Dimanche 19 Juillet 2009 -- Les entreprises israéliennes auraient ouvert un franc commercial en Algérie et leurs produits sont commercialisés sur le sol national sous couvert d’entreprises de pays arabes. L’information pourrait être confirmée dans les prochains mois par l’Union générale des commerçants et artisans algériens (UGCAA) qui va rendre publique une liste d’entreprises arabes qui sous-traitent avec l’Etat hébreu. Les produits israéliens sont officiellement interdits en Algérie puisque les deux pays n’entretiennent aucune relation diplomatique à cause du conflit israélo-palestinien. Cependant, les entreprises israéliennes auraient trouvé la parade face au boycott massif de leurs produits par les populations musulmanes en établissant des partenariats avec des entreprises arabes dont les pays entretiennent des relations commerciales ou économiques avec Israël. Ainsi, les Israéliens exportent leurs produits sous couvert de marques arabes. Ces produits sont généralement liés à l’agroalimentaire comme les conserves, le médicament ou les vêtements. D’autres sources sont allées jusqu’à dire que des commerçants et des hommes d’affaires israéliens veulent inonder le marché national algérien de produits chinois contrefaits d’origine israélienne. Pourtant, la loi algérienne insiste strictement sur l’origine du produit et celle de la matière. L’UGCAA a dans ce sens appelé, à travers un communiqué, à l’éradication du marché informel, de l’évasion fiscale et du blanchiment d’argent ainsi qu’à revoir la politique fiscale. L’UGCAA appelle aussi les commerçants algériens à ne pas commercialiser les produits arabes qui sous-traitent avec les entreprises israéliennes. Le communiqué ajoute que deux journées d’étude seront organisées les 15 et 17 août sous le thème «La protection du produit national et la valorisation de la consommation nationale». L’UGCAA appelle dans ce contexte toutes les organisations et associations des pays arabes à se préparer pour la création d’une Union des commerçants arabes pour prémunir le marché arabe et national et concrétiser le rôle de la Zone arabe de libre-échange.