Mercredi 26 Janvier 2011 -- Le ministre des Finances Karim Djoudi a révélé ce mercredi 26 janvier que «les saisines sur des dossiers parfois sensibles» de l’Inspection générale des finances (IGD) par les autorités sont «en nombre sans cesse croissant». Cela constitue une «marque indéniable de la confiance placée par les pouvoirs publics en cette institution», a‑t‑il indiqué. L’Inspection générale des finances (IGF) a effectué 36 missions de contrôle au niveau du secteur économique durant ces deux dernières années, a‑t‑il déclaré à l'ouverture des 5e assises des cadres et inspecteurs de l'IGF. Le ministre n’a pas fourni de détails sur ces missions, en présence de membres du gouvernement et du chef de l'inspection, M. Djahdou Mohamed, et n'a pas donné plus de détails sur le contenu et les conclusions de ces missions. Il a expliqué que cette «sollicitation plus accrue» de l'inspection pour le contrôle et l'audit des entreprises publiques économiques (EPE) est le fruit des récents amendements réglementaires qui ont permis l'élargissement du champ d'intervention de cette structure au secteur économique. Une ordonnance promulguée en février 2008 a renforcé les structures de l'IGF et élargi ses missions aux EPE. Mais les conditions et les modalités de contrôle et d'audit de gestion de ces entreprises par l'IGF n'ont été fixées qu'en mars 2009. Pour les autres interventions de l'IGF touchant différents types d'établissements, M. Djoudi a souligné que l'année 2010 a enregistré à elle seule la notification de 177 rapports de contrôle «de qualité nettement supérieure par rapport à la période antérieure». En 2009, les services de l'IGF avaient procédé à 128 opérations de contrôle qui ont permis d'élaborer 154 rapports. «L'IGF devra être de plus en plus une force de proposition et ériger en principe de base le devoir d'alerte et renforcer son rôle de conseil», a‑t‑il recommandé.