+ Reply to Thread
Page 2 of 2 FirstFirst 1 2
Results 8 to 13 of 13
  1. #8
    Guest 123 is offline Registered User
    Join Date
    Jan 2006
    Posts
    0

    Riyad Hamadi :


    Lundi 19 Juillet 2010 -- Après plus de vingt ans d’autonomie des entreprises publiques, le gouvernement multiplie les mesures dirigistes qui étaient en vigueur dans les années du socialisme. De nombreuses sociétés à capitaux publics sont retournées depuis 2009 dans le giron des ministères de tutelle, mettant fin de fait à leur autonomie. Ce retour au dirigisme inquiète les gestionnaires du secteur public. « Nos clients sont nos chefs. Ils nous donnent du travail et des ordres. On ne peut pas les contredire, contester une décision, ou refuser un projet parce qu’il n’est pas rentable. On ne peut pas traiter avec eux sur une base économique », estime le directeur d’un groupe public. Les ministres de l'Habitat et des Travaux publics président les assemblées générales de nombreuses entreprises de leurs secteurs respectifs. Ils sont désormais chargés de veiller au bon fonctionnement de ces entreprises, avec comme objectif principal la concrétisation des projets contenus dans le programme public d’investissements 2010-2014 d’un montant de près de 300 milliards de dollars. « Les ministres ont pour mission de réaliser des objectifs politiques chiffrés : réaliser plus d’un million de logements, une autoroute de 1.000 km, des routes et des barrages, etc. Les entreprises économiques ont des objectifs différents à savoir réaliser des bénéfices et créer des richesses », ajoute le même directeur.

    Le retour du dirigisme des années du parti unique se traduirait par la perte pour les entreprises publiques de leur autonomie instaurée au début des années 1990. «Le dirigisme signifie que le politique va primer sur l’économique. Les entreprises deviendront des outils entre les mains des pouvoirs pour réaliser des objectifs politiques au détriment de la rentabilité économique. Si le ministre de l’Habitat demande à une entreprise de son secteur de réaliser des logements avec des prix bas et non rentables, l’entreprise ne peut pas refuser. Elle va prendre le projet, perdre de l’argent », explique un ancien directeur des finances d’une entreprise publique qui a requis l’anonymat.

    Plus inquiétant, des informations font état de la volonté du gouvernement de réduire au maximum les prérogatives des gestionnaires publics au profit des ministres, comme la décision de nommer des cadres dirigeants jusque là du ressort du PDG de l’entreprise. « Les ministres auront un droit de regard et doivent valider toutes les nominations. Autrement dit, ce ne sera pas la compétence qui va primer, mais les relations et la politique », avertit le même financier. En fait, le gouvernement ne sait plus quoi faire des entreprises publiques. Après l’échec de la politique de privatisation massive durant les années 1990, les autorités veulent relancer le secteur public en y injectant des sommes importantes, tout en renforçant les mesures de contrôle pour lutter contre la corruption et le gaspillage. Cette politique fait peur aux gestionnaires publics qui prennent le moins possible d’initiatives pour éviter de se retrouver en prison.

  2. #9
    Guest 123 is offline Registered User
    Join Date
    Jan 2006
    Posts
    0

    Samia Amine :


    Dimanche 2 Janvier 2011 -- Une somme de 450 milliards de dinars (plus de six milliards de dollars) sera injectée dans le programme de réhabilitation du secteur public marchand industriel qui s'étale sur une période de cinq ans. C’est ce qu’a indiqué le ministre de l’Industrie, de la PME et de la Promotion de l’Investissement, dimanche 2 janvier, lors d’une conférence organisée au Forum El Moudjahid autour du bilan d’activité de son département. Le processus de réhabilitation a été déjà entamé, a ajouté le ministre, par «le traitement d’un premier lot d’entreprises». Dans ce sens, l’intervenant a cité entre autres, la création du Groupe Ciment d’Algérie (GICA) avec un programme d’investissement de 141 milliards de dinars et la mise en œuvre d’un plan de développement pour le groupe pharmaceutique Saidal avec un budget de 16 milliards de dinars. M. Benmeradi a également évoqué, «la mise en œuvre d’un ambitieux plan de développement dans la filière mécanique avec des investissements initiaux de 44 milliards de dinars». Concernant le deuxième lot d’entreprises, Mohamed Benmeradi a précisé que l’étude est toujours en cours. «Il sera proposé au Conseil de Participations de l’Etat la création de groupes industriels par la restructuration de certaines sociétés de gestion des participations (SGP) dans les secteurs de l’électronique, l’électrodomestique, les constructions métalliques et la transformation sidérurgique», a‑t‑il fait savoir. Le programme de développement de ces groupes en cours de maturation a été estimé, quant à lui, à environ 300 milliards de dinars. Le département de M. Benmeradi compte contribuer à la hausse de la part de l’Industrie dans la valeur ajoutée nationale en la portant à 10% "à l'horizon 2014", contre 5 % actuellement. Dans son intervention au Conseil de la Nation, en décembre dernier, le Premier ministre avait annoncé que le plan de réhabilitation des entreprises publiques activant dans les secteurs des travaux publics, de l'hydraulique et de l'habitat sera doté d'un budget de 600 milliards de dinars.

  3. #10
    Guest 123 is offline Registered User
    Join Date
    Jan 2006
    Posts
    0

    Hamid Guemache :


    Mardi 18 Janvier 2011 -- Depuis quelques mois, la politique économique du gouvernement manque de cohérence. Au moment où l’Etat accorde au secteur public des financements importants notamment via le Fonds national de l’investissement (FNI), le gouvernement décide de ligoter les mains des entreprises publiques en leur imposant d’appliquer le nouveau code des marchés publics. En obligeant les entreprises détenues par l’Etat à appliquer ce code pour les appels d’offres, le gouvernement a, de fait, favorisé les entreprises privées. Des patrons du secteur public soupçonnent le puissant lobby du privé d’avoir influencé la décision du gouvernement. Ce code n’est pas un garant de la transparence dans la gestion de l’argent de l’Etat, comme en témoignent les scandales de corruption dans l’administration qui l’applique depuis plusieurs années. Mais il est l’une des causes principales des retards enregistrés dans la réalisation des investissements publics. Ainsi, un projet de réalisation de barrage met près de deux ans pour prendre forme, entre le lancement de l’appel d’offres, le choix provisoire de l’entreprise de réalisation et le démarrage des travaux. Une donnée que le gouvernement n’ignore pas. Dans le BTP par exemple, l’avantage accordé aux privés en les dispensant d’appliquer ce code sera déterminant lors de l’attribution des marchés publics, notamment en termes de délais de réalisation. Un logement se réalise dans un délai de 18 mois. Mais les procédures d'appels d’offres pour l’achat du rond à béton, du ciment et autres matériaux de construction, peuvent durer jusqu’à deux ans. «Si la décision d’appliquer le code des marchés publics est maintenue, nous allons fermer. Il n’y aucune possibilité de concurrencer le privé national et les groupes étrangers. Ce sera la mort subite pour le secteur public», avertit le directeur d’une entreprise publique. Le code pourrait achever les dernières entreprises publiques du BTP encore en activité et qui sont déjà fragilisées et affaiblies par des années de gestion hasardeuse de la part du gouvernement. Des groupes comme Cosider, sauvé de la faillite il y a quelques années, Infrafer ou l’ENGOA sont menacés.

  4. #11
    Guest 123 is offline Registered User
    Join Date
    Jan 2006
    Posts
    0

    Ali Idir :


    Mardi 18 Janvier 2011 -- Après les importations massives, les emplois artificiels. Pour calmer le front social en ébullition depuis quelques semaines en raison du chômage et de la mal-vie, le gouvernement multiplie les recettes. Dernière initiative en date, il a demandé aux entreprises et banques publiques de créer rapidement des emplois. Selon nos informations, plusieurs organismes publics ont reçu l’instruction de préparer un plan d’embauche et de le présenter dès aujourd’hui à leur tutelle. «Le gouvernement nous a demandé de créer des emplois avec effet immédiat, même si nous n’en avons pas vraiment besoin», affirme à TSA un dirigeant d’une entreprise publique. «Le gouvernement a demandé de présenter un plan sur nos possibilités de recrutement», confirme un autre chef d’entreprise qui a requis l’anonymat. Les entreprises des travaux publics et du bâtiment ont reçu des ordres de la part des ministres dont elles dépendent pour créer rapidement le maximum d’emplois. Le gouvernement veut ainsi absorber la colère des chômeurs, dont sept ont dernièrement recouru à une tentative d’immolation par le feu pour réclamer du travail. Officiellement, le taux de chômage est de 10% en Algérie. Mais ce chiffre ne reflète pas la réalité. Le gouvernement n’arrive pas à offrir du travail aux 120.000 nouveaux diplômés qui arrivent chaque année sur le marché du travail. Toutefois, le problème du chômage n’est pas seulement lié à la situation économique du pays. Depuis deux ans au moins, le gouvernement bloque de nombreux projets d’investissements nationaux et étrangers. Si l’absence d’autorisations pour les projets émanant d’investisseurs étrangers est liée à la volonté du gouvernement de contrôler le flux des devises qui sortent du pays, les blocages concernant des privés algériens est plus difficile à expliquer. «Il y a dix ans, on pouvait créer une entreprise et commencer à travailler en l’espace de dix jours. Avec un récépissé délivré par l’administration, on pouvait même importer du matériel. Aujourd’hui, tout est bloqué. Les dossiers attendent plusieurs mois, parfois sans réponse», se plaint un chef d’entreprise privée. «On peut créer des emplois. Mais le gouvernement doit d’abord autoriser les projets et cesser les blocages», conclut-il. Mohamed Benmeradi, ministre de l’Industrie, n’a‑t‑il pas affirmé début janvier que Renault et Volkswagen voulaient investir en Algérie mais que le gouvernement était en train de «réfléchir» ?

  5. #12
    Guest 123 is offline Registered User
    Join Date
    Jan 2006
    Posts
    0

    Hamid Guemache :


    Jeudi 3 Février 2011 -- Le président Abdelaziz Bouteflika a chargé le gouvernement, lors du Conseil des ministres tenu jeudi 3 février, de préparer les dispositions législatives appropriées en vue de la dépénalisation de l'acte de gestion. En attendant cette mesure, le chef de l’État a demandé aux gestionnaires publics de faire confiance à l’État. «J’invite les cadres et gestionnaires publics à s'atteler sereinement à leur mission, en faisant confiance à l'État qui les emploie et à la justice indépendante», a dit le président Bouteflika. La décision a été accueillie favorablement par les directeurs d’entreprises publiques interrogés par TSA. «C’est une très bonne nouvelle», se félicite le PDG d’un groupe public. «La dépénalisation de l’acte de gestion va relancer la machine économique», assure‑t‑il. Cette mesure était en effet attendue de longue date par les managers publics, soumis à de très fortes pressions. Les enquêtes sur la corruption lancées en 2008 et la volonté du gouvernement de contrôler les dépenses publiques ont fini par bloquer l’appareil économique public. Tétanisés par l’incarcération des cadres, les gestionnaires du secteur public, hésitent à prendre des décisions, de crainte de se retrouver en prison.

  6. #13
    Guest 123 is offline Registered User
    Join Date
    Jan 2006
    Posts
    0

    Merouane Mokdad :


    Mardi 29 Mars 2011 -- Les entreprises publiques ont bénéficié d’un soutien de l’État estimé à 1.100 milliards de dinars, soit près de 15 milliards de dollars. L’annonce a été faite mardi par Mohamed Benmeradi, ministre de l’Industrie, de la PME et de la Promotion des investissements, sur les ondes de Chaîne III de la radio nationale. Il a indiqué qu’une évaluation de cet appui se fait actuellement au niveau du Conseil des participations de l’État (CPE). «Il est vrai que par rapport aux 22.000 milliards de dinars du plan quinquennal (2010‑2014), cela ne représente que 4% mais l’État met l’effort dans l’investissement et la mise à niveau du potentiel existant des entreprises publiques. Les entreprises publiques qui ont un marché et un potentiel ont bénéficié de soutiens très importants», a‑t‑il indiqué. Le ministre a rappelé que le gouvernement a adopté depuis une année un programme de mise à niveau des PME du secteur privé d'un montant de 4 milliards de dollars.

    Selon M. Benmeradi, les secteurs industriels, qui ont un effet d’entraînement sur les autres activités tels que la mécanique, seront encouragés. La filière mécanique bénéfice déjà d'un plan de 21 milliards de dinars. «Il faut avoir des entreprises crédibles dans leurs structures financières et technologiques et dans leurs managements avant d’aller vers des partenariats. D’où l’importance de la mise à niveau des entreprises publiques notamment dans le secteur de la mécanique», a‑t‑il dit. D'après le ministre, les choix pris ces dernières années pour l’encouragement de l’investissement direct étranger (IDE) et du secteur privé n’ont pas donné de résultats sur le terrain. «Sur toute la décennie 2000‑2010, les IDE, hors hydrocarbures, étaient inférieurs à 2 milliards de dollars. Durant la même période, l’investissement privé représente moins de 25% du total des investissements nationaux. Les investissements par la dépense publique n’ont pas eu d’effet d’entraînement sur la croissance», a‑t‑il expliqué. Par conséquent, le gouvernement a, d’après lui, décidé de donner plus de ressources à l’investissement productif. «C’est l’objectif du plan d’investissement du secteur public. Il s’agit aussi de créer des conditions de relance de l’investissement privé», a‑t‑il dit.

Posting Permissions

  • You may not post new threads
  • You may not post replies
  • You may not post attachments
  • You may not edit your posts