Samedi 8 Mai 2010 -- Le président de la Société de développement commercial et industriel de la Méditerranée (SDCIM), Houari Attar, a annoncé la création prochaine d’un Institut national de logistique, ou de trois écoles régionales, en vue de former des logisticiens capables de promouvoir le made algérien au niveau local et international. «Le projet, qui a eu l’aval du gouvernement, a été initiée par l’Association professionnelle algéro-française (APAF) en partenariat avec la mission économique française qui a consacré 50 000 euros pour l’étude de faisabilité et la préparation de l’appel d’offres», a-t-il expliqué avant-hier. S’exprimant lors d’un séminaire organisée par le bureau d’étude et de consulting Ernst & Young Algérie sous le thème «la maîtrise des opérations de production, facteur clé de la performance de l’entreprise», M. Attar, président en exercice de l’APAF, a affirmé que l’étude du dossier devrait être finalisée vers la fin octobre et sera remise au ministère de l’Industrie qui décidera de la création d’un Institut national de logistique ou de trois instituts régionaux.

Il a estimé que cette spécialité s’impose car l’Algérie a besoin de plus en plus des perspectives d’exportation. La logistique concerne entre autres le transport, le transport de froid, la traçabilité du produit et son conditionnement. À propos de son association la SDCIM, il a expliqué que c’est une société privée créée par 20 industriels. Son objectif est de faciliter les échanges commerciaux entre les deux rives de la Méditerranée avec des plates-formes de logistiques à Oran. Il a précisé que le commerce entre les pays de la région concerne les fruits et légumes, le poisson et les fruits de mer.

Les experts du bureau d’études Ernst & Young ont expliqué que le nouvel environnement concurrentiel en Algérie et l’apparition de nouvelles contraintes imposent aux entrepreneurs algériens de mieux maîtriser leur «Supply Chain», un concept introduit dans les entreprises signifiant «la maîtrise de la chaîne d’approvisionnement, de production et de distribution». Le directeur exécutif de ce bureau, Phetsamone Rasphone, a révélé à ce propos que «la plupart des investisseurs étrangers qui font appel à ses services pour s’implanter en Algérie, particulièrement dans le cadre de partenariats, s’enquièrent systématiquement des capacités des entreprises algériennes dans la maîtrise des opérations d’approvisionnement, production et distribution».