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  1. #1
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    Is social media driving reform in the Arab world?


  2. #2
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  3. #3
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  4. #4
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  5. #5
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    Yazid Slimani :


    Jeudi 27 Janvier 2011 -- Ce n'est pas un phénomène nouveau mais les évènements qui se déroulent en ce moment dans plusieurs pays arabes le montrent encore une fois. Internet et les réseaux sociaux jouent un rôle majeur dans les révoltes populaires, comme celles qui se sont déroulées en Tunisie ou qui ont lieu actuellement en Égypte. Ils ne sont pas à l'origine des mouvements de protestation mais ont fortement contribué à la mobilisation des citoyens de ces pays. Internet est d’ailleurs une arme redoutable des opposants dans d'autres pays, à l’image de la Chine ou de l'Iran. C'est aussi, et de plus en plus, une arme diplomatique utilisée par certains États. Et dans ce domaine, les États‑Unis ont bien compris son importance. On a même donné un nom à ce phénomène : la «Twitter diplomacy». Les réseaux sociaux permettent ainsi au gouvernement américain d'atteindre les simples citoyens de nombreux pays et plus seulement leurs élites, comme jamais il n'avait pu le faire auparavant, lorsqu'il ne communiquait que par les médias traditionnels. Cela s'illustre d'abord par la politique américaine de renforcement de sa présence sur les réseaux sociaux. Page sur Facebook, compte Twitter, messages vidéo diffusés sur les plateformes dédiées…, ces dernières années, la Maison Blanche multiplie les moyens de communiquer via le web. Le porte-parole de la Maison Blanche, P.J. Crowley, communique par exemple très régulièrement sur sa page Twitter. Durant les évènements de Tunisie, il a multiplié les «tweets» pour expliquer la position américaine et même pour appeler à des réformes urgentes dans le pays. Il a donné ainsi une indication aux manifestants tunisiens de la position américaine sur les troubles dans leur pays. Un élément d’encouragement non négligeable. Pour l'instant, le budget de communication de la diplomatie américaine sur les nouveaux médias reste faible – 7,6 millions de dollars – comparé à son budget total de 500 millions de dollars. Mais les spécialistes estiment que les nouveaux médias vont prendre une place de plus en plus importante au sein de la diplomatie américaine.

    Facebook, Twitter, Youtube et Skype interdits en Chine

    En 2009, les Etats-Unis ont emmené en Irak des représentants de start‑up et de géants du web comme Google ou Twitter pour sensibiliser les officiels irakiens, mais aussi les chefs d'entreprises et les étudiants, aux avantages de ces nouveaux outils et vendre leur savoir‑faire. C'était le premier voyage du genre et il s'inscrivait dans cette volonté américaine d'utiliser les nouvelles technologies (secteur dans lequel les États‑Unis restent les leaders mondiaux) comme une arme diplomatique. Il y a eu ensuite, l'Afghanistan, le Mexique, etc. Une manière de mettre à contribution les entreprises américaines dans cette nouvelle diplomatie. D'ailleurs les régimes les moins démocratiques ont bien compris la menace. Ils voient d'un très mauvais œil le développement de ces nouveaux moyens de communication derrière lesquels selon eux l'ingérence américaine n'est pas loin. C'est aussi une des raisons pour lesquelles ils tentent en cas de troubles politiques internes de bloquer l'accès à ces réseaux sociaux et à ces sites qui diffusent une information contraire à leurs intérêts et révèlent au grand jour leurs exactions. Mais les Américains maintiennent la pression et se positionnent en gendarmes du web, surtout lorsqu'il s'agit de défendre leurs intérêts. Une stratégie définie par Hillary Clinton, la secrétaire d'État américaine. Début 2010, dans un discours sur la cybercriminalité, elle déclarait ainsi que les États‑Unis en tant que «berceau» d'Internet, ont la «responsabilité» d'en assurer un libre fonctionnement. Ainsi, pendant les élections de 2009 en Iran, le pouvoir iranien a bloqué l'accès à Facebook et à d'autres sites internet sur lesquels s'exprimaient les partisans de l'opposant Moussavi qui contestaient la réélection du président Ahmadinejad. Le département d'État américain a alors financé une vidéo intitulée «Comment contourner un serveur Proxy», expliquant les techniques permettant de contourner la censure. Soit une manière nouvelle d'intervenir sur le destin politique de régimes hostiles aux États‑Unis. Le seul pays qui a pris la mesure la plus radicale est incontestablement la Chine. Le pays a interdit Facebook, Twitter, Youtube et Skype. Google a eu de sérieux problèmes. Les Américains, qui ont tenté de s’opposer à ces interdictions, ont fini par les accepter. Car pour la Chine l’enjeu est plus important. Ce pays compte 450 millions d’internautes. Des troubles dans ce pays pourraient non seulement se solder par un bain de sang mais également provoquer une crise économique mondiale sans précédent dans l’histoire de l’humanité. Deuxième économie de la planète, la Chine abrite de nombreuses usines de production et constitue l’un des premiers exportateurs et consommateurs au monde. Dans ce pays, le changement pourrait venir d’ailleurs. Mais pas d’Internet.

  6. #6
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  7. #7
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    January 30, 2011 -- A few minutes past midnight on Friday, the Egyptian Government “killed” the Internet. The action that plunged the country back to the 1980s was aimed at quelling the Facebook and Twitter-driven revolution that spread into the country from Tunisia, where it toppled President Zine al-Abidine Ben Ali’s regime weeks earlier. Algeria, Jordan and Yemen have also been affected by the unprecedented revolt in the Arab world. Egyptian president Hosni Mubarak’s 30-year rule is facing its greatest challenge with a succession of rallies and demonstrations in the most powerful and strategic Arab military power turning increasingly bloody. The unprecedented action of cutting all the digital nerves that connect Egyptians to each other and the rest of the world demonstrates that Mubarak will use every trick in the book to stem the revolt.

    “Turn down the network totally,” Vittorio Colao, Vodafone Group CEO, which owns 55 per cent of Egypt’s largest carrier, Vodafone Egypt, was quoted as saying on the order that came from the government. Shortly after 10pm on January 27, the first company closed down, then there was simultaneous withdrawal of services by other operators. Egypt is served by dozens of Internet providers, who depend on four large carriers for Internet connectivity. After the shutdown, the whole country went into the dark. “…every Egyptian provider, every business, bank, Internet cafe, website, school, embassy, and government office that relied on the big four Egyptian ISPs for their Internet connectivity is now cut off from the rest of the world,” Renesys, an Internet intelligence authority firm based in the UK that studies Internet disruptions wrote in its website. “Link Egypt, Vodafone/Raya, Telecom Egypt, Etisalat Misr, and all their customers and partners are, for the moment, off the air,” Renesys reported.

    Other countries facing turmoil have placed curbs on Internet activity, but the move by the Egyptian government was unprecedented in scale. It sets an example for other countries intending to silence protesting citizens. In 2009, Iran crippled Internet service as a move to quell street protests after disputed elections. The Iranian government allowed the Internet to run but very slowly, while it filtered and censored the content. In the same year, Chinese authorities unplugged the Internet amidst riots (in only one province) and censored Facebook and Twitter. In 2007, authorities clamped down on Internet access and cell phone to contain political uprisings. Military leaders physically disconnected primary communications in main cities. Protesters were still able to get photos out of the country using cell phones.

    At first, the Egyptian government blocked social sites like Twitter and Facebook, but users were able to use proxy servers to circumvent the censorship. A proxy server acts as a middleman between one computer and another and remains anonymous. With the current shutdown, the proxies cannot work since there is no Internet. And yesterday, two mummies from the Pharaonic era exhibited at the Cairo Museum were badly damaged during a robbery attempt staged during street protests, the head of the museum’s antiquities department said. “But demonstrators in collaboration with security forces stopped the thieves and returned the relics to the museum,” Zahi Hawass said.

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