Mardi 9 Mars 2010 -- En vingt ans, le nombre de notaires en Algérie a été multiplié par 20. Le pays compte actuellement 1.829 notaires dont 509 femmes. L’annonce a été faite par Abdelhamid Achit Henni, président de la Chambre nationale des notaires, invité mardi matin de la chaîne 3 de la radio nationale. “La loi de 2006 qui régit la profession de notaire est moderne. Elle a apporté un équilibre entre les différentes instances notariales. Le notaire est délégataire d’une partie de l’autorité de l’Etat”, a-t-il soutenu. Le notaire assure, selon lui, la transparence des transactions en informant les services d’enregistrement, des impôts et des domaines ainsi qu’en publiant les actes par voie de presse. “Tout cela contribue à la traçabilité des opérations”, a-t-il dit soulignant que le notaire s’interdit d’établir des actes si les opérations cachent de la corruption ou un blanchiment d’argent.

“Le notaire est un homme de loi. Il n’interprète pas les lois, il les exécute”, a-t-il dit refusant de commenter le fait que l’affaire Khalifa a démarré d’un acte notarié falsifié. “Je ne comprend pas qu’un notaire soit complice avec un client car il est, de toute façon, perdant dans l’affaire. Il ne peut pas y avoir complaisance car le notaire a le droit de conseiller toutes les parties avant l’établissement des actes”, a-t-il dit. La sécurité juridique des actes notariés passe, selon lui, par la qualité de la formation des notaires et des prestations qui sont faites. “La confiance que notaire crée entre les différentes parties donne de la valeur économique aux actes notariés et la certitude aux transactions”, a-t-il relevé. D’après lui, les honoraires des notaires ne sont pas exorbitantes. “Il y a un décret qui date de 2008 qui fixe les honoraires des notaires. Ces honoraires n’avaient pas connu d’augmentation depuis 36 ans jusqu’à la promulgation de ce décret”, a-t-il précisé.