en janvier 2010, a-t-on appris de source proche du groupe. L’hypermarché, d’une superficie de 7200 m², sera installé dans le quartier populaire de Bab Ezzouar au sein du Centre commercial et de loisirs, situé à proximité de l’hôtel Mercure, de l’aéroport international d’Alger et de l'Université des sciences et technologies. Ce Centre, en construction depuis 2007 par les entreprises suisses Valartis et Jelmoli, abritera une soixantaine d’autres enseignes telles que Lacoste, Swatch, Carré Blanc, Celio et Sergent Major sur une surface totale de 31 000 m². De part sa taille, l’hypermarché Uno sera le premier du pays. Son ouverture permettra la création de presque 7000 postes d’emploi, selon la même source. Cevital a également entamé la construction de trois autres hypermarchés à Ain Defla, Mostaganem et Bouira. En tout, le groupe envisage de construire une centaine de supermarchés à travers le pays dans les prochaines années. « Nous le ferons à chaque fois que nous arrivons à accéder au foncier. Mais, dans plusieurs régions, nous avons des difficultés à avoir des terrains », explique la même source. La construction de super et hypermarchés de Cevital seront accompagnés par des centrales logistiques qui seront construites dans plusieurs villes du pays comme Sig, Constantine et Annaba. Ces structures permettront aux agriculteurs de vendre directement leurs produits à Cevital, évitant ainsi les intermédiaires et les grossistes.
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25th February 2010 12:21 #5
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February 25, 2010 -- The year 2009 was one of tighter margins, falling sales and reduced footfalls in the Algerian retail sector as many middle-income consumers felt the pinch of the slowdown. Now, with the economy set to post higher rates of growth, shop owners at all levels are looking forward to an improved turnover in 2010, though there are still some hurdles to overcome. Many factors combined to weaken the sector in 2009. As the country’s export markets contracted and unemployment rose in the wake of the global recession, consumer spending fell accordingly, resulting in a drop in sales turnover of more than 10% recorded in 2009. Creeping inflation also had an impact, with price rises passed on to consumers averaging 5.7% in 2009, up from 4.4% the previous year. In some cases, the jump was even higher, with prices for agricultural products rising by 20.5%, although the cost of manufactured goods rose by only 3.4% over the year. While this all had some impact on sales of staples, it was felt most strongly in the bottom lines of smaller retailers.
Though there has been growth in the large-scale shopping segment in recent years, with a number of malls and centres being developed, the retail sector is still dominated by smaller outlets, while the share of the informal market constitutes almost 40% of total trade, a figure that rises sharply outside Algiers. Currently, the market does not appear to be large enough to support substantial quantities of high-end climate-controlled space due to high costs, though the prevalent shopping culture, together with a considerable number of wealthy Algerians, suggest there are good opportunities for quality retail space in Algiers. As the market changes and the economy picks up, people are gradually becoming more brand-conscious. Alain Rolland, the general manager of the Société des Centres Commerciaux d'Algérie (SCCA), told OBG, “Although Algeria’s retail segment is nascent, its population is exposed to foreign retail standards through internet, television and other media and, consequently, is demanding high shopping standards.” Increasing brand awareness will encourage greater interest from investors in developing new retail centres. The trend will also be towards linking retail space with leisure and entertainment facilities, with some of the latest malls, such as Algiers Medina, featuring recreational attractions to go with the draw of upscale shopping.
Recent years have seen the development of a large-scale mall project in Algiers, and plans for several other large malls in different parts of the country. Work on the Bab Ezzouar Centre – located in the area of the same name that is being promoted as the capital’s new business district – began in July 2006, and the developer, SCCA, will open the €58m property in the first quarter of 2010.The mall will offer 31,000 sq metres of retail and leisure space, including a 7000-sq-metre hypermarket and a cinema. The retail space has been fully reserved by a number of high-end brands, including Lacoste, Nike, Swatch and Mango, among others. In addition to extensive shopping facilities, the Bab Ezzouar Centre will offer 20,000 sq metres of office space and underground parking for 850 cars. Planners are anticipating several thousand visitors daily.
While footfall may be on the rise in some centres, increased disposable income and higher spending levels are what really count. According to the World Bank, Algeria’s economy should expand by around 3.9% in 2010 and gain further momentum in 2011, when GDP is forecast to grow by 4%. This is substantially up on the 2.1% increase estimated for 2009, and as long as this growth translates into higher wages, there should be an increase in retail spending over the next two years. There have already been moves to put more cash in consumers’ pockets. In December 2009 the government announced it had brokered an agreement with labour unions representing civil servants to increase the salaries of those on the minimum wage by 25%, a decision that will benefit 300,000 workers. The new pay scale will also have a wider impact on the economy, being used in the setting of social security, retirement and unemployment benefits. This will result in greater consumer spending, though most of it will be concentrated at the lower end of the retail market.
Despite forecasts of increased spending, with the IMF recently predicting household consumption expenditure of above 4% for each of the next three years, a number of factors continue to hold back large-scale new retail investments, especially by overseas operators. Though there is increasing interest from foreign investors, it is tinged with caution. A number of challenges, including high customs duties and investment costs, were among those cited by French retail giant Carrefour when it announced it was ending its brief partnership with Algerian group Arcofina and withdrawing from the Algerian market. Having joined forces in 2006, with plans to open up to 18 supermarkets by 2012, Carrefour and Arcofina parted company in mid-February 2009, with the French retailer issuing a statement saying “the concept of mass distribution does not work in Algeria.” While Arcofina would beg to differ, and is in the process of developing a chain of supermarkets across the country, the firm did acknowledge that the sector was not easy to break into. At the time of the dissolution of the partnership, Arcofina officials said that the decision had been prompted by difficulties in finding available land on which to open hypermarkets.
The difficulties of retailers carrying overseas products could become greater if the government follows through with a proposal to further cap prices for some goods, especially foodstuffs, as a measure to rein in inflation and protect local producers. Another problem many of the larger retail developments face in their competition with smaller, locally based outlets is ease of access. Though an increasing number of Algerians own a car, many do not, and for the majority a trip to the corner shop is easier than travelling a longer distance to a mall, often one that lies well away from residential centres. For the time being, tradition, ease of access, income levels and low investment pick-up by foreign chains will combine to restrict the rate of growth of large-scale shopping developments. However, the latest developments in the capital are further evidence that attempts to tap into the high-end market may hold promise.
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25th February 2010 12:24 #6
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Jeudi 25 Février 2010 -- L’année 2009 fut marquée par des marges plus serrées, une baisse des ventes et des clients moins nombreux dans le secteur de la vente au détail en Algérie, alors que de nombreux consommateurs à revenu moyen ressentaient les effets de la crise. Aujourd’hui, l’économie se tient prête à enregistrer des taux de croissance plus élevés et les propriétaires de magasin, quant à eux, se réjouissent à l’idée de réaliser un meilleur chiffre d’affaires en 2010, bien que des défis subsistent. En 2009, plusieurs facteurs ont affaibli le secteur. En effet, alors que les marchés d’exportation du pays se contractaient et que le taux de chômage augmentait à la suite de la récession mondiale, les consommateurs algériens ont réduit leurs dépenses. Ainsi, en 2009, les ventes ont chuté de plus de 10 %. En outre, l’inflation rampante a eu un impact : les prix à la consommation sont passés en moyenne de 4.4 % en 2008 à 5.7 % en 2009. Dans certains cas, l’augmentation a été même plus vertigineuse. Par exemple, les produits agricoles ont progressé de 20.5 % et les biens manufacturés, quant à eux, ont augmenté de 3.4 % au cours de l’année. Bien que tous ces éléments aient eu des conséquences sur la vente des produits de consommation courante, ce sont les petits revendeurs qui ont été les plus fortement touchés.
Le commerce à grande échelle a connu une croissance au cours des dernières années avec la construction de divers centres commerciaux. Néanmoins, le secteur de la vente au détail est toujours dominé par des magasins de plus petite taille. En outre, la part du marché informel représente près de 40 % de l’ensemble des échanges, un taux qui croît considérablement en dehors d’Alger. Aujourd’hui, le marché ne semble pas être assez important pour soutenir de nombreux environnements de prestige à température contrôlée compte tenu des coûts élevés. Toutefois, la culture du « shopping », alliée à un nombre important de riches Algériens, laisse entrevoir de bonnes possibilités pour le secteur de vente au détail de qualité à Alger. Alors que le marché évolue et que l’économie se redresse, les individus prêtent progressivement de plus en plus attention aux marques. « Bien que le secteur de la vente au détail soit un domaine nouveau en Algérie, la population est exposée aux normes de vente étrangères, par le biais d’Internet, de la télévision et d’autres médias et s’attend, par conséquent, à des normes élevées », a déclaré à OBG Alain Rolland, le directeur général de la Société des centres commerciaux d'Algérie (SCCA). Une sensibilisation croissante aux marques incitera les investisseurs à s’intéresser davantage à la création de nouveaux centres commerciaux. En outre, cette tendance visera à relier le secteur de la vente au détail aux infrastructures de divertissement et de loisirs. Par exemple, dans certains nouveaux centres commerciaux, comme Alger Médina, les clients peuvent s’adonner à la fois à des activités récréatives et entrer dans des boutiques de haut standing.
Au cours des dernières années, nous avons assisté au développement d’un projet de centre commercial à grande échelle à Alger, et plusieurs autres centres devraient voir le jour dans d’autres régions du pays. La construction du centre Bab-Ezzouar, situé dans un quartier du même nom – le nouveau quartier des affaires de la capitale – a débuté en juillet 2006. Le promoteur, la SCCA, inaugurera le centre d’une valeur de 58 millions d’euros durant le premier trimestre de 2010. Le centre offrira 31 000 mètres carrés d’espace de boutiques et de loisirs, dont un hypermarché de 7 000 mètres carrés et un cinéma. L’espace de vente a été entièrement réservé à diverses boutiques de marques prestigieuses, dont Lacoste, Nike, Swatch et Mango. Outre ce vaste espace réservé au shopping, le centre offrira 20 000 mètres carrés de bureaux et un parking souterrain d’une capacité de 850 places. Plusieurs milliers de visiteurs sont attendus par jour. Alors que la fréquentation est en augmentation dans certains centres, c’est l’accroissement du revenu personnel disponible et des niveaux des dépenses qui compte vraiment. Selon la banque mondiale, l’économie algérienne devrait croître d’environ 3,9 % en 2010 avant de progresser davantage en 2011, année au cours de laquelle le produit intérieur brut (PIB) devrait augmenter de 4%, soit une hausse considérable par rapport aux 2,1 % prévus pour 2009. Si cette augmentation se traduit par une hausse des salaires, une augmentation devrait alors à son tour être enregistrée dans le secteur de la vente au détail au cours des deux prochaines années.
Des mesures ont déjà été prises afin d’injecter plus d’argent dans les poches des consommateurs. Par exemple, en décembre 2009, le gouvernement a annoncé avoir négocié un accord avec les syndicats de fonctionnaires afin d’accroître les salaires minimaux de 25 % – une décision qui devrait profiter à 300 000 salariés. La nouvelle échelle salariale devrait également avoir un impact plus grand sur l’économie et servira à la mise en place d’un système de sécurité sociale, de retraite et de chômage. Ainsi, le consommateur jouira d’un pouvoir d’achat plus fort, et ce, au profit essentiellement du secteur de la vente de base. Bien qu’on ait prévu une augmentation au niveau des dépenses (selon les estimations du FMI, la consommation des ménages devrait croître de plus de 4 % au cours des trois prochaines années), de nouveaux investissements à grande échelle, surtout étrangers, tardent à se concrétiser dans le secteur de la vente au détail en raison de divers facteurs. Les investisseurs étrangers font certes part d’un intérêt croissant, mais la prudence est également de mise.
Lorsqu’il a annoncé la fin de son court partenariat avec le groupe algérien Arcofinal et son retrait du marché algérien, le géant français de la vente au détail Carrefour a cité un certain nombre d’obstacles, dont des droits de douane et des frais d’investissement élevés. Carrefour et Arcofina avaient uni leurs forces en 2006, dans l’optique d’ouvrir jusqu’à 18 supermarchés à l’horizon 2012. Puis, à la mi-février 2009, les deux groupes ont annoncé leur rupture, le géant français déclarant que « le concept de grande distribution ne prend pas vraiment en Algérie ». Alors qu’Arcofina aimerait changer sa position et est en train de créer une chaîne de supermarchés à travers le pays, la société reconnaît que le secteur est difficile à pénétrer. Lors de la rupture du partenariat, des responsables d’Arcofina ont déclaré que la décision avait été motivée par les problèmes de trouver des terrains sur lesquels construire les hypermarchés.
Les difficultés rencontrées par les détaillants de produits étrangers pourraient s’aggraver si le gouvernement donne suite à une proposition visant à limiter davantage les prix de certains produits (essentiellement les produits alimentaires) afin de ralentir l’inflation et de protéger les producteurs locaux. Un autre obstacle que les grands projets doivent surmonter lors de leur compétition avec les magasins locaux à plus petite échelle est la facilité d’accès. En effet, bien qu’un nombre croissant d’Algériens possèdent une voiture, la majorité d’entre eux n’ont pas de véhicule. Ainsi, pour la plupart, il est plus facile de se rendre à l’échoppe au coin de la rue que de parcourir une longue distance jusqu’à un centre commercial, qui se trouve souvent très loin des quartiers résidentiels. Pour l’heure, la tradition, l’accès, le niveau de revenu et le manque d’intérêt des investisseurs étrangers sont autant de facteurs qui ralentissent le taux de croissance des projets de centres commerciaux à grande échelle. Néanmoins, les projets menés dernièrement dans la capitale indiquent que les tentatives visant à puiser dans le marché du luxe semblent prometteuses.
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27th February 2010 00:40 #7
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Samira Hamadi :
Samedi 27 Février 2010 -- Le secteur de la vente au détail devrait enregistrer une augmentation au cours des deux prochaines années, en Algérie. Ainsi, la tendance d'ouverture de grands centres commerciaux permettra à l'avenir d'attirer plus d'investisseurs étrangers, rapporte Oxford Business Group dans un récent article sur le commerce et la consommation en Algérie d'une manière générale. En effet, le commerce à grande échelle a connu une croissance au cours des dernières années avec la construction de divers centres commerciaux. Néanmoins, le secteur de la vente au détail est toujours dominé par des magasins de plus petite taille, lit-t-on dans cet article. En outre, la part du marché informel représente près de 40 % de l'ensemble des échanges, un taux qui croît considérablement en dehors d'Alger. Aujourd'hui, le marché ne semble pas être assez important pour soutenir de nombreux environnements de prestige à température contrôlée, compte tenu des coûts élevés. Toutefois, la culture du " shopping " laisse entrevoir de bonnes possibilités pour le secteur de la vente au détail de qualité à Alger. Alors que le marché évolue et que l'économie se redresse, les individus prêtent progressivement de plus en plus attention aux marques. "Bien que le secteur de la vente au détail soit un domaine nouveau en Algérie, la population est exposée aux normes de vente étrangères, par le biais d'Internet, de la télévision et d'autres médias et s'attend, par conséquent, à des normes élevées", a déclaré à OBG Alain Rolland, directeur général de la Société des centres commerciaux d'Algérie (SCCA).
Une sensibilisation croissante aux marques incitera les investisseurs à s'intéresser davantage à la création de nouveaux centres commerciaux. Ainsi, cette tendance visera à relier le secteur de la vente au détail aux infrastructures de divertissement et de loisirs. Par exemple, dans certains nouveaux centres commerciaux, comme Alger Médina, les clients pourront s'adonner à la fois à des activités récréatives et entrer dans des boutiques de haut standing. Au cours des dernières années, nous avons assisté au développement d'un projet de centre commercial à grande échelle à Alger, et plusieurs autres centres devraient voir le jour dans d'autres régions du pays. La construction du centre Bab-Ezzouar, situé dans un quartier du même nom, le nouveau quartier des affaires de la capitale, a débuté en juillet 2006. Le promoteur, la SCCA, inaugurera le centre d'une valeur de 58 millions d'euros durant le premier trimestre de 2010. Le centre offrira 31 000 mètres carrés d'espace de boutiques et de loisirs, dont un hypermarché de 7 000 mètres carrés et un cinéma. L'espace de vente a été entièrement réservé à diverses boutiques de marques prestigieuses, dont Lacoste, Nike, Swatch et Mango. Outre ce vaste espace réservé au shopping, le centre offrira 20 000 mètres carrés de bureaux et un parking souterrain d'une capacité de 850 places. Plusieurs milliers de visiteurs sont attendus par jour.
Alors que la fréquentation est en augmentation dans certains centres, c'est l'accroissement du revenu personnel disponible et des niveaux des dépenses qui compte vraiment. Selon la Banque mondiale, l'économie algérienne devrait croître d'environ 3,9 % en 2010, avant de progresser davantage en 2011, année au cours de laquelle le produit intérieur brut (PIB) devrait augmenter de 4 %, soit une hausse considérable par rapport aux 2,1 % prévus pour 2009. Si cette augmentation se traduit par une hausse des salaires, une augmentation devrait alors à son tour être enregistrée dans le secteur de la vente au détail au cours des deux prochaines années, estime-t-on. Des mesures ont déjà été prises afin d'augmenter le pouvoir d'achat des consommateurs. Par exemple, en décembre 2009, le gouvernement a annoncé avoir négocié un accord avec les syndicats de fonctionnaires afin d'accroître les salaires minimaux de 25 %, une décision qui devrait profiter à 300 000 salariés. La nouvelle échelle salariale devrait également avoir un impact plus grand sur l'économie et servira à la mise en place d'un système de sécurité sociale, de retraite et de chômage. Ainsi, le consommateur jouira d'un pouvoir d'achat plus fort, et ce, au profit essentiellement du secteur de la vente de base.
Bien qu'on ait prévu une augmentation au niveau des dépenses (selon les estimations du FMI, la consommation des ménages devrait croître de plus de 4 % au cours des trois prochaines années), de nouveaux investissements à grande échelle, surtout étrangers, tardent à se concrétiser dans le secteur de la vente au détail en raison de divers facteurs. Les investisseurs étrangers font certes part d'un intérêt croissant, mais la prudence est également de mise. Citons entre autre, l'exemple de Carrefour qui s'est retiré du marché à cause de certains obstacles tels les droits de douane, des frais d'investissement élevés, et le problème du manque de foncier. Pour l'heure, la tradition, l'accès, le niveau du revenu et le manque d'intérêt des investisseurs étrangers sont autant de facteurs qui ralentissent le taux de croissance des projets de centres commerciaux à grande échelle. Néanmoins, les projets menés dernièrement dans la capitale indiquent que les tentatives visant à puiser dans le marché du luxe semblent prometteuses, conclut-on.







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