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  1. #1
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    Investissements - Le secteur privé algérien :


    Mercredi 12 Mai 2010 -- Le nombre d'investissements enregistrés par l'Agence nationale de développement des investissements (ANDI) au premier trimestre 2010 est en forte baisse par rapport à la même période de 2009. Selon les chiffres de l’ANDI 3.688 projets d'investissements ont été enregistrés pour un montant d'un peu plus de 135 milliards de dinars (1,35 milliard d’euros) entre janvier et avril 2010, contre 5.465 projets et 233 milliards de dinars au premier trimestre 2009. Ces mauvais chiffres se répercutent logiquement sur le nombre d'emplois créés par ses investissements: 46.430 au premier trimestre 2009 contre 27.682 cette année.

    Selon l’ANDI, 73% de ces investissements ont servi à la création d'entreprises. Ils concernent également à 82% des entreprises individuelles, que ce soit des projets de créations ou de développement. Les secteurs les plus dynamiques sont le transport (61,42%), le BTPH (18,82%), les services (13,15%) et l'industrie (5,26%). En revanche, le tourisme, la santé et l'agriculture sont délaissés avec 1,36% à eux trois du nombre de projets d'investissements. D'un point de vue géographique, la wilaya d'Alger arrive en tête avec 10,17% des projets réalisés au premier trimestre 2010, devant celle de Tizi Ouzou (7,78%), Oran (5,64%) et Bejaia (5,4%).

  2. #2
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    Merouane Mokdad :


    Lundi 8 Novembre 2010 -- «Le secteur privé algérien investit peu. Entre 2008 et 2009, la part de ce secteur dans l’investissement global a été de 1,9 %. C’est environ un milliard de dollars. Et encore, le privé n’investit que dans le bâtiment et les travaux publics, essentiellement dans les services et très peu dans l’industrie», a constaté, lundi à Tipaza, Sid Ali Boukrami, secrétaire d’Etat auprès du ministre de la prospective et de la statistique, en marge d’une conférence sur le recensement économique. Selon lui, la part du privé algérien dans l’investissement industriel est de 0,10 %. «Maintenant, les causes, ils faut les recenser ensemble pour améliorer les choses. Bon ou mauvais, ce secteur privé reste algérien et nous en sommes fiers», a-t-il ajouté. Selon lui, le ministère de l’Industrie, de la PME et de la promotion de l'investissement prépare un nouveau plan pour relancer le secteur industriel. «Ce document définira des priorités. Il s’agit d’abord de soutenir la PME et de lui faire jouer un rôle important et, ensuite, trouver des substitutions à l’importation, et enfin, capitaliser l’expérience vécue en allant vers le partenariat sur les industries de base. Il faut aller vers l’intégration économique nationale en associant l’ensemble des opérateurs économiques», a-t-il expliqué. En d’autres termes, le gouvernement a bel et bien abandonné le projet de stratégie industrielle lancé en 2007 par Abdelhamid Temmar, ex-ministre de l’industrie et de la promotion des investissements. Reprenant les déclarations faites fin octobre 2010 à l’APN par le Premier ministre Ahmed Ouayhia, Sid Ali Boukrami a rappelé que le gouvernement projette d’augmenter à terme la part de l’industrie à 10 % de la Production intérieure brute (PIB) qui comprend tous les secteurs sauf les services marchands. «L’objectif est chiffré. C’est ambitieux et courageux», a-t-il appuyé.

  3. #3
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    Merouane Mokdad :


    Mercredi 9 Février 2011 -- Le secteur privé national est marginalisé dans l'attribution de la commande publique. Le constat est de Habib Yousfi, président de la Confédération des entrepreneurs et opérateurs économiques algériens (CGEOA). «Nous avons constaté que les marchés publics relèvent du système relationnel. Il y a un monnayage des marchés. On donne le marché à X et à Y. Cela est très mauvais pour le secteur privé. Nous dénonçons cet aspect. Et il y a lieu de voir de plus près la façon dont la procédure est en train de se mettre en place. Il doit y avoir des critères d’élegibilité dans l’attribution des marchés et une certaine transparence», a-t-il déclaré mercredi sur les ondes de la chaîne III de la radio nationale. Le secteur du BTPH est, selon lui, frappé de plein fouet par la diminution de son cahier des charges alors que ce secteur est le plus gros employeur. «Et que nous sommes tous interpellés sur le problème du chômage dans le pays», a-t-il noté.

    Il a salué la décision prise récemment en Conseil des ministres de dépénaliser l’acte de gestion. «À partir du moment où il y a la levée de cette contrainte, derrière laquelle se drapait le système bancaire pour ne pas accorder des crédits aux entreprises, ils doivent agir d’une manière rapide pour résoudre ce problème», a-t-il noté avant d’ajouter : «Il y a 450.000 PME dans le pays. Si chaque entreprise emploie 5 salariés, je vous laisse le soin de calculer le nombre d’emplois qui sont menacés par la fermeture du crédit. Les entreprises sont ligotées par l’indisponibilité des moyens financiers. Il est souhaitable que les banques jouent un rôle prépondérant pour être au service de l’économie». Et il n’est pas d’accord avec l’idée que les opérateurs économiques privés ne remboursent pas les crédits. «Le secteur public n’a eu en aucun cas à rembourser la totalité des crédits qui lui ont été attribués et sur lesquels il s’est engagé», a-t-il observé. D’après lui, 5 à 6% des crédits non remboursés revient au secteur privé producteur alors que 10 à 15% sont imputables aux importateurs.

    Il a critiqué les lourdeurs bureaucratiques du FGAR (Le Fonds de garantie des Crédits aux PME) qui freinent l’évolution des entreprises. Il a rappelé que les économies d’Allemagne et d’Italie sont basées sur les PME. «Qu’y a-t-il comme stratégie ou vision claire pour permettre aux PME/PMI de se développer et recevoir l’aide nécessaire pour créer des richesses ?», s’est-il interrogé. Il a estimé qu’il ne faut pas douter des capacités des gestionnaires de ces entreprises et a noté que le programme de mise à niveau de ces entreprises peut aider à l’amélioration de ces capacités. «Lorsque les visions seront claires en matière de développement économique, les PME du secteur productif suivront de facto. Nous avons proposé une concertation pour arrêter un certain nombre de problèmes liés à la régulation sur le plan économique. Malheureusement, cela n’a pas abouti», a-t-il souligné.

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