L’assainissement des salles de divertissement et de spectacles a commencé:
Lundi 29 Janvier 2007 - - Dans le sillage de la fermeture dans la capitale de près de 300 salles des fêtes, 62 cybercafés ont été fermés par la direction du commerce de la wilaya d’Alger. Cet arrêt d’activité est intervenu suite à la décision de cette même direction de fermer 189 locaux commerciaux pour non-respect des conditions d’exploitation. Si pour l’instant on ignore les détails des infractions ayant motivé la fermeture de ces cybercafés (nous n’avons pas réussi à joindre le directeur du commerce de la wilaya d’Alger), il faut savoir que ce type de commerce obéit à des conditions et modalités d’exploitation. Celles se rapportant aux établissements de divertissement dont font partie les salles de jeux, les vidéothèques, les médiathèques, les aquaparcs ainsi que les cybercafés.
Dans l’article 3 du décret exécutif n° 05-207 du 4 juin 2005 fixant les conditions et modalités d’ouverture et d’exploitation des établissements de divertissement et de spectacles, le cybercafé est défini comme «un espace public qui met à la disposition des usagers des moyens de communication et d’information permettant d’accéder au réseau Internet, à l’effet d’entrer en relation avec des tiers pour des raisons personnelles et/ou professionnelles. Il peut offrir des prestations d’initiation à l’Internet et à la messagerie électronique». Comme son nom l’indique, la consommation y est permise puisque, dans cet espace, «il peut être servi au bénéfice exclusif des clients des boissons non alcoolisées et ce, conformément à la réglementation en vigueur».
L’article 6 du même décret stipule que l’exploitant pour ce type d’établissement doit être âgé de 25 ans minimum et l’employé de 18 ans et plus, alors que l’article 23 définit les horaires d’ouverture au public, soit de 8h00 mn jusqu’à minuit au plus tard. Il faut convenir que ces conditions ne sont pas toujours respectées, notamment celle liée aux horaires d’ouverture. En effet, certains «cyber» restent ouverts jusqu’à 2h00 ou 3h00 et l’affichent clairement à l’entrée, en mentionnant l’application de tarifs «nuits blanches» et …en passant outre la conséquence de la fermeture tardive du rideau : le bruit.
Quant à ce qui est de l’âge des employés, certains d’entre eux donnent à croire qu’ils n’ont pas encore atteint l’adolescence, ce qui arrange le portefeuille des exploitants qui semblent ignorer que l’autorisation d’exploitation n’est pas un acquis. En effet, celle-ci peut être suspendue pour une période allant jusqu’à 6 mois en cas «d’inobservation des dispositions des articles 6 et 23» de ce décret et qu’elle peut même être retirée en cas de récidive. Il y a lieu de savoir que l’autorisation peut être retirée dans le cas d’un «changement d’activité ou de réaménagement des locaux à l’insu de l’autorité de délivrance» et de «l’exercice concomitant d’activités n’ayant pas de rapport avec l’activité autorisée».
Soixante-deux cybercafés ont fermé à Alger
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29th January 2007 04:05 #1
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Soixante-deux cybercafés ont fermé à Alger







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