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  1. #1
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    Merouane Mokdad :


    Lundi 4 Janvier 2010 -- L’Algérie veut mieux maîtriser les dépenses publiques dans l’exécution des grands projets d’équipement. Pour y parvenir, le ministère des Finances a lancé, lundi 4 janvier, le Guide de management des grands projets d'infrastructures. Elaboré par la Caisse nationale d'équipement pour le développement(CNED), « le guide est articulé autour de trois volets : maturation qui concerne toutes les phases du moment de l'idée du projet jusqu'au lancement de l'appel d'offre, suivi des projets et évaluation. Cela participe à mieux suivre, évaluer et contrôler les dépenses publiques en ce qui concerne les grands projets d'équipement », a précisé Karim Djoudi, ministre des Finances. Le nouveau guide sera distribué aux différentes administrations et maîtres d'œuvres impliqués dans les grands projets. « Même les petits projets peuvent s'en inspirer. Il sera disponible dans toutes les universités, les wilayas, bureaux d'études…etc, de façon à ce qu'il y est une méthodologie de préparation des projets avant le lancement des travaux aux fins de ne pas dépasser les coûts et délais des projets ainsi que le respect de la qualité », a indiqué, pour sa part, Farouk Chiali, Directeur Général de la CNED. Crée en 2005, la CNED a pour mission l’accompagnement technique des projets. En 2009, cette structure a suivi 31 grands projets représentant un montant de 3000 milliards de dinars (38 milliards de dollars). « On a pratiquement suivi 75% de l'ensemble des grands projets inscrits au niveau de la nomenclature de l'Algérie. Les grands projets sont ceux dont le montant dépasse les 20 milliards de dinars ou des projets qui ont un impact important sur la vie économique et sociale de l'Algérie », a indiqué Farouk Chiali. Par ailleurs, selon Karim Djoudi, le ministère des Finances a promulgué dernièrement un décret sur le contrôle financier et un autre qui fixe les dépenses d'équipement pour que tous les projets aient des études de maturation validées par la CNED ou une autre institution publique. Les pouvoirs publics, via cette initiative, aspirent visiblement à atténuer l’impact des scandales qui ont touché plusieurs grands projets, notamment celui de l’autoroute Est-Ouest.

  2. #2
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    Djamel Aklil :


    Lundi 11 Janvier 2010 -- « Ce n’est pas normal qu’on ne connaisse pas le coût des projets ! ». Cette sortie énergique est de Reda Hamiani, à l'occasion d'une rencontre organisée, lundi 11 décembre à Alger, autour du financement de projet. Le président du FCE est visiblement très remonté sur l'opacité qui entoure selon lui la gestion des grands projets d'infrastructures mis en chantier dans le pays. Le patron des patrons dénonce notamment le coût de ces projets. « Il y a des éléments qui nous font dire qu’en Algérie nous supportons un surcoût de projets par rapport à d’autres pays » a ainsi dit Reda Hamiani, avant de préciser que «ces réalisations nous coûtent plus cher qu'à des pays comme la Malaisie ou le Maroc». Le président du FCE a également évoqué des déceptions en matière de délais de réalisation des travaux : « ces projets accusent un retard dans la réalisation. Nous avons espéré le métro et d’autres grands ouvrages qui n’arrivent pas », a-t-il commenté avant de noter : « nous attendons toujours ». «À coté de ces retards, il y a de l’opacité et de la corruption » a-t-il lancé sans donner plus de précisions à ce sujet. Le président du FCE faisait sans doute allusion aux nombreux scandales de corruption révélés récemment par la presse nationale. Réda Hamiani critique également le fait que l'Etat continue de privilégier les entreprises étrangères pour la réalisation de ces grands chantiers. « Jusqu'à quand l’Algérie aura besoin d’acheter les barrages, les routes et les chemins de fer? Nous regrettons que durant les cinq dernières années, le privé national n’ait pas été associé à ces projets », a-t-il ainsi déclaré. Il a demandé au gouvernement de plus impliquer les entreprises privées algériennes dans le nouveau plan quinquennal. « Ce n’est pas normal que nous n’ayons pas de spécialistes algériens », a-t-il dénoncé. Cela passe pour lui par le développement et l'exigence de transfert technologique entre les groupes privés étrangers activant en Algérie et les entreprises nationales.

  3. #3
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    Mardi 12 Janvier 2010 -- Financés essentiellement par la manne pétrolière, les grands projets en Algérie devraient trouver d’autres ressources de financement afin d’assurer leur continuité. Les dépenses publiques consacrées à ces projets devraient être gérées avec plus de rigueur afin d’éviter les dérapage et les surcoûts. Ce sont les recommandations des participants à la rencontre sur la stratégie de financement des mégaprojets d’investissement organisée hier à Alger par la Chambre de commerce algéro-suisse. Le président de l’Association des banques et des établissements financiers (ABEF), Abderrahmane Benkhalfa, a estimé que l’Algérie devrait trouver d’autres moyens pour le financement des mégaprojets entamé depuis plus d’une décennie. Il a parlé du project finance comme mode de financement qui pourrait compléter les ressources émanant du Trésor public dans le financement des grands projets. Il a également préconisé le financement mixte qui devrait provenir des banques et des entreprises, «pourvue qu’il y ait un partage équitable des intérêts et des risques entre ces partenaires».

    Le directeur général de la Caisse nationale d’équipement pour le développement (CNED), Farouk Chiali, a parlé pour sa part du rôle de son institution dans le suivi des grands projets afin de minimiser les déperditions. «Il y a une trentaine de grands projets d’un montant global de 38 milliards de dollars et nous avons la charge de veiller à ce que cet argent soit utilisé à bon escient et à ce que les projets soient réalisés dans les délais fixés», a-t-il indiqué. Expliquant la mission de la CNED, il a affirmé que la Caisse donne son avis sur les études des projets en suivant la réalisation pas à pas comme elle fait des analyses rétrospectives de ses projets. «Cela permet de limiter la déperdition des surcoûts et les risques de dérapage des délais tout en améliorant la qualité des travaux». Il a reconnu que presque tous les projets enregistrent des problèmes de surcoûts et de dépassement de délais liés, essentiellement, à l’insuffisance de maturation d’études.

    Concernant l’implication des entreprises algériennes du secteur privé dans la réalisation des grands projets, ce responsable a fait savoir que la CNED projette de mettre en place un pôle de partenariat public-privé (PPP), afin d’apporter aux ministères techniques l’assistance et l’expertise nécessaires pour la promotion du PPP dans le financement des projets d’infrastructures. Le vice-président de la Chambre de commerce algéro-suisse, Réda Hamiani, a rebondi sur la rationalisation de la gestion des ressources en affirmant qu’il y a une opacité sur les coûts des programmes financés sur fonds de Trésor. Il a également insisté sur la diversification des ressources financières pour alimenter les grands projets en affirmant qu’il faut faire appel à des marchés pour soulager le budget de l’Etat. Il a insisté sur la nécessité d’impliquer les entreprises privées en augmentant leur participation de 20 % à 50 %. Même le partenariat avec les entreprises étrangères, qui ont le monopole des grands projets, ne profite pas vraiment à l’Algérie, a estimé M. Hamiani, car il n’y a pas de transfert de technologie. Pour le président du FCE, l’Algérie n’a pas de politique en matière d’acquisition de technologie et du développement de l’expertise nationale, et que son sort est livrée quelque part aux sociétés étrangères qui ont la charge de gérer les projets après leur livraison, comme le métro d’Alger ou encore l’autoroute est-ouest.

  4. #4
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    Riyad Hamadi :


    Mardi 12 Janvier 2010 -- Les concours de recrutement de bureaux d’études, fournisseurs et entreprises de réalisation de projets financés par l’Etat passent souvent inaperçus aux yeux de plusieurs PME. La raison ? Ils sont en partie publiés dans des journaux à très faible tirage qui ne sont pas disponibles dans la majorité des kiosques du pays. « Les appels d’offres sont publiés dans de petits journaux inconnus et parfois impossible à trouver dans les kiosques à journaux », se plaint le directeur d’un bureau d’études privé. La publication obligatoire des appels d’offres publics dans le Bulletin officiel des annonces légales (BOAL) se fait souvent en retard, à deux ou trois jours de la date limite de remise des offres. « Il est impossible d’établir une offre dans un délai de deux jours. Aussi, il est très difficile de suivre les appels d’offres publiés dans les journaux à petits tirage. Nous ne participons pas à de nombreuses consultations faute d’informations », ajoute le même directeur.

    Pour contourner cet obstacle, les chefs d’entreprises multiplient les astuces et se forcent à établir de bonnes relations avec les administrations. « Certains ont recruté des personnes chargées exclusivement de se lever chaque jour très tôt pour faire le tour des kiosques de la capitale et acheter tous les journaux pour répertorier les appels d’offres susceptibles de les intéresser », explique le même directeur. Les plus chanceux parmi les chefs d’entreprises sont tenus informés dès la publication des appels d’offres par des agents de l’administration. « Parfois ce sont des amis qui travaillent dans les administrations qui nous informent du lancement d’un appel d’offres », ajoute le directeur qui déplore toutefois cette situation. « Dans d’autres pays, les appels d’offres sont mis en ligne et accessibles à tous pour assurer une bonne concurrence. En Algérie, l’absence d’informations économiques fausse la concurrence et favorise certaines entreprises au détriment d’autres », estime-t-il.

    Le secrétaire d’Etat auprès du premier ministre chargé de la communication, Azzedine Mihoubi, a expliqué jeudi 31 décembre devant les députés que le retard dans la publication des appels d’offres dans le Boal était dû à des raisons «purement techniques». Il a indiqué que l'ANEP «déployait d'importants efforts pour pouvoir publier l'annonce dans un intervalle de 48 heures après son envoi». L’Agence nationale d’édition et de publicité prépare en effet le lancement d’un site Internet pour la publication des appels d’offres.

  5. #5
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    Riyad Hamadi :


    Mardi 25 Mai 2010 -- Le Conseil des ministres a adopté, lundi 25 mai, un plan d'investissements publics d'un montant de 286 milliards de dollars. Le nouveau programme risque toutefois de coûter plus cher à l'Etat si le gouvernement ne prend pas les mesures nécessaires pour limiter les surcoûts des projets qui seront lancés dans le cadre de ce programme. Anticipant ces inquiétudes, le ministre des Finances Karim Djoudi a assuré mardi que son ministère veillera notamment à l'amélioration « de la maturation des études de projets » pour éviter les surcoûts. M. Djoudi s'exprimait en marge d'une séance de travail au Conseil de la nation. Le gouvernement cherche à éviter les erreurs commises durant les deux premiers plans d'investissements publics lancés en 2001 et 2004. Les projets financés dans le cadre de ces deux plans ont été lancés alors que les études n'étaient pas prêtes. Exemple : l’autoroute est-ouest et les projets de chemins de fer, actuellement en souffrances, ont été lancés alors que toutes les études n’étaient pas finalisées. Résultat: les coûts de ces projets ont été revus à la hausse.

    Pour mettre fin aux réévaluations systématiques des projets, le gouvernement a décidé de confier à la Caisse nationale d'équipement pour le développement (CNED) la mission de contrôler les études des projets. La CNED doit désormais valider toutes les études de maturation des grands projets financés par l'Etat. Le président Abdelaziz Bouteflika a demandé lundi que chaque secteur veille à une bonne maturation des projets afin d'écarter les réévaluations de coûts. « Chaque secteur rendra compte annuellement de l'exécution diligente de son propre programme et nous procéderons annuellement à l'appréciation de la situation financière du pays pour, le cas échéant, tenir compte de nos moyens financiers, car nous excluons par avance tout recours à l'endettement extérieur », a déclaré le chef de l'Etat lors du conseil des ministres, selon le communiqué officiel.

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