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  1. #1
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    Hafida Ameyar :


    Dimanche 1 Juin 2008 -- La commission des affaires étrangères, de coopération et de l’émigration (CAECE) à l’Assemblée populaire nationale (APN) organisera, à partir d’aujourd’hui, à la résidence Djenane El-Mithaq (Alger), un colloque de deux jours qui portera sur la communauté algérienne établie à l'étranger.

    Hier, au cours d’un point de presse, le président de la CAECE a révélé que plus de 300 associations d'Algériens installés à l'étranger seront représentées à la rencontre. Abdelhamid Si Affif a également indiqué que le colloque verra aussi la participation de ministres, de parlementaires, de diplomates, de représentants d'établissements financiers et d'assurances, ainsi que des représentants des compagnies de transports aérien et maritime. La rencontre, a déclaré l’intervenant, devra constituer un “espace de débat et d'échange” et contribuer à l'élaboration d'une “stratégie unifiée sur la contribution des Algériens établis à l'étranger dans le développement national”.

    Mais l’intervenant a en outre laissé entendre que la rencontre s’intéressera à l’avenir des quelque 5 millions d’Algériens vivant à l’étranger, en ce sens qu’elle aura à “identifier les voies et moyens” en vue d’aider nos compatriotes “à s'intégrer dans les pays d'accueil et à protéger leurs droits”. Dans ce cadre, M. Si Affif a insisté sur la nécessité de créer une “diaspora”, qui aura à peser “efficacement” sur le développement national et à contribuer à l’organisation du mouvement associatif de la communauté algérienne établie à l’étranger.

    Sur le registre proprement dit de l’organisation du colloque de Djenane El-Mithaq, le président de la CAECE a informé que trois ateliers seront mis en place pour permettre aux nombreux participants de débattre de sujets relatifs aux “caractéristiques, mutations et évaluations de la communauté algérienne établie à l'étranger”, de même qu’à “l'identification des mécanismes d'optimisation de la contribution de la communauté (...) dans la stratégie de développement national”. Quant au troisième atelier, il traitera, selon lui, de “la protection, le soutien et le suivi de la communauté algérienne établie à l'étranger”.

  2. #2
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    Dimanche 1 Juin 2008 -- Un expert algérien a plaidé dimanche pour la création d'un Observatoire algérien de la migration internationale pour mettre en réseau les diverses administrations chargées actuellement de la gestion de ce phénomène. La création d'un tel observatoire devient une "nécessité", a dit Mohamed Saïb, sociologue et chercheur au Centre de recherche en économie appliquée pour le développement (CREAD), dans une communication présentée lors d'un colloque organisé par l'Assemblée nationale.

    L'expert a souligné la hausse du nombre de harraga, l'émergence de la migration des mineurs, la hausse des expulsions, ainsi que la féminisation continue, la forte naturalisation et l'exode des compétences dans la migration algérienne. «La création d'un Observatoire de la migration internationale n'est pas un luxe tant ce phénomène est d'une forte sensibilité et nous oblige à répondre de nos actes vis-à-vis de l'étranger", a dit M. Saïb.

    L'Algérie a introduit une rubrique concernant l'émigration dans son dernier recensement décennal effectué en avril et qui est en cours de dépouillement. «Nous aurons enfin une base de données statistique, mais elle reste insuffisante", a estimé M. Saïb.

    Selon M. Saïb, la France représente la moitié de l'émigration maghrébine en Europe, qui se caractérise aussi par sa "forte féminisation", les femmes représentant 45% de la population migrante maghrébine en France, selon lui. «Entre 1982 et 1999, les Algériennes ont gagné plus de 10 points" en pourcentage de résidents en France, a-t-il souligné. M. Saïb a également indiqué que cette communauté connaît un "taux important de naturalisation". Les Algériens représentent 64% des naturalisés maghrébins en France, selon lui.

  3. #3
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    La diaspora algérienne


    Lundi 2 juin 2008 -- Au moment où l'Etat algérien par le de développer des passerelles et des liens entre la communauté algérienne établie à l'étranger avec son pays d'origine, nos compatriotes, que ce soit ceux qui vivent en France, aux Etats-Unis ou au Canada réclament encore des facilités pour le rapatriement des personnes décédées dans l'Hexagone vers l'Algérie.

    Les associations et les représentants des Algériens établis à l'étranger qui ont pris part, hier, à l'ouverture du colloque sur «la communauté algérienne établie à l'étranger», en présence du chef du gouvernement, à la Résidence «El-Mithaq», ont tous affirmé que ce colloque est «une bonne initiative». Mais, force est de constater qu'aucune association n'a caché son scepticisme quant au développement des liens entre les deux parties. Les associations présentes ont saisi l'occasion pour déballer les problèmes auxquels se trouve confrontée la communauté algérienne vivant à l'étranger qui souffre d'une absence totale d'un encadrement de la part de l'Etat algérien. «Il faut d'abord commencer par les choses simples, comme par exemple trouver des mécanismes qui facilitent le rapatriement des Algériens décédés dans l'Hexagone vers leur pays d'origine, et parler ensuite de projets d'investissements et de transferts de savoir et ainsi de suite», nous dira M. Badaoui, président du syndicat des Algériens de l'Europe (France) en ajoutant «des Algériens sont enterrés dans des conditions déplorables en France faute de moyens».

    Le problème ne se pose pas uniquement en France, mais aussi pour les Algériens qui vivent aux Etats-Unis et au Canada. Le président du centre culturel algérien à Montréal, Mahi Djiba a plaidé pour la création d'une structure qui ne prendra pas uniquement en charge la question du rapatriement des corps vers le pays mais aussi l'ensemble des problèmes de la communauté algérienne établie à l'Etranger.

    Le professeur Hamid Kherief établi aux Etats-Unis a, de son côté, exposé les problèmes de la communauté algérienne qui ne cesse d'augmenter d'année en année, en Amérique. «28.000 Algériens vivent, aujourd'hui, aux Etats-Unis et on compte chaque année 2.000 à 3.000 Algériens qui arrivent». Et d'indiquer que pour toute cette communauté et avec l'étendue du territoire américain «nous ne disposons et ce, depuis 1977 que d'un seul service consulaire». Proposant sans réserve et gratuitement ses services, M. Kherief, dit ne pas trouver d'écoute et d'interlocuteur qui puissent faciliter la tâche. «Je vous cite un exemple qui illustre bien la situation. J'ai collecté deux conteneurs de bouquins pour un don à mon pays. J'ai demandé l'aide de l'Etat algérien pour le transport vers l'Algérie. Mais je n'ai pas eu de réponse. Ces bouquins sont restés bloqués aux Etats-Unis pendant deux ans, jusqu'à l'intervention de l'UNESCO qui a décidé de les envoyer en Côte d'Ivoire».

    La séance de la matinée a été clôturée par une intervention d'une représentante d'association en France. Celle-ci a cité plusieurs problèmes rencontrés par la communauté algérienne établie en France, dont la cherté du transport aérien. «Essayer d'aider cette communauté algérienne établie en France, sinon ce n'est pas la peine de nous appeler pour les urnes», a-t-elle conclu.

    160 mineurs algériens vivent dans la rue à Marseille

    Le chercheur du CREAD d'Alger, Musette Mohamed Saib a tenté, à travers son intervention, de démontrer les caractéristiques de la migration algérienne sans faire abstraction des caractéristiques communes de la migration maghrébine. Il a précisé, tout en se basant sur des rapports de l'administration française que pas moins de 160 mineurs algériens errent dans les rues de Marseille. Il a également fait état du retour non encadré et non contrôlé des émigrés vers leur pays. Selon lui 5.000 Algériens sont rentrés définitivement au pays entre la période 2001-2006, dont 70% étaient des salariés à l'étranger. «Depuis 1990 l'Etat algérien ne contrôle plus, ni les 27.000 Algériens qui partent chaque année vers la France, ni ceux qui retournent au pays.

    40.000 Algériens vivent en Israël

    Le chercheur algérien Musette a qualifié le rapport de la Banque mondiale sur le sujet migrant algérien «d'erroné». Il a précisé que la Banque mondiale avait évoqué, dans son dernier rapport, que la grande majorité des émigrés algériens vivent en premier lieu en France, en deuxième position en Espagne et troisième position en Israël. Le chercheur a précisé que le rapport fait état de 40.000 Algériens établis en Israël. Mais après des recherches, j'ai pu démontrer qu'il y a uniquement 25.000 personnes qui sont nées en Algérie et qui vivent en Israël. Il s'agit de personnes nées en 1948 et qui ont quitté l'Algérie en 1960 et 1964.

  4. #4
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    Lundi 2 juin 2008 -- Ils sont 5 000 émigrés algériens à rentrer définitivement au pays chaque année, dont 70% étaient des salariés dans leur pays d’accueil, généralement en Europe et plus majoritairement en France. Ces données ont été recueillies auprès des services des Douanes algériennes pour le compte d’une étude exposée hier par Mohamed Saïb Musette, chercheur au Centre de recherche en économie appliquée et dirigée (CREAD). Intitulée «Gestion algérienne de la migration internationale : une stratégie nouvelle en perspective ?», cette étude a été présentée lors des travaux du colloque international organisé par la commission des affaires étrangères de l’Assemblée populaire nationale (APN), et qu’abrite pendant deux jours la résidence Djenane El Mithak.

    L’ouverture des travaux a été marquée par la présence du chef du gouvernement, de quelques ministres, et des représentants du corps diplomatique accrédité à Alger. Ces retours au bercail, volontaires et non accompagnés (par les représentations algériennes à l’étranger), note le chercheur, ont été observés depuis 2001, plus précisément depuis les attentats du 11 septembre. Parallèlement à ce flux migratoire, dans le sens inverse, ils sont 27 000 Algériens à se rendre annuellement en France, dont seulement 500 qui décrochent des emplois avec des contrats en bonne et due forme.

    Disséquant le profil de l’émigré algérien, le conférencier a avancé certaines caractéristiques communes aux autres pays du Maghreb, à savoir que 86% du flux migratoire se dirige vers l’Europe, dont 48% composé de femmes, que les émigrés maghrébins ont le même profil socioprofessionnel, généralement comme employés. Cela étant, ces dernières années, d’autres profils ont émergé comme cadres dans d’autres pays, notamment le Canada. Ces chiffres, regrettera l’intervenant, ont été recueillis auprès des Douanes en l’absence de communication de la part du département des Affaires étrangères, cela, d’autant plus que beaucoup d’Algériens ne se présentent pas au niveau des consulats pour s’y faire immatriculer. Et de proposer la création d’un Observatoire algérien de l’immigration internationale.

  5. #5
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    Lundi 2 juin 2008 -- L’Algérie ne connaît pas le nombre exact de ses ressortissants établis à l’étranger. Elle n’a pas d’idée précise sur la population migrante installée dans le pays. Mohamed Saïb Musette du Centre de recherche en économie appliquée au développement (CREAD) a souligné, hier à Djenane El Mithak, à l’ouverture d’un colloque sur les Algériens de l’étranger, organisé par la commission des affaires étrangères de l’APN qu’un module a été introduit au recensement général de la population (RGPH 2008) pour situer les poids des migrants. «Cela donne quelques éléments d’information, mais c’est insuffisant. Cela dit, cette base peut servir à la réalisation d’une enquête sur l’émigration algérienne», a-t-il noté, proposant la création d’un cadre de concertation intersectoriel pour gérer la migration pour réagir aux difficultés et ne pas les subir. Selon lui, les associations des Algériens de l’étranger prennent plus rapidement en charge les problèmes de la communauté que l’Etat. « L’Etat doit accompagner la société civile dans son action. A charge aux pouvoirs publics de trouver la manière de le faire », a-t-il suggéré, soulignant la nécessité de se doter d’un observatoire de la migration. « D’autres pays ont des musées dédiés à la migration », a-t-il appuyé. Un Algérien établi en Belgique rencontré dans les coulisses du colloque se plaint de l’indifférence de l’ambassade d’Algérie à Bruxelles. «Ils s’occupent d’autres choses et ont d’autres missions. Les problèmes de la communauté ne les intéressent pas», s’est-il indigné. Selon d’autres participants, l’Algérie est incapable de libérer les prisonniers algériens en Libye. Une affaire entourée d’un paquet de mensonges officiels. Un intervenant a relevé que l’Algérie risque de « perdre » la Mosquée de Paris. « L’ambassade nous dit de ne pas participer aux élections du conseil sans expliquer les raisons réelles », a-t-il lancé, prévenant contre ce qu’il a appelé « l’hégémonie » d’un pays voisin, le Maroc. L’élection du Conseil français du culte musulman (CFCM) est prévue le 8 juin. Le recteur de la Mosquée de Paris, Dalil Boubekeur, a dénoncé « les critères iniques » de représentativité du futur conseil. «On nous parle d’Islam de France. Pour nous, il n’existe pas puisque cette religion est universelle», a ajouté le même intervenant. Un Algérien établi au Canada a appelé à créer « un comité militaire » pour l’Amérique du Nord, à l’image de celui qui existe pour l’Europe, aux fins de régler la question du service national pour les jeunes. Une intervenante habitant Marseille, qui s’est dit fière de s’exprimer en arabe, a demandé à l’Algérie de « faire quelque chose » pour les filles qui se prostituent dans les rues de la cité phocéenne !

    « Anciens discours »

    Sur la même lancée, d’autres lamentations se sont fait entendre suscitant la colère de Abdelhamid Si Afif, président de la commission des affaires étrangères de l’APN. « Il faut abandonner les anciens discours que nous connaissons. Ici, ce n’est pas un congrès ! », a-t-il lancé. Les participants, qui n’auraient pas apprécié qu’on leur demande de contribuer à hauteur de 150 euros par personne au financement du colloque, donnaient l’impression de ne pas saisir les raisons de leur présence à Alger. « Moi, je pensais qu’on allait étudier la manière de profiter du savoir des Algériens qui vivent en dehors du pays », a regretté ce banquier installé aux Etats-Unis. Au début des travaux, Abdelhamid Si Afif a précisé que le but du colloque était de créer un espace de dialogue franc « afin de sortir avec une vision stratégique consensuelle ». Il a appelé à mettre « de façon intelligente » les potentialités professionnelles et scientifiques des Algériens de l’étranger au service de l’économie nationale. Abdelaziz Ziari, président de l’APN, a, lui, invité le gouvernement à proposer des lois pour concrétiser « la volonté de participation » des migrants algériens dans « le renforcement du développement » du pays. « Le Parlement peut légiférer s’il le faut », a-t-il préconisé, appelant les diplomates à « supprimer » les embûches administratives qui entravent « les initiatives ». Présent à l’ouverture du colloque, Abdelaziz Belkhadem, chef du gouvernement, s’est muré dans un curieux silence. Il n’a même pas souhaité la bienvenue aux présents. Attitude perçue comme un mépris de la part des participants. Les gardes du corps du chef de l’Exécutif ont constitué autour de lui une barrière pour empêcher les journalistes de s’approcher de lui. Le gouvernement n’a-t-il rien à proposer aux Algériens de l’étranger ? Existe-t-il une volonté de jeter les bases d’une véritable diaspora ? Pas de réponses. Mohamed Ghoualmi, ex-ambassadeur d’Algérie à Paris, n’a pas hésité à user de la langue de bois pour « monter » les présents contre ceux qui « veulent diaboliser l’Algérie et la communauté qui vit en France ». Il s’est attaqué aux journalistes David Pujadas de France 2 et Paul Amar de France 5. Plus concret, Mohamed Saïb Musette a rapporté que la mobilité intermaghrébine ne dépasse pas les 5% et que 64% des Algériens sont naturalisés en France. Dernier chiffre : 25 000 Israéliens sont, d’après lui, natifs d’Algérie ayant pris le départ à partir de 1948 et 1960. « Il n’y a donc pas de 40 000 Algériens qui vivent en Israël, comme cela avait été rapporté auparavant », a-t-il indiqué.

  6. #6
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    Lundi 2 juin 2008 -- Les transferts de fonds en provenance de l’étranger affichent une formidable courbe ascendante. Lors d’un colloque sur la communauté algérienne établie à l’étranger, organisé hier à la résidence Djenane El Mithak, le sociologue Mohamed Saïb Musette a expliqué que la somme qu’envoient chaque année les émigrés algériens vers leur pays d’origine est nettement plus élevée que les investissements directs algériens (malgré tous les efforts du gouvernement algérien pour encourager les investissements) ainsi que l’aide au développement. « Si l’aide a été nettement en deçà du niveau des transferts, les IDE ont dépassé les transferts seulement en 2001. Les récentes estimations de la Banque mondiale (2006) révèlent que les pays de l’Afrique de Nord sont les plus captifs des transferts, avec le Maroc en tête pour le continent africain, suivi de l’Egypte. L’Algérie occupe la quatrième place et la Tunisie, la cinquième en Afrique », estime Mohamed Saïb Musette. Il enchaîne : « En 2006, les transferts ont accusé une légère baisse, mais une reprise à la hausse est observée en 2007 (selon la dernière estimation de la Banque d’Algérie en mars 2008). »

    Les transferts d’argent effectués par les Algériens résidant en France ont atteint 283 millions d’euros en 2004, contre 282 millions en 2003 et en 2002 et 287 millions en 2001, selon une estimation de la Banque européenne d’investissement (BEI). Les nationaux installés en Europe ont transféré, en 2003, 1,35 milliard d’euros par les circuits officiels et presque autant de manière informelle. Au total, les Algériens de l’UE auront transmis à leur pays d’origine près de 2,8 milliards de dollars, selon la même source. Le problème du transfert de devises en Algérie réside essentiellement dans le fait que l’argent emprunte le plus souvent les voies de l’informel. « Les émigrés ne font pas confiance aux banques », a constaté M. Musette. En marge de la rencontre d’hier, des représentants de la communauté algérienne en Belgique ont regretté le fait qu’il n’y ait pas de banques algériennes dans le pays wallon. « Ceci aiderait à la circulation des fonds. L’on serait également mieux informé sur l’accès aux informations, notamment en ce qui concerne l’accès au terrain et au logement en Algérie », nous a confié M. Meslem.

    Selon les données de la Banque mondiale (2007), la tendance des transferts des migrants maghrébins obéit aux mêmes rythmes : faible et stable de 1976 jusqu’en 1986, puis une légère hausse entre 1987 et 2000, puis une hausse accélérée à compter de 2001. « L’argent transféré est destiné aux ménages principalement pour cinq utilisations : la consommation quotidienne de la famille, pour acheter d’autres biens et équipements pour le ménage, pour payer la scolarité des enfants. Il est à relever que les transferts vont très peu dans l’achat d’une maison, d’un terrain à bâtir, dans l’investissement ou l’ouverture de compte d’épargne en Algérie », est-il indiqué dans le rapport du Middle East Research Competition (Merc) chapeauté par M. Musette. « Le canal informel reste la voie privilégiée des migrants algériens avant le retour, avec plus de 75% par des amis et 35% lors des visites à la famille au pays. » Le sociologue a également mis l’accent sur les « particularités » de la migration maghrébine. Il a ainsi signalé que 86% des cinq millions de Maghrébins sont en Europe, avec 50% en France. L’émigration maghrébine se distingue par une forte féminisation. Selon les trois recensements français, les femmes constituent quelque 45% de la population maghrébine migrante en France. Entre 1982 et 1999, les Algériennes ont gagné plus de 10 points. Il est à signaler, par ailleurs, que les travailleurs maghrébins en France sont généralement des ouvriers et des employés. Au Canada, en revanche, il y a surtout des cadres et des universitaires.

  7. #7
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    Lundi 2 juin 2008 -- L'ex-ambassadeur algérien en France, Mohamed Ghoualmi, a affirmé hier, en marge du colloque sur la communauté algérienne établie à l'étranger, que la France continue à manipuler et à instrumentaliser le dossier des harkis. Il faisait référence aux déclarations du conseiller de Sarkozy qui avait déclaré que «50.000 à 150.000 harkis avaient été massacrés par le FLN dans les mois qui ont précédé et suivi l'indépendance, ce qui est totalement faux», a affirmé l'ex-ambassadeur. Et de préciser qu'une enquête avait été ouverte par les autorités françaises en décembre 1962. Celle-ci avait révélé qu'«une dizaine à une centaine de harkis avaient été tués et non pas 50.000 à 150.000 harkis».

    M. Ghoualmi se dit persuadé que si on demandait aux fils de harkis de demander pardon au peuple algérien, qu'ils le feront volontiers. «Car à chaque fois qu'on sollicite les fils de harkis pour des manifestations ou pour le vote en Algérie, ils répondent favorablement à la demande, comme preuve d'un véritable attachement à leur pays». Et d'ajouter: «Vous trouvez en France beaucoup plus d'associations de harkis et de fils de harkis qui sont pour l'Algérie que ceux qui sont contre leur propre pays».

    Enfin, il résume pour dire que tous les harkis, à l'exception de ceux qui sont impliqués dans des crimes de sang, et les fils de harkis ont le droit à la nationalité algérienne, et ce, conformément à la loi. «Certains d'entre eux ont bel et bien la nationalité algérienne et ils viennent au pays sans aucune difficulté».

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