Dimanche 24 Janvier 2010 -- L'Algérie multiplie les mesures pour contrôler les importations. Un comité de suivi du commerce extérieur a été créé auprès du ministère du Commerce, selon un décret exécutif paru au journal officiel n° 77. Son rôle: suivre et analyser les flux des échanges commerciaux, proposer toute mesure d'assainissement et de régulation de l'activité de commerce extérieur et évaluer périodiquement les données concernant le commerce extérieur, a précisé le texte. Le nouveau comité est appelé également à proposer toutes les mesures visant respectivement la rationalisation des importations, la promotion des exportations hors-hydrocarbures et la facilitation du commerce extérieur. Il est également chargé de contribuer à l'analyse et à l'évaluation des accords commerciaux, et à veiller à l'actualisation et à la fiabilité des informations contenues dans le système d'aide à la décision. Le comité présidé par le ministre chargé du Commerce extérieur ou son représentant est composé de représentants de 12 ministères dont l'Intérieur, la Défense nationale, les Finances, l'Industrie, et d'autres institutions et organismes de l'Etat comme la Banque d'Algérie, la Gendarmerie nationale, la DGSN, le Centre national de registre de commerce et l'ONS. Le texte stipule que "les administrations, les institutions et les opérateurs économiques concernés par les opérations de commerce extérieur sont tenus de fournir, en temps réel, le cas échéant, les informations concernant le commerce extérieur et destinées à alimenter le système d'aide à la décision." Les exportations de l'Algérie étaient de 43,68 milliards de dollars en 2009 contre 79,29 mds de dollars en 2008. Les importations étaient de 39,10 mds de dollars contre 39,47 mds de dollars en 2008.
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24th January 2010 18:40 #1
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Riyad Hamadi :
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25th January 2010 00:15 #2
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Lundi 25 Janvier 2010 -- Un comité de suivi du commerce extérieur a été créé auprès du ministère du Commerce en vertu d’un décret exécutif paru dans le Journal officiel numéro 77. Cette nouvelle structure est chargée «de suivre et d’analyser les flux des échanges commerciaux (exportations et importations), de proposer toute mesure d’assainissement et de régulation de l’activité de commerce extérieur et d’évaluer périodiquement les données concernant le commerce extérieur», précise le décret. Ce comité est appelé également à proposer toutes les mesures visant la rationalisation des importations, la promotion des exportations hors hydrocarbures et la facilitation du commerce extérieur. Il s’agit aussi de contribuer à l’analyse et à l’évaluation des accords commerciaux et à veiller à l’actualisation et à la fiabilité des informations contenues dans le système d’aide à la décision. Présidé par le ministre chargé du Commerce extérieur ou par son représentant, ce comité est composé notamment de représentants de douze ministères (Intérieur et Collectivités locales, Défense nationale, Finances, Industrie, PME...) et d’autres institutions et organismes de l’Etat (Banque d’Algérie, Gendarmerie nationale, DGSN, Centre national du registre du commerce, ONS...).
Le comité se réunit en session ordinaire quatre fois par an, alors que peuvent se tenir des sessions extraordinaires sur convocation de son président. Son secrétariat est assuré par l’Agence nationale de promotion du commerce extérieur qui est chargée de veiller à la préparation des réunions, à l’élaboration des projets d’ordre du jour et d’assurer la continuité des travaux. Ce comité peut faire appel à tout expert compétent dans le domaine des systèmes d’information et d’analyse économique pour l’assister et participer à titre consultatif à ses réunions. Dans le cadre de la prise en charge de ses missions, il est créé un système d’aide à la décision, qui constitue un point d’accès au système d’information sur le commerce extérieur à l’effet de collecter toutes les informations ayant trait au commerce extérieur et de disposer d’un entrepôt de données, alimenté par les différentes sources de données des institutions concernées par les opérations de commerce extérieur, précise le décret. Le comité contribue à l’analyse des informations devant alimenter ce système en procédant à la sélection des informations à mettre à la disposition du public et des informations confidentielles dont l’accès est sécurisé et réservé à l’usage exclusif des membres du comité. Le texte stipule que «les administrations, les institutions et les opérateurs économiques concernés par les opérations de commerce extérieur sont tenus de fournir, en temps réel, le cas échéant, les informations concernant le commerce extérieur et destinées à alimenter le système d’aide à la décision».
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1st February 2010 00:08 #3
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Lamine Bey Chikhi :
Lundi 1 Février 2010 -- Les missions du comité de suivi du commerce extérieur récemment créé auprès du ministère du Commerce traduisent tout à la fois l’intérêt actif des pouvoirs publics pour ce secteur éminemment important de notre économie et une prise de conscience des décideurs quant à la nécessité d’en rénover l’encadrement.Les objectifs énoncés dans cette optique couvrent l’essentiel des préoccupations généralement soulevées dans la sphère économique nationale en rapport avec nos échanges extérieurs. Parmi les éléments qui devraient conférer au comité une place de choix dans le déploiement des instruments de gestion macroéconomique, certains retiennent particulièrement l’attention. Il s’agit de la représentativité au sein de cette structure, de l’expertise sur laquelle prendront appui ses travaux et de son rôle d’outil d’aide à la décision. En ce qui concerne la représentativité, on ne peut manquer de relever son homogénéïté et sa cohésion dans la mesure où elle implique, à un haut niveau décisionnel, toutes les institutions dont les activités présentent un lien direct ou indirect avec le commerce extérieur. La crédibilité du comité découle donc d’abord et avant tout de sa composante dont la relation organique avec la puissance publique ne peut que renforcer la volonté de l’Etat de s’engager de façon plus pragmatique dans la supervision et l’évaluation des échanges extérieurs. Pour ce qui est de la possibilité de recourir à l’expertise dans le cadre des travaux que nécessiterait le suivi des transactions avec l’étranger, elle est également notable dans la mesure où, à travers la fiabilisation analytique projetée, la démarche qui la sous-tend se démarque positivement de l’approche traditionnelle qui consiste à élaborer et à diffuser des statistiques à l’état brut et sans aucun traitement critique. Quant à la mission d’aide à la décision, elle vient combler un vide dans un secteur où la multiplicité des intervenants et des sources d’information n’est pas pour favoriser la cohérence et la visibilité dans les processus de prise de décision. Il est dès lors attendu que les éclairages techniques du comité reposent sur des audits rationnels, argumentés et tenant compte autant des réalités économiques algériennes que de l’environnement international. La labellisation par l’expertise est censée permettre aux pouvoirs publics de décider en toute connaissance de cause et d’éviter ainsi les mesures intempestives ou contre-productives. C’est pourquoi, on insiste de plus en plus sur le critère de compétence dont on sait qu’il est de nature à valider en dernier ressort ce qu’on attend des experts tout en maintenant à la méthodologie l’intérêt qu’elle mérite dans la configuration de la consultation. La rapidité et les répercussions des mutations internationales, les conditions auxquelles les Etats et les économies se doivent de satisfaire en termes de compétitivité et d’inventivité, tout cela explique et légitime l’importance grandissante de la technicité dans l’accompagnement d’une politique économique. Cela dit, on ne saurait faire l’impasse sur les écueils que les autorités doivent absolument éviter pour qu’il n’y ait pas de décalage entre les objectifs juridiquement assignés au comité et les actions qui seront effectivement mises en œuvre pour leur concrétisation.
Faire contrepoids aux évaluations étrangères
Si, comme il est escompté, la programmation des axes de travail de cette entité est déclinée pour s’inscrire dans la durée, précisément parce que son champ d’intervention couvre, sous le générique de commerce extérieur, des pans entiers de l’économie, il convient alors de maintenir le fonctionnement du comité mais aussi l’encadrement de ses sessions à un niveau qualitatif et représentatif conforme à sa définition réglementaire. C’est cette rigueur qui mettra la structure à l’abri de la routine et de la banalisation et qui lui permettra de se transformer à terme en un véritable observatoire du commerce extérieur, ce dont notre pays a du reste grandement besoin. Il y a là une exigence à prendre en charge pour des considérations internes mais aussi pour des impératifs liés à la perception, dans les milieux d’affaires internationaux, de l’économie algérienne et de sa gestion. Chacun sait que cette perception est largement façonnée par les évaluations (pas toujours objectives) des compagnies d’assurance et des agences de rating. La nouvelle instance du commerce extérieur tentera vraisemblablement de faire contrepoids aux aspects tendancieux des analyses étrangères traitant de l’économie nationale et de remettre ainsi les pendules à l’heure à chaque fois que nécessaire. Des spécialistes des questions économiques et géopolitiques, eux-mêmes contrariés de devoir passer par des appréciations d’origine étrangère, pour la formalisation de leur point de vue sur notre pays, ont souvent émis le souhait de voir l’Etat algérien mettre à disposition ses propres analyses pour apporter la contradiction à ceux qui émettent des avis sujets à caution. À travers la création d’un nouvel organe de suivi des flux commerciaux et économiques, l’Algérie se donne les moyens de sortir de l’attentisme par rapport à des situations dont elle avait coutume de prendre connaissance de façon passive. Il est donc clairement établi que l’adoption d’une position offensive dans ce domaine passe non seulement par une supervision structurée des échanges et une anticipation des risques liés aux évolutions de la mondialisation mais également par des mises à niveau périodiques du traitement de l’information économique. L’Etat aura donc à maintenir au centre de sa réflexion stratégique, les conditions d’amélioration et de sécurisation du management du commerce extérieur sur la base de projections à court, moyen et long termes.







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