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  1. #8
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    Lundi 24 Mai 2010 :


    « Le président de la République, Monsieur Abdelaziz Bouteflika, a présidé ce jour, lundi 10 Joumada Ethania 1431 correspondant au 24 mai 2010, une réunion du Conseil des ministres.

    1. Le Conseil des ministres a tout d'abord examiné et adopté le programme d'investissements publics pour la période allant de 2010 à 2014.

    Ce programme s'inscrit dans la dynamique de reconstruction nationale entamée, voilà dix années, d'abord avec le Programme de soutien à la relance économique, engagé en 2001, à hauteur des ressources alors disponibles. Cette dynamique a été relayée par le programme 2004-2009, lui-même conforté par les programmes spéciaux au profit des wilayas des Hauts Plateaux et du Sud. Ainsi, le coût de l'ensemble des opérations de développement inscrites durant les cinq années écoulées, dont certains projets structurants sont encore en cours de réalisation, aura atteint près de 17.500 milliards DA. Le programme d'investissements publics retenu pour la période allant de 2010 à 2014 implique des engagements financiers de l'ordre de 21.214 milliards DA (ou l'équivalent de 286 milliards de dollars) et concerne deux volets à savoir:

    - le parachèvement des grands projets déjà entamés, notamment dans les secteurs du rail, des routes et de l'eau, pour un montant de 9.700 milliards DA (équivalent à 130 milliards de dollars),

    - et l'engagement de projets nouveaux pour un montant de 11.534 milliards DA (soit l'équivalent de près de 156 milliards de dollars).

    Le programme 2010-2014 réserve plus de 40% de ses ressources à l'amélioration du développement humain avec notamment :

    - près de 5000 établissements de l'Education nationale (dont 1000 collèges et 850 lycées), 600.000 places pédagogiques universitaires et 400.000 places d'hébergement pour les étudiants, et plus de 300 établissements de formation et d'enseignement professionnels,

    - plus de 1500 infrastructures de santé dont 172 hôpitaux, 45 complexes spécialisés de santé, et 377 polycliniques, ce à quoi s'ajoutent plus de 70 établissements spécialisés au bénéfice des handicapés,

    - deux (02) millions de logements, dont 1,2 million seront livrés durant le quinquennat, le reste devant déjà être mis en chantier avant la fin de l'année 2014,

    - le raccordement d'un million de foyers au réseau du gaz naturel et l'alimentation de 220.000 foyers ruraux en électricité,

    - l'amélioration de l'alimentation en eau potable, notamment, avec la réalisation de 35 barrages et de 25 systèmes de transfert d'eau, et l'achèvement de toutes les stations de dessalement d'eau de mer en chantier,

    - plus de 5.000 infrastructures pour la jeunesse et les sports dont 80 stades, 160 salles polyvalentes, 400 piscines et plus de 200 auberges et maisons de jeunes,

    - ainsi que d'importants programmes pour les secteurs de moudjahidine, des affaires religieuses, de la culture et de la communication.

    Par ailleurs, ce programme d'investissements publics réserve aussi près de 40% de ses ressources à la poursuite du développement des infrastructures de base et à l'amélioration du secteur public, avec notamment :

    - plus de 3.100 milliards DA destinés au secteur des travaux publics pour poursuivre l'extension et la modernisation du réseau routier, et l'augmentation des capacités portuaires,

    - plus de 2.800 milliards DA réservés au secteur des transports en vue de moderniser et d'étendre le réseau de chemin de fer, d'améliorer le transport urbain (avec notamment la réalisation de tramways à travers 14 villes), et de moderniser les infrastructures aéroportuaires,

    - près de 500 milliards DA pour l'aménagement du territoire et l'environnement,

    - et près de 1.800 milliards DA pour l'amélioration des moyens et des prestations des collectivités locales, du secteur judiciaires, et des administrations de régulation fiscale, commerciale et du travail.

    Outre le volume d'activités qu'il génèrera pour l'outil national de réalisation, le programme quinquennal réserve aussi plus de 1.500 milliards DA à l'appui au développement de l'économie nationale, avec notamment:

    - plus de 1000 milliards DA affectés au soutien du développement agricole et rural mis en route depuis l'année dernière,

    - et près de 150 milliards DA à la promotion de la petite et moyenne entreprise, à travers la réalisation de zones industrielles, le soutien public à la mise à niveau ainsi que la bonification de crédits bancaires pouvant atteindre 300 milliards DA pour cette même fin.

    Le développement industriel mobilisera aussi plus de 2000 milliards DA de crédits bancaires bonifiés par l'Etat pour la réalisation de nouvelles centrales électriques, le développement de l'industrie pétrochimique et la modernisation des entreprises publiques.

    L'encouragement à la création d'emplois bénéficiera, quant à lui, de 350 milliards DA sur le programme quinquennal, pour accompagner l'insertion professionnelle des diplômés universitaires et de la formation professionnelle, soutenir la création de micro entreprises et financer les dispositifs d'emploi d'attente. Les résultats des encouragements publics à l'emploi viendront s'ajouter au volume massif des recrutements qui découleront de la réalisation du programme quinquennal et des effets de la croissance économique. Tout cela permettra de concrétiser l'objectif de création de trois millions d'emplois durant les cinq années à venir.

  2. #9
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    continued.....

    Par ailleurs, le programme 2010-2014 réserve également un montant de 250 milliards DA au développement de l'économie de la connaissance à travers le soutien à la recherche scientifique et la généralisation de l'enseignement et de l'usage de l'outil informatique dans tout le système national d'enseignement et dans le service public. Après l'adoption de ce programme, le président Abdelaziz Bouteflika a rappelé que « ce programme est la concrétisation d'un engagement pris devant la Nation en février de l'année dernière, pour maintenir la dynamique de reconstruction nationale entamée depuis dix années. Il appartient, à présent, au gouvernement de le concrétiser, d'autant que sa mise en œuvre a été lancée depuis le début de cette année, avec les premières tranches d'autorisations de programmes et de crédits de paiement votés dans le cadre de la loi de finances.

    Ce programme appelle aussi, tous les citoyens à se mobiliser pour le transformer en un puissant levier de croissance, de création d'emplois et de modernisation du pays. « En effet, avec l'appui de notre peuple, nous avons pu restaurer la paix et engager la réconciliation nationale, dont l'Algérie récolte les fruits en libérant ses énergies pour rattraper ses retards et relever les défis. Il nous reste désormais à renforcer les capacités du développement national et à libérer ce dernier de la dépendance des hydrocarbures qui sont éphémères, car c'est à ce prix seulement que nous sécuriserons l'avenir et la pérennité de notre modèle de justice sociale et de solidarité nationale », a poursuivi le président de la République. « De fait, nulle période de renaissance économique ne serait irréversible si elle ne produisait les capacités de sa propre continuité, et il nous suffit d'observer les effets de la crise économique dans de nombreuses régions du monde pour nous rappeler cette leçon que nous avons eu déjà à vivre douloureusement il y a moins de vingt ans. En ce qui nous concerne, nous avons libéré l'Algérie de la dette extérieure, mobilisé toutes les ressources disponibles pour les investir dans le développement économique et social, et pris des mesures pour restaurer la maîtrise du pays sur sa propre économie. Mais tout cela serait insuffisant sans une plus grande mobilisation de tous, en vue de rentabiliser tous ces acquis", a souligné le chef de l'Etat.

    Le président de la République a ajouté : "Durant dix années, nous avons amélioré le quotidien des citoyens dans tous les domaines et permis au pays, essentiellement grâce à la dépense publique, de faire reculer fortement le chômage et de maintenir un important taux de croissance hors hydrocarbures. À présent, il nous revient de faire un autre saut qualitatif, en poursuivant, bien sûr, le développement social et la modernisation de ses infrastructures, mais en valorisant davantage les capacités productives et notre potentiel économique. C'est à ce titre que, après avoir engagé, depuis l'année dernière, un important programme de soutien à l'agriculture, nous venons de décider, en outre, de mobiliser des ressources substantielles pour moderniser les entreprises publiques et privées dans tous les secteurs. À cette fin, nous ajouterons dès cette année, à toutes les incitations déjà en place pour encourager l'investissement, un appui important à la mise à niveau des petites et moyennes entreprises (PME). Nous élargirons, aussi, les programmes de modernisation des entreprises publiques à toutes celles qui disposent encore localement d'un marché, en mobilisant également, à leurs côtés, les partenaires étrangers qui souhaitent bénéficier du marché local et des contrats liés au programme public d'investissements. Nous élargirons enfin la marge préférentielle accordée aux entreprises algériennes sur les contrats publics", a indiqué le président de la République. Le chef de l'Etat a saisi cette occasion pour appeler les entrepreneurs, les cadres dirigeants d'entreprises et les travailleurs à transformer ces investissements publics en atouts pour l'outil économique national, en création d'emplois pour les jeunes et en volume significatif d'exportations hors hydrocarbures.

    S'adressant au gouvernement, le président de la République a ordonné que chaque secteur veille à une bonne maturation des projets afin d'écarter les réévaluations de coûts, soulignant que le Trésor public enregistre à travers ce programme, la mobilisation de toutes ses capacités. "Chaque secteur rendra compte annuellement de l'exécution diligente de son propre programme et nous procéderons annuellement à l'appréciation de la situation financière du pays pour, le cas échéant, tenir compte de nos moyens financiers, car nous excluons par avance tout recours à l'endettement extérieur. Nous accompagnerons aussi cette importante dépense publique de développement avec la rigueur nécessaire, pour bannir tout excès et surtout tout gaspillage dans le fonctionnement de l'Etat et des collectivités locales. Parallèlement, les mécanismes de contrôle devront jouer pleinement leur rôle comme je l'ai déjà ordonné dans ma récente directive", a souligné le chef de l'Etat. Concluant ses remarques sur cet important dossier, le président de la République a appelé les membres de gouvernement à s'atteler à une campagne d'explication du contenu de leur programme sectoriel à travers les médias et à l'occasion de leurs visites sur le terrain. Il a également ordonné aux walis, de porter à la connaissance des élus et de la société civile, le programme de développement réservé à leurs wilayas respectives.

    2. Le Conseil des ministres a poursuivi ses travaux par l'examen et l'adoption d'un projet de loi relative aux aires protégées dans le cadre du développement durable. Ce texte propose une définition des différents espaces protégés répartis en sept catégories à savoir, le parc national, le parc naturel, la réserve nature intégrale, la réserve naturelle, la réserve de gestion des habitants et des espèces, le site naturel et le corridor biologique. Il énonce aussi les modalités de classement des aires protégées, sur avis d'une commission nationale compétente, avec la participation des autorités locales territorialement concernées. Il fixe enfin les modes de gestion des aires protégées ainsi que les dispositions à même de garantir leur protection effective.

    Intervenant au sujet de ce texte législatif, le président Abdelaziz Bouteflika a relevé qu'il vient compléter les instruments d'une politique globale entamée depuis une décennie pour préserver l'environnement, promouvoir un développement durable et dynamiser l'aménagement du territoire avec une réorientation vers une meilleure occupation spatiale des wilayas des Hauts Plateaux et du Sud. "J'attends donc du gouvernement qu'il inscrive la conduite et l'orientation du développement national, dans cette vision pour la concrétiser à moyen et long termes", a ajouté le président de la République. Le chef de l'Etat a, enfin, instruit le gouvernement de mener une action d'explication et de sensibilisation de l'opinion, notamment dans les régions qui seront concernées par l'application de cette législation sur les aires protégées pour rallier son adhésion et son concours à la protection et à la valorisation de ces espaces.

    3. Le Conseil des ministres a également examiné et approuvé un décret présidentiel portant création d'un Centre national d'études, d'information et de documentation sur la famille, la femme et l'enfance.

    Ce centre sera appelé à réaliser des études et à exploiter les données pertinentes, pour aider les pouvoirs publics dans l'élaboration et la mise en œuvre de la politique nationale de promotion de la femme et de protection de la famille et de l'enfance. Cet apport sera également mis à la disposition des acteurs universitaires et de la société civile qui concourent à la promotion de la politique nationale dans ce domaine. En outre, le centre participera à la vulgarisation des progrès importants réalisés dans la promotion du rôle de la femme et dans l'amélioration des conditions et de la sauvegarde de la famille et de l'enfance, qui sont des éléments centraux de la politique nationale de développement humain. Saisissant cette occasion, le président de la République a chargé le gouvernement d'accélérer la mise en œuvre des décisions et mesures qu'il a annoncées le 8 mars 2009, notamment l'encouragement de la formation et de l'emploi y compris à domicile, au profit des jeunes filles et des femmes notamment dans le milieu rural, la réalisation d'un programme de crèches destinées à favoriser l'engagement des femmes dans la vie active, ainsi que le dispositif législatif pour l'augmentation des chances des femmes d'accéder aux assemblées élues conformément aux dispositions de la Constitution.

    4. Le Conseil des ministres a achevé ses travaux par l'examen et l'approbation de décisions individuelles relatives à des emplois supérieurs de l'Etat. »

  3. #10
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    ALGIERS, May 24, 2010 (Reuters) - The Algerian cabinet has approved a five-year investment plan worth $286 billion on Monday as part of efforts to diversify its economy away from oil dependency, an official statement said. The 2010-2014 plan is intended to completed economic projects already underway and launch new ones in the OPEC member north African country, said the statement issued after a cabinet meeting chaired by President Abdelaziz Bouteflika. About $130 billion of the amount will go towards completing railway, road and water "big projects" while the remaining $156 billion will finance new development schemes, it said. The new projects planned for the 2010-2014 period include mainly two million housing units, infrastructure for public works, transport, health, education and sports, and financial incentives for agriculture, the statement said.

    Algeria launched a similar five-year plan for 2005-2009 to build infrastructures including a 1200-km long motorway, water desalination plants and thousands of state-subsidised housing units. The country, which is emerging from more than a decade of Islamic-linked violence in which almost 200,000 people were killed, depends on energy for some 97 pct of its export earnings. "Thanks to the support of our people, we really have managed to bring back peace and launch national reconciliation," the statement quoted Bouteflika as telling the meeting. Hundreds of rebels have surrendered to the authorities after Bouteflika offered amnesties and adopted a reconciliation policy since he came to office in 1999. "What remains to do from now on is strengthening our national development and liberate the development from dependency on hydrocarbons," he added.

    The nation of 35 million people has used most of its oil and gas earnings to boost investment in a bid to create more jobs and cure social woes, and pay foreign debt, currently around $4 billion, down from about $30 billion in late 1990s. "We have rid Algeria of foreign debt and mobilised a package of available resources to invest for economic and social development," Bouteflika said. He said Algeria would not borrow money in the next few years from international financial institutions to implement its plan. "We exclude in advance any recourse to borrowing from abroad," he added. In an apparent reference to corruption cases that hit some sectors including state-owned energy group Sonatrach, and delays in implementing the previous plan, Bouteflika stressed the need for each sector to carry out its plans. "Every sector will present at the end of each year results on its progress regarding the implementation of its programme and each year we will assess the financial situation of the country to take our financial means into account," he said.

  4. #11
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    Hakim Arous :


    Mardi 25 Mai 2010 -- Les entrepreneurs algériens sont satisfaits du programme quinquennal d'investissement annoncé, lundi 24 mai, en Conseil des ministres par le président Bouteflika. Le Forum des Chefs d'entreprises (FCE) « adhère totalement à l'option stratégique qui fonde ce plan», explique-t-il dans un communiqué paru mardi 25 mai. L'organisation de Reda Hamiani, salue notamment le fait que le plan annoncer va dans le sens d'une « valorisation de nos capacités productives (…) par la mobilisation des ressources nationales » et «la création de conditions propices au développement de nouvelles entreprises ». « Nous appelions de tous nos vœux en effet la démarche forte qui vient d’être engagée par ce nouveau Plan Quinquennal dont nous nous réjouissons parce qu’il répond très fortement à nos attentes et à nos préoccupations », ajoute le FCE. Pour l'organisation patronale, les mesures les plus satisfaisantes sont celles à destination du développement agricole, de promotion des PME par la création de zones industrielles, la facilitation de l'accès au crédit bancaire, notamment dans le secteur énergétique, l'accentuation de la préférence nationale dans l'octroi de contrats publics. Le FCE salue également les efforts annoncés dans l'insertion professionnelle des jeunes diplômés et l'aide à la recherche scientifique. Et il appelle les entreprises algériennes à se « mobiliser » pour que ce plan permette de « libérer le potentiel de notre économie».

  5. #12
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    Riyad Hamadi :


    Mardi 25 Mai 2010 -- Le Conseil des ministres a adopté, lundi 25 mai, un plan d'investissements publics d'un montant de 286 milliards de dollars. Le nouveau programme risque toutefois de coûter plus cher à l'Etat si le gouvernement ne prend pas les mesures nécessaires pour limiter les surcoûts des projets qui seront lancés dans le cadre de ce programme. Anticipant ces inquiétudes, le ministre des Finances Karim Djoudi a assuré mardi que son ministère veillera notamment à l'amélioration « de la maturation des études de projets » pour éviter les surcoûts. M. Djoudi s'exprimait en marge d'une séance de travail au Conseil de la nation. Le gouvernement cherche à éviter les erreurs commises durant les deux premiers plans d'investissements publics lancés en 2001 et 2004. Les projets financés dans le cadre de ces deux plans ont été lancés alors que les études n'étaient pas prêtes. Exemple : l’autoroute est-ouest et les projets de chemins de fer, actuellement en souffrances, ont été lancés alors que toutes les études n’étaient pas finalisées. Résultat: les coûts de ces projets ont été revus à la hausse.

    Pour mettre fin aux réévaluations systématiques des projets, le gouvernement a décidé de confier à la Caisse nationale d'équipement pour le développement (CNED) la mission de contrôler les études des projets. La CNED doit désormais valider toutes les études de maturation des grands projets financés par l'Etat. Le président Abdelaziz Bouteflika a demandé lundi que chaque secteur veille à une bonne maturation des projets afin d'écarter les réévaluations de coûts. « Chaque secteur rendra compte annuellement de l'exécution diligente de son propre programme et nous procéderons annuellement à l'appréciation de la situation financière du pays pour, le cas échéant, tenir compte de nos moyens financiers, car nous excluons par avance tout recours à l'endettement extérieur », a déclaré le chef de l'Etat lors du conseil des ministres, selon le communiqué officiel.

  6. #13
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    Fayçal Abdelghani :


    Mercredi 26 Mai 2010 -- Le Conseil des ministres a adopté avant-hier un ambitieux programme d’investissements publics pour la période allant de 2010 à 2014, avec un montant global de 21.214 milliards de dinars (286 milliards de dollars). La plus grosse part, avec 40 % des ressources se situant à 9.700 milliards DA, sera consacrée au parachèvement des projets infrastructurels, dont le rail, les routes et l’eau. Les nouveaux projets seront soutenus par une dotation de 11.534 milliards DA. Tous les chantiers des travaux publics et des transports seront pris en charge. La modernisation et l’extension du réseau routier et des chemins de fer, l’aménagement portuaire et aéroportuaire ainsi que la mise en chantier des tramways sont concernés par ce programme d’investissements publics qui leur réserve plus de 2 800 milliards DA. Le secteur de l’éducation est le mieux doté financièrement. Près de 2.000 établissements de l’éducation nationale (1.000 collèges et 850 lycées) seront créés. Alors que le gouvernement a retenu l’objectif de créer durant cette période 600.000 places pédagogiques universitaires et 400.000 autres d’hébergement pour les étudiants, en plus de 300 établissements de formation et d’enseignement professionnels. En matière de santé, 1.500 infrastructures de santé, dont 172 hôpitaux, 45 complexes spécialisés de santé et 377 polycliniques, seront bâties et 70 établissements spécialisés sont prévus pour les handicapés. En matière de logements, 2 millions d’unités seront livrées durant ce quinquennat.

    La politique de désenclavement se poursuivra avec le raccordement d’un million de foyers au réseau du gaz naturel et l’alimentation de 220.000 foyers ruraux en électricité. Pour l’alimentation en eau potable, 35 barrages et 25 systèmes de transfert d’eau ont été retenus. Une aide financière spéciale sera accordée pour achever toutes les stations de dessalement d’eau en chantier. Dans le secteur de la jeunesse et des sports, plusieurs infrastructures seront réalisées. Il s’agit de 80 stades, 160 salles polyvalentes et 400 piscines, avec plus de 200 auberges et maisons de Jeunes. Les collectivités locales ne sont pas en reste puisque le plan retient 1 800 milliards DA pour l’amélioration des moyens et des prestations. L’agriculture bénéficiera de 1.500 milliards DA, et 150 milliards DA seront affectés pour la promotion de la petite et moyenne entreprise (PME). Pour l’industrie, l’Etat accorde 2.000 milliards DA en crédits bancaires bonifiés alloués. Outre les multiples dispositifs d’emploi qui seront soutenus, l’Etat va injecter 350 milliards DA pour accompagner l’insertion professionnelle des diplômés universitaires et de la formation professionnelle. De même qu’une enveloppe financière accompagnera la création de micro-entreprises et le financement des dispositifs d’emploi d’attente.

  7. #14
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    H. Mouhou :


    Mercredi 26 Mai 2010 -- Le ministre des Finances Karim Djoudi a indiqué hier à Alger que le décret de 1998 relatif aux dépenses publiques d’équipement a été modifié en introduisant de «nouvelles contraintes» afin d’éviter les surcoûts des projets, soulignant qu’un montant de 9.600 milliards de dinars (plus de 129 milliards de dollars, ndlr) a été mobilisé dans le cadre du nouveau plan 2010-2014 pour l’achèvement des projets inscrits dans le cadre du plan quinquennal précédent. S’exprimant devant la presse en marge d’une séance plénière au Conseil de la Nation, le ministre des Finances a précisé que le nouveau plan quinquennal, adopté l’avant-veille par le Conseil des ministres, est «un programme à deux volets». «Il y a d’abord les projets qui doivent être achevés et pour lesquels un montant de 9.600 milliards de dollars est alloué et il y a ensuite un nouveau programme d’équipement», a-t-il dit, précisant que «le tout fait près de 21.200 milliards dinars (286 milliards de dollars)». Les coûts de plusieurs projets d’investissements publics inscrits dans le cadre du précédent programme quinquennal ont été revus à la hausse en raison, notamment, du manque de maturation de leurs études.

    Pour éviter ces surcoûts, Karim Djoudi a révélé que le gouvernement œuvrera à améliorer la maturation des études de projets d’investissements publics. «Pour la réévaluation des projets, nous avons modifié un décret de 1998 sur les dépenses d’équipements qui fixe un certain nombre de contraintes nouvelles», a-t-il dit. Il s’agit, a-t-il poursuivi, de «la séparation entre les inscriptions en étude et les inscriptions en réalisation ; l’obligation pour les grands projets à ce que leurs études de maturation soient préalablement validées par la Caisse nationale d’équipement et de développement (CNED) qui dispose aussi d’une mission complémentaire qui est l’évaluation des projets sur place». Dans ce sens, Djoudi a souligné que son département veillera à améliorer les études de maturation des projets et à assurer un meilleur suivi des projets d’investissements publics. «Nous allons travailler effectivement pour réaliser de meilleures études de maturation et un meilleur suivi des projets», a-t-il insisté, assurant que «ce travail va participer à favoriser une meilleure maturation des études de projets et à réduire leur réévaluation».

    Avant-hier, lors du Conseil des ministres, le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a ordonné que chaque secteur veille à une bonne maturation des projets afin d’écarter les réévaluations de coûts, soulignant que le Trésor public enregistre à travers le programme d’investissements la mobilisation de toutes ses capacités. «Chaque secteur rendra compte annuellement de l’exécution diligente de son propre programme et nous procéderons annuellement à l’appréciation de la situation financière du pays pour, le cas échéant, tenir compte de nos moyens financiers, car nous excluons par avance tout recours à l’endettement extérieur», a déclaré le Président, selon le communiqué du gouvernement sanctionnant la réunion du Conseil des ministres.

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