Jeudi 15 Avril 2010 -- Le cabinet d’intelligence économique britannique Oxford Business Group (OBG) vient de réaliser un rapport sur l’Algérie. Intitulé The Report : Algeria 2010, ce document de plus de 250 pages a été préfacé par le président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika. C’est le fruit d’un travail de collaboration entre une équipe d’analystes d’OBG et plusieurs personnalités algériennes clés. Il s’agit, entre autres, de Karim Djoudi, ministre des Finances, de Cherif Rahmani, ministre de l’Aménagement du territoire, de l’Environnement et du Tourisme ou encore d’Amar Ghoul, ministre des Travaux publics, de Rachid Benaissa, ministre de l’Agriculture et du Développement rural, de Hamid Bessalah, ministre des Postes et des Technologies de l’information et de la communication et de Noureddine Moussa, ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme. Il y a eu également la contribution de différents membres de la communauté internationale comme le président du Brésil Luiz Inácio Lula da Silva, Yu Myung-hwan, ministre des Affaires étrangères et du Commerce de la Corée du Sud, Miguel Sebastián Gascón, ministre de l’Industrie, du Tourisme et du Commerce en Espagne, et José Maria Botelho de Vasconcelos, président de l’OPEP en 2009.

Les lecteurs du rapport pourront également apprécier le «face-à-face» entre les deux principaux acteurs dans la construction de l’autoroute Est-Ouest. Il s’agit du P-DG de Cosider Holding, Lakhdar Rekhroukh, et du P-DG de CITIC-CRCC Group, Hua Dongyi. Les auteurs du rapport estiment que la position forte de l’Algérie est évidente au regard des performances réalisées notamment dans le secteur de l’énergie, de l’industrie et de la construction. Ils affirment, toutefois, que l’année 2009 a été difficile pour les investisseurs étrangers en Algérie qui ont dû «faire face aux effets de la crise financière mondiale et aux changements intervenus dans les lois sur l’investissement en Algérie». Un changement est pourtant analysé comme positif par le directeur général de la Chambre algérienne de commerce et d’industrie (CACI), Mohamed Chami, principal partenaire d’Oxford Business Group à Alger.

Dans une déclaration à la directrice d’OBG en Algérie, Myriem Dahlab, ce responsable à la CACI a affirmé que le pays rattrape son retard sur trois domaines clés : un cadre législatif stable favorisant les partenariats gagnant-gagnant, le développement et la modernisation des infrastructures de base et le développement de ses ressources humaines à travers la formation. Les changements apportés aux lois de finances en Algérie et leurs conséquences potentielles étaient analysés au sein du rapport par des analyses de KMPG pour le côté fiscal, du cabinet Gide Loyrette Nouel d’un point de vue légal, et du cabinet Humilis pour l’analyse des marchés des capitaux.

Oran, la deuxième plus grande ville du pays qui accueillera la 16e Conférence et le Salon international sur le gaz naturel liquéfié le 18 avril 2010, est à l’honneur dans le rapport avec pour la première fois une analyse dédiée. «La région crée l’élan pour l’investissement en réalisant des mégastructures et en organisant de gros événements», a notamment dit Brahim Hasnaoui, P-DG du Groupe Hasnaoui. «Je suis persuadée que les opérateurs de la communauté internationale pourront compter sur le nouveau rapport d’OBG comme l’une des premières sources permettant d’estimer les potentialités de l’Algérie dans le cadre de leurs décisions d’investissement», s’est félicitée Mme Dahlab.