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  1. #1
    Al-khiyal is online now Super Moderator
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    Les enfants algériens livrés à eux-mêmes dans le cyberspace


    Lundi 18 Mai 2009 -- Combien d’enfants algériens sont-ils tombés aux mains de prédateurs qui se cachent derrière leur PC ? Aucune statistique n’est disponible mais le constat est accablant : aucun texte n’oblige les gérants des cybercafés à interdire l’accès aux jeunes enfants qui, dans ces lieux, accèdent à tous les sites sans surveillance. Aucune campagne de sensibilisation aux dangers liés à l’existence de réseaux pédophiles n’a été initiée jusque-là. Les spécialistes tirent la sonnette d’alarme. Ce n’est qu’hier qu’un groupe de travail a engagé la réflexion. Il a fallu que l’Union internationale des télécommunications (UIT) place la célébration de la Journée des télécommunications sous le signe de la protection des enfants dans le cyberspace pour que les responsables algériens se penchent sur la question. L’occasion de mesurer le chemin qui reste à parcourir pour mettre en place les outils indispensables pour la préservation des jeunes enfants qui sont de plus en plus attirés par le monde virtuel.

    Premiers à être pointés du doigt, les gérants des cybercafés qui laissent surfer des enfants pendant des heures mais disent ne pas être responsables du choix des sites des internautes. Et c’est justement à ce niveau que beaucoup d’intervenants préconisent d’agir. Ils recommandent de durcir la législation permettant l’ouverture des cybercafés et de responsabiliser les gérants de ces derniers. D’autres pensent que les jeunes enfants ne doivent accéder au cybercafé qu’accompagné d’un adulte. Comme les foyers sont de plus en plus connectés, les parents sont également interpellés. Les spécialistes le répètent sans cesse : la navigation des jeunes enfants ne peut se faire sans contrôle tant les dangers sont multiples. C’est dans cet esprit qu’a été signée, hier, une convention entre les ministres de la Poste, de l’éducation et celui de la Famille, portant sur l’installation d’un groupe de travail en charge de faire des propositions pour «informer et sensibiliser les enfants sur leur vulnérabilité et des risques qu’ils encourent, inciter les parents à la vigilance et développer des outils pour minimiser les risques».

    Une charte a également été signée entre le ministère de la Poste, la Fédération des parents d’élèves, les représentants des fournisseurs d’accès et les représentants des gérants des cybercafés. Chacune de ces parties s’engage à faire en sorte de sensibiliser sur les dangers qui guettent les enfants. Elle préconise la mise en place de programmes de filtrage pour bloquer l’accès aux sites qui font l’apologie de la violence, du racisme ou qui sont à caractère pédophile. D’ailleurs, l’association algérienne des fournisseurs des services Internet s’est engagée à fournir gratuitement des solutions logicielles de protection des mineurs et de contrôle parental à tous les abonnés.

  2. #2
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    May 19, 2009 -- As access to the internet spreads in the Maghreb, the issue of how to protect children in cyberspace is drawing attention from families and lawmakers. Separate programmes in Algeria and Tunisia aim to educate adults about online risks and shield youngsters from paedophiles, racism and violence.

    On the occasion of World Telecommunications Day on Sunday (May 17th), the Algerian ministries of education, communications and families signed an agreement to set up a working group to keep children informed about their vulnerabilities and to minimise risk.

    The communications ministry will also sign a charter with the National Federation of Parent-Teacher Associations and representatives of internet service providers and cybercafés, to define the roles each should play in protecting children online.

    In the home, parents are expected to supervise children while they are surfing the internet; in cybercafés, however, access is often totally unsupervised. There is no law against children surfing the web alone in public areas, and service providers are not expected to monitor the content being accessed.

    Legislators in Algeria are reviewing the current regulations to find areas where oversight might be improved.

    Ahmed, who has a 13-year-old son, admits he was not immediately aware of the dangers of the internet.

    "Since I don't have the internet at home, it's not unusual for my son Ryad to go to the cybercafé next door to carry out research for his school projects or to chat with his friends," he said.

    "When I saw him sitting among all these adults in a dark place, I realised that I should never have left him to his own devices. He could be influenced by others, or visit pornographic sites," Ahmed said, adding that he will go with his son to the café "until we can get the internet at home".

    Unlike Ahmed, Lila, who has a 14-year-old daughter, says that she very quickly understood that children cannot be left alone in front of their PC without any supervision or explanation.

    "I explained to my daughter that she could meet bad people on the Internet. I try to supervise her, even though we have set up filtering to prevent access to sex sites, or sites promoting violence,” she told Magharebia.

    Asked about his knowledge of the dangers he faces on the internet, 12-year-old Walid said, "Since we have internet at home, I connect often. My parents told me right away that there were certain rules to follow. I only chat with people I know, I refuse any invitations from strangers, and my parents installed filters to block sexual content."

    Ali Kahlane, President of the Algerian Association of Internet Providers, said that the internet, "brings with it some undesired effects; cyberspace can become a major route for violence... terrorism, suicide and racism, or even sexual advances".

    He recommends talking openly to children about the dangers, teaching them that they could be chatting with virtually anyone and that they should never give out personal information or agree to meet strangers.

    Tunisia also marked World Telecommunications Day.

    The Arab Information and Communication Technology Organisation (AICTO) held a forum on Saturday for policy-makers and IT experts to discuss ways to safeguard children against online dangers.

    "Every new technology involves positive and negative aspects," said Belhassan Zouari, Director-General of the National Information Security Agency in Tunis. "The internet and new telecom technology can help educate children, as much as they can threaten them."

    Zouari said the work should begin at home, "especially with parents, who should both advise and monitor their children".

    Tunisian Minister of Communications Technology Haj Klaï said the state depends on families and civil society to ensure that everyone receives optimal benefits from new technology.

    According to ministry data, there are over one million computers in use in Tunisia. With the spread of internet access across the country, many teachers in elementary and secondary schools require students to do online research.

    "Every day, students come in to do online research on topics they study at school, such as science, history or geography," said Ali, owner of a public internet centre.

    To keep students away from pornography or other objectionable content, Ali asks them to submit their research topics to him. "I will do the research myself in return for fees," he said. "If students refuse, I place them under a young supervisor."

    In a statement on the occasion of the World Telecommunication and Information Society Day, AICTO called for intensifying efforts aimed at protecting children against exploitation, defending their rights within the framework of this new technology, laying down guidelines for protecting them online, and defining the threats and vulnerabilities involved therein.

  3. #3
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    Lynda Louifi :


    Lundi 29 Mars 2010 -- Internet, nous connaissons tous. Ce monde virtuel est un paradis pour ceux qui souhaitent apprendre, améliorer leur culture, découvrir de nouveaux domaines, ou encore communiquer. En revanche, c’est aussi un monde peuplé de dangers et les premières victimes sont les enfants. Si les adultes sont généralement conscients du côté négatif de la toile, ce n’est pas le cas des enfants qui, eux, sont exposés à des dangers réels. Ils peuvent facilement être victimes d’usagers malveillants. Faut-il ou non laisser les enfants surfer seuls ? Peut-on éviter aux enfants les dangers encourus en se connectant à Internet ? On ne le répètera jamais assez, mais Internet peut s’avérer un grand danger pour nos bambins qui accèdent parfois à des sites nuisibles comme la pornographie ou encore à des sites de rencontres avec des personnes malintentionnées. C’est en partant de ce constat que la Fondation nationale pour la promotion de la santé et le développement de la recherche (Forem) s’est lancée dans des campagnes de sensibilisation de l’opinion publique et des parents en particulier. «La protection de l’enfant contre les dangers de l’Internet», est le thème débattu, hier, lors d’une conférence de presse organisée par la Forem en collaboration avec le Centre culturel d’Hussein Dey et l’entreprise El-Kindi Technologies. Cette rencontre, dédiée spécialement à la protection de l’enfant, a pour but d’appeler les parents à être vigilants quant à l’utilisation d’Internet par leurs enfants.

    Les enfants vulnérables en surfant sur Internet

    Les dangers auxquels sont exposés les enfants sur Internet sont multiples. On peut citer le harcèlement et les abus de toutes sortes. Les spécialistes parlent de «cyberintimidation » qui est l’oeuvre d’un interlocuteur en ligne. Les parents sont loin d’être conscients, selon M. Bekilli, ingénieur en informatique au sein de l’entreprise Kindi. «Internet est accessible à tout le monde y compris aux enfants. Cela peut très vite se révéler dangereux si les parents sont absents et ne contrôlent pas leur progéniture», indique M. Bekilli. Afin de lutter contre ces dangers, le conférencier préconise la sensibilisation des parents sur les risques encourus par l’utilisation des nouvelles technologies. Il souligne que la priorité relève en premier lieu de la responsabilité parentale dans la mesure où toutes formes d’abus de l’Internet sont aujourd’hui avérées. «Il y a danger», avertit le spécialiste. Pour aider les parents à protéger leurs enfants, M. Bekilli estime qu’il est nécessaire d’initier au plus vite une vaste campagne nationale de sensibilisation avec l’implication de l’Etat, de la société civile, des parents, de l’école, etc. «La protection des enfants est à ce prix-là», déclare de son côté M. Boukheddar, coordinateur de projet au niveau de la Forem. Devant cet état de fait, certains parents ne cachent pas leur hostilité à l’Internet, allant jusqu’à l’interdire chez eux. «C’est l’unique solution pour préserver mes enfants», se justifie un professionnel de la communication. Mais est-ce la meilleure ?

  4. #4
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    Nordine Mzalla :


    Lundi 29 Mars 2010 -- C’est au tour des Algériens de découvrir le danger que représente la connexion Internet pour les enfants sans un contrôle efficace des parents ou des adultes en général. Devra-t-on pour autant classer l’ordinateur familial dans la catégorie des cuisinières, des prises électriques et des couteaux de cuisine comme sources diverses d’accidents domestiques ? En fait, c’est encore la question de la qualité de l’éducation qui se pose lorsqu’on aborde la question de l’accès libre au monde extérieur pour nos innocents gamins. Qu’on les laisse traîner à des heures indues au pied d’un immeuble ou manipuler dès l’âge de huit ans un téléphone portable, on les expose à toutes sortes de mauvaises surprises dont seuls les adultes sont responsables pour cause de manquement ou de démission dans leur rôle fondamental de protecteur. D’ailleurs, dans nombre de pays, la loi a fini par poursuivre les parents de mineurs auteurs d’actes de délinquance considérant que leur incombait la responsabilité des dérives de leur progéniture. Inversement, on peut accuser de complicité passive les parents qui livrent leurs chérubins à toutes sortes de pervers qui sévissent sur la toile ou qui leur donnent l’occasion de consulter des sites sans moralité ou promouvant la violence. Sauf qu’il serait difficile de contrôler le phénomène parce que les cybercafés sont nombreux et peu regardants sur la maturité de leurs clients en plus de parents ignorant parfois tout de ce qui peut se tramer sur ce fabuleux outil de communication pour lequel ils consentent à payer un abonnement comme on louerait les services d’un super dictionnaire. Nos malins enfants l’ont compris et font valoir cet argument pour obtenir l’achat d’un PC et le contrat ADSL. Il est donc temps que les médias lourds, l’école et même la mosquée s’impliquent pour rappeler régulièrement que la connexion magique sur le Web peut aussi porter préjudice jusqu’à l’intérieur des foyers qui ouvrent les fenêtres vertigineuses du monde sans prendre garde que leurs enfants ne les enjambent.

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