Lundi 2 juillet 2007 -- Les TIC ont connu en Algérie une évolution perceptible et palpable notamment au niveau de la téléphonie mobile, mais elles sont loin de se prévaloir d’un rôle déterminant dans le processus de développement économique, social et technologique.
Certes «le boom» de portables est là pour justifier ce progrès et nous rappelle que les citoyens ne sont plus frustrés. Bien au contraire, avoir un portable aujourd’hui relève de la chose normale et ordinaire et fait partie de nos mœurs. Le temps du passe-droit et du favoritisme est révolu. De même, le temps de la frime, du snobisme et de l’affairisme fait place progressivement au réalisme et au pragmatisme sans pour autant occulter les pratiques d’incivisme, de dérapages langagiers et immoraux dont certains font usage.
Fin du monopole de l’Etat
Ainsi, les TIC ne sont pas uniquement des équipements et gadgets mais aussi et surtout un usage utile et une contribution pour le développement social, culturel et économique du pays. A présent, en Algérie, leur apport reste essentiellement confiné dans le domaine du divertissement et des jeux ; ce qui constitue une aberration dans la compréhension et l’application de ces TIC. Il est clair que l’être humain est au cœur de tout développement et que les TIC sont une locomotive pour son décollage.
A ce titre, il serait injuste de sous-estimer les retombées positives dans l’utilisation du computer, du réseau Internet et Intranet, des autres technologies de communication, de transmission, de diffusion et de réception. Depuis l’adoption de la loi 2000-03 sur les postes et télécommunications, le secteur est totalement libre de tout monopole. Mais cette «aubaine» n’est pas suffisamment exploitée pour permettre à l’Algérie d’accéder concrètement à la société du savoir et de l’information.
Des projets et des données
Certes, des projets fort ambitieux sont lancés tels que le technopole de la ville Sidi Abdallah, Ousratic, E-gouvernement, ADSL, RIG (réseau intranet et le portail gouvernemental). Mais une grande inconnue les entoure, celle de l’état des lieux, l’état d’avancement et des statistiques et données chiffrées qui sont devenues un véritable enjeu.
A part le nombre des abonnés au téléphone mobile qui est connu, il est difficile d’avoir une estimation réelle par exemple du nombre des abonnés à ADSL, des bénéficiaires du projet Ousratic, du nombre de computers, des gens connectés au réseau Internet, etc. Des chiffres discordants sont livrés par différentes sources sur les mêmes produits, ce qui crée un certain amalgame et une ambiguïté.
De ce fait, il est temps de revoir le processus de collecte de ces données, leur vérification, analyse et interprétation par l’autorité compétente.
Le rôle de l’ARPT
A la problématique des données viennent s’ajouter des difficultés liées à l’accès à l’information, la fiabilité du réseau, la qualité de services et au contenu des sites. En somme, il s’agit de problèmes générés par une politique des TIC qui se heurte encore sur le terrain à la persistance des attitudes et pratiques du passé, celles du monopole, de l’inefficacité, de l’opacité et du manque de coordination entre différents partenaires et opérateurs. Pourtant, le cadre légal et juridique a balisé les entraves en situant les attributions de chaque partie.
A ce sujet, il est curieux d’observer «le profil bas» adopté par l’Autorité de régulation des postes et télécommunication (ARPT) face à ce qu’un fournisseur privé des services Internet qualifie de risques monopolistiques dans le secteur. Aussi, l’ARPT est tenue d’éclairer l’opinion publique sur la procédure d’acquisition et d’attribution des technologies du WIFI, du VSAT, du VOIP, de l’IPTV et du Wimax aux opérateurs privés et publics pour une meilleure transparence. Au fait, il est insensé, voire absurde, pour tout opérateur d’investir le domaine des TIC avec une culture et une approche ne collant pas à la réalité et à l’évolution des technologies dans le monde.
En matière d’acquisition et de partenariat technologiques, Algérie Télécom, l’opérateur historique, s’est montrée très active en annonçant l’introduction de nouveaux produits technologiques (Wimax, une technologie de pointe à haut débit sans fil et qui utilise les fréquences radio pour la transmission et la connexion à Internet), plus la technologie du FTTH (Fiber to the home, connexion à la fibre optique pour les privés).
L’offensive d’Algérie Télécom
AT s’est montrée aussi agressive en affichant des appétits aux relents monopolistiques, observe un opérateur privé. Il ajoute : «AT, par son passé et son expérience et tout en préservant son rôle de leadership du marché, ferait mieux d’encourager le partenariat national et international et la sous-traitance locale.» Et de conclure : «Elle n’a pas à perdre son temps et son argent dans des opérations peu ‘‘alléchantes’’ ou faire de la concurrence (à la limite du déloyal) avec des petits opérateurs du secteur privé.»
Il s’agit pour AT d’un redéploiement stratégique en vue d’asseoir une base au niveau local, national pourquoi pas régional (Maghreb et Afrique).
Des technologies adaptées
Force est de constater qu’au niveau de ces agences, AT a entamé un travail soutenu de lifting dans ses relations avec le public et une amélioration sensible de la qualité de ses services. Bien plus, elle vient d’organiser le carrefour des TIC à Oued Souf précisément «pour offrir l’opportunité d’examiner les niveaux de contribution des TIC aux programmes de développement national, notamment dans les zones arides et désertiques abritées par le Sahara», comme l’a souligné M. Slimane Kheireddine, P-DG dans son propre bulletin.
Il a précisé que «les TIC favorisent grandement la promotion de la gouvernance participative locale et le renforcement de la coopération grâce au partage des expériences et à la diffusion des solutions liées à la cyber-économie vue sous l’angle des pays sahariens tels que la cyber-agriculture, l’usage de l’énergie solaire, la ‘‘connectivité’’ des centres de santé pour la é-santé». En somme, l’introduction des TIC doit prendre en compte les besoins spécifiques de chaque région et s’adapter aux exigences sociales, culturelles et économiques.
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2nd July 2007 21:09 #1
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Figuration ou configuration des TIC en Algérie







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