Lundi 7 Janvier 2008 -- Il aura fallu l’appui des forces aériennes à 5000 policiers au sol, dépêchés du nord, pour sécuriser le déplacement de Bouteflika à Tamanrasset, selon une information de nos confrères du Soir d’Algérie. Une grande première dans les annales des visites présidentielles, mais un grand motif d’inquiétude sur le niveau d’insécurité atteint par l’Algérie en quelques mois de recrudescence des attentats terroristes.
Le gouvernement avoue-t-il là son incapacité à maîtriser la nuisance des groupes islamistes liés à Al Qaïda au Maghreb (AQMI)? Quel réconfort apportera ce voyage aux populations de ces lointaines contrées du sud à l’écart du développement si leur «cher président» doit se mouvoir dans une bulle protectrice impossible à approcher ? Pour soigner l’image de la santé retrouvée du chef de l’Etat, faut-il confirmer au monde, de manière aussi ostentatoire et inutile, ce qu’il sait déjà sur «l’infréquentabilité» chronique de notre pays ?
Certes, le désert algérien, mis à part les camps retranchés de production des hydrocarbures, reste un immense terrain de chasse pour les affidés de l’AQMI, mais est-il nécessaire de programmer cette visite juste pour démontrer la capacité physique de Bouteflika à assumer ses charges présidentielles, surtout si elle est effectuée sous ce fantastique «parapluie» sécuritaire ? Les derniers touristes téméraires, nationaux ou étrangers, sauront désormais qu’ils pourront admirer ces merveilleux sites du Hoggar ou du Tassili sur… des prospectus jaunis !
Après cette pharaonique, mais éphémère manifestation de «l’autorité de l’Etat», Tamanrasset retournera, à l’instar de ses consœurs du Grand sud, à ses problèmes rituels : décollage économique retardé, chômage endémique, immigration clandestine récurrente, menace terroriste partout présente… mais, il est heureux d’apprendre que le gouvernement va consacrer un milliard de dollars pour «étancher la soif» de milliers d’habitants contraints à la débrouille pour se procurer le précieux liquide.
Preuve que nos gouvernants savent aussi s’appesantir, à l’ombre d’une prospérité financière venue des tréfonds riches de ce Sahara si pauvre en surface, sur les souffrances de leur population. Même s’il faut pour ce noble dessein de paix, déplacer la coûteuse mais guère rassurante machine de guerre de l’Etat pour protéger le premier des Algériens…
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Thread: News from Algeria 2008
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7th January 2008 07:38 #57
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7th January 2008 09:27 #58
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7th January 2008 13:19 #59
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Algiers, January 7, 2008 - Algeria is committed to working closely with other African countries to make the resolution of peace and security issues in Africa its first priority.
"It has nearly become commonplace to say that peace, security and stability initiatives are required for development and welfare," said Maghreb and African Affairs Minister Abdelkader Messahel, Saturday.
Speaking on the architecture of peace of the African Union (AU) and security co-operation in the continent he said: "It is obvious that the efforts deployed for development depend on the efforts to be undertaken in an effort to definitively establish a calm and reconciled climate."
"On the basis of this conviction, President Abdelaziz Bouteflika initiated the national reconciliation," he said, adding that Algeria was committed to working in collaboration with the rest of the continent to make peace, security and stability issues in Africa its top priority at all times.
The minister revealed that the nature of threats and risks which continued to weigh heavily on the continent were a reminder that these challenges had not been completely resolved.
He added that there was a terrorism challenge against which Africa is resolutely involved as provided for in agreements adopted to counter this scourge, such as the AU convention signed in Algiers and the means put in place in this fight.
In this regard, he hailed the remarkable work achieved by the African Centre for Study and Research on Terrorism (ACRST), located in Algiers, in the service of Africa.
Mr Messahel said that often experience showed that co-operation between the AU and the regional mechanisms had positive effects on the handling of peace and security problems in Africa's different regions.
The draft agreement between the AU and the economic or regional communities and regional mechanisms for the prevention, management and conflict settlement was proof of Africa's determination to reinforce its action for promoting peace, security and stability in the continent, he added.
He believed that "it is high time to assess the venues where Africa has already worked for peace and security to better identify the challenges to be taken up and give this agenda all the required credibility".
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7th January 2008 20:08 #60
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Lundi 7 Janvier 2008 -- Le président Abdelaziz Bouteflika a lancé lundi le projet de construction d'une canalisation, sur 700 kilomètres, dans le Sahara, pour transporter de l'eau potable d'In Salah à Tamanrasset, pour un coût de 300 millions d'euros, a-t-on indiqué de source officielle.
Cette canalisation devrait relier dans trois ans ln Salah (à environ 1.300 kilomètres au sud d'Alger) à Tamanrasset. Le projet devrait satisfaire les besoins en eau de la région de Tamanrasset jusqu'en 2050, selon cette source. "C'est avec de l'eau que le développement pourra être amorcé" dans le Sahara algérien, a déclaré le président Bouteflika, qui a entamé lundi une visite de deux jours dans cette région.
Début 2006, le ministre des Ressources en eaux, Abdelmalek Sellal, avait affirmé qu'il y avait dans le Sahara algérien des réserves en eau estimées à 40.000 milliards de m3. Selon des études menées depuis plusieurs années, cette eau contenue dans le sous-sol du Sahara algérien, est "potable et se trouve en grande quantité", avait-il précisé.
Le ministre avait expliqué qu'il y avait dans le Sahara algérien un gisement dit "albien terminal", aux eaux pures et peu profondes dans les régions de Tidikelt, El-Menéa, Adrar et Ghardaïa. Un autre albien, dit "intercalaire" couvre une superficie de 7.000 km2 touchant l'Algérie, la Tunisie et la Libye. Ses eaux profondes et chaudes sont actuellement exploitées par la Libye, avait ajouté Abdelmalek Sellal.
La Libye avait entamé, en 1984, le creusement du Grand fleuve artificiel, inauguré en 1991, et visant essentiellement à exploiter l'eau située à une grande profondeur dans le Sahara et à l'acheminer par d'énormes canalisations, vers les régions du nord. En avril 2005, l'Algérie, la Tunisie et la Libye avaient décidé de mettre en place un mécanisme de gestion concertée de leurs ressources en eaux profondes dans le cadre d'un projet de l'Observatoire du Sahel et du Sahara (OSS), organisme international oeuvrant dans le cadre de la lutte contre la désertification et la pauvreté en Afrique.
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7th January 2008 23:44 #61
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Scenes from Tamanrasset,
January 7, 2008













Last edited by Al-khiyal; 8th January 2008 at 07:04.
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8th January 2008 00:00 #62
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Mardi 8 janvier 2008 -- Bain de foule, inauguration tous azimuts et phrases sibyllines : le président de la République a entamé, ainsi, hier en milieu de matinée, sa visite de travail dans la wilaya de Tamanrasset. Contrairement à beaucoup de ses précédentes visites, Abdelaziz Bouteflika a commencé celle d’hier par un geste symbolique de haute portée en baptisant l’aéroport de la ville du nom d’une des figures emblématiques de la région, l’amnokal des Touareg, Hadj Moussa Akhamokh, décédé en 2005, laissant derrière lui un peuple qui n’a toujours pas fait son deuil.
Mais comme attendu, le président Bouteflika a visité l’une des plus importantes étapes du projet de transfert d’eau potable d’In Salah à Tamanrasset. Après avoir écouté les explications, Bouteflika a déclaré que le projet est «hautement stratégique» pour le pays. «Le projet, à côté du barrage de Beni Haroun pour l’Est, Taksebt pour le Centre et MAO pour l’Ouest, revêt un caractère stratégique pour nous. L’arrivée de l’eau est le début de développement de la région. Parce que si l’eau est disponible, la région va complètement changer de visage», dira le chef de l’Etat à l’adresse de ses interlocuteurs, Abdelmalek Sellal, le ministre des Ressources en eau en tête. «Il faut profiter du fait que nous avons les moyens pour réaliser en même temps les installations nécessaires à la distribution», lance le Président à l’un de ses interlocuteurs qui lui répondra que «les études sont déjà en cours».
Il est vrai que, si le président de la République, qui visitera aujourd’hui l’une des étapes les plus importantes du projet, à In Salah, a insisté sur le projet, c’est parce que le jeu en vaut la chandelle. Avec ses 750 km de long (1 200 si l’on compte les 550 km de double voie) et 100 000 m3/jour permettant, à partir du premier trimestre 2010, d’alimenter 350 000 habitants, le transfert d’eau est tout simplement gigantesque. Mieux, dira Abdelmalek Sellal, les autorités ont pensé même aux urgences en mettant en place un matériel qui fonctionne et au gaz naturel et au GPL, en plus de la construction de réservoirs qui assureront un approvisionnement de six jours en cas de coupure ou d’accident grave. Et le chef de l’Etat a quitté le lieu tout simplement subjugué.
Et comme pour fêter ce succès, Abdelaziz Bouteflika s’est prêté, pendant une dizaine de minutes, à un bain de foule soigneusement orchestré. Il n’y a pas ici à Tamanrasset les milliers de personnes des villes du Sud, mais les habitants sont venus, quand même, scander «Vive Bouteflika». Et pour ceux qui ont oublié ou ne connaissent pas la formule, comme ces petits enfants qu’on a sorti des écoles, un «chauffeur» de foule est là pour le rappeler «ouhda thalitha» (troisième mandat).
Le Président, habillé pour la première fois d’un costume marron clair, contrairement à ses habitudes en sombre, se plaît à aller serrer les mains par ci ou à distribuer des baisers par là, le sourire toujours arboré, comme pour exprimer sa satisfaction. S’ensuivent alors d’autres inaugurations, à l’image de la maison de l’artisanat où le président Bouteflika a insisté sur la «sauvegarde du patrimoine local» et sa transmission aux jeunes, et de la cour de Tamanrasset. Les deux institutions, en plus du tout nouveau centre universitaire, attirent le regard par leur architecture locale et la finesse de leurs finitions.
Abdelaziz Bouteflika a également inauguré un complexe sportif et un hôpital en plus d’autres infrastructures socio-culturelles et éducatives. Le chef de l’Etat sera à partir de ce matin dans la commune d’In Salah pour lancer d’autres projets, avant de regagner la capitale en fin de soirée.
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8th January 2008 06:41 #63
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Mardi 8 Janvier 2008 -- Un large mouvement dans le corps des walis sera incessamment opéré par le président de la République, Abdelaziz Bouteflika. Selon une source digne de foi, ce remaniement, inscrit dans l’agenda du chef de l’État, pourrait intervenir en même temps que le lifting prévu dans l’Exécutif de Abdelaziz Belkhadem. Et si le premier magistrat du pays a eu à constater des insuffisances criantes dans le développement de beaucoup de secteurs, il est évident que certains walis sont responsables de l’état de stagnation et des retards, par ailleurs signalés, que connaissent les grands chantiers lancés par le président Bouteflika dans le cadre du plan quinquennal.
Du coup, le chef de l’État voudrait donner un énième coup de pied dans la fourmilière puisqu’il a eu à opérer les mêmes changements.
Vainement. Il n’en demeure pas moins que, et partant du constat établi, ce changement sera probablement annoncé avant la fin du mois en cours.
Et cette synchronisation des évènements s’inscrirait en droite ligne en prévision de l’amendement de la loi fondamentale et, par ricochet, de son troisième mandat proclamé haut et fort par le Front de libération nationale (FLN) et des associations de soutien au programme du président de la République.
Naturellement, à travers ce changement, M. Bouteflika voudrait apporter du sang neuf à la tête des wilayas en souffrance, notamment après la réunion des walis consacrée à la jeunesse durant l’été dernier et dont les résultats tardent à venir. Mieux, les recommandations de ladite rencontre ne sont pas encore prises en considération dans le programme du développement local.
De deux choses l’une : ou les walis ont un vaste plan de charge et seraient dépassés par les évènements, ou il y aurait un manque d’ambition chez ces commis de l’État par manque d’imagination face aux problèmes posés par une jeunesse en mal de vivre.
Le logement, les routes, les grandes infrastructures socioéconomiques, sportives et culturelles, la modernisation de l’administration, l’investissement local, pour ne citer que ces exemples de projets qui “bloquent” encore, ont pourtant été soutenus par le Président qui a misé de gros moyens financiers afin de les réaliser.
Selon notre source, ce changement coïncide avec la dotation de budgets conséquents pour les wilayas, à la faveur de la loi de finances 2008, pour booster tous les projets vitaux pour le développement local.
En panne de symbiose et d’efficacité dans la gestion des affaires courantes et des préoccupations des citoyens, les collectivités locales feront ainsi l’objet d’un grand intérêt de la part du chef de l’État qui a toujours insisté sur un paramètre : l’obligation des résultats.







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