Mardi 20 Mars 2007 -- La concurrence en matière de téléphonie ne cesse d’ouvrir le champ aux investissements et surtout à l’introduction des nouvelles technologies de l’information et de la communication. Si la téléphonie mobile a réussi à attirer un maximum d’abonnés (21 millions, selon le dernier chiffre), la voix sur IP (la communication sur Internet) fait une montée remarquable sur le marché de la communication.
Onze opérateurs ont jusque-là obtenu l’autorisation d’exploitation de ce nouveau service depuis 2004, dont l’expérimentation a donné des résultats positifs. Cependant, sept opérateurs seulement sont déjà opérationnels. L'Autorité de régulation de la poste et des télécommunications (ARPT) a organisé, hier, un séminaire régional sur le VoIP, auquel des spécialistes sont regroupés pour étudier toutes les possibilités d’application de cette prestation, de sa généralisation et aussi de sa maîtrise sur les plans technique et financier. Il utile de rappeler que l’ARPT a suspendu la délivrance des autorisations d’exploitation du service jusqu’à nouvel ordre. Cette décision est justifiée par la nécessité de faire une étude sur la VoIP en Algérie, son évolution et son évaluation. Selon le directeur général de l’ARPT, M. Benyellès, «le rapport de cette étude est prêt. Il sera prochainement soumis au ministère de la Poste et des Technologies de l’Information et de la communication afin qu’il décide de la levée de la suspension de l’octroi des autorisations». Ce qui nous ramène à déduire que la demande est plus importante et que les services offerts par les opérateurs sont en deçà des attentes. L’évolution de service sur le marché promet ainsi d’enregistrer des résultats qui dépassent les estimations de l’ARPT. Concernant la régulation des prix de cette prestation, le directeur de l’ARPT a précisé que les opérateurs sont libres de fixer les tarifs qu’ils souhaitent, à condition de ne pas vendre à perte. L’ARPT exerce son contrôle également sur les terminaisons des appels entrant de l’étranger, dont le coût ne doit pas être inférieur à 7 centimes d’euro. Les opérateurs sont par ailleurs sommés de respecter les tarifs qu’ils affichent sur leurs catalogues d’interconnexion qu’ils publient annuellement à l’ARPT. Le responsable des affaires juridiques à l’ARPT, M. Bessa, a souligné que «des violations de cette règle ont été déjà relevées durant la période de l’expérimentation du service, par certains opérateurs indélicats ». A titre indicatif, l’autorisation d’exploitation du service VoIP est vendue à 30 millions de dinars. Chaque opérateur doit également verser 10% de son chiffre d’affaires annuel à l’ARPT.
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20th March 2007 01:15 #1
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L'Algérie s'investit dans les communications par Internet







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