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  1. #1
    Domm is offline Registered User
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    Apr 2006
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    Pauvreté en Algérie / Poverty in Algeria

    Le ministre des Finances a révélé un aspect quelque peu inédit des dépenses consacrées à la lutte contre la pauvreté et la précarité. Selon lui, l’Etat dépense annuellement 5 millions de centimes pour l’Algérien qui vit en dessous du seuil de pauvreté. Son recours systématique aux statistiques et aux comparaisons a fait réagir les journalistes présents lors des débats sur la loi de finances. Personne ne peut croire que l’Algérie s’est débarrassée de la pauvreté, malgré les explications et les arguments avancés à chaque fois par le ministre des Finances et celui de la Solidarité nationale et de l’Emploi.
    Ce dernier aurait indiqué récemment qu’il y a seulement 137 000 pauvres en Algérie. Se basant sur les critères de l’Organisation internationale du travail (OIT) et de la Banque mondiale, le ministre crie haut et fort que «personne ne crève de faim» estimant que les enquêtes internationales fournies à cet égard sont justes et infaillibles. «Ce sont des chiffres validés par l’OIT et la Banque mondiale». De plus, il y aurait seulement 176 communes pauvres en Algérie et le nombre des démunis se rétrécit comme peau de chagrin.....infosoir
    il y a seulement 137 000 pauvres en Algérie
    que en Algérie ou on peut entendre des conneries pareille!! vive DZ

  2. #2
    Mnarvi-DZ is offline Registered User
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    Aug 2006
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    Noooormal!
    En octobre dernier, trois ministres differents et a quelques jours d'intervalles donnaient a la presse trois chiffres differents sur la pauvrete en Algerie.
    Comme ils ne sont pas d'accord sur les criteres a utiliser, je propose qu'on demande au gens de lever la main s'ils pensent etre pauvres.
    Avant d'ecrire il faut savoir lire,
    et avant de parler, il faut savoir ecouter
    Par El Bachir El Ibrahimi

  3. #3
    FORTUNATO is offline Registered User
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    Sep 2004
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    Quote Originally Posted by Domm View Post
    Le ministre des Finances a rйvйlй un aspect quelque peu inйdit des dйpenses consacrйes а la lutte contre la pauvretй et la prйcaritй. Selon lui, l’Etat dйpense annuellement 5 millions de centimes pour l’Algйrien qui vit en dessous du seuil de pauvretй. il y a seulement 137 000 pauvres en Algйrie
    que en Algйrie ou on peut entendre des conneries pareille!! vive DZ
    5 MILLIONS DE DORO PAR JOUR? PAR ANS? dans une peride allons jusqua a 10 ANS??????
    Ces chiffres sont vraiment inйditent par un ministre inйdit, en plus sans portfeuille
    A government that robs Peter to pay Paul can always depend on the support of Paul.
    By: George Bernard Shaw

    I should add that a Gouvernment that robs Peter to pay Paul, will always depend on Peter to have his budget ...:-) In other world he need more Peter then Paul

  4. #4
    Al-khiyal is online now Super Moderator
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    Samedi 30 Août 2008 -- En dépit de l’amélioration des indices de la macroéconomie en Algérie et des revenus, qui devraient atteindre cette année plus de 80 milliards de dollars, on enregistre toutefois, un déséquilibre dans la répartition des richesses. Selon les estimations des programmes des Nations Unies pour le développement et de la Banque Mondiale, le taux des personnes qui vivent sous le seuil de la pauvreté, qui gagnent moins de deux dollars par jour, est estimé à plus de 20% de l’ensemble des habitants, représentant plus de 6,5 millions d’Algériens. Le niveau social d’une grande catégorie d’Algériens n’a pas vraiment changé, suite au partage inéquitable de la fortune et des revenus de Algérie. Les employés qui touchent des salaires variant entre 12 et 35 mille dinars constituent plus de 60% de la masse salariale, alors que employés dont les salaires sont estimés entre 60 et 300 mille dinars constituent moins de 10% de cette dernière. Selon les institutions internationales, 2,8% des revenus de l’Algérie sont répartis sur 10% des classes les plus démunis de l’Algérie, alors que 20% des catégories les plus riches bénéficient de 42,6% de la fortune et des revenus. De ce fait, les classes sociales commencent à apparaître suite à l’ouverture et à la libération du marché. Une partie de la classe moyenne commence à disparaître graduellement et à rejoindre la classe pauvre.

  5. #5
    Al-khiyal is online now Super Moderator
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    Hafida Ameyar :


    Dimanche 7 Septembre 2008 -- Trois milliards trente millions et cent mille dinars. Telle est la cagnotte réservée, cette année, au financement des actions de solidarité, en direction des “familles démunies et des personnes en difficulté”, durant le mois de Ramadhan. Ces actions, chapeautées par le ministère de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Communauté nationale à l’étranger, devraient concerner 4 à 5% de la population algérienne (voir encadré). Elles comprennent à la fois la distribution d’environ 1,5 million de couffins du Ramadhan au niveau de 1 500 points de stockage, l’ouverture de 500 restaurants et l’attribution de 7 millions de repas chauds, servis à table ou à emporter. Selon le ministre de la Solidarité, la distribution des couffins a commencé le 30 août dernier, soit deux jours avant le début du mois de jeûne, et se poursuivra jusqu'à la fête de l'Aïd, mobilisant quelque 15 000 bénévoles du Croissant-Rouge algérien (C-RA), de l’ex-organisation de masse des Scouts musulmans algériens (SMA) et de certaines associations caritatives. Étrangement, le nombre de ces associations est inconnu. “Je ne saurais vous donner le nombre des associations impliquées dans l’opération Ramadhan”, nous a déclaré M. Lekhlef, directeur du mouvement associatif au ministère de la Solidarité nationale. Ce dernier, chargé de l’opération “Solidarité Ramadhan 2008”, a laissé entendre que sa structure “travaille avec 12 000 associations à caractère humanitaire et sociale durant l’année”. Seulement, a ajouté notre interlocuteur, “les associations ne s’impliquent pas toutes durant le mois de Ramadhan”.

    Dans un document que nous a remis le directeur du mouvement associatif, il est clairement souligné que le ministère de la Solidarité “favorise l’implication renforcée du C-RA et des SMA”, dans la mise en œuvre de l’opération de solidarité. Quant aux autres associations “désireuses” d’y participer, elles doivent “nécessairement travailler de concert avec le C-RA, la DAS (Direction de wilaya de l’action sociale) et les collectivités locales”. Le même document insiste, par ailleurs, sur l’implication “de manière effective (de) la société civile” et l’encouragement des “initiatives privées”, sans donner de détails, en recommandant, dans le même temps, “la mobilisation de 25 000 personnes bénévoles”. Pour ce qui est de la cagnotte des 3 milliards de DA, Djamel Ould-Abbès a précisé très récemment qu’elle se compose de la somme débloquée par son département (130 500 000 DA), d’un budget spécial des collectivités locales (2 473 000 000 DA) et des contributions des donateurs (304 450 000 DA) et du Croissant-Rouge algérien (128 150 000 DA).

    Le ministre a en outre informé que parmi les premiers sponsors, qu’il a d’ailleurs tenu à qualifier de “bienfaiteurs”, se trouvent Mobilis, Nedjma, la banque El-Baraka, le groupe Cevital, la compagnie Sonatrach, l’entreprise Soummam et celle de Hamoud Boualem. “Il nous faut impliquer plus de citoyens, de donateurs et de bienfaiteurs dans l’opération Solidarité Ramadhan 2008, conformément aux instructions du président de la République”, a-t-il soutenu, en s’élevant plus loin contre “toute manipulation politicienne” de l’aide aux nécessiteux. Cela n’a pas empêché notre ministre de s’enorgueillir de toute action qu’il a pilotée pendant les mois de Ramadhan, sous les deux mandats du président Bouteflika, et de mener campagne pour ce dernier, en prévision des prochaines élections, estimant, entre autres, que les chiffres “donnent une idée de ce qu’a fait l’État entre 1999 et 2007”.

  6. #6
    Al-khiyal is online now Super Moderator
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    continued.....

    Impuissance chez Ould-Abbès devant le double emploi

    Le Ramadhan 2008 se distingue par une augmentation de la recette consacrée aux actions de “bienfaisance” des pouvoirs publics. Les chiffres figurant dans le guide d’orientation sur le déroulement de l’opération Ramadhan 2008 du département de Ould-Abbès montrent que l’enveloppe financière allouée par ce ministère était seulement de 51,5 millions de DA en 1999, année de lancement, par l’État, du “couffin du Ramadhan” et des “restaurants de la Rahma”. Cette enveloppe a presque triplé en 2004, atteignant les 114,2 millions de DA, puis s’est stabilisée autour de 100 millions de DA en 2007, avant de grimper jusqu’à la barre des 130 millions de DA en 2008. Les autres aides publiques, provenant des collectivités locales (APW et APC) et destinées aux franges les plus fragilisées de la société, sont tout aussi éloquentes : entre 2001 et 2007, les communes et les wilayas ont mobilisé une somme totale de près de 7 milliards de DA, dont plus de 1,2 milliard de DA en 2006 et plus de 1,5 milliard de DA l’année suivante.

    Sur un autre plan, le ministère de la Solidarité admet, certes indirectement, l’idée de l’érosion dramatique du pouvoir d’achat des Algériens et celle de la montée de la pauvreté dans notre pays. Son guide révèle, en effet, que pour la seule période 2004-2007, le nombre de familles démunies est passé de 1 million à plus de 1,2 million. Selon la même source, cette période a aussi enregistré une hausse des paniers du Ramadhan, dont le nombre est passé de 1,2 million en 2004 à 1,4 million de couffins en 2007. La même tendance ascendante est observée pour les repas servis (6 989 351 repas en 2007 contre 6 618 399 repas en 2004) et les apports financiers, publics et privés (plus de 2,9 milliards de DA en 2007 contre 1,4 milliard de DA en 2004), ainsi que pour la cohorte des bénévoles chargés du déroulement de l’opération Ramadhan (10 911 bénévoles en 2007 contre 8 723 bénévoles en 2005). Même le coût du couffin, qui comprend notamment 20 kg de semoule, 20 kg de farine, du café, du sucre et de l’huile, a été relevé, d’après les représentants du ministère de la Solidarité nationale, qui avancent la somme de 4 900 DA.

    Ce montant est contesté par des mairies qui, comme la ville de Batna, ont supprimé certains produits pour s’en tenir “uniquement à l’essentiel”. L’information faisant défaut dès qu’il s’agit de demander le nombre de personnes démunies recensées pour ce Ramadhan et la répartition des aides (couffins et restaurants) par wilaya et commune, pour se faire une idée des régions les plus demandeuses. “Plus la population est grande, plus l’aide est importante”, s’est limité à dire M. Lekhlef, en promettant de livrer l’information “après évaluation”. “Dans l’ensemble, la distribution des couffins a été réalisée dès le 30 août, excepté dans 5 ou 6 wilayas qui n’ont pas encore transmis leur bulletin quotidien de renseignements. Bien sûr, il y aura des réclamations émanant des citoyens… On complètera, car il y a toujours des mécontents”, a-t-il ajouté. Interrogé sur les cas du double emploi, il finira par admettre son impuissance, en affirmant : “Il y a des gens qui prennent le couffin et qui se font servir en même temps dans les restaurants. Allah ghaleb ! C’est vrai qu’on contrôle, mais ce n’est pas une science exacte.”

    Où va l’argent du Trésor public ?

    La chargée de la communication au ministère de la Solidarité a, de son côté, signalé que la seule information fiable, pour le moment, se rapporte au budget des 3 milliards de DA. Tout le reste est, selon elle, du ressort du “prévisionnel”, en attendant l’élaboration du bilan à la fin du mois de septembre. Pour donner plus de crédit à ses déclarations, Mme Belbal a signalé les imprévus, rappelant que durant le mois de Ramadhan, “il y a des gens qui peuvent se retrouver dans le dénuement du jour au lendemain, et viennent demander de l’aide. D’autres peuvent refuser de récupérer le couffin alors qu’ils sont dans le besoin”. À la question relative aux critères d’accession à l’aide de solidarité et de distribution des couffins en particulier, M. Lekhlef et Mme Belbal nous ont renvoyés à “la définition des personnes démunies”, arrêtée par le département de Ould-Abbès. Ainsi, les catégories sociales concernées sont celles dont le revenu est inférieur au Salaire national minimum garanti (SNMG), qui est de 12 000 DA. Plus concrètement, il s’agit des non-assurées sans revenu, des personnes âgées ou handicapées sans revenu qui perçoivent une allocation forfaitaire de solidarité (AFS), actuellement de l’ordre de 3 000 DA/mois, ainsi que des personnes occupant un emploi temporaire qui touchent une indemnité d’activité d’intérêt général (IAIG). Ces critères de l’octroi du couffin du Ramadhan, devant servir à établir les listes des bénéficiaires des aides de solidarité, ne sont pas suivis par tous, puisque des wilayas, à l’exemple de Batna, tablent sur d’autres priorités comme la famille composée de 6 personnes et plus.

    La problématique de la solidarité, institutionnalisée en 1999, relève de l’événementiel ou du secourisme, tendant à s’assimiler de plus en plus à une opération de charité et aguichant la logique d’assistanat, qui sont loin de se connecter aux règles de rationalité d’un État moderne ni à celles de la citoyenneté. Par ailleurs, la mobilisation annuelle de sommes colossales pour venir en aide aux personnes nécessiteuses, le temps d’un mois, suscite maintes interrogations. Celles-ci renvoient au problème de gestion des grands budgets et de l’argent du Trésor public, d’autant que le terrain est miné d’anomalies où la corruption, la démagogie, l’opportunisme, les spéculations et les complicités, renforcées par les carences de l’outil statistique, les défaillances en matière de coordination entre les différents partenaires et la défection de la fonction contrôle font bon ménage, pour pénaliser avant tout les pauvres. En termes plus clairs, l’enveloppe des 3 milliards de DA ira-t-elle entièrement aux franges de la population les plus vulnérables socialement ou sera-elle, pour une grande partie, déviée vers d’autres destinations, comme le laissent déjà entendre certains confrères ? À défaut d’une politique sociale lisible et conséquente, d’une carte sociale nationale crédible et d’un mouvement associatif puissant, les détournements des couffins et des repas servis dans les restaurants risquent bel et bien de se reproduire.

  7. #7
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    Hafida Ameyar :


    Dimanche 7 Septembre 2008 -- Il ne faut pas se leurrer : la pauvreté gagne de plus en plus les foyers et montre son visage durant le mois de Ramadhan. Le couffin du Ramadhan, assimilé par beaucoup d’Algériens à “l’humiliation” et à une sorte de “conditionnement à l’état de mineur”, voire à “l’état de sujet”, n’est qu’un palliatif à la détresse sociale. D’aucuns le voient comme un signe d’échec de l’État dont la “mission est de proposer des solutions durables” et attestent que “la lutte contre la pauvreté passe par une distribution équitable des richesses”. D’autres, en revanche, attestent que parler de couffins du Ramadhan et d’aide aux nécessiteux est en soi “une flagrante indécence” pour un pays qui n’a jamais autant engrangé des pétrodollars. Les préoccupations du ministre de la Solidarité semblent ailleurs, lorsqu’il déclare que “le rush sur les couffins de Ramadhan donne une image déformée des efforts de l’État en matière de solidarité”, ou encore quand il se met à polémiquer autour du nombre de pauvres en Algérie. En février dernier, Ould Abbès évalue le taux de pauvreté à 5%. “Le taux de pauvreté en Algérie est passé de 12,8% en 2000 à 5% actuellement”, déclare-t-il. C’est loin de correspondre aux estimations du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) et de la Banque mondiale qui, eux, pensent que plus de 20% de la population, soit plus de 6,5 millions d’Algériens vivent en dessous du seuil de la pauvreté, et gagnent moins de 2 dollars par jour, malgré l’embellie financière (plus de 80 milliards de dollars de revenus pétroliers prévus en fin d’année). Le même ministre affirmait, en 2005, qu’en Algérie, “il n’existe pas de pauvres, mais des nécessiteux”. L’année suivante, il récidivait en soutenant cette fois que la pauvreté était “éradiquée en Algérie”.

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