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  1. #1
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    La bibliothèque virtuelle, un défi à relever

    Mardi 10 Avril 2007 -- Les apports et les difficultés de la mise en place d’une bibliothèque virtuelle étaient au cœur de la journée de réflexion organisée dimanche dernier à Alger par la Bibliothèque nationale et animée par des spécialistes. Ainsi, au moment où la bataille de la numérisation des livres est en train de faire rage dans les pays occidentaux, l’Algérie prend conscience de la nécessité de s’adapter au nouveau contexte imposé par l’omniprésence des TIC et des nouvelles technologies.

    Nora Chihani Berrouk, chercheuse au CERIST, dira dans ce contexte que «les apports de la bibliothèque virtuelle sont nombreux». Citant à titre d’exemple l’accès plus rapide et plus facile à l’information, la réduction des déplacements physiques, la transversalité des approches (références croisées, indexation automatique) ainsi que la création d’un espace complémentaire de découverte et de rencontre entre les chercheurs. Le professeur Allahoum, de l’université d’Alger, rappellera, lui, l’historique de la numérisation tout en soulignant sa «nécessité vu le nombre croissant de documents produits et l’espace exigé pour le stockage de ces documents». Affirmant que «la numérisation permet la libre circulation de l’information, notamment scientifique, et constitue l’ouverture sur le monde».

    Concernant les difficultés rencontrées dans la mise en place de la bibliothèque virtuelle, Chihani Berrouk a mis en exergue, entre autres, «la lente et difficile interprétation du document numérique, la lente intégration des TIC dans la diffusion et l’accès aux services offerts [site Web, accès en ligne] ainsi que la difficile cohabitation entre les documents en papier et les documents numériques».

    Dans la même optique, l’aspect juridique de la mise en place d’une telle bibliothèque a été abordé par Samir Hachani, chargé de cours à l’Institut de bibliothéconomie et des sciences documentaires d’Alger, tels que la question des droits d’auteur qu’«il faut revoir car ne s’adaptant pas au support non matériel [numérique]». Il a également estimé qu’«il y a beaucoup de mesures qu’on est obligé de revoir».

    A ce sujet, Hayet Gouni, chef de service à la Bibliothèque nationale, a évoqué dans son intervention les difficultés qui peuvent être rencontrées sur le terrain lors de la création de la bibliothèque virtuelle, dont notamment la lenteur de la procédure juridique, tout en soulignant que «les contacts avec les auteurs ou leurs ayants droit demandent beaucoup de temps, vu la masse de documents à numériser».

    Par ailleurs, concernant la nécessité de l’adaptation des métiers traditionnels, Fatiha Tidjani, conservatrice à la Bibliothèque nationale, a évoqué les différentes tâches traditionnelles du documentaliste, tout en soulignant qu’il est appelé «à suivre l’évolution des technologies afin que le métier reste en vie. Avec la bibliothèque virtuelle, il y aura beaucoup d’informations et le lecteur sera obligé de faire appel au documentaliste pour l’aider dans ses recherches».

    La preuve de l’importance de la bibliothèque virtuelle n’est ainsi plus à faire. Il suffirait de citer pour exemple la guerre opposant le portail de recherche Google à son concurrent Yahoo, allié à Microsoft dans une coalition publique de numérisation des livres mondiaux, l’Open content alliance (OCA) pour damer le pion à Google-book qui a initié l’opération de numérisation à grande échelle de livres de grandes bibliothèques dans le monde pour les proposer en ligne. Bruxelles réagira et se lancera dans cette bataille avec l’ambitieux projet «Europeana» pour contrer le risque de monopole intellectuel.

    Aussi, pour ne pas rester en marge, l’Algérie se doit-elle de relever en urgence le défit de mettre en place sa propre bibliothèque virtuelle, en soutien au projet d’«une bibliothèque pour chaque commune».

    Sachant que même dans les villages les plus reculés, il existe un cybercafé fréquenté majoritairement par des jeunes, la mise en ligne d’une bibliothèque pourra aider le livre à conquérir de nouveaux lecteurs qui, prenant goût à la lecture sur écran, pourraient franchir le pas et le seuil de la bibliothèque pour chercher le livre sommairement résumé sur le site. Finalement, la bibliothèque virtuelle, devrait être considérée comme un soutien à la découverte de la lecture. Elle pourrait être également un moyen d’attiser la curiosité pour la découverte des ouvrages imprimés, car rien ne peut remplacer cette sensation de feuilleter et du toucher chère au lecteur.


  2. #2
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    Mercredi 16 mai 2007 -- Lors de l’ouverture des travaux du 1er Colloque international des Bibliothèques nationales dans le Monde arabe, lundi dernier à la Bibliothèque nationale (BN), le directeur général de cette institution, Amine Zaouï, a annoncé que le premier jalon de la bibliothèque virtuelle arabe sera mis en place fin 2008, suite à une proposition algérienne. Amine Zaouï a souligné que le projet permettra de «renforcer l’action arabe commune entre les différentes bibliothèques dans le Monde arabe à travers l’utilisation des technologies modernes de l’information et de la communication». Cette bibliothèque virtuelle «constituera un trait d’union qui permettra de mettre en place les mécanismes de liaison avec la bibliothèque virtuelle européenne et la création d’un organisme virtuel qui coordonne le travail des bibliothèques nationales dans le Monde arabe en vue de les promouvoir».

    Le directeur général de la BN a en outre mis en exergue l’importance de ce projet dans la transmission de l’image réelle de la culture arabe vers l’Occident soulignant que ces démarches s’inscrivent dans le cadre d’un vaste programme arabe qui prévoit aussi la création d’une revue des bibliothèques arabes qui sera disponible sur site Internet. S’agissant des projets que la BN compte réaliser dans ce domaine, M. Zaoui a fait part d’une stratégie portant sur la numérisation et la classification de manuscrits et du patrimoine documentaire algérien tout en respectant les droits d’auteur.

    Un montant de 100 millions DA a été alloué à cet effet pour l’équipement électronique du programme de la BN. Un autre projet vise à la création d’une liaison par Internet de la BN à 14 antennes annexes au niveau national.

    A propos de ce 1er colloque, M. Zaoui dira que cette rencontre à pour objectif de «renforcer les mécanismes visant la coordination des efforts pour une action unifiée dans le cadre d’une coopération arabe afin d’ouvrir un dialogue culturel et intellectuel constructif». Il sera également question de la création d’un organisme panarabe qui servira de trait d’union entre les bibliothèques arabes et le contrôle du dépôt légal.

    Initiée par la BN, cette rencontre qui se tient dans le cadre d’Alger capitale de la culture arabe 2007 a été marquée par plusieurs interventions d’experts ayant porté essentiellement sur les différentes expériences des pays arabes dans l’organisation et la gestion administrative des bibliothèques.

    Le directeur du Centre d’information et de la bibliothèque du secrétariat général de la Ligue arabe, Mounir Mokhtar El Kaidji, a ainsi évoqué «certains projets à la réalisation desquels a contribué l’organisation panarabe, notamment ceux liés à la relance du réseau arabe d’informations».

    Le directeur général de la Bibliothèque nationale du Venezuela, Aristide Midina Robéo, a, lui, souligné l’importance de «renforcer la coopération entre le Monde arabe et les pays d’Amérique latine notamment dans le domaine culturel et linguistique».


  3. #3
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    Dimanche 20 mai 2007 -- Le premier colloque des bibliothèques nationales arabes qui s’est tenu à la Bibliothèque nationale (BN), à Alger, a clôturé ses travaux mercredi dernier avec, entre autres recommandations, un appel des séminaristes à la création d’une ligue des bibliothèques nationales arabes qui sera présidée par l’Algérie et dont le siège devra être à la BN.

    Soulignant l’importance de la création de cette ligue, les participants à ce colloque de trois jours ont proposé que son bureau exécutif regroupe des représentants des bibliothèques nationales d’Egypte, des Emirats arabes unis, du Yémen, de Jordanie et du Maroc. Quant à ses missions, la future ligue devra travailler à la concrétisation des recommandations du colloque, au renforcement de l’action culturelle commune et de l’échange d’expériences entre les pays arabes dans le domaine et à la création d’une bibliothèque virtuelle arabe proposée par l’Algérie.

    A propos de cette dernière mission, le responsable de la direction de l’information et de la communication de l’Organisation arabe pour l’éducation, les sciences et la culture (Alesco), Ahmed Cheikh El Amine, dira, dans une déclaration à l’APS, que la ligue devra étudier la faisabilité du projet de cette bibliothèque virtuelle arabe qui nécessite un financement important que ne peut assumer une seule partie. «C’est une entreprise qui doit être menée dans le cadre d’une coopération entre les pays arabes», ajoutera-t-il. Ce projet sera d’ailleurs inscrit parmi les projets de l’exercice budgétaire de l’Alesco pour la période 2009-2010.

    Parmi les autres recommandations du colloque, on retiendra la mise en exergue de la nécessité de développer la coopération et les échanges d’expériences en matière de gestion des bibliothèques nationales. Les séminaristes ont également appelé à la création d’une revue qui se chargera de la coordination entre les bibliothèques arabes et la création d’un réseau d’informations commun.

    La revue devra être disponible sur le Web. Des recommandations ont aussi défendu la formation en matière de gestion des bibliothèques nationales et l’organisation de rencontres scientifiques pour le perfectionnement professionnel des bibliothécaires.

    La dernière recommandation portera sur la nécessité de pérenniser la rencontre en adoptant la «périodicité» du colloque, dont la prochaine édition devra se tenir aux Emirats arabes unis.

    Dans un autre chapitre, il est à souligner que Ahmed Cheikh Al Amine a, au nom de l’Alesco, offert 40 publications à la BN «en signe de reconnaissance pour les efforts consentis par l’Algérie pour la promotion de la culture arabe».


  4. #4
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    Lundi 21 Janvier 2008 -- L’établissement Arts et Culture de la wilaya d’Alger a organisé, hier, une journée d’étude autour de la thématique «Quelle culture vis-à-vis des TIC ?» Le directeur de l’Etablissement Arts et Culture, Redouane Mohammedi, a souligné la veille de la manifestation la nécessité et l’urgence de redéfinir le rôle et le contenu des bibliothèques multimédia.

    Il a indiqué dans ce sens que la journée d’étude intervient pour permettre d’avoir un regard «distancé» sur les usages et les pratiques au sein des médiathèques et des bibliothèques agréées par l’établissement.

    A cet effet, il a mis en exergue l’importance de marquer une halte pour évaluer l’usage qui est fait des bibliothèques multimédia pour pouvoir réorienter ces structures à l’effet d’élargir leur champ d’action et d’enrichir leur contenu.

    Il s’agit notamment, a-t-il poursuivi, d’entamer dans le cadre de cette rencontre, la réflexion sur les possibilités de partenariat pour «construire» dans le domaine des technologies et du livre une expérience commune avec d’autres intervenants.

    Trois axes ont été proposés au débat lors de cette journée. Le premier a trait à l’espace culturel et à son environnement. Le second s’interrogera sur le contenu culturel à concevoir pour les médiathèques. Quant au troisième axe, il concernera la mise en réseau des médiathèques pour une efficacité de l’action.

    Concernant ce dernier axe, Mohammedi a estimé qu’une mise en réseau intelligent et efficace des médiathèques d’Alger pourrait constituer un premier jalon d’une démarche commune et complémentaire de ces structures. Le premier responsable de l’Etablissement Arts et Culture a évoqué en outre la possibilité d’étudier les opportunités de partenariats durables avec l’ensemble des acteurs présents à la rencontre.

    Cette journée d’étude a également offert l’opportunité de soulever le débat sur les moyens à mettre en place pour renforcer la participation et l’implication des acteurs locaux. Rappelons que, dès 1998, l’Etablissement Art et Culture a été le précurseur au niveau de la wilaya d’Alger pour la création des médiathèques multimédia grâce à la mise en place d’un réseau au service de la promotion du livre, de la lecture et de l’information électronique.

    Dès lors, l’établissement a réussi à relever le défi d’animer près d’une trentaine de médiathèques opérationnelles qui forment un réseau maillé autour de l’Algérois.

    L’un des principaux objectifs de ces lieux d’action culturels de proximité est de répondre aux besoins des différents citoyens en termes d’animation culturelle et d’initiation aux systèmes d’information et de communication modernes.

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