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  1. #1
    Al-khiyal is online now Super Moderator
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    Enlèvement, port d’arme, viol et violence, meurtre…Ces petits voyous qui font peur


    Lundi 15 Octobre 2007 -- Les personnes âgées de moins de 18 ans sont de plus en plus impliquées dans de graves délits, autrefois commis, généralement et de par leur nature, par les seules personnes majeures, donc responsables de leurs actes. C’est ce qui ressort du bilan des huit mois de l’année en cours établi par la Gendarmerie nationale sur les mineurs mis en cause dans de graves infractions.

    En effet, sur 30 878 personnes appréhendées, 1 592 mineurs ont été arrêtés au cours de la même période. Un record si l’on se réfère aux délits commis par ces enfants censés être au devant de l’épanouissement et d’un encadrement parental et social digne de ce nom. Les coups et blessures volontaires avec arme blanche (287 cas), l’émigration clandestine (223 cas), l’association de malfaiteurs (157 cas), les attentats contraires à la décence (53 cas), les atteintes à la pudeur et/ou tentative de violence sur mineur des deux sexes (48 cas), l’usage de stupéfiants (27 cas), les meurtres et infanticides (14 cas), la détention d’armes prohibées (10 cas), la dégradation de biens d’autrui et de l’État (14 cas)… pour ne citer que ces délits.

    Les chiffres avancés par la Gendarmerie nationale donnent réellement des vertiges et interpellent toutes les consciences. Si l’on compte uniquement du seul pourcentage, soit près de 6%, des crimes et délits commis par des jeunes enfants par rapport aux adultes, on déduirait simplement que ce phénomène prend de l’ampleur et échappe au contrôle des parents, responsables de leur progéniture, et des pouvoirs publics qui ne prennent pas des mesures rationnelles dans les grands quartiers, les grandes cités et autres foyers où se prolifère la criminalité sous toutes ses formes.

    Plus grave encore, des dizaines d’adolescents ont été interpellés pour menace d’attentats, enlèvement de mineurs, outrage à autorité publique et envers le corps constitué, usurpation de fonction et escroquerie, viol et tentative de viol, adultère et autres menaces avec arme à feu. Cela va sans dire que ces enfants ont “investi” un autre terrain, celui de la contrebande, selon le même bilan. Il ressort ainsi que des jeunes enfants sont impliqués dans l’extraction illicite de sable, l’exportation frauduleuse de marchandises, le recel d’objets détournés, le vol commis dans les entreprises publiques et privées, la détention de produits barbituriques, le défaut de registre du commerce et le transport d’alcool ou boissons alcoolisées sans titre de mouvement. Sur ce plan, il faut souligner que “l’adulte” en est pour beaucoup, quand on sait que des jeunes enfants, en âge d’apprentissage, sont illégalement employés et surexploités dans des milieux aussi hostiles que dangereux.

    À ce sujet, relève encore la Gendarmerie nationale, des mineurs ont été également arrêtés pour racolage en vue de prostitution, d’homosexualité, de tentative d’incitation de mineurs à la débauche, de détention d’armes à feu, d’actes contre nature, d’exposition ou de délaissement d’enfants et d’inceste entre frères et sœurs germains, consanguins ou utérins.

    De quoi s’interroger sur l’implication des mineurs dans des infractions et des situations dramatiques sous le regard placide et condamnable de ceux qui devaient être à leur sauvegarde. Sinon comment, en huit mois — le bilan de la Gendarmerie en témoigne — 12 jeunes enfants ont été enlevés, 17 autres tués, alors que près de 200 ados sont victimes de violences sexuelles ! Sur 11 902 victimes enregistrées durant la même période, 829 cas sont âgés de moins de 18 ans.

    Selon le même document, la plupart des jeunes enfants sont victimes d’actes contraires à la décence (65 cas), d’homosexualité et d’incitation à la débauche.

    Les investigations menées par la Gendarmerie nationale, suite aux plaintes déposées par les victimes, ont également fait ressortir que les ados sont les cibles privilégiées des criminels.

    En effet, 220 enfants ont fait l’objet de coups et blessures volontaires avec armes blanches, 129 autres d’homicide involontaire, 17 autres cas enregistrés dans les associations de malfaiteurs, sans compter les tentatives de viol, de meurtre et bien d’autres formes de violence. Cela étant dit, le phénomène des enlèvements a également fait ravage durant cette période avec près de 40 cas, dont 12 ados.

    Il faut aussi noter que cette catégorie d’enfants est en proie aux fausses déclarations, au racolage et à la prostitution, aux stups et autres drogues, aux injures, aux menaces de mort et de viol ainsi qu’à tout autres formes d’abus que le commun des intraitables pourrait commettre contre des adolescents.


  2. #2
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    Lundi 22 Octobre 2007 -- C’était avant-hier, aux environs de 21h, dans la cité des 414-Logements, un quartier populeux situé dans la ZI de la ville de Tébessa, lorsque 3 jeunes garçons, âgés entre 13 et 15 ans, se sont disputés à la suite d’un malentendu. Après un échange d’insultes, l’un d’eux a tiré de sa poche un cutter qu’il planta dans la poitrine de son camarade, lui causant une plaie très profonde. Devant cette scène horrible, les deux garçons ont pris la fuite laissant leur camarade baignant dans son sang.

    Les voisins qui ont entendu les cris se sont rendus sur les lieux du crime et ont alerté la police. Les parents de la victime, une fois alertés, sont arrivés avec un gourdin, des pierres et des couteaux et se sont mis à hurler devant une foule de voisins. Les services du maintien de l’ordre et de la Protection civile sont intervenus à temps pour apaiser la colère des parents de la victime et ont procédé à l’évacuation de la victime d’urgence vers l’hôpital Allia de Tébessa. Aussitôt, les 2 adolescents complices ont été arrêtés par les services de sécurité et mis sous protection.

    Au même moment, une enquête a été ouverte par les mêmes éléments de la sûreté pour déterminer les causes exactes du crime odieux qui a coûté la vie au jeune adolescent.

    Signalons que malgré la vigilance de toutes les structures sécuritaires concernées, la délinquance juvénile a pris de l’ampleur ces dernières années surtout chez les jeunes de moins de 20 ans. Ce problème, qui est devenu une préoccupation angoissante, les causes étant nombreuses, restera toujours un problème de société. De la famille à l’école et surtout dans la rue, nous devons tous contribuer à éradiquer ce fléau qui gangrène notre jeunesse.


  3. #3
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    Samedi 5 Janvier 2008 -- Ce qui devait être, à première vue, une dispute banale entre deux enfants a, soudainement, viré au drame, plongeant les habitants de la localité de Gouraye, située à 12 kilomètres de la daïra d’El Kouif, dans la wilaya de Tébessa, dans l’émoi.

    Un enfant âgé de 9 ans a mortellement poignardé un autre âgé de 11 ans, qui se trouve être son cousin, le laissant pour mort, avant de prendre la fuite. Les parents des deux enfants ayant eu vent du drame se sont immédiatement dirigés sur les lieux du crime et ont alerté la police ainsi que la Protection civile. Le corps de la victime a été transporté vers la morgue de l’hôpital El Allia de Tébessa. Le meurtrier a quant à lui été arrêté, quelques heures après, par les services de sécurité et placé en détention provisoire.

  4. #4
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    Jeudi 10 Septembre 2009 -- Depuis le début de l’année, les services de la Gendarmerie nationale ont recensé 1 370 mineurs victimes et, pis, 2 077 de leurs semblables auteurs de crimes et délits, à indiqué le chargé de la communication au commandement national de ce corps, le colonel Abderrahmane Ayoub, lors d’un point de presse organisé avant-hier au siège du commandement à Alger. Un chiffre effarant quand on sait qu’il ne concerne que les affaires traitées par la gendarmerie. Un corps dont la zone de compétence ne se situe pourtant pas en milieu urbain. À ce nombre il faudrait ajouter celui des affaires de même genre traitées par la police qui interviennent principalement dans les villes où la délinquance juvénile est logiquement la plus importante. Ce qui est sûr c’est que ces malheureux enfants, victimes ou auteurs, ne sont en fin de compte que des victimes. D’après des études précédentes sur ce sujet, les délits les plus fréquents chez les jeunes délinquants sont, entre autres, le vol, le vagabondage, la prostitution, la mendicité, l’usage et le trafic de drogue. Le vol demeure le délit principal avec près de la moitié de l’ensemble des délits. La drogue fait également des ravages dans cette frange fragile. Malheureusement, l’usage et le trafic de drogue chez les mineurs ne touchent pas que les «enfants de la rue». Une étude réalisée par la Forem en 2007 donne un taux de plus de 23,5% chez les garçons et de plus de 50% chez les filles qui affirment avoir déjà touché à la drogue à l’école. L’enquête de la Forem avait touché une vingtaine de lycées d’Alger et quelque 2 664 élèves. Dans une seconde étude consacrée aux enfants de la rue, la même année, la Forem estime leur nombre entre 15 et 20 000 à travers tout le pays. Mais qu’est-ce qui pousse donc ces enfants à basculer dans l’enfer de la délinquance ? La famille, l’école, la rue sont mises à l’index.

    L’expérience des services concernés montre que la plupart des délinquants sont issus de parents divorcés ou séparés, morts prématurément ou ayant abandonné l’enfant, ou encore issus de famille déficiente ou polygame. Sur le même front, la cellule d’écoute et de prévention de la délinquance de la Gendarmerie nationale met souvent en avant l’instabilité de la cellule familiale et le déficit en communication dans la famille. À cela s’ajoute la déperdition scolaire qui reste un terreau où la délinquance se nourrit insatiablement. Chaque année, des dizaines, voire des centaines de milliers d’élèves des trois paliers de l’éducation nationale sont recalés. Ils sont alors jetés dans la rue, école de tous les vices. Le colonel Ayoub a indiqué que pour endiguer ce phénomène de délinquance juvénile, «des contacts sont actuellement menés par la Gendarmerie nationale avec l’université d’Alger». Notre objectif, a-t-il expliqué, «est d’explorer les voies et moyens scientifiques, avec les spécialistes de l’université, afin notamment de mettre en place des programmes d’enseignement destinés à la prise en charge des mineurs victimes mais aussi des mineurs auteurs pour qu’ils ne tombent pas dans la récidive». Les résultats de ces groupes de travail seront mis au service des cellules de protection des mineurs que la gendarmerie a installées depuis 2005. Le colonel a d’ailleurs révélé que le nombre de ces cellules sera multiplié à travers le pays.

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