Lundi 15 Juin 2009 -- «L’accès téléphonique gratuit à l’abonné est une option essentielle. Si on ne parvient pas à offrir cet accès gratuit, on risque d’en payer le prix», a indiqué le P-dg d’Algérie Télécom dans un entretien publié par Les Afriques. Selon Moussa Benhamadi, la solution pour pallier le manque à gagner de la téléphonie gratuite passe par le développement de l’Internet haut débit. «Il faudrait arriver à financer le manque à gagner de la téléphonie fixe par l’accès à Internet haut débit (…) Nous sommes en cours de migration de notre réseau téléphonique classique vers le réseau IP, il faut préparer l’avenir. Nous avons lancé, également, une opération qui permet à tout citoyen de récupérer une ligne fixe qu’il a résiliée, en contrepartie d’un abonnement Internet gratuit pendant une année», a-t-il souligné. Benhamadi reste toutefois confiant, estimant qu’aucun opérateur ne peut rivaliser avec Algérie Télécom en matière de téléphonie fixe. Pour lui, la vente d’une nouvelle licence fixe est inutile. «Une deuxième licence fixe en Algérie n’est plus viable. Aucun opérateur ne peut rivaliser sur notre marché avec Algérie Télécom, qui dispose d’un réseau très important. » Il reconnaîtra toutefois que son entreprise perd des sommes considérables à l’international sur le réseau de téléphonie IP (via Internet). «C’est du vol, beaucoup de trafic téléphonique qui devait revenir à l’Algérie a été détourné. En juin 2008, 16 millions de minutes ont été comptabilisées contre 30 millions en juin 2009. On a pu, donc, récupérer 14 millions de minutes en l’espace d’une année. La Banque d’Algérie, en tant qu’institution chargée du rapatriement des devises, perd beaucoup d’argent dans ce trafic gris (…). Nous perdons au moins 10 millions de dinars par mois sur la base d’un prix de 5 DA la minute.» En plus des pertes financières, la téléphonie sur IP poserait également des problèmes d’ordre sécuritaire. «Ce trafic peut être un moyen de blanchiment d’argent, de financement du terrorisme ou du banditisme. Cela pénalise l’économie nationale et pose des problèmes de sécurité». Revenant sur le litige qui oppose Algérie Télécom à l’Eepad, Benhamadi a indiqué que l’opérateur privé n’avait versé que 50 millions de dinars au lieu des 430 millions de dinars prévus initialement. «Il n’est plus de notre ressort d’accorder un échéancier supplémentaire à l’Eepad. Le 26 mai 2009, l’Eepad n’a présenté qu’un chèque de 50 millions de dinars sans s’acquitter des 430 millions de dinars prévus dans le dernier échéancier».
+ Reply to Thread
Results 1 to 1 of 1
-
15th June 2009 00:10 #1
Super Moderator
- Join Date
- Jan 2006
- Posts
- 289,387







LinkBack URL
About LinkBacks
Reply With Quote
Bangladesh
Ecuador
Morocco
Nepal
Nicaragua
Puerto Rico
Russia
Scotland
South Africa
Ukraine
Virtual Countries