Jeudi 10 Septembre 2009 -- Dans le dernier rapport évaluatif publié par la Banque mondiale et la Société financière internationale, l’Algérie s’est située dans les paliers inférieurs en termes de « la facilité de faire des affaires ». Les données de Doing Business 2010 pour l´économie algérienne démontrent un recul net de l’Algérie par rapport aux indicateurs et indices de l’année 2009. L’Algérie est classée 136e sur un total de 183 économies, un baromètre qui concerne le climat des affaires et les facilitations dont doivent bénéficier les investisseurs et les opérateurs économiques. Le classement de la facilité de faire des affaires de Doing Business 2009 a été, précise-t-on, recalculé afin de refléter les changements de méthodologie ainsi que l’addition de deux nouveaux pays. L’économie algérienne a reculé de deux points puisque le Doing Business 2009 la situe à la 134e position, tandis que dans le classement de 2010, elle ne pointe qu’à la 136e place. Le calcul de la qualité du climat des affaires tient en compte plusieurs indicateurs et indices économiques. Il s’agit, entre autres indices, de conditions de création d’entreprises, d’octroi de permis de construire, d’embauche des travailleurs, du transfert de propriété, d’obtention de prêts, de la protection des investisseurs, du paiement des impôts, du commerce transfrontalier, d’exécution des contrats et de la fermeture d’entreprises. S’agissant de l’indice lié à la création d’entreprises, l’Algérie vient à la 148e place et perd 7 points par rapport au classement Doing Business pour l’année 2009. Cet indice examine les conditions de création d’entreprises, le nombre d’étapes, la durée et les coûts requis d’une société à responsabilité limitée pour pouvoir légalement commencer son activité. L’économie algérienne a perdu aussi 5 points concernant l’indice de recrutement de la main-d’œuvre qualifiée (122e place sur le classement de 2010 contre 117 en 2009), -4 points pour l’indice obtention de prêts (l’Algérie classée 135e), -3 points sur le classement des pays en termes de protection des investisseurs (73e place), -2 points pour l’indice lié au commerce transfrontalier (122e place).
Pour ainsi dire, l’Algérie continue à être considérée comme un pays qui offre peu d’opportunités aux investisseurs et opérateurs économiques. Pour ce qui est des autres indices, à l’instar de celui relatif au transfert de propriété et/ou celui portant sur le paiement des impôts, l’Algérie, en dépit d’une légère amélioration par rapport au classement de 2009, continue à se maintenir dans les derniers rangs. Sur un total de 183 économies, l’Algérie est classée 160e sur le Doing Business 2010 concernant le transfert de propriété et vient à la 168e position concernant le paiement des impôts. Le classement général de Doing Business 2010, édité par la Banque mondiale et la Société financière internationale, témoigne d’une dégradation avérée du climat des affaires en Algérie, et ce, en comparaison avec des pays de la même région. L’Algérie est devancée surtout par le Maroc (128e place), l’Egypte (106e), mais aussi par la Jordanie qui est classée 100e sur le baromètre dit « facilité de faire des affaires ». D’autres économies de la région Moyen-Orient et Afrique du Nord surclassent très nettement l’Algérie. Il s’agit, à titre indicatif, de la Tunisie (classée 69e sur le Doing Business 2010), de l’Arabie Saoudite (13e place), les Emirats arabes unis (33e place) et le Koweït à la 61e place. Ainsi, les réformes engagées par les autorités algériennes en vue de promouvoir le climat des affaires s’avèrent infructueuses. L’échec des réformes vient s’ajouter à la politique teintée de «protectionnisme économique» adoptée depuis quelques semaines par le gouvernement actuel. L’économie algérienne risque de subir d’autres revers sur la scène internationale.
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10th September 2009 00:06 #1
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10th September 2009 00:12 #2
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Jeudi 10 Septembre 2009 -- La Banque mondiale a salué les résultats positifs des réformes engagées par l’Algérie pour l’amélioration du climat des affaires, notamment en matière du système fiscal des entreprises, du fonctionnement du secteur de la justice ainsi que dans les procédures de transfert de propriété et de construction. Ce constat a été relevé par la Banque mondiale et la Société financière internationale (SFI, filiale de la BM) dans leur rapport mondial «Doing Business 2010 : Reforming through Difficult Times (Mener à bien les réformes en ces temps difficiles)», publié hier. Dans son rapport, l’institution de Bretton Woods note que le taux d’imposition des entreprises en Algérie a été réduit de 25 % à 19 % pour le tourisme, la construction et les travaux publics ainsi que la production de marchandises. En outre, la BM constate que l’Algérie «a adopté des réglementations pour mieux gérer le processus d’octroi des permis de construire et assurer l’achèvement en toute sécurité et dans les délais des projets de construction. L’exécution des contrats a été améliorée par un nouveau code civil des procédures qui réduit les délais et élimine certaines démarches». Pour ce qui concerne le secteur de la justice, l’institution financière internationale souligne qu’ «un processus d’informatisation des tribunaux, ainsi que de leur équipement, entre autres, d’un registre électronique des cas et d’un logiciel de gestion des cas, est également en cours». Dans son rapport, la BM aborde également le système de transfert de propriété en Algérie dont elle dit qu’il a été rendu «plus simple et moins cher grâce à la réduction des frais de notaire de 0,39 % de la valeur de la propriété et à l’élimination de l’impôt sur les plus-values».
Il est à rappeler que le rapport Doing Business, publié annuellement par la BM depuis 2004, analyse les réglementations de chaque pays qui s’appliquent aux entreprises au cours de leur cycle de vie, notamment leurs opérations de création, leurs échanges commerciaux transfrontaliers, le paiement de leurs impôts et la fermeture de l’entreprise. Cependant, il ne mesure pas tous les aspects de l’environnement des affaires qui importent aux entreprises et aux investisseurs tels la stabilité macroéconomique, la solidité du système financier, la sécurité et le niveau de compétences de la main-d’œuvre dans les pays évalués. Abordant les pays du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord dans leur globalité, la Banque mondiale souligne que «la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord est celle où le rythme des réformes des réglementations commerciales a été le plus soutenu en cette année d’incertitude financière mondiale». Elle souligne également que 17 des 19 économies de cette région ont adopté des réformes réglementaires afin d’offrir des opportunités aux entrepreneurs locaux. Concernant le climat des affaires à l’échelle mondiale, le rapport note qu’un nombre record de 131 pays du monde ont réformé leurs réglementations des affaires en 2008-2009, soit plus de 70 % des 183 pays faisant l’objet du rapport, soit la proportion annuelle la plus importante depuis que le rapport annuel a été publié pour la première fois en 2004. De plus, ce progrès a été réalisé sur fond de crise économique mondiale. Doing Business 2010 a recensé 287 réformes entre juin 2008 et mai 2009, une hausse de 20 % par rapport à l’année précédente. Les pays réformateurs ont concentré leurs efforts sur la facilitation de la création et de l’opération des entreprises, le renforcement des droits de propriété intellectuelle et l’amélioration de l’efficacité de la résolution des conflits commerciaux et des procédures de faillite. Le rapport conclut que mondialement, les pays à avoir réformé le plus sont particulièrement ceux de Moyen-Orient et d’Afrique du Nord, ainsi que de l’Europe de l’Est et de l’Asie centrale.







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