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  1. #15
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    Jeudi 15 Juillet 2010 -- La localité de Maâtkas, sise à une quarantaine de kilomètres au sud de Tizi Ouzou, accueille dès ce jeudi 15 juillet le premier festival culturel local de la poterie. L’activité traditionnelle qu’est la poterie est bien enracinée dans la région. Elle est célébrée à chaque saison estivale dans la fête locale. Cette manifestation est promue cette année en festival, le premier du genre que les organisateurs comptent pérenniser. Tout au long de la semaine, les festivités auront lieu au niveau du CEM Onnar-Mohamed de la commune et l’école primaire des Frères-Tamoud au village Ikherbane. À voir le programme transmis par le commissariat du festival, l’ouverture officielle aura lieu aujourd’hui au niveau du CEM Onnar, dès 14 h, avec l’accueil des délégations participantes venues de plusieurs wilayas du pays et composées d’artisans et de membres du mouvement associatif. S’en suivra le vernissage de l’exposition, du marché de la poterie et des ateliers pour enfants et adultes. La cérémonie comprendra également une rencontre entre peintres et potiers participants. Des expositions seront organisées également au niveau du deuxième site abritant le festival.

    Le programme des communications qui seront présentées en marge du festival sera lancé dans la journée de vendredi. Le bal sera ouvert par la Chambre de l’artisanat et des métiers de Tizi Ouzou qui abordera le thème «Droits et devoirs des artisans». De son côté, M. Kamal Kheftache animera une conférence intitulée «Quelle stratégie pour un véritable développement du secteur artisanal». Les débats seront axés notamment sur les moyens à mettre en œuvre pour un meilleur épanouissement de l’artisanat. Les participants interviendront aussi sur l’apparition de la poterie en Afrique du Nord, la méthode de la collecte et la poterie de Maâtkas en tant que patrimoine à sauvegarder. Et le village Ikherbane se consacrera à l’animation en assurant des récitals poétiques, de la musique et de la danse. Aussi, cette manifestation coïncidera-t-elle avec le festival culturel arabo-africain de la danse folklorique, organisé par la direction de la culture. Plusieurs troupes participantes se rendront à Maâtkas pour des soirées au festival de la poterie. Les festivaliers attendent la troupe Djil El-Moussalaha de Sidi Bel Abbès, la troupe populaire de la maison de la Culture de Khenchela, Taziba de Beni Yenni et El-Djoussour d’art de Constantine. Au cours de la journée du 21 juillet, ce sont les petits enfants qui présenteront leurs pièces de poterie fabriquées dans les ateliers du festival. Une soirée musicale aura lieu au niveau de la place de la mairie, avant de clôturer le tout en beauté dans la matinée du jeudi 22 juillet, avec une remise de cadeaux et de prix symboliques aux participants à ce premier festival culturel local de la poterie de Maâtkas.

  2. #16
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    Samedi 17 Juillet 2010 -- Bonne nouvelle pour les bijoutiers de la wilaya d'Oran, et ce après la désignation d'un expert spécialisé dans le domaine de l'or et des métaux précieux. En effet, la Fédération nationale des bijoutiers, affiliée à l'Union générale des commerçants et artisans algériens (UGCAA), a salué, hier, cette initiative visant à renforcer le domaine du contrôle en cas de litige. Les professionnels se sentent plus ou moins rassurés, a expliqué le coordinateur local de l'UGCAA, car la nomination d'un expert oranais pour mener à bien cette mission va contribuer à la préservation de l'activité réglementaire de la bijouterie de toute pratique frauduleuse illégale. Une concurrence déloyale que les membres de cette corporation ont à maintes reprises dénoncée, notamment à travers des communiqués adressés à l'ensemble des commerçants et citoyens pour ne s'approvisionner qu'auprès des bijoutiers activant dans la légalité.

  3. #17
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    Mardi 9 Novembre 2010 -- La salle omnisports de la nouvelle ville Ali-Mendjeli de Constantine accueille du dimanche 7 au jeudi 11 novembre le Salon national de la dinanderie, un métier en déperdition. Inauguré dimanche dernier par le ministre du Tourisme et de l’Artisanat, M. Smaïl Mimoune, accompagné du wali et des autorités locales, le Salon national de la dinanderie, abrité par la salle omnisports de la nouvelle ville Ali-Mendjeli de Constantine, comprend la participation de huit wilayas, en majorité de la région est, et quarante-cinq artisans dinandiers. Aussi, l’artisanat traditionnel est-il représenté par des expositions de céramique, de couture et de poterie notamment. Il y a lieu de noter également la participation d’une quinzaine d’organismes institutionnels inhérents au secteur de soutien à l’emploi, tels que l’Anem, l’Angem, l’Ansej, la Cnac, la Casnos et des banques. D’après le directeur de la Chambre de l’artisanat et des métiers, la ville de Constantine détient sans conteste une place de choix avec 57 % du taux national, devançant de loin les villes d’Alger (15 %) et de Béjaïa (6 %). Il a également précisé que la ville de Constantine comptait, au 31 septembre dernier, 6 673 artisans dont 1 368 dans le domaine des métiers d’art traditionnels, 2 375 spécialisés dans l’artisanat de production de matériaux et 2 930 artisans de services.

    Les activités liées à la dinanderie qui relève des métiers d’art, sont pratiquées à Constantine par 300 artisans dont les deux tiers (environ 200) ne sont pas inscrits au niveau de la Chambre. Cet art traditionnel est réparti sur 19 wilayas. Lors de sa visite d’inspection et de travail dimanche dernier à Constantine, M. Smaïl Mimoune a appelé, lors d’un point de presse, les artisans à «faire acte d’une présence plus effective et organisée» afin de contribuer à l’apport d’une valeur ajoutée conséquente à même de servir l’économie nationale. La formule de coopérative est la mieux indiquée pour assurer la réussite du système productif local, récemment mis en place pour promouvoir l’artisanat et les métiers traditionnels, a affirmé le ministre à l’intention des dinandiers et artisans participant à ce Salon. Il a rappelé que le système productif local est un groupement d’intérêt commun permettant aux coopératives des différents secteurs de l’artisanat traditionnel de promouvoir leurs activités et d’avoir un accès direct aux marchés publics. Tout au long de sa visite des stands, le ministre a également mis l’accent sur la nécessité d’intensifier les sessions de formation, de recyclage et de perfectionnement pour promouvoir les métiers de la dinanderie.

  4. #18
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    Dimanche 20 Mars 2011 -- Oeuvre artistique et anthologie de l’art féminin de l’Algérie profonde, le tapis de laine pure, produit artisanal du génie familial, est menacé par l’obsolescence des moyens techniques de base utilisés pour sa fabrication et la concurrence déloyale de l’industrialisation du produit. Les signes révélateurs de cette menace sont visibles chez les marchands de tapis traditionnel du souk de Ghardaïa, désertés par les acheteurs, notamment nationaux, qui préfèrent les tapis industriels synthétiques cédés à des prix imbattables. Le tapis et autres produits traditionnels se portent mal en l’absence d’acheteurs connaisseurs et souffrent de la concurrence du tapis industriel vendu beaucoup moins cher, confie M. Benzaït, marchand de tapis au souk de Ghardaïa. Le tapis traditionnel confectionné par les tisserandes de Ghardaïa ne trouve plus acquéreur et ne s’écoule pas bien, compte tenu de son prix jugé cher par rapport à celui du tapis synthétique industriel, explique-t-il. Les dernières mesures prises par les pouvoirs publics relatives à la baisse des taux d’imposition décidée en faveur des artisans, l’octroi de crédits sans intérêts pour l’acquisition et le renouvellement des équipements utilisés dans les activités artisanales menacées de disparition sont de nature à aider les artisans à aplanir le problème de la hausse du coût du matériel d’artisan, a estimé, par ailleurs, M. Benzaït. Pratiquement, chaque famille ghardaouie possède un métier à tisser faisant partie des équipements domestiques ordinaires, d’où l’existence de quelque 15.000 femmes artisanes travaillant seules à domicile, ou en coopératives, notamment à El-Ménéa et Beni Isguen, a-t-il fait savoir.

    La fabrication du tapis artisanal, métier réservé par excellence aux femmes, revêt, outre un aspect économique, une dimension culturelle qui colporte l’imaginaire social et la tradition orale du milieu sociologique dont sont issues les tisseuses et tisserands. À travers les symboles et les motifs ainsi que le langage abstrait et géométrique fidèlement transmis, en plus avec raffinement et savoir-faire, un néophyte peut aisément déterminer avec exactitude l’origine du milieu de fabrication de la zarbia (tapis). Considéré généralement comme une œuvre ornementale pour égayer et décorer l’intérieur d’une demeure, le tapis transmet également des messages reflétant une culture millénaire riche et variée, que seul le génie féminin a pu préserver et transmettre entre générations. Ces tapisseries traditionnelles fabriquées et confectionnées par le génie familial expriment fidèlement par des caractères distincts représentés l’appartenance à chaque milieu social d’une région de l’Algérie profonde et l’enracinement aux us et culture ancestrale. Ainsi, chaque région possède son propre répertoire de dessins, de symboles et de décorations, représentés par des motifs géométriques tels les triangles et les losanges ainsi que des paillettes et franges typiques.

    Parmi les régions du pays qui excellent dans la symbolique artistique, véritable ancrage culturel et identitaire, figurent les régions de Kabylie, des Aurès, du M’zab, de Tlemcen, des Hauts Plateaux et du Djebel Amour. Du tapis d’Ath Hichem à celui de Beni Isguen, en passant par les tapis de Nememcha, de Ksar Chellala, d’Aflou et de Laghouat, l’expression artistique et symbolique propre à chaque région se manifeste à travers les dessins et motifs reproduits et exécutés magistralement par des tisserandes, dans les œuvres demandant beaucoup de patience. Chaque région se reconnaît à travers des représentations atypiques et styles géométriques assortis de couleurs soigneusement choisies par les artisanes. À titre d’illustration, les tapis des régions de Djebel Amour, de Nador en allant vers Souguer, Aflou, El-Bayadh et Laghouat, se distinguent par le mariage des couleurs rouge, noire et blanche. Chacun des symboles et couleurs que renferme le tapis artisanal, confectionné avec amour, témoigne d’une pratique sociale, d’un mode de vie propre à une région et d’une entité culturelle inspirée du vécu quotidien et de l’imaginaire sociologique. Dans cette perspective, la capitale du M’zab, Ghardaïa, reconstituera, à l’occasion de la 44e édition de la fête du tapis qui débutera samedi prochain, la diversité culturelle du pays et se penchera sur une stratégie de promotion et de valorisation du produit artisanal menacé par la concurrence du tapis industriel souvent importé.

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