Mardi 20 Juillet 2010 -- L’Etat semble décidé à restructurer tous les marchés de gros au nombre de 42 au niveau national. Mais l’opération prioritaire est celle de réhabiliter les vieux marchés de gros comme ceux de Meftah à Blida, de Bourrouba et des Eucalyptus à Alger. Il semblerait, en tout cas, que le programme national du ministère du Commerce viserait « à réhabiliter les vieux marchés et à élaborer un nouveau programme basé essentiellement sur la création, à travers l’ensemble du territoire national, de nouveaux marchés de gros, de marchés couverts et de marchés de proximité ainsi que d’abattoirs». Une nouvelle politique est instituée à la faveur du plan quinquennal qui va consacrer 47 milliards de DA pour construire 50 nouveaux marchés de gros dont 4 grands marchés et 830 marchés couverts. Pour la réhabilitation des vieux marchés, on apprend qu’un nouveau décret est en cours d’élaboration pour obliger les APC à verser 10 % de leurs revenus pour leur restauration.

À rappeler que l’opération pilote a déjà commencé en 2006 à Sétif avec la création du marché de gros le plus important se situant à El-Eulma. Une opération qui a réussi en structurant les approvisionnements de toute la production végétale à l’est du pays. Toutefois, «l’instabilité et l’anarchie», reconnues par l’ex-ministre du Commerce a amené les pouvoirs publics à entamer une série de mesures pour freiner la situation chaotique. La première démarche est de « créer un label des marchés de gros en instituant la mercuriale des prix, une chaîne de froid qui doit respecter les normes ainsi que l’aménagement d’espaces pour l’entreposage des produits frais», révèle une source de l’UGCAA.

En ce qui concerne le dépôt des abattages en gros, il incombera désormais à la société de gestion des participations de la production animale (SGP Proda) de construire de nouvelles chambres froides. Pour les légumes et fruits, le ministère du Commerce donne un délai pour les propriétaires mandataires d’identifier leur périmètre d’exploitation avec un certificat phytosanitaire sur les produits frais et les points de distribution à pourvoir, au niveau régional ou national. Quant au financement des nouveaux marchés de gros, le concours de la BADR s’est avéré utile puisque 10 milliards de DA seront consacrés sous forme de crédits pour soutenir la création de ces nouveaux marchés. Les autorités publiques en charge du dossier misent également sur «le transit de tous les produits dans des circuits bien aménagés pour lutter contre la fraude».