Mercredi 2 Mars 2011 -- L’opinion publique, jeune et moins jeune, a vivement applaudi la décision de la prise en charge de l’épineux problème de la position des jeunes vis-à-vis du service national. Cela suscite l’intérêt de la jeunesse qui en débat partout : sur les lieux de travail, dans les quartiers, les cafés maures... Un tel est directement concerné, un autre a un proche ou un ami qui est taraudé par la position «indélicate» générée par ce problème. C’est la «délivrance» pour les jeunes. «Même les recrutements étaient conditionnés par la présentation de la carte militaire ; critère qui a fait séché les dossiers de nombreux jeunes prétendants à un poste d’emploi», nous dit d’emblée Mohand, qui, lui, n’est pas concerné par la mesure. «Toutefois, je suis vraiment content pour mon frère, de 32 ans, qui s’est retrouvé sans perspective depuis 2005 à cause de sa situation ambiguë vis-à-vis du service national». «Maintenant, il peut envisager son avenir avec sérénité. Hier, dès l’annonce de la décision, je l’ai appelé pour le féliciter», enchaîne-t-il, avec un air jovial. Fini, donc, le temps où les recrutements, même au niveau de la fonction publique, se faisaient sur présentation de la carte militaire. En effet, la situation des jeunes âgés de trente ans et plus, au 31 décembre 2011, incorporables et qui ne l’ont pas été, a «définitivement» été régularisée, suite à la décision du président de la République, dans le cadre du prolongement des diverses mesures mises en œuvre pour la prise en charge des préoccupations des jeunes.
«On est soulagés», commente un groupe de jeunes concernés, qui se sont retrouvés à Alger pour fêter l’événement. Les médecins, non touchés par les précédentes mesures de grâce relatives au service national, jubilent : «Justice est rendue aux médecins», disent résidents et spécialistes rencontrés dans l’enceinte de l’hôpital Mustapha, enthousiasmés par cette nouvelle. «C’est toujours bon à prendre, même si cela vient tardivement pour la corporation médicale. D’ailleurs, moi, mon service je l’ai accompli. C’est une mesure de second plan. On attend beaucoup plus des autorités du pays», nous dit Kamel, 30 ans, résident au Centre Pierre et Marie Curie. «Désormais, ça ne sera plus comme avant. On était admis d’office au service militaire en tant que médecin. Maintenant, on est plus confiant. C’est justice rendue pour la corporation, en particulier les spécialistes que l’âge incommode vis-à-vis du devoir national», se réjouit le Dr Ghouar, président de l’Association des médecins résidents d’Alger, rencontré au service orthopédie.
«J’ai un ami pharmacien, âgé de plus de 32 ans, qui travaillait dans une officine publique. Installé en France, cela fait des années qu’il n’est pas rentré au pays à cause de la non régularisation de sa situation, alors qu’il est chargé de famille», témoigne Amer, 33 ans, médecin résident du même service. «Avant, pour évoluer dans leur carrière, les maîtres assistants, n’étaient pas admis à passer le concours de post-graduation, s’ils n’ont pas accompli le service militaire. On ne pouvait pas également accéder au service civil. On n’avait donc d’autre choix que d’aller à l’étranger. Il faut penser aux promotions qui viendront après nous pour qu’ils ne quittent pas le pays. Il faut leur faciliter les choses», déclare Yacine, 32 ans, du service orthopédie, en explicitant avec détails la dure réalité de la corporation médicale, qui, réitère-t-il, est lésée. «Mais, personnellement, je m’interroge : s’agit-il de simples mesures où d’une réelle volonté d’écoute ?», enchaîne-t-il. «Si l’on veut réellement que les jeunes médecins spécialistes restent, il faut les motiver par des mesures d’encouragement. La décision d’affectation, par exemple, doit être discutée au préalable. On ne reste pas jusqu’à la dernière minute pour décider», relève son collègue. Malek, médecin spécialiste fraîchement diplômé, dit être aux anges après l’annonce de la nouvelle. Il résume la situation : «désormais, recruter des spécialistes sera possible et profitable au pays. Sans démagogie aucune, c’est une mesure à saluer. On espère plus en l’avenir. Le Président a cligné en direction de la jeunesse… Attendons pour voir». S’agissant de l’application de la mesure, un calendrier concernant les bénéficiaires sera publié dans les prochains jours, selon le communiqué de la Présidence. C’est la seconde fois qu’une telle mesure a été prise. La première fois, c’était en 2000 à l’occasion du référendum sur la concorde civile.
+ Reply to Thread
Results 29 to 30 of 30
-
2nd March 2011 18:01 #29
Super Moderator
- Join Date
- Jan 2006
- Posts
- 289,439
-
8th March 2011 21:19 #30
Super Moderator
- Join Date
- Jan 2006
- Posts
- 289,439
March 8, 2011 -- Algerian men over age 30 are no longer required to perform military service. The measure is the latest in a series of steps "taken for handling youth preoccupations", the National Service Department said Thursday (March 3rd) about the new policy announced by President Abdelaziz Bouteflika. Other initiatives aimed to provide employment, housing and bank loans.
"I am now filled with hope as I contemplate the future," Jamel Marouf, a 32-year-old statistical analyst, said. "I graduated from university seven years ago, and for all these years, I've been unable to get a job with a public-sector body." Like other Algerian men, Marouf needed a "military card" to land a job. National service is compulsory in the country, and holding a certificate of completion of "this duty" is essential for travelling abroad or securing employment. Prior to February 28th, Marouf had been on the Military Service Department's "absent without leave" list as he did not reply to any of the call-up notices sent to him. "For me, there was no way I was going to spend 18 months doing national service. I believe this commitment should be voluntary for the person concerned and not required by law," he added, saying that he had no regrets, not even for the years of unemployment and frustration that he went through as a young person.
Salim Nadjer, 36, was also pleased about the decision. A doctor by training, he paid dearly for his absence without leave as it prevented his career from developing. He knew that those who had not done military service were barred from taking post-graduation exams. Nadjer explained his refusal to serve state, saying that during the years of the Black Decade "it was a big risk; young soldiers were being killed by terrorists". "Doing national service was regarded as a major sin by terrorist groups," he said.
The move affects not only men living in Algeria, but also those residing abroad. Thousands of researchers and talented individuals have been unable to return to their home country because of national service. Aziz Taourit, a journalist by training, has been living in France for seven years. "I burst with happiness and cried for hours when I heard the news," he said. "I don't care about the political motives, I've been exempted from military service, and that will enable me to go back to Algeria and see my family and friends again." "I was like a prisoner waiting for his fate to be decided. I'm the happiest man in the world," he said.
Meanwhile, experts believe it is now time to reflect in depth on national service instead of resorting to "populist" measures. It is important to do away with national service as part of the efforts to professionalise the army that have been made over the last ten years, according to political researcher Othman Selini. Some MPs proposed that the duration of national service be limited to nine months, recalling that until 2002, it lasted for two years. It was later reduced to 18 months. A third option would be to make it voluntary for youths.







LinkBack URL
About LinkBacks
Reply With Quote
Bangladesh
Ecuador
Morocco
Nepal
Nicaragua
Puerto Rico
Russia
Scotland
South Africa
Ukraine
Virtual Countries