Algerian paper says armed Islamists use YouTube to spread messages
Text of report by Yassine Mohellebi published by Algerian newspaper La Tribune website on 2 June, 2008:
In the YouTube and Daily Motion video mediums on the Internet network, the terrorist groups, particularly the Salafi Group for Call and Combat [GSPC; the group now known as Al-Qa'idah in the Land of the Islamic Maghreb, or AQLIM], have found a space to conduct their subversive propaganda following the closure of several of their sites and forums.
Following the shutdown of the GSPC's site, the terrorists rushed to the YouTube and Daily Motion mediums in order to exhibit the images of the sad attacks that they committed in recent months but also to recruit via the image.
The Internet is playing an important role in the networking of terrorist structures in terms of communications, logistics, and operations.
The YouTube medium, which is the most visited by Internet users, particularly young people and teenagers, for the posting of personal and interactive videos, is now a propaganda resource for the terrorists. By way of proof, the images of the attacks carried out by the GPSC on the forces of law and order and those calling for jihad abound on this educational medium.
These videos convey the ideology of murder and hatred and risk influencing teenagers, inasmuch as they are not prohibited for minors in the same way as those devoted exclusively to adults.
Indeed, tens of videos showing GSPC elements in Kabylie in the middle of an ambush or attacking the Algerian security forces, in Yakouren, Les Issers, Tenes, and El-Kerma in particular, are accessible. These videos increasingly abound on the YouTube and Daily Motion medium at a time when an open war has been declared on terrorist propaganda on the Net.
Nourredine Yazid Zerhouni, the minister of the Interior and Local Authorities, brought up the issue in Nouakchott, the Mauritanian capital, during the meeting of the interior ministers of the 5+5 countries. "What are we doing to combat or, at least, respond to the proliferation of Internet sites that convey harmful literature?" he wondered.
Saying he believed that "security alone was not enough," Zerhouni noted that extremist propaganda "occupied areas of communication from which (we) are often absent," advocating, in passing, that the aspects of the problem of extremism or terrorism ought to be "intelligently fought."
On this subject (cyber-propaganda), the minister appealed for "coming up with a joint communications plan in order to take up the challenge of this psychological war with a new dimension." Today it is more than urgent to define the responsibilities, moral as well as legal, of this disturbing proliferation of on-line terrorist activity on YouTube. Without which this method of entertainment and discovery risks becoming another method for terrorist meetings and propaganda.
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3rd June 2008 05:16 #36
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22nd July 2008 21:13 #37
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Mardi 22 juillet 2008 -- Un rapport du Congrès américain sur le terrorisme et internet a indiqué que la branche d’Al Qaïda au nord de l’Afrique utilise l’un des quatre centres de production d’informations qui diffusent les messages de l’organisation d’Oussama Ben Laden sur Internet.
Le rapport a classé les sites de propagande de l’organisation d’Al Qaïda en quatre grandes formations. La première est le site de Essahab qui dépend du commandement d’Al Qaïda, le deuxième est le centre El Fourkane qui dépend de l’organisation d’Al Qaïda en Irak. Le centre de la commission d’information n’est autre que la section d’information d’Al Qaïda en Afrique du Nord, selon le congrès américain. Quant au quatrième centre, il s’agit de Saout El Djihad qui dépend de l’organisation d’Al Qaïda dans la péninsule arabique.
Le résumé du rapport indique qu’il y a une utilisation exagérée d’internet par Al Qaïda et d’autres organisations terroristes, dans le combat pour le « contrôle des esprits et des cœurs » selon le rapport. Le rapport américain prétend que l’organisation d’Al Qaïda et ses branches sont parvenues à exploiter la révolution technologique de la dernière décennie.
Le congrès considère que le système de propagande d’Al Qaïda au Maghreb islamique est l’un des quatre axes sur lesquels se base sa force de communication. Concernant la branche de l’Afrique du Nord, sa guerre de propagande est menée, selon le congrès, par le centre de la commission d’information dirigé par Salah Gasmi appelé « Abou Mohamed EL Biskri » dont le nom est apparu dans le dernier bulletin du Trésor américain.
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2nd August 2008 18:35 #38
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Samedi 2 aout 2008 -- A l’ère de la technologie et des autoroutes de l’information, la plage n’est plus la seule destination des vacanciers, notamment les enfants. Aujourd’hui, nombreux sont ceux qui «naviguent» sur une «mer sèche» à la recherche d’une fraîcheur… virtuelle. Seulement, le monde virtuel de l’Internet peut cacher un danger réel et pesant. Les bienfaits de l’Internet ne sont plus à prouver, comme ses méfaits d’ailleurs. A chaque médaille, son revers. Dans cette optique, une étude sociologique réalisée par des chercheurs et des professeurs de l’université d’Alger vient de démontrer l’impact négatif de l’Internet sur la santé mentale et l’équilibre psychique des jeunes internautes. Préférant la climatisation d’une salle d’Internet aux rayons doux du soleil, 60 % des enfants de la capitale se sont habitués aux cybercafés.
Entre sexe et devoirs scolaires
En effet, les résultats de cette recherche indiquent que plus de 40 % des enfants algérois, qui fréquentent régulièrement les cybercafés, sont «accros» des sites pornographiques. Ce constat, aussi amer et dramatique soit-il, lève un pan de voile sur une autre réalité aussi dure et acre. L’absence de tout contrôle et de toute surveillance parentale. Les conclusions de cette étude sont décisives. Plus de 80 % des parents n’exercent aucun droit de regard sur les sites Internet que leurs enfants visitent, alors que 62 % les encouragent à fréquenter les cybercafés en cette période d’été. L’impression de ne pas maîtriser l’utilisation des outils numériques suscite deux réactions extrêmes : interdiction ou liberté totale. Cette attitude est justifiée par certains parents par les spécificités propres à ces espaces de communication.
«Les cybercafés sont des cercles fermés pour adolescents. Mon enfant refuse que je l’accompagne.»
Le prétexte premier des enfants pour naviguer sur Internet reste, selon les sondés, la réalisation de travaux et de devoirs scolaires. Par ailleurs, le Chatt reste le moyen de communication préféré de 38 % de ces jeunes internautes, note cette recherche scientifique. Une grande partie de ces enfants interrogés ont affirmé avoir reçu, en chattant, des «propositions financières pour pratiquer le sexe graduellement». Ces propositions viennent de personnes adultes et des adolescentes. Les rédacteurs de cette étude mettent en garde, dans leurs conclusions, contre l’excès d’utilisation de l’Internet par les enfants. Ils estiment que ces salles ont une dimension purement commerciale. Preuve en est que chaque enfant débourse en moyenne 100 dinars par jour dans les cybercafés.
Dans ce sillage, M. Nouar Harzallah, premier responsable de l’Eepad (l’Etablissement de l’enseignement professionnel à distance), a attesté que 80 % des internautes algériens utilisent l’Internet pour le Chatt et les sites de rencontres, alors que 20 % l’utilisent pour un travail de recherche. «Et ce en l’absence de développement des services ajoutés tels que l’enseignement à distance, la bibliothèque virtuelle et tout ce qui touche à l’éducation.» Cela explique, a-t-il noté, le fait que l’Algérie est toujours au stade de consommateur de l’information et non de producteur de contenus.
Concernant le système de contrôle parental, il a signalé qu’il demeure ignoré par les parents qui installent l’Internet chez eux. «Nous sommes dans un monde qui évolue très vite. Il n’a pas de limites technologiques. Nous serons perdus dans la nature devant cette pression technologique. Le système de contrôle parental sert à bloquer les sites à caractère terroriste, pédophile, pornographique... Chez nous, on l’offre gratuitement dans le pack Assila Box», a-t-il affirmé à un quotidien francophone.
Une réglementation boiteuse
Selon les dernières statistiques, l’Algérie compte environ 7 000 cybercafés. Mais, comment peut-on inciter les gérants des cybercafés à prendre conscience du danger de certains sites ? A cette question, certains spécialistes proposent que «l’Etat s’intéresse aux cybercafés, en prêtant attention à leurs problèmes et en les encourageant à proposer des services qui vont dans le sens de la mise en oeuvre de cette technologie d’information.» Ils suggèrent de «doter les cybercafés d’un système de contrôle pour bloquer les sites interdits. Il faut aussi former les gérants des cybercafés à l’utilisation de cet outil. Leur montrer comment orienter un internaute sur les sites requis, le guider dans son travail de recherche, leur apprendre à filtrer les sites qui ont un effet néfaste sur les jeunes utilisateurs, etc.».
L’autre point que l’Etat doit aussi prendre en charge est lié au statut juridique des cybercafés. La loi considère les cybercafés comme étant des lieux de détente et de loisir, contrairement à d’autres pays qui les considèrent comme des lieux de savoir et de connaissance. De ce fait, ce texte réglementaire consacre le rôle négatif des cybercafés, estiment certains spécialistes. La réglementation en vigueur ne définie pas clairement l’âge d’accès et l’interdiction «d’accéder à des sites qui constituent une source de nuisance». Se sont là deux aberrations de cette loi. Loin de nous toute idée alarmiste, mais le monde virtuel n’est ni plus ni moins dangereux pour les enfants que le monde physique. Alors, prenez garde !
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2nd August 2008 18:50 #39
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Samedi 2 aout 2008 -- En Algérie, l’utilisation de l’Internet par les enfants a connu une grande expansion. Il est donc nécessaire que les parents prennent conscience de l’importance de protéger leurs enfants contre toute agression, de quelque nature qu’elle soit, sur Internet, et ce en les accompagnant et en les initiant aux dangers que présente ce nouveau moyen de communication. Dans le monde physique, les parents apprennent souvent aux enfants à ne pas suivre une personne qu’ils ne connaissent pas, à refuser de prendre un cadeau proposé par un inconnu, etc. Ces recommandations s’appliquent également au monde du numérique. Certains contenus sont nocifs pour la construction psychique et la socialisation de l’enfant. Toutes les images et informations ne sont pas bonnes à voir ou à entendre. Quand les enfants sont un plus grands ou même adolescents, il faut surtout développer leur sens critique à l’égard de ce type de contenus. Les dangers d’Internet pour les enfants peuvent se résumer en quatre points : l’invasion de la vie privée, l’accès aux sites pouvant atteindre la morale, les spams et la désinformation.
Au sujet de l’invasion de la vie privée, 90 % des cinquante sites préférés des jeunes demandent au visiteur de s’identifier lors de l’inscription, en donnant nom, prénom, âge, sexe et adresse de messagerie. La capacité d’interagir et de communiquer avec les autres est l’un des grands attraits qu’Internet exerce sur les jeunes. Ils aiment discuter sur les sites de chat et messageries instantanées, jouer en ligne et remplir des formulaires pour participer aux concours et sondages. La vie privée des jeunes peut être envahie de différentes manières. C’est le cas lorsqu’ils remplissent des formulaires, répondent à des questionnaires de sondage ou encore participent aux concours sur des sites Web commerciaux, donnent des informations personnelles lors de leur inscription à divers services Internet ou logiciels (messageries instantanées, sites de chat, partage de fichiers, etc.), fournissent leur profil personnel lors de leur inscription à des comptes de courrier électronique ou messageries instantanées gratuits et donnent des informations les concernant à des inconnus rencontrés sur le web. Certains sites portent atteinte à la morale.
L’accès facile qu’Internet donne à des sites indécents, racistes ou encore prônant la violence compte parmi les principales inquiétudes des parents de jeunes internautes. Les spams figurent parmi les dangers de l’Internet. On entend par spams tous les messages non sollicités, publicitaires ou non, qui envahissent de plus en plus nos boîtes e-mail. On retrouve la majorité des spams dans trois domaines : les annonces publicitaires, les escroqueries et les canulars. Concernant le quatrième point, relatif à la désinformation celui-là, les jeunes préfèrent aller chercher l’information pour les travaux scolaires sur Internet plutôt que dans les livres de bibliothèque. Les sources informatives et éducatives sur Internet sont incalculables. Malheureusement, on y trouve également une quantité d’informations douteuses et sans valeur. Dans la mesure où n’importe quelle personne peut facilement diffuser ses théories ou opinions personnelles, les internautes doivent absolument acquérir une pensée critique qui les incite à vérifier la crédibilité de l’information trouvée en ligne.
Conseils pour les parents
Etablissez avec vos enfants une liste de règles d’utilisation d’Internet, qui devrait spécifier quel genre de sites leur sont interdits, par exemple. Installez l’ordinateur dans un endroit de passage dans la maison afin de pouvoir superviser facilement leurs activités en ligne. Apprenez-leur à ne jamais divulguer, sans votre autorisation, des renseignements personnels dans les messagerie électroniques, sites de chat, messageries instantanées, formulaires d’inscription, profils personnels et concours de sites Web, du genre nom, âge, sexe, adresses postale et de courriel, numéro de téléphone, photos, mots de passe. Utilisez des moteurs de recherche pour enfants ou ceux offrant un contrôle parental.
Considérez les filtres Internet comme un complément de sécurité qui ne remplace en aucun cas la supervision parentale. Protégez-les de l’apparition de publicités offensantes à l’aide d’un logiciel de blocage ou en désactivant Java. Servez-vous des filtres de messageries électroniques pour bloquer les messages non sollicités ou contenant certaines expressions ou mots inappropriés. Sachez quels sites de chat ils fréquentent et à qui ils parlent. Assurez-vous qu’ils ne parlent pas à des inconnus. Insistez auprès d’eux pour qu’ils vous préviennent avant de rencontrer en personne des «amis» qu’ils se sont faits en ligne. Faites-leur bien comprendre qu’ils ne doivent jamais répondre à un message dont l’émetteur leur est inconnu.
Certains sites exigent une adresse électronique avant de laisser un internaute participer à leurs activités. Suggérez dans ce cas à vos enfants d’en «inventer» une en utilisant un site de services gratuits comme Hotmail ou Yahoo! Ils l’utiliseront chaque fois qu’un site Web leur demande leur adresse pour une raison ou une autre, et réserveront la «vraie» à leurs parents et amis. Ils éviteront ainsi d’être inondés de spams. Tenez-vous au courant des sites Web qu’ils fréquentent et assurez-vous qu’on n’y trouve ni contenus offensants, ni photos, ni informations personnelles. Discutez également avec eux de la nécessité d’une conduite éthique. Ils ne devraient jamais se servir d’Internet pour répandre des rumeurs, harceler ou menacer les autres.
Outils avec filtre parental
Il existe une variété de logiciels capables de contrôler sur quoi vos enfants naviguent sur Internet et ce qu’ils y font. Néanmoins, il est important de souligner les limites des logiciels de filtrage et de blocage. Ils ont leurs avantages, mais se fier uniquement à la technologie pour protéger ses enfants sur le Web a aussi ses inconvénients. Les logiciels de filtrage peuvent bloquer beaucoup d’informations utiles sans pour autant toujours éviter les contenus inappropriés. Les logiciels de contrôle parental peuvent être téléchargés dans votre ordinateur et configurés selon vos besoins. Ajoutés à votre supervision active, ils augmenteront la sécurité de vos jeunes internautes, que ce soit sur le Web, dans les sites de chat, les messageries instantanées, les courriels, lors de partage de fichiers ou toute autre combinaison de ces activités.
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24th August 2008 12:20 #40
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Dimanche 24 Août 2008 -- Elle a été mise jeudi en début de matinée, avant de disparaitre très rapidement, quelques heures plus tard. Une vidéo de propagande du GSPC a visiblement été censurée par le site communautaire Dailymotion. L’Url renvoie vers une page sans contenu. D’une durée de quatre minutes, la vidéo intitulée « les terroristes kabyles» commençait sur un appel lancé en kabyle par un membre du GSPC en direction des jeunes afin qu’ils rejoignent le groupe. Il y explique notamment que l’objectif du groupe terroriste était de combattre le pouvoir.
Puis la vidéo enchaîne avec des images troublantes, filmées en plan-fixe, d’une embuscade contre un véhicule de la gendarmerie, dans une zone montagneuse. Les gendarmes essuient des tirs nourris de la part des terroristes puis heurtent un autre véhicule. Les terroristes continuent de tirer en direction des deux véhicules jusqu’à l’explosion de celui de la gendarmerie. Le tout sur fond de chants religieux. Puis la vidéo s’arrête.
Après les chaînes de télévision – Al-Jazeera ne diffuse plus les images d’opérations terroristes du GSPC - c’est autour des grands sites communautaires, Dailymotion et Youtube, de censurer les films de propagande du GSPC. Comme Al-Jazeera, ces sites sont très regardés en Algérie, notamment par les jeunes, principale cible des recruteurs du GSPC. Youtube est le cinquième site le plus visité en Algérie et Dailymotion arrive en 12ème position du classement.
On s’étonne d’ailleurs que le gouvernement, qui critique régulièrement Al-Jazeera, accusée de diffuser la propagande des groupes armés, oublie souvent que les sites Internet communautaires peuvent avoir des effets plus néfastes qu’une chaine de télévision. Les vidéos restent en effet disponibles plusieurs jours alors que la chaine de télévision ne les diffuse qu’une ou deux fois.
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6th September 2008 20:20 #41
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Samedi 6 Septembre 2008 -- Un rapport du secrétariat d’Etat américain aux affaires étrangères a indiqué que les organisations terroristes et les groupes armés, dans le monde, utilisent plus de 5 milles sites électroniques pour diffuser leurs communiqués, activités et leurs différents avis et mener à bien une guerre psychologique contre les différents gouvernements.
Un rapport du même département a avancé des chiffres indiquant que la moitié des organisations et groupes classés comme organisations terroristes seulement, possèdent des sites depuis la fin 1998. Avant que toutes les organisations terroristes ne parviennent - y compris les mouvements résistants classés par Washington dans la case de terroriste – à la fin de l’année 1999 à se doter de sites électroniques ou d’être, au moins, présents sur Internet. Le rapport a indiqué que les études et statistiques effectuées par les services spécialisés aux Etats-Unis d’Amérique ont affirmé l’existence de plus de 5 milles sites électroniques à la disposition des organisations terroristes et les groupes armés dans le monde de 1998 à la fin de l’année 2007.
Le rapport a rappelé que « l’outil Internet est devenu pour l’organisation Al Qaida et ses branches » y compris sa branche de la zone du Maghreb Arabe le refuge virtuel sécurisé, expliquant que les organisations terroristes l’utilisent comme moyen rapide et efficace. Il fournit une protection et un anonymat pour les communications et la diffusion des messages et communiqués et pour mener une guerre psychologique à travers la diffusion d’enregistrements vidéo des opérations.
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9th November 2008 19:25 #42
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Un think tank sécuritaire français passe au crible sa configuration :
La toile djihadiste se déploie
Dimanche 9 novembre 2008 -- Dans un état constant de vigilance, comme en atteste la permanence du plan Vigipirate, les services français de sécurité pointent, pour la énième fois, les stratégies de déploiement multiforme du djihadisme. Dernier exercice en date, une étude de l’Institut des hautes études de sécurité (INHES) passe au crible le phénomène de l’islamisme à l’épreuve de la Toile. La littérature des djihadistes n’en finit pas de se décliner et de prendre des formes nombreuses et variées. Premier think tank français dédié à l’analyse des questions sécuritaires à l’aune des nouvelles technologies et des nouvelles formes de menace, l’INHES a chargé deux spécialistes avérés du «e-djihad» de voir ce qui s’y passe.
Pendant des mois, Walter Akmouche et Henri Hemery ont scruté le Web et tout ce qu’il génère comme contenu aux relents islamistes. De ce voyage à travers la Toile islamiste, ils ont retenu un ensemble d’enseignements au premier rang desquels la nature même du réseau djihadiste. Plus que jamais, celui-ci se déploie avec des proportions industrielles. Autrement dit, la Toile militante épouse une architecture qui, en termes de performance, n’a rien à envier aux autres sites. Au fil des années, le «e-djihad» s’éloigne des procédés rudimentaires pour se doter des trouvailles les plus récentes.
Les deux experts l’ont constaté au fil de leur navigation sur le front de la Toile islamiste. Dans ce sens, ils ont indiqué : «Les djihadistes sont désormais en mesure d’utiliser la stéganographie», un logiciel au moyen duquel le camouflage d’un message dans un fichier photo paraît un jeu d’enfant. Les djihadistes «ont aussi accès à des logiciels de cryptographie, téléchargeables gratuitement». La propagande jihadiste est devenue «incontournable» sur le Web, notent les deux experts. «La nébuleuse El-Qaïda utilise la Toile parce que c’est un moyen souple, peu coûteux et simple d’utilisation, mais aussi parce que toute information est par définition invérifiable. Compte tenu de la violence verbale de cette propagande et de sa relative capacité de persuasion, il peut être tentant de chercher à fermer ces sites. Cela serait parfaitement justifiable et justifié», ont-il ajouté.
Grossir les effectifs, rallier le maximum d’adeptes à la cause djihadiste supposent de donner de la visibilité à l’action islamiste, faire valoir ses discours, ses chefs, ses «réussites» et son mode opératoire. Pour ce faire, rien ne vaut un outil aussi planétaire que la Toile. «En considérant que le taux de réussite de la propagande reste toujours faible, cette large capacité de diffusion est primordiale», note l’étude de l’INHES en paraphrasant le propre sentiment des djihadistes en chef.
«Sur 1,3 milliard de musulmans, on estime le nombre de djihadistes à 30 000, soit 0,002 % de cette population, c’est-à-dire une population extrêmement marginale et minoritaire. Concrètement, cela signifie que, statistiquement, pour rallier un jihadiste, il faut démarcher, en moyenne, 45 000 personnes», ont relevé les deux experts. Autre avantage qui oblige les djihadistes en chef à privilégier plus que jamais l’«arme» est la garantie d’une clandestinité assurée. Et de continuer : «Compte tenu des colossaux volumes de données échangés, même leurs traitements automatiques rendent très fastidieuse une surveillance efficace du Net». Résultat inespéré aux yeux des promoteurs de cette forme de combat, «l’abondance de données sert aussi, d’une certaine façon, à garantir l’anonymat».
Pour efficaces qu’ils soient au service du djihad, les usages industriels de la Toile militante n’en constituent pas moins un atout pour les services de sécurité. Ce faisant, ces derniers y trouvent des informations et des pistes inespérées pour la lutte. «Il faut aussi considérer le fait, antinomique, que ces mêmes sites sont également des sources d’information privilégiées, désignant les populations visées, les cibles potentielles, entre autres, notent les auteurs de l’étude de l’INHES. Ils sont aussi le révélateur des stratégies internes d’El-Qaïda, des divergences et des antagonismes. A ce titre, ils contribuent à comprendre un ennemi souvent insaisissable et qu’il convient de neutraliser avant le passage à l’acte terroriste», ont-il conclu.







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