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  1. #29
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    Samedi 10 Juillet 2010 -- Les chefs d'entreprises intervenant dans les divers secteurs d'activités à Tizi Ouzou ont été conviés en fin de semaine dernière par le wali Hocine Mazouz à l'effet de débattre du plan quinquennal qui vient d'être notifié à la wilaya. L'occasion a été mise à profit pour le premier magistrat de la wilaya de porter à la connaissance des présents, des grandes opérations inscrites à l'indicatif de Tizi Ouzou dont la cagnotte globale est estimée fait-il rappeler, à 265 milliards de dinars. Alors que des entrepreneurs conviés ont de leur côté saisi l'opportunité pour évoquer leurs préoccupations sur le terrain comme le problème lié aux cahiers des charges des projets, l'insuffisance des effectifs des services techniques des différentes directions de la wilaya ou le problème des agrégats. Le wali a exhorté les chefs des entreprises à fusionner pour créer des groupements locaux capables de concurrencer les entreprises étrangères au moment de la soumission pour les grands projets. Dans ce sillage, il n'a pas manqué de rappeler que grâce à la cagnotte précitée, les entreprises seront dotées d'un plan de charge sur une période pouvant atteindre une décennie à l'adresse de l'assistance d'où son appel à l'investir davantage dans les effectifs et les équipements au sein de ces entreprises pour les rendre plus performantes.

  2. #30
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    Lundi 12 Juillet 2010 -- Le secteur de l’hydraulique à El-Tarf a bénéficié d’une enveloppe financière de plus de 32 milliards de dinars pour la réalisation de 33 opérations inscrites dans le plan quinquennal 2010-2014, a-t-on appris auprès des responsables locaux en charge de ce secteur. L’enveloppe allouée est destinée à financer 16 opérations d’alimentation en eau potable (AEP) moyennant plus de 25 milliards de dinars, 10 autres relatives à l’assainissement (2 milliards de dinars) et 4 actions d’hydraulique agricole (5 milliards de dinars), a-t-on précisé de même source. Le reste de l’enveloppe, soit 85 millions de dinars, servira au financement d’opérations de réhabilitation des réseaux et des installations ainsi qu’à l’équipement des différentes structures du secteur. Il est ainsi retenu, selon cette source, la réhabilitation et la rénovation complète ou partielle des différents réseaux d’AEP et le lancement de nouvelles études, en plus du renforcement de l’AEP de mechtas et d’agglomérations secondaires ainsi que certains centres urbains.

    La mise en place de nouvelles infrastructures pour l’alimentation en énergie électrique de forages, en vue de mettre un terme au problème récurrent des coupures d’électricité, accompagnera ces réalisations. La réalisation des barrages de Boukhroufa et de Boulathan, d’une capacité de retenue de 60 millions de mètres cubes chacun, et le lancement en études d’un troisième ouvrage hydraulique, en l’occurrence Bounamoussa 2, qui pourra emmagasiner 120 millions de mètres cubes et la réalisation d’une station de traitement pour le barrage Mexa, sont également inscrits au titre du même programme. Au chapitre de l’assainissement, il est attendu la réalisation de ceintures de protection pour lutter contre les inondations qui affectent certains centres urbains à chaque saison des pluies, ainsi que la rénovation des conduites d’évacuation des eaux usées et des infrastructures attenantes. Plusieurs études seront également lancées au cours des cinq prochaines années en vue de la réalisation de corrections torrentielles au niveau des oueds et l’élaboration d’un plan d’orientation pour le traitement des eaux usées.

    Dans le domaine hydro-agricole, il est retenu l’aménagement des retenues collinaires et la réalisation de la première tranche du périmètre irrigué d’El-Tarf sur une superficie de 3.690 hectares. Pour l’exercice 2010, les services de l’hydraulique ont déjà lancé les travaux de réalisation de trois opérations distinctes pour une enveloppe financière évaluée à 720 millions de dinars. Il s’agit notamment de la réhabilitation des réseaux de transfert et de distribution de l’AEP au niveau de la wilaya, de la rénovation et de l’unification des deux conduites d’eau de Bouglez et de Bourdim qui alimentent le couloir de la RN 44 allant de Boutheldja à Drean, ainsi que la rénovation de 2.000 mètres linéaires du réseau d’alimentation en énergie électrique des forages.

  3. #31
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    Lundi 12 Juillet 2010 -- L'enveloppe financière allouée à la wilaya de Tlemcen pour le financement des réalisations inscrites par les différents secteurs d'activité (santé, habitat, hydraulique, travaux publics, énergie, jeunesse, pêche, commerce, éducation…) dans le cadre du plan quinquennal 2010/2014 est de 237 milliards de dinars. Selon le directeur de la planification et de l'aménagement du territoire (DPAT) de Tlemcen, M. Saïdi Toufik, les secteurs de l'hydraulique, des travaux publics, de l'habitat et de l'énergie accaparent à eux seuls près de 67% de l'enveloppe globale. Ce programme ambitieux s'inscrit dans le cadre de la mise à niveau des infrastructures et des équipements publics. «Les nombreux projets structurants inclus dans ce programme ont un lien direct avec la satisfaction des besoins socio-économiques des citoyens», a déclaré jeudi dernier le DPAT de Tlemcen. Ainsi, le budget alloué à la wilaya est passé de 215 milliards de dinars lors des deux plans (1999/2009) à 237 milliards de dinars pour le plan quinquennal 2010/2014, soit une moyenne annuelle d'investissement de 30 milliards de dinars pour le prochain plan, contre 19 milliards de dinars par an pour les deux plans 1999/2009. Ce qui atteste, selon M. Saïdi Toufik, l'importance des opérations qui seront lancées à travers toutes les régions urbaines et rurales de la wilaya de Tlemcen les cinq années à venir. Cette somme conséquente est répartie comme suit : 7,1 milliards de dinars pour la santé, 4,4 milliards de dinars pour la jeunesse, 276 millions de dinars pour le commerce, 45 milliards de dinars pour les secteurs de l'habitat, 23 milliards de dinars pour les travaux publics, 7 milliards de dinars pour l'hydraulique et 13 milliards de dinars pour l'énergie. Selon le DPAT, près de 87 milliards de dinars seront consacrés au financement (parachèvement du programme en cours) et 150 milliards de dinars au titre du nouveau programme 2010/2014).

    Entre autres projets inscrits dans le cadre du prochain programme, M. Saïdi Toufik a cité notamment les projets structurants tels que la réalisation de plus de 30.000 logements (avec un programme d'amélioration urbaine), la réalisation du port de pêche de Sidi-Ouchaâ, l'extension de l'abri de pêche de Honaïne, la modernisation et la réhabilitation de plus de 150 kilomètres de routes nationales et de wilaya, ainsi que l'entretien de 173 km de chemins communaux, en plus d'une polyclinique (avec maternité rurale) à Sidi Abdelli, une maternité urbaine (à Tlemcen, 2e tranche du CHU de la ville), un hôpital de 120 lits à Ouled Mimoun, 7 centres sportifs de proximité, 16 aires de jeux de football, 4 auberges de jeunesse, 5 piscines de proximité, une salle OMS, un marché de gros (Tlemcen) et 3 marchés couverts (à Ghazaouet, Mansourah et Bensekrane). À noter que 6,5 milliards de dinars ont été affectés à l'enseignement supérieur, 9,6 milliards de dinars au secteur de l'éducation et 3 milliards de dinars pour la formation professionnelle. L'on peut également citer la réalisation de trois stations d'épuration. Pour l'éducation, on dénombre 15 lycées, 16 CEM et 449 classes à réaliser. Pour ce qui concerne l'enseignement supérieur, il sera réalisé 9.000 places pédagogiques et 4.500 lits. Enfin, l'on parle de la réalisation de trois stations d'épuration, entre autres projets retenus pour le secteur de l'hydraulique, et de sept instituts supérieurs de formation professionnelle (ISFP) dans la wilaya de Tlemcen.

  4. #32
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    Samedi 17 Juillet 2010 -- Le programme quinquennal 2010-2014 de secteur des travaux publics, dans la wilaya de Tizi Ouzou, a été passé jeudi au peigne fin, à l’occasion de la visite du ministre de la tutelle, M. Amar Ghoul. Le premier responsable du secteur a saisi l’occasion pour donner certaines recommandations aux autorités locales et aux entreprises réalisatrices en vue de mener à bien les opérations inscrites à l’ordre de la wilaya pour les cinq années à venir. Le secteur des travaux publics a bénéficié, en effet, d’une cagnotte de plus de 71 milliards de dinars destinés principalement aux grands projets structurants et à la finalisation des opérations de désenclavement et d’entretien. Le programme présenté au niveau du carrefour Tadmaït, premier point visité par le ministre, concerne la réalisation d’une pénétrante sur l’autoroute est-ouest, la rocade nord qui formera une boucle avec la rocade sud et propulsera Tizi Ouzou comme première wilaya ayant réalisé sa boucle autoroutière. Il y a aussi l’aménagement de l’axe autoroutier de la RN 12 de Tizi Ouzou à Azazga sur une distance de 24,5 km, ainsi que l’évitement de la ville d’Azazga, la déviation de Boghni, la protection de la zone urbaine du littoral et la réalisation de protections au port de Tigzirt. Des projets auxquels s’ajouteront les opérations de revêtement des routes et la réalisation de deux grands ouvrages d’art. M. Ghoul a recommandé l’accélération de la procédure de lancement des projets, notamment la pénétrante sur l’autoroute est-ouest sur une distance de 50 km et qui traversera plusieurs wilayas du centre du pays. Le ministre s’est montré intransigeant à l’occasion concernant la l’éclairage public des axes routiers à réaliser et l’intégration des espaces verts pour les échangeurs et les plantations étudiées sur les rives des autoroutes.

    Le respect du milieu naturel traversé par les projets inscrits est un autre point que les entreprises de réalisation doivent prendre en compte, selon Ghoul qui a recommandé aussi d’accorder son importance à l’aspect architectural et esthétique des ouvrages, pour le développement de l’activité touristique de la wilaya. Il a cité l’exemple de l’axe autoroutier qui reliera Tizi Ouzou à l’autoroute est-ouest qui traversera le barrage de Taksebt et des espaces verts que les constructeurs doivent impérativement respecter et promouvoir en même temps. Pour le ministre, ce sont des plants étudiés qui devront être intégrés sur les rives de la route. Sur cette autoroute, il est prévu la réalisation de 8 échangeurs, 15 ouvrages d’art, 10 viaducs et 2 tunnels. Le cahier des charges est en phase d’élaboration. Par ailleurs, la rocade nord de la wilaya sera concrétisée sur deux principaux axes, dont le premier débutera de la rocade sud en allant vers Bouaïd, tandis que le deuxième démarrera de ce dernier et passera sur les hauteurs de la ville. L’avis de l’appel d’offres sera lancé incessamment, selon le directeur des Travaux publics de la wilaya. Notons que l’ensemble des projets cités sera pris en charge par des groupements d’entreprises locales. Une initiative prônée par le wali de Tizi Ouzou, en vue de pallier le manque de qualification des entreprises de réalisation.

  5. #33
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    Samedi 31 Juillet 2010 -- Dans le cadre du programme quinquennal 2010-2014, la wilaya de Constantine a bénéficié d’une enveloppe de plus de 300 milliards de dinars. Un budget conséquent et sans précédent, à la mesure des projets de grande envergure que compte mener l’administration locale. Avec une enveloppe budgétaire jamais égalée, l’administration locale ambitionne de lancer de grands projets devant non seulement améliorer le cadre de vie des Constantinois au niveau des 12 communes que compte la wilaya, mais aussi booster de manière significative le développement de toute cette région. Le secteur des travaux publics a bénéficié de 8.398 millions de dinars, un montant grâce auquel le projet de doublement de voie des entrées de la ville des Ponts, que l’administration locale évoque depuis 2006, pourra être concrétisé. Le projet concerne le doublement de voie de la RN 5 menant vers la capitale, de la RN 3 reliant Constantine à Skikda, de la RN 20 menant vers Guelma et de la RN 79 reliant la ville du Vieux Rocher à Batna, et ce pour un coût estimé à 150 millions de dinars. Dans le même secteur d’activité, deux trémies figurent au programme de développement de la wilaya. L’une sera implantée du côté du nouveau siège de la wilaya sis à Daksi et l’autre à Sidi Mabrouk, pour lesquelles 9 millions de dinars ont été réservés.

    Pour le secteur de l’habitat, 102.557 millions de dinars ont été alloués pour la réalisation de 26.000 logements. Un chantier gigantesque avec lequel les gestionnaires de la ville de Constantine comptent venir à bout des bidonvilles ceinturant les alentours de la capitale de l’Est. Le mois de décembre de cette année est donné comme échéance pour l’éradication des habitations de fortune. L’on affirme que 5.000 unités sont déjà prêtes et que les travaux de viabilisation avancent à des cadences appréciables. Les chantiers de logements restants sont répartis en 7.000 segments de type sociaux locatifs, 12.000 unités du genre promotionnel et 17.000 dans la catégorie sociale participative. Le secteur de l’enseignement supérieur a bénéficié de plus de 25.326 millions de dinars. Le budget sera essentiellement consacré à la réalisation de 2.000 places pédagogiques pour l’université des sciences islamiques, d’une installation sportive, d’un restaurant central de 800 places et de 260 logements de fonction.

    Concernant le secteur de la santé, le budget alloué avoisine les 12.000 millions de dinars. Au programme, figure le très attendu CHU régional, dans la nouvelle ville d’Ali-Mendjeli. D’une capacité de 800 lits et s’étalant sur une superficie de 15 hectares, l’infrastructure devra regrouper l’ensemble des spécialités médicales et chirurgicales. Le complexe mère enfant figure aussi parmi les futures acquisitions de la ville. D’une capacité de 120 lits, cette structure entre dans la stratégie d’amélioration de la prise en charge des mères et leurs enfants, d’autant plus que l’actuel service de maternité du CHU Benbadis est sujet à une grande pression, notamment du fait qu’il assure aussi des prises en charge au profit de plusieurs villes de l’est du pays.

  6. #34
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    كشف، أمس، رئيس الاتحاد الوطني للمقاولين الجزائريين السيد دنونيعن التحضيرات المسبقة التي تقوم بها، هذه الأيام، العديد من المؤسسات في إطار الظفر بالمشاريع والبرامج المسطرة في المخطط الخماسي الذي رصدت له الدولة 286 مليار دولار، حيث أوضح بأن العديد من المؤسسات الجزائرية أبرمت عقود شراكة مع المؤسسات الأجنبية المؤهلة للفوز بالمشاريع لاسيما الضخمة منها.

    بالرغم من عدم الانطلاقة الفعلية للمشاريع المسطرة في إطار المخطط الخماسي 2009 - 2014، إلا أن المؤسسات والشركات المؤهلة لترجمة محتوى المخطط شرعت في الترتيبات الأولية، وهو الأمر الذي أكده السيد دنوني في تصريح لـ''الخبر''، حيث أكد بأن ''جانبا كبيرا من المؤسسات الأجنبية التي تطمع في أخذ حصتها من المشاريع الجاري التحضير، أبرمت مؤخرا عقود شراكة مع متعاملين جزائريين''.

    وحسب ذات المتحدث، فإن هذه العقود التي لجأت إليها المؤسسات الأجنبية مردها التعديل الأخير الذي فرضته السلطات العمومية في قانون منح الصفقات، حيث تم حظر منح أي مشروع لأي مؤسسة أجنبية إذا لم تكن هذه الأخيرة شريكة مع مؤسسة جزائرية. وبرأي السيد دنوني، فإن الإجراءات الجديدة المذكورة ستمكن الشركات الجزائرية التي تملك الكفاءة اللازمة من تجنب التهميش الذي كانت تعاني منه في وقت سابق، بفعل الامتياز الذي كانت تحظى به الشركات الأجنبية في أسبقية نيل المشاريع الاستراتيجية، فضلا عن إمكانية محاسبة منفذ المشروع في حال أي عيوب تظهر بعد التسليم.

    وتتوافق هذه التدابير الجديدة في منح الصفقات مع الإجراءات الأخرى التي فرضتها الجهات المسؤولة في قانون المالية، حيث تقرر وفق النصوص القانونية الجديدة منع الهيئات والمؤسسات منح الصفقات والمشاريع لكل مكاتب الدراسات الأجنبية، باستثناء الدراسات التي تتطلب تقنيات عالية لا تتحكم فيها مكاتب الدراسات الوطنية، باعتبار أن هذه المكاتب الأجنبية استطاعت خلال فترة الخماسي الماضي 2004 - 2009 تحصيل مبلغ 12 مليار دولار (1200 مليار دج)، نظير الدراسات التي أنجزتها لمشاريع متعددة تم تنفيذها أو لا زالت قيد الإنجاز في ولايات ومناطق مختلفة من الجزائر، بالرغم من أنها كانت تعتمد على مكاتب ومهندسين جزائريين في تنفيذ بعض هذه الدراسات.

  7. #35
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    Hamid Guemache :


    Samedi 19 Mars 2011 -- Plus de deux ans après son annonce officielle par le président Abdelaziz Bouteflika début 2009, le nouveau plan quinquennal 2010‑2014 peine à sortir des cartons. Aucun des grands projets contenus dans ce programme d’investissements publics n’a connu de début de réalisation, à l’image de l’autoroute des Hauts plateaux ou de la construction de deux millions de logements. «Tout est bloqué, aucun projet d’envergure n’a été lancé depuis 2009», confirme un chef d’entreprise qui se plaint du manque de plan de charge. «Nous sommes quasiment au chômage technique faute de projets», affirme‑t‑il. Le gouvernement a certes lancé des appels d’offres pour la construction de quelques centaines de logements un peu partout à travers le pays, mais les grands projets promis par le plan quinquennal restent en l’état. Les pénétrantes autoroutières destinées à relier à l’autoroute est‑ouest plusieurs villes côtières et de l’intérieur du pays sont toujours au stade des études. Tout comme les investissements dans les chemins de fer qui avancent à pas de tortue. Certains projets attribués provisoirement à des sociétés algériennes et étrangères attendent depuis plusieurs mois l’aval de la commission nationale des marchés publics (CNMP).

    Signe du blocage de l’économie : les ministres du gouvernement Ouyahia visitent des projets existants dont la réalisation enregistre beaucoup de retard, à l’image de l’autoroute‑est-ouest, du métro ou des tramways. Mais ils n’ont lancé aucun nouveau projet d’envergure nationale. «Même les ministres n’ont pas de réponses précises à ces blocages. Ils sont eux aussi dans le flou total», explique une source proche du gouvernement. Après une année 2010 qualifiée de blanche en terme de lancement de nouveaux projets, l’année 2011 commence mal. «2010 a été une année blanche tout comme le premier trimestre 2011. Nous attendons toujours le lancement des projets contenus dans le plan quinquennal», explique le PDG d’un groupe public qui a requis l’anonymat. À l’origine des blocages de l’économie, plusieurs facteurs dont notamment les changements apportés au code des marchés publics qui a été modifié en octobre dernier. Cette modification a obligé les administrations à annuler des appels d’offres pour réadapter les cahiers des charges aux exigences du nouveau texte, causant des retards considérables à la réalisation des projets.

    L’Algérie rate des cycles économiques à cause des lenteurs

    Le blocage de l’économie est également dû à la forte suspicion autour des managers publics et des fonctionnaires qui s’est installée dans le pays depuis le lancement en 2008 des enquêtes sur la grande corruption. Le changement des règles sur l’investissement étranger a fait fuir les groupes étrangers. Même le secteur stratégique des hydrocarbures, ébranlé par les scandales de corruption, n’attire plus les sociétés étrangères, comme en témoignent les résultats décevants du 3e appel d’offres pour la recherche et l’exploration dans dix blocs pétroliers et gaziers. «Les fonctionnaires de l’administration et les responsables dans les entreprises publiques refusent de prendre des initiatives de gestion, de proposer des projets au gouvernement et de les défendre. Ils craignent d’être soupçonnés de corruption et d’aller en prison», explique le directeur général d’une entreprise publique. «Malheureusement, le gouvernement soupçonne tout le monde de corruption. Le climat des affaires est insupportable», dénonce‑t‑il.

    Le blocage de l’économie, dénoncé depuis plusieurs mois par les chefs d’entreprises, fait perdre de la croissance économique à l’Algérie et prive des milliers de chômeurs d’emplois viables. Ces blocages demeurent inexplicables. Au moment où le pays a besoin de créer des emplois et des richesses, le gouvernement persiste dans sa politique. «Au sommet de l’État, le processus de prise de décision est trop lent. Or, il y a des arbitrages à faire, des décisions à prendre rapidement pour tirer profit de situations économiques favorables ou pour répondre à des besoins économiques et sociaux comme l’emploi», explique un économiste. Plusieurs grands projets économiques attendent le feu vert du président Abdelaziz Bouteflika et de son gouvernement. Comme les investissements de Sonatrach dans la pétrochimie et les investissements privés algériens et étrangers. «L’Algérie rate des cycles économiques entiers en raison de cette indécision», ajoute le même économiste.

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