Samedi 2 Avril 2011 -- La Direction des grandes entreprises (DGE) auprès de la Direction générale des Impôts a suspendu 29 redressements fiscaux lancés en 2009 contre de grands groupes, a‑t‑on appris samedi de source proche des Impôts. Ces contrôles concernent deux opérateurs de téléphonie, quatre banques, six compagnies d’assurances, sept laboratoires pharmaceutiques, une entreprise de production de ciments et neuf sociétés activant dans le secteur des hydrocarbures, selon la même source. En outre, des opérations de contrôles fiscaux de plusieurs sociétés d’édition de journaux ont été également suspendues, selon la même source. Notre source n'a pas fourni les noms des entreprises concernées par cette mesure. Ce gel, décidé suite à des instructions non écrites adressées à la DGE vers la mi‑mars, fait partie des mesures prises par le gouvernement pour calmer le front social en ébullition depuis la fin 2010, ajoute la même source. Le gouvernement redoute que les redressements fiscaux – qui débouchent généralement sur d’importantes amendes financières – ne poussent certaines entreprises étrangères à quitter l’Algérie dans un contexte social extrêmement tendu et au moment où les autorités multiplient les efforts pour résoudre le problème du chômage.