Samedi 3 Janvier 2009 -- Plusieurs dizaines de tentes sont alignées à l’extérieur de la bâtisse. A l’intérieur, des box d’à peine neuf mètres carrés, sans toiture, forment un labyrinthe. Le petit palais d’expositions de Bouhraoua à Ghardaïa, accueille depuis plus de trois mois des sinistrés des inondations. Une cinquantaine de familles se partagent l’espace. Promiscuité, froid et manque d’hygiène sont le lot quotidien des sinistrés. «La nuit, il fait très froid. Nous n’avons pas les moyens de nous réchauffer. Les coupures d’électricité sont courantes et, pour apporter une bonbonne de gaz, il faut louer un véhicule ou une motocyclette», témoigne une jeune mère de famille. Blême, les traits tirés et les yeux hagards, la jeune femme originaire de Tiaret ne mâche pas ses mots. «Nous n’avons même pas assez de couvertures. Les conditions d’hygiène sont déplorables. Et puis, les box sont ouverts. Il n’y a pas de porte. Vous savez, la nuit je ne dors pas. Au moindre petit bruit, je sursaute. Tous les gens ici ne sont pas des anges. Il y a beaucoup de personnes mal intentionnées et d’autres de mauvaises mœurs», dénonce-t-elle. Rencontrée la veille de la visite d’inspection du président de la République, la jeune maman espère que cet événement sera l’élément déclencheur pour le relogement des sinistrés dans les chalets prévus à cet effet. Mais les choses ne sont pas aussi simples.
Issam, jeune de 27 ans, vice-président d’une association à Ghardaïa, très impliqué dans la prise en charge des sinistrés en servant d’intermédiaire entre les comités de quartier et l’administration locale ne sait plus où donner de la tête. «On rencontre beaucoup de problèmes dans l’établissement des listes des sinistrés. Le travail des agents du CTC n’est pas exempt de tout reproche. En répertoriant les habitations endommagées, dans certains cas, on inscrit sur les listes de bénéficiaires d’indemnisation ou de chalet le nom du locataire et, dans d’autres cas, celui du propriétaire. Parfois, le propriétaire se retrouve démis de ses droits et parfois c’est le locataire qui se retrouve à la rue», explique-t-il.
«Les moyens mis en place par l’Etat pour la gestion du sinistre sont très importants. Mais c’est l’organisation qui a fait défaut. On n’a pas assez associé les forces locales dans les opérations de prise en charge. Pourtant, Ghardaïa est une région qui a sa propre organisation. Il y a les comités de quartier qui sont structurés, les partis politiques ont leurs adhérents… Il aurait suffi de les impliquer dans la gestion. Car ils connaissent mieux les habitants de la ville. Cela aurait rendu plus efficace l’élaboration des listes des sinistrés et contribué à démasquer les faux sinistrés et autres opportunistes», regrette M. Baroud, mouhafedh FLN de Ghardaïa. «Notre wilaya présente un certain nombre de particularités. Elle est multiple. Plusieurs tendances politiques, sociales, culturelles et cultuelles se côtoient et vivent en équilibre. Il est impératif de connaître toutes ces données pour ménager les sensibilités et éviter les tensions. D’ailleurs, notre parti qui réunit toutes les tendances, sans distinction, (une restructuration du parti a été opérée dernièrement et des rapprochements avec les différentes factions politiques, notamment avec le FFS –parti d’opposition- réalisés) fait passer la raison sociale et sécuritaire avant la raison politique. On a beaucoup d’adhérents très actifs. On aurait pu apporter une aide significative à l’administration. Malheureusement, on a été écartés», poursuit-il.
«Je ne sais pas si je vais avoir droit à un chalet», s’interroge un quadragénaire debout, le teint gris, le regard perçant, rongé par le doute et la poussière, rencontré sur le site du complexe sportif de Bouhraoua. «Les critères changent tout le temps. Parfois, on nous informe que les inscrits en orange 3 bénéficieront des chalets. D’autres fois, qu’ils ont été écartés des listes. Parfois, on nous dit que les locataires n’auront rien. D’autres fois encore, que ce sont les propriétaires qui n’auront pas de chalets. On ne sait plus qui croire ni que penser», déprime-t-il. «Le malaise est profond. Il y a de véritables sinistrés qui ne figurent pas sur les listes et ne trouvent pas le moyen d’être inscrits. Ils sont ballottés d’un bureau à un autre. Ce sont généralement des gens qui n’ont pas accepté de se rendre en famille dans les camps de sinistrés. Ils ont été hébergés chez leurs proches ou amis. En fin de compte, ils se retrouvent sans domicile et non répertoriés», explique Issam.
Lors de sa tournée à Ghardaïa, le président de la République a remis symboliquement des clefs de chalets à quelques dizaines de bénéficiaires. Au jour d’aujourd’hui, le relogement temporaire dans les chalets n’a pas encore commencé. Aux dernières nouvelles, trois listes de 70 personnes ont été arrêtées au niveau de la daïra de Ghardaïa, jouissant ainsi de décision d’attribution de chalets au niveau de Oued Néchou (à une vingtaine de kilomètres du centre-ville). Jeudi dernier, le wali de Ghardaïa a réuni les élus et représentants des associations pour débloquer la situation et discuter de tous les problèmes dans le but de trouver les solutions adéquates. En marge de la visite présidentielle, le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales assurait que tous les sinistrés seront relogés.
Rappelons que 45 milliards de dinars ont été débloqués par l’Etat pour la gestion des effets induits par les inondations du 1er octobre. 1 587 aides à la location ont été débloquées par la CNL (57 millions de dinars). 6 335 dossiers ont bénéficié de la première tranche d’aide destinée à la réhabilitation des logements pour un montant de 595 millions de dinars. 2 725 chalets ont été construits. Un programme de construction de 2 000 logements sociaux locatifs et de 3 000 logements ruraux sont inscrits au profit des sinistrés. Selon des indiscrétions, d’autres enquêtes seront opérées après le relogement dans les chalets et avant le relogement final pour distinguer les vrais sinistrés des opportunistes.
+ Reply to Thread
Results 22 to 28 of 4054
Thread: News from Algeria 2009
-
3rd January 2009 19:47 #22
Super Moderator
- Join Date
- Jan 2006
- Posts
- 289,439
-
3rd January 2009 19:54 #23
Super Moderator
- Join Date
- Jan 2006
- Posts
- 289,439
Fazila Boulahbal :
Samedi 3 Janvier 2009 -- Deux grèves, dont une illimitée, seront observées à partir d’aujourd’hui au niveau des quarante-huit wilayas du pays par les enseignants en sciences médicales et les praticiens de la santé. Cet arrêt de travail vient s’ajouter à la série de grèves de l’an dernier au niveau de tout le territoire national. Les grévistes maintiennent, selon leurs syndicats, les mêmes revendications dont la révision de la grille des salaires et l’ouverture immédiate des négociations sur le régime indemnitaire. Le Syndicat national des professeurs et docents en sciences médicales (SNPDSM) et celui des maîtres assistants (SNMASM) ont annoncé hier une grève illimitée lors d’un point de presse organisé au siège de la Coordination nationale des syndicats autonomes de la fonction publique (CNSAFP) à Alger. «Comme il n’y a aucune satisfaction depuis deux ans, nous continuerons à exposer la même plate-forme de revendications auxquelles nous n’avons par reçu de réponse officielle jusque-là», a souligné le secrétaire général du SNPDSM, Djidjeli. Cet arrêt de travail a été décidé, selon lui, suite aux inlassables appels au dialogue avec le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique Il a annoncé par ailleurs qu’un communiqué du département de Harraoubia leur a été parvenu le 28 décembre dernier leur signifiant que «la législation ne prévoit pas d’arrêt de travail ouvert». Le SNPDSM et le SNMASM ont souligné toutefois que cette note ne devait pas émaner de cette institution mais du ministère de la Justice. Il a été aussi décidé pour aujourd’hui un arrêt de travail par les autres syndicats autonomes de la santé, à savoir ceux affilés à la CNSAFP, et ce au niveau de toutes les wilayas du pays. «La nouvelle grève touchera les activités de soins non urgents durant le mois de janvier. Nous appelons encore une fois les pouvoirs publics à ouvrir le dialogue afin de trouver ensemble des solutions à cette situation que nous vivons depuis plusieurs années», a estimé le secrétaire général de la CNSAFP, le docteur Lyès Merabet. À rappeler qu’une grève nationale de cinq jours organisée par la CNSAFP a été observée du 13 au 18 décembre dernier par les praticiens de la santé de la fonction publique.
-
3rd January 2009 20:50 #24
Super Moderator
- Join Date
- Jan 2006
- Posts
- 289,439
ALGIERS, January 3, 2009 (KUNA) -- Algeria sent Saturday about 61 tons of relief aid to help the Palestinians stranded in the Gaza Strip which is under heavy air-strikes by the Israeli military. The relief aid, ordered by President Abdelaziz Boutaflika, will arrive to El-Arish airport in Egypt in order to be distributed in Gaza through the Rafah crossing. About 10 doctors and volunteers are going to accompany the relief aid mission to Gaza. More than 400 Palestinians were killed in the Gaza Strip while above 2,000 were injured in the Israeli campaign against the area which is on its eight-day.
-
3rd January 2009 21:03 #25
Super Moderator
- Join Date
- Jan 2006
- Posts
- 289,439
-
3rd January 2009 21:32 #26
Super Moderator
- Join Date
- Jan 2006
- Posts
- 289,439
Samedi 3 Janvier 2009 -- Le colonel Bendjedid Abdelmalek, frère de l’ex-président de la république, Chadli Bendjedid, s’est éteint hier après une longe maladie. Le défunt avait assumé de nombreuses responsabilités dans la hiérarchie militaire, il a été notamment directeur de l’école des cadets de la révolution. Son enterrement a eu lieu, hier, en présence d’une foule dense qui a pleuré le fils prodige de Sbaâ, daïra de Bouteldja, wilaya d’El-Tarf. Nombreux sont ceux qui ont assisté, aux côtés des siens, dont l’ex-président Chadli Bendjedid, à la mise en terre de feu Abdelmalek Bendjedid.
-
3rd January 2009 21:38 #27
Super Moderator
- Join Date
- Jan 2006
- Posts
- 289,439
Nabila Afroun :
Samedi 3 Janvier 2009 -- Des centaines de citoyens ont tenté de manifester, hier, dans plusieurs quartiers d’Alger contre les raids israéliens qui ont fait plus de 400 morts et plus de deux mille blessés dans la bande de Gaza, en Palestine. Juste après le prêche du vendredi, plusieurs citoyens ont investi les rues d’Alger, à divers endroits de la capitale, pour dénoncer les agressions israéliennes, mais également la passivité des dirigeants arabes. Leurs tentatives de marches se sont vues empêchées par les éléments de la Sûreté nationale qui ont quadrillé les grandes artères de la capitale.
Banderoles à la main, scandant des slogans de solidarité avec le peuple palestinien, les citoyens ont marché pacifiquement de la mosquée Omar-Ben-Khatab, à Belouizdad, jusqu'à la place du 1er-Mai, où ils ont été stoppés par les brigades antiémeutes. Ils voulaient marcher jusqu'à la place des Martyrs et rejoindre les autres manifestants en provenance de différentes mosquées, notamment celle de Bab El-Oued, de Belcourt et de Kouba, pour tenir un rassemblement. L’important dispositif sécuritaire a repoussé et dispersé les manifestants qui se sont regroupés, après, du côté de la Maison de la presse, à Belouizdad, où ils ont tenu un sit-in. Les marcheurs ont hissé des banderoles et scandé, de nouveau, des slogans condamnant l'agression israélienne et appelant à son arrêt immédiat.
Qualifiant cette agression de “barbare et sauvage”, les manifestants ont appelé à une position unie et ferme des États arabes en vue de mettre un terme à ce massacre et à une protection du peuple palestinien. La marche et le sit-in ont tenu près de 20 minutes, avant que l’imam appelle les fidèles à rejoindre la mosquée de Belouizdad pour la troisième prière de la journée et de se disperser dans le calme. Il faut signaler que les prêches du vendredi, dans plusieurs mosquées, ont porté essentiellement sur la crise palestinienne et l’agression israélienne.
-
3rd January 2009 21:45 #28
Super Moderator
- Join Date
- Jan 2006
- Posts
- 289,439
Samedi 3 Janvier 2009 -- La chambre criminelle près la cour de Batna a prononcé, mercredi passé, la peine capitale par contumace, à l’encontre du dénommé M. Omar, âgé de 49 ans et originaire de la commune d’El Djazar, pour homicide volontaire. Ce dernier avait directement causé la mort d’un gendarme.Les faits remontent à la nuit du 24 mai de l’année 2007. Les éléments de la gendarmerie nationale, informés sur une opération d’introduction de grosses quantités de cigarettes de contrebande, ont tendu une embuscade sur la route de M’doukel, daïra de Barika. Aux environ de 1 heure du matin, un véhicule apparaît sur la route avec deux individus à son bord. Au moment où les gendarmes s’apprêtent à l’arrêter, un autre véhicule de type Mercedes surgit et tente de bloquer celui des services de sécurité afin de donner l’occasion aux autres de prendre la fuite. Le chef de brigade de gendarmerie de M’doukel prendra en chasse la Mercedes. Le chauffeur de cette dernière, qui n’est autre que M. Omar, provoquera la mort du gendarme, après que son véhicule ait dérapé sur la chaussée. L’accusé réussira à prendre la fuite, tandis que ses deux acolytes, dont l’un d’eux est son propre frère, ont été arrêtés. Une importante quantité de cigarettes de contrebande a été, par ailleurs, saisie.







LinkBack URL
About LinkBacks
Reply With Quote


Bangladesh
Ecuador
Morocco
Nepal
Nicaragua
Puerto Rico
Russia
Scotland
South Africa
Ukraine
Virtual Countries