Le ministre de la Poste et des Technologies de l’information et de la communication, Boujemaâ Haïchour, a révélé de nouvelles mesures d’encouragement décidées par les parties du projet Ousratic, afin de donner un second souffle à l’opération qui connaît une stagnation depuis près d’une année.
M. Boujemaâ Haïchour a précisé que le ministère a organisé une série de rencontres, durant le mois d’avril, entre les différentes parties du projet « Un ordinateur pour chaque famille », afin d’insuffler un nouveau rythme à l’opération, qui pêne à démarrer pour plusieurs raisons, et les parties sont parvenues à arrêter plusieurs mesures d’encouragement, relatives aux impôts et aux banques.
Il a été ainsi décidé de réduire la taxe sur la valeur ajoutée des équipements informatiques, de 17 à 7 %, comme il a été convenu de diminuer la part d’intérêts estimée actuellement à 8 %.
Dans le même contexte, M. Haïchour a incité Algérie Poste et Algérie Télécoms à présenter des facilités, chacune dans son domaine, et le ministère de la Culture a été appelé à diminuer les tarifs sur les enregistrements d’équipements.
M. Haïchour a aussi indiqué que les compagnies qui assemblent les appareils sont tenues de les améliorer, afin d’inciter les citoyens à les acheter.
Le ministre a tenu à préciser que les banques ne portaient pas, seules, la responsabilité de l’échec du projet, car les citoyens n’ont pas joué leur rôle. « Je ne peux pas obliger les banques à octroyer un crédit à une personne qui n’a pas présenté de dossier complet », a-t-il déclaré.
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Thread: Operation Ousratic :
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17th April 2007 13:28 #1
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Operation Ousratic :
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17th April 2007 13:30 #2
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26th April 2007 05:38 #3
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Jeudi 26 Avril 2007 -- Le constat a été fait mille et une fois par d’éminents chercheurs dans toutes les disciplines. La crise d’une extrême gravité qu’a connue l’Algérie durant des années à cause d’un courant islamiste sans aucune culture, et dont le seul programme était constitué par l’intolérance absolue, l’exclusion de toutes les différences, n’est toujours pas traitée par la classe politique au plan culturel. On fait comme si les fondements doctrinaux de l’islamisme avaient quitté la scène nationale, le champ éducatif, les mosquées, les médias, les formations politiques, l’université et les gestes anodins de la vie quotidienne. Les décideurs, les uns sincèrement et d’autres par roublardise, avaient régulièrement dénoncé des orientations, des pratiques et des violences «étrangères à nos us et coutumes, à la religion de nos parents, à notre culture», mais qui se sont pourtant greffées sur le corps social.
En 2007, il semblerait qu’aucune analyse sérieuse n’ait été faite par les décideurs au plan culturel et qu’aucune orientation claire, ferme et continue ne soit arrêtée. Les violences ne sont pas éradiquées et les discours qui leur servent de substrats idéologique et politique ont pignon sur rue, à l’intérieur des institutions au sein desquelles le mot d’ordre «plus religieux que moi tu es exclu» est arboré sans vergogne. La rente religieuse n’a d’égale que celle de Sonatrach. On y tète goulûment. A chaque anniversaire, à chaque fête religieuse, à chaque veillée, les uns et les autres font assaut de religiosité. Des ministres, incapables de parler du développement durable, de cinéma, de littérature ou de musique récitent des versets coraniques dans une recherche désespérée d’une légitimité introuvable et d’un ancrage mesuré à une voix près par des appareils tout aussi incultes.
Les mutations mondiales et celles que connaît le pays redéfinissent autrement le champ culturel confiné à des redites sur Benbadis, la zaouïa, etc. Le champ culturel est d’abord politique à travers un projet de société articulé sur les libertés, la différence, la pluralité dans la cuisine, le costume, le parler, la danse et la façon de parler, pour ceux qui le veulent, une barbe bien taillée qui «ajoute» à un physique même ingrat.
La création artistique et intellectuelle est, certes, nécessaire et en quantité, mais elle est insuffisante. Ce champ qui est confiné dans des institutions n’influe pas de manière déterminante sur les changements économique et social qui semblent avoir une autonomie dans l’informel, le bricolage et les hésitations.
L’opération Ousratic qui avait l’ambition de mettre un PC dans chaque famille algérienne est avouée aujourd’hui comme un échec retentissant. Instrument permettant l’accès aux connaissances et à la culture, l’ordinateur pour tous n’est pas pour demain, pour mille et une raisons.
Dont acte. Le champ culturel est sûrement le plus vaste dans l’activité humaine. Il comprend au sens large les représentations du monde, du pays et de la société. Il englobe le rapport aux autres qui sont tous différents, à l’histoire, à la vie et à la mort. L’inscription des gestes humains dans le sacré, l’artistique, dans le patrimoine, sa conservation et dans la mémoire collective n’est pas regardée par les partis dont le seul objectif est d’avoir le plus de parlementaires qui lèvent la main. L’héritage de l’ex-FIS est toujours prégnant underground parce qu’on ne veut pas le liquider. Il a une valeur d’usage et de contrôle sur la société. Et là c’est un acte culturel d’une grande gravité par l’avenir ; il est mortel.
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27th June 2007 20:52 #4
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Mercredi 27 juin 2007 -- Un arrêté ministériel publié dans le Journal officiel du 10 juin enterre pour la seconde fois l’espoir de voir aboutir l’opération Ousratic qui ambitionnait d’introduire le micro-ordinateur dans tous les foyers algériens. De nouvelles taxes toucheront certaines pièces qui composent l’ordinateur mais aussi les appareils d’enregistrement tels les magnétoscopes.
Les redevances toucheront particulièrement les disques durs, les graveurs, les lecteurs de cassettes, de CD, de VCD et de DVD comme elles s’appliqueront aux clefs USB, aux baladeurs MP3 et aux téléphones portables équipés de bluetooth.
Les taxes varieront entre 250 et 2 700 DA. Des taxes nouvelles qui font que la main droite reprend aujourd’hui ce qu’on a donné de la main gauche, et qui ne peuvent donc que surprendre. A quoi sert-il d’annoncer en grande pompe un rabais de la TVA de 17 % à 7 % concernant les micro-ordinateurs dans la loi de finances complémentaire 2007 ? On pouvait supposer une intention louable visant à la relance d’Ousratic après son échec.
Lancée à grands coups de publicité, l’opération n’avait pu atteindre son objectif et les ventes ont plafonné autour de 28 000 unités, alors que les prévisions retenaient dans un premier temps le chiffre de un million de micro-ordinateurs.
L’Etat, qui a appris à devenir radin n’a pas mis les sous nécessaires alors que, de leur côté, les banques ne trouvaient pas intéressant de s’impliquer dans une opération trop casse-tête pour des clopinettes. Ce qui fait que la détaxe contenue dans la loi de finances complémentaire procurait quand même un petit encouragement pour les petites bourses… avant que la bonne gouvernance ne reprenne ses droits.
Comme si l’on voulait condamner les Algériens à faire du sur-place au lieu d’avancer, comme le font leurs semblables ailleurs, dans les pays moins riches. Comme si l’on voulait punir ce peuple qui ne vote pas ou vote si mal. Ceux qui sont à l’origine des décisions qui, une fois aèrent, une autre étranglent, peuvent par ignorance penser qu’il ne s’agit là que de taxes dérisoires, de sommes insignifiantes.
Si cela arrive qu’ils se remémorent alors les innombrables problèmes autour des misérables 2 000 DA lors des rentrées scolaires. Qu’on aille consulter le département de l’Education sur le sujet si l’on n’est pas encore suffisamment convaincu que le petit peuple est noyé jusqu’au cou dans ses «besoins».
Un département où la réussite au BEM était elle aussi décidée telle une forme de taxe supplémentaire dont on devait obligatoirement s’acquitter pour prétendre siéger au lycée. Une taxe qu’on expliquera par le souci de satisfaire les exigences de qualité, mais qui a fini par susciter les foudres du Président à Sétif.
Du coup, les gens s’interrogent s’il n’y a pas de buanderie dans nos institutions pour laver le linge familial en toute discrétion. D’autant que les savons répétitifs s’adressent à des doyens qui ne peuvent être là par leur seule volonté.
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6th October 2007 02:47 #5
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19th January 2008 22:08 #6
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21st January 2008 11:45 #7
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Lundi 21 Janvier 2008 -- La question sur l’opération Ousratic (un PC par foyer), qui fait l’objet de moult critiques de part et d’autre, n’a pas manqué de susciter la réaction du ministre qui a buté sur les chiffres concernant la contradiction qui entoure le nombre de micro-ordinateurs vendus émanant du ministère et autres sources. “Je ne suis ni le ministre de l’Industrie ni le responsable des douanes pour avancer avec précision le nombre de machine vendues”, dira-t-il pour s’en défendre. “Comment peut-on condamner une opération et lui attribuer l’échec, alors qu’elle n’est qu’à moitié de son parcours et affichant de mieux en mieux une réelle avancée ?” a insisté le ministre en faisant allusion à la baisse du taux d’intérêt et les taxes douanières sensiblement réduites pour permettre une meilleure accessibilité de l’outil informatique au citoyen...







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