Lundi 19 Juillet 2010 -- Le ministre des travaux publics, Amar Ghoul, a instruit, lundi 19 juillet, le directeur des travaux publics (DTP) de la wilaya de Tipaza de mettre en demeure l’entreprise chinoise CSCEC chargée de la construction de l’autoroute Bou-Ismail-Cherchell. La cause ? Le retard dans l’avancement du projet. Le taux d’avancement des travaux ne dépasse pas en effet les 25 % alors que les délais contractuels ont dépassé 45%, selon M. Ghoul. Lancée en août 2009 pour l’équivalent en dinars de 190 millions d’euros, la construction de cette autoroute devait être achevée dans un délai de 28 mois, selon les délais contractuels. Parmi les raisons à l’origine du retard figure la faiblesse des moyens matériels et humains engagés dans ce projet par le groupe chinois. Selon nos informations, le wali de Tipaza s’est plaint récemment au ministre des Travaux publics du retard dans la réalisation de ce projet. M. Ghoul a effectué de nombreuses visites sur ce chantier ces derniers mois, mais CSCEC n’a pas réussi à accélérer le rythme des travaux. Outre la faiblesse des moyens matériels mobilisés, le groupe chinois souffre aussi des lenteurs de l’administration locale dans la résorption de certains problèmes liés au projet, comme la déviation des réseaux divers. Le groupe CSCEC risque la résiliation du contrat et l’attribution de ce projet à une autre entreprise, surtout que le 2ème tronçon de la voie express Cherchell-Damous, sera lancé incessamment, a indiqué M. Ghoul. Le ministre a exclu la révision à la hausse du coût et des délais de réalisation du projet.