Mercredi 19 Janvier 2011 -- Le nombre de projet examinés et approuvés par le Conseil national de l'investissement (CNI) a triplé en 2010 comparé à 2009. «Des projets intéressants pour l’économie nationale. Ils sont liés au médicament, au bâtiment, au tourisme, à l’industrie de transformation, aux assurances. Il n’y a pas de réticences de la part des investisseurs étrangers», a déclaré Abdelkrim Mansouri, directeur général de l'Agence nationale de développement de l’investissement (ANDI), invité ce mercredi 19 janvier de la chaîne III de la radio nationale. Il a promis de rendre public le bilan relatif à ces projets dans les prochains jours. Selon lui, les pays asiatiques, autres que la Chine, s’intéressent de plus en plus à l’Algérie. Idem pour les pays arabes. «Mais, il y a aussi des investisseurs européens qui montrent leur intérêt», a-t-il souligné. Il a cité l’exemple de la visite à Alger, à partir du 23 janvier prochain, d’une délégation de 35 hommes d’affaires britanniques. «Il s’agit d’aller d’une manière plus sérieuse dans les négociations. C’est l’un des objectifs de la bourse de partenariat que nous avons mise en place au niveau de l’ANDI à partir d’aujourd’hui», a-t-il noté. L'ANDI réunit mercredi les porteurs de projets dans une rencontre sur le partenariat. Il a rappelé que l’ANDI est une agence d’accompagnement. «Et c’est à ce titre-là que l’agence voudrait être une force de proposition pour les investisseurs étrangers. D’où la création de la bourse de partenariat. Il s’agit d’une base de données créée par notre agence qui permet aux investisseurs tant nationaux qu’étrangers de nous faire part de leurs idées de partenariat. L’agence se charge ensuite de répercuter tout cela entre deux partenaires et de les mettre en relation d’affaire», a-t-il expliqué. Selon lui, les partenaires négocient librement et en toute confidentialité avant de revenir vers l’ANDI avec leurs conclusions. «Nous portons ensuite leurs projets de partenariat vers le Conseil national de l’investissement avec toutes les facilitations qui en découlent», a-t-il noté. Il faut, d’après lui, dépasser le stade de l’explication des textes et des procédures pour aller vers la concrétisation des projets sur le terrain. «Nous allons mettre en place un dispositif pour permettre aux investisseurs étrangers de rencontrer leurs homologues algériens, de visiter les sites, les régions, les infrastructures. L’investisseur algérien en fera autant à l’étranger avec son partenaire», a-t-il précisé.