Jeudi 8 Janvier 2009 -- Le Théâtre national algérien Mahieddine-Bachtarzi a abrité, hier matin, un grand rassemblement d’artistes algériens qui ont joint leurs voix à celles du monde entier pour soutenir le peuple palestinien endeuillé et blessé dans la chair de sa chair. Cette louable démarche, organisée conjointement par le Théâtre national algérien et l’Office national pour la culture et l’information (ONCI), s’inscrit dans l’action de solidarité envers le peuple palestinien. Conforté par la présence de la ministre de la Culture, Khalida Toumi, et la star du raï, Khaled Hadj Brahim, ce rassemblement tend à démontrer l’engagement de la famille artistique algérienne et son refus humainement catégorique de l’inhumanité israélienne.
Les artistes algériens ont commencé à affluer pour investir, dès 10h30, la place Abdelkader-Alloula, citons entre autres Sid Ali Kouiret, Sonia, Saïd Hilmi, Mohamed Lamari, Bahia Rachedi, Salah Ougrout (alias Souilah), Abdellah El Menae, etc. Menée par la ministre, Mme Toumi, l’ambassadeur de la Palestine en Algérie, Mohamed El Halouani, le directeur du TNA, M’hammed Benguettaf, le directeur de l’ONCI, Lakhdar Bentorki, et d’autres officiels, l’assistance, armée de drapeaux palestiniens et algériens et de banderoles décorées par des photos de victimes et des coupures de journaux qui rendaient bien compte de la gravité du drame palestinien, a observé une minute de silence pour les martyrs de Gaza, avant d’écouter les hymnes nationaux algérien et palestinien. Mme la Ministre a, dans une déclaration, appelé au boycott, voire à l’embargo sur Israël, elle a même considéré que “Israël s’adonne à une extermination de la race palestinienne. Les pays arabes doivent cesser toutes relations avec Israël.” De son côté, M’hammed Benguettaf a condamné l’action d’Israël, allant même jusqu’à affirmer que “ce qui se passe en Palestine est un holocauste.” En effet, après avoir subi l’holocauste, joué les victimes et entamé un processus de victimisation qui dure depuis des décennies, Israël passe à l’offensive et joue les bourreaux. Quelle ironie du sort !
Dans l’après-midi, Échos de plumes, l’espace culturel du TNA, a organisé une rencontre poétique dédiée à la Palestine. Une dizaine de poètes ont déclamé le verbe et tenté de dire l’innommable, l’inavouable : la guerre et la souffrance de tout un peuple meurtri dans sa chair, chassé de sa terre et condamné à souffrir dans une spirale d’injustice… de hogra. Les étudiants de l’Institut national des métiers et des arts de la scène (Ismas) ont également préparé une petite projection, hommage à la Palestine. Condamner, désapprouver, manifester, donner… que peuvent faire les artistes, voire les peuples du monde entier à part cela ? La colère est en tout cas universelle, mais en attendant, le nombre des martyrs palestiniens continue d’augmenter dans une guerre injuste et guère équitable… qu’ils n’ont pas choisie. La Palestine violée et violentée, orpheline de son chantre Mahmoud Darwish, pleure encore ses enfants. Le rassemblement d’hier, plutôt la marée humaine, qui a donné la chair de poule à plus d’un, a surtout fait tomber les masques, nous confrontant ainsi à l’implacable vérité de la guerre dans un inextinguible conflit israélo-palestinien qui prend des allures alarmantes.
Jeudi 8 Janvier 2009 -- Le roi du Raï, Cheb Khaled, a affirmé qu'il était prêt à prendre les armes pour aller combattre contre l'armée israélienne dans la bande de Gaza, dans un entretien jeudi au quotidien arabophone Ennahar.
« Je suis prêt à prendre les armes pour aller combattre à Gaza », a déclaré Khaled, qui a participé mercredi à Alger à un rassemblement d'artistes algériens contre l'offensive israélienne à Gaza.
Khaled s'est dit « affligé » par les « tueries dont sont victimes quotidiennement des civils sans défense à Gaza », ajoutant qu'il « regrettait le silence des officiels arabes ». « Les pays arabes doivent cesser de livrer du pétrole et du gaz aux Juifs et aux Américains et rompre leurs relations diplomatiques » avec les Etats-Unis et Israël, a ajouté le chanteur.
Le bilan des morts de l'offensive israélienne à Gaza montait en flèche jeudi, s'élevant à 763, après de nouveaux raids meurtriers et la récupération de nombreux corps par les services de secours à la faveur d'une pause dans les bombardements.
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Thread: News from Algeria 2009
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8th January 2009 20:34 #120
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8th January 2009 20:42 #121
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8th January 2009 21:12 #122
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Jeudi 8 Janvier 2009 -- Visiblement bouleversés par les images des massacres perpétrés par l’armée israélienne à Gaza et diffusées en boucle par les télévisions du monde, des dizaines d’Algériens se bousculaient hier pour donner leur sang en témoignage de solidarité. Très tôt le matin, deux véhicules médicalisés sont installés en face de la poste centrale d’Alger avec deux banderoles déployées sur leur longueur. “Donnez votre sang à vos frères de Gaza”, y lit-on. Sur fond de musique de Faïrouz chantant “Al Ghadhabou Assation” (la colère fulgurante), ce sont des femmes, des hommes, jeunes et vieux à faire la queue pour donner leur sang. Les deux véhicules se sont avérés insuffisants, tant le nombre de donneurs était important. L’émotion, ponctuée par l’air martial de la chanson de Faïrouz, était lisible sur tous les visages de ces généreux donneurs dont certains n’ont pas eu de mots assez durs contre la position officielle de l’Algérie.
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8th January 2009 21:17 #123
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ALGIERS, January 8, 2009 (AP) — Hundreds of people lined streets in Algeria's capital Thursday to donate blood for wounded Palestinians in Gaza in a government-sponsored solidarity effort, amid fears Algerian outrage over the violence could spill over at home.
But the government has no estimate of when the blood will reach Gaza, because getting shipments into the Palestinian territory is extremely difficult at the moment.
Algerians, like most people in the Arab world, are angry that nearly 700 people have died since Israel attacked the Hamas stronghold 13 days ago. But Algerian authorities have forbidden large pro-Palestinian demonstrations out of concern they could turn violent in a country that has long battled Islamic extremists.
"We're not allowed to demonstrate, so giving our blood is the least we can do," said Nadia Chefchaoui, a schoolteacher who had been waiting two hours at a mobile blood clinic in central Algiers.
Dr. Kahima Souami, overseeing the blood collection point, said 200 people had come daily since Wednesday when the effort was launched by Algerian Health Minister Said Barkat, who was photographed while donating blood with a Palestinian Keffieh scarf wrapped around his neck.
Souami said four blood clinics, each able to take blood from 200 people a day, had been set up in various Algiers neighborhoods, and they were all full Thursday. "We hadn't expected crowds to be that big," she said.
Souami said each donor gave 450 milliliters of blood, which was then treated at a hospital for shipment. But it was not clear when the blood will reach Palestinians, since the Gaza Strip has been largely cut off by the Israeli offensive.
"I think it depends whether aid can get into Gaza," she said.

Israel says its military campaign in Gaza, which began December 27, is aimed at stopping rocket fire by Hamas militants on Israeli targets.
Algeria has a history of supporting Palestinians, but authorities have appeared uncomfortable giving Hamas too much praise. The group is ideologically close to Algeria's Islamist movements, which battled the secular-leaning government in the 1990s in an insurgency that killed up to 200,000 people.
The donations came amid tight security in Algiers. Local media reported that several students and some Islamist leaders were detained when riot police broke up unauthorized pro-Palestinian protests this week.
Prime Minister Ahmed Ouyahia last week denounced the Israeli offensive as a "crime against humanity," but many Algerians have expressed frustration that government support for the Palestinians has remained largely symbolic.
"They're organizing art exhibits and stopping football matches, but that's all," said 18-year-old blood donor Amin Khelouf. The high school student said he didn't mind that Algerian football championships matches were suspended — a gesture of solidarity with the Palestinians — because he was glued to the news channels.
"All I can do is look at the killings live on Al-Jazeera," he said, referring to the pan-Arab satellite TV.

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8th January 2009 21:23 #124
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Jeudi 8 Janvier 2009 -- Ce vendredi sera le second depuis le lancement des attaques barbares sur Gaza. Une journée qui est d’ores et déjà marquée par le sceau de “l’alerte maximum” par les services de sécurité. C’est que le risque de tentative de manifestations à la sortie des mosquées est plus que grand surtout après ce qui s’est passé la semaine dernière. Les mini-marches improvisées à la sortie des mosquées de Kouba, Belouizdad et Bab El-Oued ont failli dégénérer. Elles ont surtout été considérées comme des tentatives de récupération par les salafistes dont l’activité ne cesse de s’accentuer. Il faut s’attendre d’ores et déjà à ce que les mesures de sécurité soient renforcées même si c’était déjà bien visible vendredi dernier dans les principaux quartiers de la capitale (et même des autres villes du pays). La journée de demain est d’autant considérée “chaude” pour plusieurs autres raisons. Il y a évidemment la poursuite du massacre par cet Israël dont l’insolence et la barbarie suscitent de par le monde une réprobation et une haine jamais atteintes auparavant. Également l’appel lancé, il y a quelques jours, par l’influent dignitaire sunnite Youssef al-Qardaoui (président de l’Union mondiale des ulémas) de “transformer” ce vendredi 9 janvier en journée mondiale de protestation contre Israël et de soutien à Gaza, ne va sûrement pas rester sans écho.
On notera qu’aucune précision n’a été donnée sur la “matérialisation” de cette protestation. Cet appel n’est d’ailleurs pas la seule sortie médiatique d’un des cheikhs influents sur les fidèles. Il y a évidemment la fetwa lancée dès le début des attaques israéliennes par le Saoudien Ayed Al-Qarni dans laquelle il était noté : “Tous les intérêts et tout ce qui est lié à Israël constituent une cible légitime pour les musulmans où qu'ils soient.” L’autre cheikh médiatique de la mouvance, en l’occurrence le Yéménite cheikh Abdelmajid Zendani, a déclaré, il y a deux jours, qu’“il est du devoir des États arabes d’ouvrir des camps d’entraînement pour les volontaires au djihad aux côtés des Palestiniens contre les ennemis sionistes”. Des appels qui ont fait le tour du monde musulman et dont les échos risquent d’embraser plusieurs régions. À cela, il faut ajouter la prolifération des SMS et e-mails dans lesquels il est demandé de faire une prière pour les Palestiniens. D’ailleurs parmi les utilisateurs du téléphone portable, rares sont ceux qui n’ont pas encore reçu le texte dont voici le début : “Nos frères à Gaza demandent aux musulmans de lire cette nuit sourate el Fath 48 pour qu’Allah yansarhoum…” Une ambiance qui donne de plus en plus de “poids” aux adeptes du choc des civilisations. Par “hasard”, la mort de Samuel Huntington, l’auteur du fameux essai Choc des civilisations, a été annoncée le jour même du début des attaques sionistes alors qu’il était mort trois jours auparavant.
Toutefois, cette unanimité ne semble pas être du goût de certains cheikhs dont beaucoup ont subitement “disparu” alors qu’ils donnaient des “sentences” sur n’importe quel point, de la manière avec laquelle il faut uriner jusqu’à… l’interdiction de la zlabia. Il y a eu ainsi cette grotesque fetwa du chef du Haut-Conseil de la justice en Arabie Saoudite, Salah El-Hiddane, pour qui les manifestations de soutien à Gaza ne sont pas halal même quand elles sont pacifiques. On terminera par cette anecdote plus que significative. C’était avant-hier dans une des mosquées sur les hauteurs d’Alger. Juste à la fin de la prière du Maghreb l’imam prend le micro et avec un air dépité déclare aux fidèles qui étaient assis en face de lui : “Ces derniers jours, on entend beaucoup qui appellent au djihad pour sauver Gaza et crient sur tous les toits qu’ils sont prêts à se sacrifier pour la Palestine. Bien sûr, que c’est une chose bien, mais voyez-vous, il y a des choses beaucoup plus faciles à faire et qu’on n’arrive même pas à réaliser même dans la maison d’Allah”. Après avoir repris son souffle, il précisa : “Combien de fois avons-nous demandé une toute petite chose, celle de faire en sorte que vos sonneries ne viennent pas perturber nos prières, mais on n’est jamais entendu. Vous parlez de djihad ! Commencez par ça et après, voyez plus loin”.
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8th January 2009 21:25 #125
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Djamila Loukil :
Jeudi 8 Janvier 2009 -- Le rassemblement en solidarité avec la population de Gaza, qui devait se tenir mardi après-midi à la place du 1er-Novembre, a été empêché par les forces de police, lesquelles ont procédé à plus d’une vingtaine d’arrestations dont plusieurs syndicalistes et des étudiants parmi eux des Palestiniens. En effet, ce rassemblement pacifique qui avait été initié par la coordination des syndicats autonomes, dont le Snapap, le Cnes, le Cnapest, l’Unpef avait également reçu l’appui d’intellectuels, des universitaires, des associations et des avocats du barreau d’Oran. Une heure avant le début du rassemblement prévu à la place du 1er-Novembre, un impressionnant dispositif sécuritaire avait été mis en place. De nombreux fourgons de police et des forces antiémeutes s’étant positionnés autour de la place pour y contrôler tous les accès, d’ailleurs, de nombreux citoyens souhaitant exprimer leur colère et leur émotion ont été purement refoulés. Mais très rapidement, les officiers de police ont tenté de disperser la centaine de personnes présentes, arguant que toute manifestation dans la rue est interdite. Bousculades et cris de colère fusent et les slogans : “Avec mon âme, mon sang, je me sacrifie pour toi Gaza !” sont repris. Des étudiants, ainsi que des enseignants qui tentaient de déployer des banderoles, des pancartes et des drapeaux palestiniens sont arrêtés et se les font arracher sans ménagement par des policiers. Les insultes fusent contre les manifestants qui tentent de marcher, la police intervient pour les bloquer et arrêter plusieurs responsables des syndicats et autres délégués du Cnapest, du Snapap. Les gens sont sommés de se disperser. Mais refusant de partir tant que leurs collègues ne sont pas relâchés, ils se regroupent et, surprenant, les policiers progressent à nouveau autour de la place du 1er-Novembre. Tenus à l’écart le long des trottoirs, des citoyens observent et participent de loin en joignant leurs voix, les particuliers dans leurs véhicules klaxonnent et font des gestes de la main en guise d’encouragement. Pour la deuxième fois, les forces de l’ordre interviennent et se saisissent à nouveau de plusieurs participants dont le coordinateur du Cnes. En tout, il y a eu 21 arrestations.
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8th January 2009 22:33 #126
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CAIRO, January 8, 2009: Some 300 Algerian students organized a sit-in Wednesday in front of the Algerian embassy to protest a new government decision not to accept any diplomas acquired from the research institute in which they are enrolled.
The students have been sleeping on the street and on the sidewalk in front of the embassy for the past few days, holding signs pleading with Algerian President Abdelaziz Bouteflika to step in and “save their future.”
“We were notified with the decision three weeks before our final exam,” said Abdel Ghani Khaliq, the students’ spokesman.
“All 3,000 students in the institute were shocked. Their future is at stake,” Khaliq told Daily News Egypt.
The Institute for Arabic Studies and Research was founded in 1952 and works under the auspices of the Arab League Educational Cultural and scientific organization (ALECSO). It was initially a research center and was later turned into an academic platform in 1994 for postgraduate studies.
Students have been told that the government took the decision after corruption allegations. They argue that the government hasn’t properly investigated such allegations to make an informed decision.
According to Khaliq, the decision has been applied in retrospect and many of the institute’s Phd. holders in Algeria were fired from their jobs as a result. The decision means that any student who graduated from the institute is no longer a holder of a recognized degree in Algeria.
The Algerian Ambassador however talked to the students and promised to relay their message back home, but not much has been done since the meeting took place earlier this week.
Egyptian police forces were deployed close to the students’ sit-in “just in case.” The students said that the police have been very understanding and treated them well during the sit-in.
The students, a large percentage of them women, intend to remain on the street until “their future and this very threatening issue is resolved.”
“We are not going anywhere, we decided on that from the beginning,” Khaliq added.







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