Lundi 22 octobre 2007 -- Après avoir convaincu 7 millions d’adeptes à travers le monde et 1 million de nouveaux adhérents chaque année, la fondation irlandaise ECDL (European Computer Driving Licence), un organisme qui délivre des certifications dans les compétences informatiques de base, vient d’ouvrir une représentation en Algérie.

Appelé ICDL Algérie (International computer driving licence), cette filiale n’entend pas faire office d’école de formation dans le domaine de l’informatique, ce n’est d’ailleurs pas la vocation de la maison-mère. Son objectif, selon son directeur général, M. Ahmed Guessoum, est «de veiller à la qualité en certifiant les centres de formation, après s’être assurés que les standards internationaux en matière d’enseignement des TIC ne sont pas compromis.

Il s’agit de faire d’abord un travail de sensibilisation et dans ce cadre nous avons déjà eu des contacts avec certains milieux intéressés». ICDL Algérie procédera prochainement à «l’habilitation de l’institut des télécoms d’Oran», en attendant d’autres, a dit M. Guessoum.

Abondant dans le même sens, le P-DG de la fondation EDCL, M. Damien O’sullivan a indiqué en marge de la conférence internationale sur la formation en technologie de l’information et de la communication qui s’est tenu hier à Alger, que l’objectif d’ECDL en Algérie est «de mettre en place des standards et de les maintenir».

«Nous ne créerons pas d’académie en Algérie mais nous voulons travailler sur ce qui existe déjà dans ce pays en termes de centres et d’infrastructures», a-t-il dit. ECDL mise sur la qualité de la formation délivrée car le facteur humain est le plus important dans le développement des TIC.

Dans ce sens, «la certification est très importante dans la mesure où elle permet d’évaluer la qualité de l’apprentissage», a expliqué M. O’sullivan. Certes, l’Algérie a, depuis quelques années, opéré un saut quantitatif en matière de développement des TIC mais on estime que sur le plan de la qualité, beaucoup reste à faire.

Souvent, la technologie est présente mais sa maîtrise fait défaut, d’où l’insistance sur la formation des compétences humaines. Au ministre de la Poste et des Technologies de l’Information et de la Communication, M. Boudjemaâ Haïchour, qui a parlé de plus de 5 milliards de dollars d’investissements étrangers dans son secteur, M. Thomas Anderson, professeur en économie, a tenu à faire quelques remarques.

Selon lui, «l’investissement et le concept de quantité ne sont pas aussi importants que la qualité des compétences, des connaissances et celle de l’innovation». Il a ajouté que le progrès pour un pays n’est possible que si celui-ci «investit correctement dans le capital humain».

C’est justement là tout l’intérêt d’ECDL (ou permis de conduire informatique) qui est un certificat qui indique que son détenteur a passé avec succès un test théorique qui mesure la connaissance des concepts de base des technologies de l’information ainsi que des tests pratiques qui mesurent la compétence dans l’utilisation de l’ordinateur. Ce certificat est destiné à tous les milieux où l’utilisation des TIC est présente, que ce soit pour les individus, les entreprises, les organismes publics ou privés ou encore les structures étatiques.

Il faut savoir qu’en Algérie, le centre national d’enseignement professionnel à distance est le premier centre public habilité ICDL, alors que l’EEPAD est depuis le mois de mai dernier le premier centre privé habilité ICDL. L’installation en Algérie d’une filiale d’ECDL s’inscrit dans le cadre d’une démarche de développement régional de cette fondation qui compte ouvrir à partir de 2008 des représentations au Maroc et en Tunisie.