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  1. #1
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    Rafik Tadjer :


    Samedi 14 Mars 2009 -- Le gouvernement donne carte blanche à l'Inspection générale des finances (IGF) pour contrôler les entreprises publiques. Les modalités de contrôle de gestion et d'audit des entreprises étatiques par l'IGF viennent d'être publiées au Journal officiel. Un décret signé par le premier ministre Ahmed Ouyahia précise les huit domaines d'intervention du gendarme de la finance : les conditions d'application de la législation financière et comptable, la passation de contrats, les transactions mobilières et immobilières, la gestion de la situation financière, la fiabilité et la régularité des comptabilités, le rapprochement entre les prévisions et les réalisations, les conditions d'utilisation et de gestion des moyens et le fonctionnement interne.

    Le programme d'intervention de l'IGF est fixé annuellement, mais cette inspection peut effectuer à tout moment des contrôles inopinés et urgents, à la demande des autorités ou des actionnaires. L'IGF est également autorisée à « enquêter » sur tous les domaines de contrôle et d'audit de gestion demandés par les autorités ou les organes représentant l'Etat actionnaire, selon le texte du décret. Ses inspecteurs sont autorisés à accéder à tous les documents et locaux de l'entreprise. Toutefois, les relations entre les entreprises et le ministère de la Défense nationale ne sont pas exclues du champ d'intervention de l'IGF.

    Le gouvernement donne ainsi carte blanche et tous les pouvoirs à l'IGF dans sa nouvelle mission de contrôle de l'utilisation de l'argent public par les entreprises publiques. Les gestionnaires de ces sociétés sont obligés de coopérer pleinement avec l'IGF en lui fournissant toutes les informations nécessaires à son enquête, même celles classées confidentielles. L'accès aux informations classées «secret défense nationale », est conditionnée par la présentation d'une lettre de mission conjointe de la part des ministères de la défense nationale et des Finances. Ils sont également obligés de maintenir en poste tous les interlocuteurs désignés durant la durée de la mission de l'IGF.

    L'IGF doit mentionner toutes ses constations dans un rapport de mission qu'elle doit présenter d'abord aux gestionnaires de l'entreprise concernée, puis à l'organe ou l'autorité ayant demandé son intervention, selon le décret. Certains « rapports particuliers » pourront être transmis uniquement à l'autorité à l'origine de la saisine de l'IGF, précise le même texte. L'IGF doit aussi présenter des mesures susceptibles d'améliorer la gestion des entreprises contrôlées. Les gestionnaires de l'entreprise publique soumise au contrôle pourront contester le rapport de l'IGF en fournissant leurs arguments et explications. Ils sont tenus de répondre dans un délai de deux mois aux remarques et accusations de l'IGF.

  2. #2
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    Samir Allam :


    Dimanche 15 Mars 2009 -- Le gouvernement vient de décider d'accorder les pleins pouvoirs à l'Inspection générale des finances (IGF) pour contrôler les entreprises publiques. Les inspecteurs de cette structures ont la possibilité d'intervenir dans huit domaines : les conditions d'application de la législation financière et comptable, la passation de contrats, les transactions mobilières et immobilières, la gestion de la situation financière, la fiabilité et la régularité des comptabilités, le rapprochement entre les prévisions et les réalisations, les conditions d'utilisation et de gestion des moyens et le fonctionnement interne.

    Tout le monde le sait : les entreprises publiques sont mal gérées. À quelques exceptions près qui se comptent sur les doigts d'une seule main, elles affichent des performances médiocres sur tous les plans. Les rares groupes publics qui tirent leur épingle du jeu sont confrontés à d'autres problèmes : concurrence déloyale des produits importés d'Asie, interventionnisme politique, manque de compétence, absence d'une stratégie gouvernementale claire...

    À première vue, permettre à l'IGF de contrôler la gestion des entreprises publiques peut apparaître comme une bonne décision. Il s'agit d'empêcher les dirigeants de certaines entreprises étatiques de confondre les sociétés qu'ils dirigent avec leurs biens personnels et de réduire la corruption. Mais dans les faits, cette décision peut s'avérer inutile, voire dangereuse.

    D'abord, l'IGF n'a à aucun moment prouvé son efficacité dans son périmètre d'action traditionnel : le contrôle des finances des institutions de l'Etat. Quel ministère, administration ou structure étatique a été épinglé ou rappelé à l'ordre par l'IGF ? Pourtant les exemples de gaspillage de l'argent public ne manquent pas. Les ministères de la Culture et du Tourisme en sont des exemples parlants.

    Ensuite, mettre les dirigeants des entreprises publiques sous la « tutelle » de l'IGF risque d'empêcher ces entreprises de se développer convenablement. Comment peut-on juger en effet si une décision d'investissement est conforme à une bonne utilisation de l'argent public ou pas. Enfin, en confiant à l'IGF ses missions de contrôle, l'Etat désavoue ses représentants au sein des Conseils d'administration des entreprises publiques.

    En Algérie, les entreprises publiques n'ont pas besoin d'être soumises à des pressions supplémentaires. Elles ont besoin d'un management compétent à leurs têtes, d'une stratégie claire et de conditions favorables pour se développer et devenir concurrentielles et rentables. Pour celles qui ne pourront pas suivre, il existe deux solutions : les fermer ou les vendre à des investisseurs privés.

  3. #3
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    Vendredi 3 Juillet 2009 -- Le gouvernement veut relancer des entreprises publiques activant dans les transports et l'agriculture. Le ministre des Finances Karim Djoudi a affirmé jeudi devant le Conseil de la National que l'Etat « s'apprête à soutenir financièrement plusieurs entreprises publiques », via une augmentation de capital ou le rachat de dettes.

    Le ministre n'a pas donné la liste des entreprises concernées, ni le budget réservé à ces opérations. « La plupart des entreprises concernées activent dans les transports aérien et ferroviaire et dans l'agriculture », s'est-il contenté de dire.

    La compagnie aérienne Air Algérie, la SNTF, la CNAN et des entreprises spécialisées dans la fabrication du matériel agricoles devraient recevoir des aides de l'Etat pour leur permettre de se développer. Le gouvernement cherche à se doter de bras armés économiques pour concrétiser la relance économique et maintenir des dizaines de milliers d'emplois dans ces secteurs stratégiques.

  4. #4
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    Nabila Amir :


    Samedi 4 Juillet 2009 -- L’Etat algérien est disposé à booster les entreprises publiques créatrices de richesses et disposant d’un marché et de capacités de production. Des entreprises jouissant, dans l’ensemble, d’une grande potentialité. Un programme de soutien financier au profit de plusieurs de ces entreprises est en phase de concrétisation. L’annonce a été faite, jeudi, par Karim Djoudi, ministre des Finances, en marge d’une session plénière du Conseil de la nation consacrée aux questions orales. Le représentant du gouvernement indique que ce soutien se traduira soit par l’augmentation des capitaux de ces entreprises ou alors à l’achat de leurs dettes. « Les entreprises qui seront touchées par cette mesure doivent jouir exclusivement d’un poids certain sur le marché », a précisé le grand argentier du pays, qui estime que la plupart des entreprises concernées par cette mesure activent dans le secteur des transports aérien à l’image d’Air Algérie, et ferroviaire, à l’instar de la SNTF, de l’agriculture et de la mécanique.

    Le Premier ministre Ahmed Ouyahia avait, le 28 mai 2009, lors de la présentation du plan d’action du gouvernement devant le Conseil de la nation, largement abordé ce volet en insistant sur le soutien de l’Etat à l’entreprise créatrice de richesses. À ce propos, il avait promis des mesures incitatives additionnelles pour soutenir l’investissement dans le secteur des entreprises publiques et des PME et un plus grand encouragement de la promotion immobilière. Dans ce contexte, M. Ouyahia avait fait part de la décision du gouvernement d’ouvrir, en juin dernier, les dossiers relatifs à certaines entreprises publiques aux fins de les soutenir financièrement. Il s’agit, avait-il cité, de Saidal pour l’industrie pharmaceutique, du secteur de l’industrie mécanique et du complexe de construction de moissonneuses-batteuses. Pour rassurer les parlementaires, le chef de l’Exécutif avait démenti, rappelons-le, les rumeurs portant sur le désengagement de l’Etat vis-à-vis de ces entreprises. « L’économie de marché vers laquelle l’Algérie se dirige n’est pas synonyme d’abandon d’entreprises publiques. Nous allons certes aider les entreprises, mais seulement celles ayant un potentiel sur le marché », avait averti le Premier ministre.

    Outre le soutien aux entreprises publiques, K. Djoudi a évoqué d’autres sujets portant sur le projet de loi de finances complémentaire, les augmentations de salaires, la crise économique et les directions de la conservation foncière. La loi de finances complémentaire prévoit, selon le ministre, des mesures visant à promouvoir l’investissement national, à lutter contre la fraude, l’évasion fiscale et la contrefaçon et à alléger la pression fiscale pour soutenir l’emploi et créer de nouvelles richesses. S’agissant du budget dégagé pour les augmentations de salaires dans la Fonction publique, le ministre a expliqué que pour l’heure, il était impossible de donner le montant de cette enveloppe, qui est tributaire de la tripartite. « C’est la tripartite qui déterminera le seuil des augmentations, donc il faut attendre sa tenue pour être fixé sur leur montant », a-t-il souligné avant de rappeler que « l’Algérie n’a pas été directement affectée par la crise économique mondiale ». Précisant que les réserves de change en sa possession permettent à l’économie nationale de faire face, à moyen terme, à la récession qui sévit actuellement, le ministre affirme que « le fonds de régulation des recettes permet de mettre en place les programmes d’équipement public à moyen terme sans incidence sur l’équilibre financier intérieur ».

    À une question relative aux directions de la conservation foncière, le représentant du gouvernement a précisé qu’elles ont été dotées de 480 nouveaux agents fonciers, soit 10 agents pour chaque direction de wilaya. Selon lui, le secteur a pris en charge « la formation de 165 inspecteurs principaux qui ont pris leurs fonctions cette année ». En plus de l’encadrement humain, a-t-il ajouté, ces structures chargées de l’organisation de la propriété foncière se sont renforcées par des systèmes informatiques modernes qui faciliteront leurs missions. D’après M. Djoudi, le département des Finances lancera dans les prochains jours un appel d’offres pour l’achat de 100 véhicules en vue de faciliter le déplacement de ces agents sur le terrain. Cette mesure a été précédée de l’installation d’équipes de contrôle au niveau de chaque wilaya dans le cadre de la réorganisation des directions de wilayas de la conservation foncière.

  5. #5
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    Samedi 4 Juillet 2009 -- “L'État s'apprête à concrétiser un programme de soutien financier au profit de plusieurs entreprises publiques en procédant à l'augmentation de leurs capitaux ou à l'achat de leurs dettes”. C’est du moins ce qu’a déclaré le ministre des Finances, Karim Djoudi, au sortir de la session plénière du Conseil de la nation (Sénat), de jeudi consacrée aux questions orales. Sollicité par la presse à propos des entreprises concernées par cette mesure, le ministre des Finances a précisé que “la plupart des entreprises concernées activent dans le transport aérien et ferroviaire et dans l'agriculture”, avant de noter que “toutes ces entreprises qui seront touchées par ce programme jouissent de grandes potentialités et d'un poids certain sur le marché national”. Évoquant le Fonds de régulation des recettes, le membre du gouvernement, très sollicité par ailleurs par la presse, expliquera à ce propos que “ce fonds permet de mettre en œuvre les programmes d'équipements publics à moyen terme sans incidence sur l'équilibre financier intérieur”. Sollicité dans la foulée sur le projet de loi de finances complémentaire 2009, le ministre des Finances a expliqué qu'il prévoyait des mesures visant à promouvoir l'investissement national, à lutter contre la fraude, l'évasion fiscale et la contrefaçon, à alléger la pression fiscale pour soutenir l'emploi et créer de nouvelles richesses. Interrogé dans le même temps sur les directions de la conservation foncière, le membre du gouvernement indiquera qu’“elles ont été dotées de 480 nouveaux agents fonciers, soit 10 agents pour chaque direction de wilaya affirmant que le secteur a pris en charge la formation de 165 inspecteurs principaux qui ont pris leurs fonctions cette année”.

    Dans le même ordre d’idées, le ministre expliquera que ces structures chargées de l'organisation de la propriété foncière se sont renforcées par des systèmes informatiques modernes qui leur faciliteront leurs missions. Sur sa lancée, le ministre qui s’adressait aux membres du Conseil de la nation en réponse à leurs préoccupations, annoncera le lancement sous peu par son département d’un appel d'offres pour l'achat de 100 véhicules en vue de faciliter le déplacement de ces agents sur le terrain. “Cette mesure a été précédée de l'installation d'équipes de contrôle au niveau de chaque wilaya dans le cadre de la réorganisation des directions de wilaya de la conservation foncière”, notera encore le ministre. La question de la crise financière a constitué une autre question à laquelle le ministre des Finances a répondu en disant que “l'Algérie n'a pas été directement affectée par la crise économique mondiale et les réserves de change en sa possession permettent à l'économie nationale de faire face à moyen terme à la récession qui sévit actuellement”.

    Intervenant de son côté, le ministre de l'Agriculture et du Développement rural, M. Rachid Benaïssa, a annoncé en réponse à la question d’un sénateur sur la création prochaine d'une société chargée du suivi de la production agricole dans les régions rurales à l'instar de la plantation, le boisement, l'irrigation rurale et la lutte contre la désertification. En marge de la séance plénière, le membre du gouvernement notera que cette société publique sera appelée “société d'engineering rural” et sera opérationnelle à partir du début de la prochaine saison agricole. Autrement dit en octobre-novembre. Cette société notera le ministre “constituera un nouvel outil puissant visant à soutenir le secteur agricole”. “Au cas où elle réaliserait avec succès les premiers programmes dans certaines wilayas, son champ d'intervention sera élargi aux 48 autres wilayas du pays”, notera-t-il encore avant de préciser que “la société devrait élargir son activité à l'ensemble du territoire national après une ou deux années à partir de la date de son entrée en activité”. Interrogé sur le système de régulation des produits à large consommation Sypralac, M. Benaïssa a indiqué que ce système qui se renforce davantage est en mesure de créer un équilibre dans les prix des différents produits agricoles, à l'instar de la pomme de terre et l'oignon, en attendant sa généralisation aux autres produits.

    Le paiement par les agriculteurs et éleveurs de bétail de leurs dettes auprès des banques a été arrêté suite à la décision du président de la République relative à l'effacement de leurs dettes, expliquera-t-il encore à ce propos. Par ailleurs, le ministre expliquera que le problème de financement des programmes a été réglé “définitivement” grâce aux décisions des autorités publiques de consacrer “200 milliards de DA à ces programmes, soit près de 3 milliards de dollars”. Sur la question des enveloppes financières que le ministère a consacrées au financement du programme annuel du développement rural, le ministre a expliqué qu'elles sont de l'ordre de 60 milliards de DA : “Un programme a été tracé par le ministère en vue de développer et d’élargir les terres arables à travers la réhabilitation d'un hectare de terres incultivables à partir de l'année prochaine”. 6 800 projets de développement de proximité ont été enregistrés à ce jour au niveau de 1 200 communes à travers le territoire national, expliquera le ministre, avant de préciser que ces derniers devraient créer 150 000 postes de travail. En outre, 1 850 projets ont été entamés, a souligné le ministre qui a ajouté que 7 millions de citoyens bénéficieront indirectement du programme du développement rural.

  6. #6
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    Samedi 4 Juillet 2009 -- De l'argent va être donné aux entreprises publiques sous forme d'apurement de la dette ou d'augmentation du capital. Cela s'est déjà fait par le passé, sans grand résultat... La chute des recettes pétrolières et le gonflement de la facture des importations ont amené le gouvernement à «redécouvrir» que des entreprises publiques gardaient de beaux restes et qu'elles pouvaient être relancées. La déception à l'égard des IDE, insignifiants en dehors du secteur des hydrocarbures, aura fait le reste. La «tendance» est donc de relancer les entreprises publiques qui «disposent d'un marché et de capacités de production», selon la formulation d'Ahmed Ouyahia. Les entreprises publiques objet de ces nouvelles attentions sont à peu près connues: Saïdal, pour la pharmacie, la SNTF, la SNVI et le Complexe moteurs tracteurs (CMT), pour l'industrie mécanique. Cette «réorientation» en direction des entreprises publiques a trouvé une application concrète avec les contrats de plus de 40 milliards DA passés par le ministère de l'Intérieur avec des entreprises publiques. La Société nationale des véhicules industriels (SNVI) a ainsi reçu une commande substantielle de 2 870 camions destinés à la collecte des ordures ménagères et 300 minicars de transports scolaires. L'Entreprise nationale de matériels de travaux publics (ENMTP) a également reçu une commande importante. «Il est temps de booster les entreprises publiques qui disposent d'un marché et de capacités de production», avait déclaré le Premier ministre. Jeudi, le ministre des Finances, M. Karim Djoudi, a donné des indications sur la manière de traduire en acte ces attentions nouvelles en direction des entreprises publiques.

    Il était une fois «l'assainissement» des EPE

    L'Etat, a-t-il annoncé, s'apprête à concrétiser un programme de soutien financier au profit de plusieurs entreprises publiques par l'augmentation de leurs capitaux ou à l'achat de leurs dettes. Les entreprises qui doivent en profiter activent pour la plupart «dans les transports aérien et ferroviaire et dans l'agriculture». On l'aura deviné, au moins pour les transports, Air Algérie et SNTF sont concernés. Pour l'agriculture, le Complexe moteurs tracteurs de Constantine, qui connaît des problèmes financiers, devrait bénéficier de ce souci gouvernemental de «booster» les entreprises publiques. Le complexe CMT doit être restructuré avec la création de deux entreprises, l'un pour les moteurs et l'autre pour le montage des tracteurs. Toutes les entreprises touchées par ce programme «jouissent de grandes potentialités et d'un poids certain sur le marché national», a indiqué le ministre des Finances. Ce soutien financier, par apurement des dettes ou l'augmentation du capital des entreprises, signifie une nouvelle injection de fonds à partir du Trésor public. La démarche n'a rien de nouveau dans l'histoire économique du pays où des programmes «d'assainissement» des entreprises publiques ont englouti beaucoup d'argent pour des résultats peu probants. Certes, il n'y a rien d'hérétique à ce que l'Etat vienne à la rescousse de ce qui reste d'entreprises publiques pour en faire la base de sa «stratégie industrielle». Sauf que celle-ci reste fort imprécise.

    Où est la «ligne» ?

    En mars dernier, le Premier ministre avait qualifié méchamment la «stratégie industrielle» d'Abdelhamid Temmar de «propagande» qui n'a jamais été adoptée en Conseil des ministres. Il avait annoncé que la stratégie industrielle devrait être recadrée par le «plan de charge» et que les secteurs «sélectifs» en Algérie sont le bâtiment, les travaux publics, ferroviaire, mécanique et le médicament. Il avait annoncé également que des mesures allaient être mises en oeuvre pour la modernisation des entreprises publiques viables dans les secteurs du bâtiment, des travaux publics, de l'agriculture et de l'hydraulique. Le discours n'est pas nouveau. Beaucoup d'argent a été dépensé en pure perte dans «l'assainissement» des entreprises publiques. Tout dépend, pour éviter d'entrer dans la logique du tonneau des Danaïdes, de l'établissement d'un véritable diagnostic de l'état du secteur industriel national. Un problème structurel (management, produits non adaptés, obsolescence des équipements...) nécessite une réponse structurelle. La politique économique du gouvernement ne brille pas par son évidence. On ne voit pas vraiment de ligne mis à part l'objectif proclamé de la réduction des importations. Cela est fort louable. Mais pour nombre d'économistes, il n'y pas de lien évident ou mécanique entre une nouvelle allocation de ressources financières pour les entreprises publiques et l'objectif de réduction des importations. «Comment réaliser des synergies public-privé et intersectorielles» devrait être une des directions de la réflexion. Il est difficile pour le moment, estiment certains économistes, de déceler une stratégie quand le gouvernement semble réagir par impulsions successives avec des poussées de fièvre réglementaire et de recours au Trésor. Comme si l'on passait d'un libéralisme approximatif à une sorte de néo-dirigisme qui ne s'assume pas encore.

  7. #7
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    Sonia Lyes :


    Mercredi 22 Juillet 2009 -- Les entreprises publiques algériennes vont mal. Alors que Maroc Télécom est parti depuis déjà quelques années, avec beaucoup de succès, à la conquête des marchés africain et européen, Algérie Télécom peine à sortir d'une crise qui dure depuis plusieurs années. Le management actuel, comme tous ses prédécesseurs, peine à mettre en place une stratégie efficace. Au lieu de s'attaquer aux chantiers prioritaires - développement du fixe et de l'Internet haut débit - la direction de l'opérateur historique multiplie les annonces farfelues. La dernière en date concerne la volonté de la direction du groupe d'encourager leurs cadres à créer leurs propres entreprises. Annoncé il y a quelques jours, ce projet s'annonce en effet comme un véritable désastre pour le groupe. Déjà pratiquée au milieu des années 2000 par des opérateurs étrangers confrontés au problèmes de sureffectifs, la méthode dite "essaimage" a eu comme effet de provoquer le départ massif des compétences.

    "Les médiocres savent qu'ils ne pourront jamais créer leur propre entreprises. Ce sont les cadres compétents qui partent pour le faire. Les encourager à le faire est un suicide pour l'entreprise", explique un expert en télécommunications. Résultat : l'essaimage n'a pas permis de réduire les effectifs dans ces entreprises mais il a failli les vider de leurs compétences. Au moment où toutes les entreprises en Algérie se plaignent d'un manque de compétences, Algérie Télécom lance un projet se débarasser des siennes. Autre annonce faite récemment par Algérie Télécom : la gratuité du fixe dès 2013. "Le management d'Algérie Télécom essaye d'importer en Algérie des méthodes qui sont pratiquées dans d'autres pays. Or, les télécoms est aussi une affaire de culture. Imaginez offrir aux Algériens, connus pour le temps record qu'ils passent au téléphone, des communications en permanence gratuites? ", explique un expert en télécommunication.

    Mais le management d'Algérie Télécom n'est pas le seul à montrer son incapacité à gérer efficacement son groupe. Sonelgaz et Air Algérie sont deux autres exemples de la faiblesse des managers algériens placés à la tête des grands groupes publics. La première peine à gérer la consommation électrique des Algériens : tous les ans, durant l'été, l'entreprise est confrontée aux délestages. Et à chaque période, c'est la même chose : d'abord un démenti officiel sur l'existence de délestage puis le PDG passe aux aveux et promets d'améliorer les choses l'année d'après.

    Dans le secteur aérien, Air Algérie se fait tailler des croupières par Aigle Azur, une petite compagnie privée française. À l'aéroport d'Alger, les voyageurs assistent quotidiennement à des scènes de pagailles aux comptoires d'enregistrement d'Algérie. Et la direction de la compagnie peine à mettre fin à une pratique scandaleuse de son personnel : refuser l'accès à des voyageurs munis d'une carte d'embarquement pour donner leurs sièges à des "proches". Plus récemment, des déclarations malheureuses du PDG de la compagnie a provoqué la colère des pilotes qui ont failli déclencher une grève en pleine saison estivale.

    Hormis Sonatrach et quelques entreprises comme Cosider qui tirent leur épingle du jeu, la majorité des entreprises publiques peinent à mettre en place des méthodes de management efficaces. Mais l'incompétence des managers n'est pas la seule raison de cette faiblesse de nos entreprises. Ces dernières, la surpénalisation de l'acte de gestion a rendu les managers publics très frileux. "Parfois, on veut prendre une décision d'investir dans un projet. Mais de crainte de se voir reproché ce choix quelques années plus tard, on évite de le faire. On préfère l'accusation d'incompétence au risque d'aller en prison", explique le PDG d'un entreprise publique. Le retour aux affaire du Premier ministre Ahmed Ouyahia n'a pas arrangé les choses. En 1996, il avait envoyé plusieurs milliers de cadres du secteur public en prison. La majorité a été innocenté. Mais la leçon a été bien apprise : un bon manager est celui qui ne prend aucune décision...

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