Jeudi 29 janvier 2009 -- «Imprimer et faire circuler une masse de fausse monnaie est inévitablement un élément de gêne dans le fonctionnement de l'économie, c'est donc problématique,» nous a-t-on affirmé hier du côté du ministère des Finances. Cette précision a été faite à propos de la découverte, mardi dernier, par la police financière italienne (GDF) d'une imprimerie clandestine de faux billets algériens de 1.000 dinars. Cette découverte a été faite dans la région de Naples avec comme «butin» en dinars l'équivalent de près de 3,5 millions d'euros. La GDF affirme, dans le communiqué qu'elle a rendu public à cet effet, que «des machines d'imprimerie sophistiquées, 350.000 billets de 1.000 dinars algériens et une importante quantité de papier spécial ont été saisis.» Le plus inquiétant est que les Italiens soulignent que «les faux billets saisis sont d'une qualité très élevée car ils ont été imprimés sur du vrai papier à billet avec les filigranes, muni d'un fil de sécurité, provenant probablement d'une entreprise de ce secteur.» En plus de près de 400 kg de ce papier qui ont été saisis, la police a procédé à l'arrestation d'un typographe napolitain en train de fabriquer les billets algériens. La GDF indique qu'il risque de 3 à 12 ans de prison et une amende de 516 à 3.098 euros. «C'est une saisie anormale, nous essayons de comprendre et nous enquêtons sur toutes les pistes possibles,» a déclaré la GDF à propos des fins d'utilisation de cette fausse monnaie.
Au niveau du ministère de Karim Djoudi, bien que l'inquiétude n'est pas apparente et que l'on précise, de prime abord, que «ce genre de trafic n'est pas propre à l'Algérie», l'on affirme cependant qu' «imprimer et faire circuler une masse de fausse monnaie est inévitablement un élément de gêne pour l'économie nationale.» L'explication est que «si un pays gère son économie en fonction d'objectifs précis et la régule à cet effet, l'introduction de la fausse monnaie va porter un effet inflationniste inattendu et faussera ainsi tous les calculs.» L'on pense en outre, «qu'une intervention externe dans la masse monétaire du pays et de surcroît une intervention en faux billets, pourrait servir à l'achat de biens ou au financement de transactions commerciales dans d'autres créneaux, ce qui provoquerait une grande gêne dans les prévisions et bouleverserait la donne économique et commerciale.»
Un des éléments qui risque d'apparaître en premier est «le manque de confiance que pourrait provoquer l'existence de faux billets, entre l'Etat et les citoyens.» Au ministère des Finances, l'optimisme reste, quand même, de mise puisqu'on souligne que «le billet national est prémuni, le papier avec lequel il est fabriqué est infalsifiable.» Ceci étant, s'il a été falsifié localement et à l'extérieur c'est que «oui, les malfaiteurs peuvent en fabriquer, mais c'est à ceux qui détiennent l'argent de s'assurer de sa qualité.» Commerçants et autres manipulateurs de la monnaie doivent, selon nos interlocuteurs, se munir de moyens de vérification. «En plus de la lutte par les sanctions de police et de justice, il faut s'équiper de moyens de vérification des billets,» nous dit-on en citant l'exemple des commerces d'outre-mer.
«Vous avez remarqué, ailleurs, quand vous payez avec de gros billets, on les passe dans une machine pour vérifier s'ils sont bons ou pas, on pourrait faire pareil... » nous expliquent des financiers. Si chez les Italiens, l'on ne précise pas encore si cette fausse monnaie est destinée ou pas au financement du terrorisme, chez les Algériens, «tout est possible, d'autant qu'il a été prouvé que le financement de la drogue, l'achat d'armes illicites et le terrorisme sont liés. De la fausse monnaie ne pourrait servir qu'au financement de quelque chose d'illégal et d'interdit et ce, quel que soit le domaine dans lequel elle est utilisée, son existence même est problématique.»
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Thread: News from Algeria 2009
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29th January 2009 16:08 #365
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Ghania Oukazi :
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29th January 2009 17:40 #366
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29th January 2009 18:49 #367
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Jeudi 29 janvier 2009 -- «L’enseignante est complètement hors de cause.» C’est ainsi que le ministre de l’Education nationale, Boubekeur Benbouzid, a conclu l’affaire de l’élève décédée dans le CEM «Front de libération» à Annaba après avoir reçu une correction infligée par son enseignante. «L’enquête a révélé que la fille est morte pour d’autres causes (...) elle a été signalée comme une personne épileptique, et elle n’était pas bien prise en charge car elle se trouvait dans une situation assez délicate», a-t-il ajouté, en marge de la visite qu’il a effectué au niveau de l’école privée «El Macir», disculpant, ainsi, l’enseignante une fois pour toutes.
Les faits remontent au 17 janvier dernier, lorsque après avoir reçu «une correction» infligée par son professeur, la jeune Marwa, 12 ans, a perdu connaissance. Evacuée dans la cour de l’établissement, cette dernière rendit l’âme quelques minutes plus tard, sous les yeux de ses camarades et professeurs. La mise en cause a été placée sous mandat de dépôt par le magistrat instructeur auprès du tribunal de Annaba, pour coups et blessures involontaires ayant entraîné la mort sans l’intention de la donner. Les conclusions de l’autopsie pratiquée sur instruction du parquet au lendemain de cette mort brutale, ont démontré que la défunte, «épileptique» souffrait d’une maladie respiratoire, dont les complications ont entraîné la mort. Ce qui met fin à toute poursuite judiciaire à l’encontre de l’enseignante initialement mise en cause. «La fille souffrait d’épilepsie, et était issue d’un environnement familial particulièrement délicat», a ajouté le ministre pour expliquer cette tragique disparition.
Pour rappel également, quelques jours avant ce «blanchiment total» du professeur, les enseignants et personnels administratifs du secteur de l’éducation au niveau local ont rendu public un communiqué, dans lequel ils ont déploré le fait que le dossier médical de la défunte n’ait pas été communiqué aux responsables du CEM, renvoyant ainsi la balle dans le camp des parents. Pourtant, chaque établissement scolaire ou presque est doté d’une Unité de dépistage scolaire (UDS) chargée du suivi de l’état de santé des élèves, du dépistage de maladies ainsi que de la prise en charge en milieu scolaire, sans parler des unités mobiles. À la lumière de ces faits, plusieurs questions subsistent, à savoir s’agit-il d’une défaillance dans le système sanitaire scolaire actuel? ou encore aurait-on pu éviter ce drame?
Par ailleurs, et revenant sur l’affaire des cinq lycéens accusés d’avoir «porté atteinte à l’emblème national», le ministre a indiqué qu’il avait diligenté une commission d’enquête pour faire toute la lumière sur cette affaire. Et d’affirmer qu’il ne fera preuve d’aucune indulgence envers ces derniers si leur culpabilité est confirmée. Il a déclaré dans ce sens: «Je ne peux pas concevoir qu’un adolescent puisse souiller l’emblème national (...), si on lésine sur de tels actes, alors nous allons aboutir à d’autres dépassements.»
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29th January 2009 21:47 #368
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January 29, 2009 -- The US Justice Department is investigating allegations that the former CIA station chief in Algeria drugged and raped two women, the U.S. embassy in Algiers reportedly confirmed to AFP on Thursday (January 29th). The official, identified as Andrew Warren, was removed from his position and sent back to the U.S. last October, after two Algerian women alleged that they had each been sexually assaulted at the station chief's residence, local and international press reported.
On Thursday, Defence Minister Abdelmalek Guenaïzia met with U.S. Ambassador to Algiers David D. Pearce at the ministry headquarters to discuss "issues of common interest", APS quoted a Defence Ministry press release as saying. No details were provided as to whether the meeting was related to the opening of a U.S. investigation into the alleged rape, Tout sur l'Algérie reported.
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29th January 2009 22:55 #369
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Jeudi 29 janvier 2009 -- Le ministre des Ressources en eau, M. Abdelmalek Sellal, a écarté hier toute augmentation dans la tarification actuelle de l’eau potable du moins dans l’immédiat. Il a précisé sur les ondes de la radio nationale que l’amélioration des prestations d’approvisionnement des citoyens en eau potable et l’augmentation du volume horaire de distribution de l’eau potable n’entraîneront aucune augmentation dans la tarification actuelle de l’eau qui reste, a-t-il indiqué, loin du prix réel à l’exploitation. Il a ajouté que, même si une nouvelle hausse intervenait dans la tarification de l’eau du fait d’une éventuelle hausse de la facture de l’électricité, l’augmentation se limitera aux grands consommateurs et ne touchera pas les ménages.
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29th January 2009 22:57 #370
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Jeudi 29 janvier 2009 -- Décidément, les Algériens se souviendront pour longtemps de cet hiver rude et rigoureux. Des routes coupées, des maisons effondrées, des rues et des villes entièrement inondées, la désolation a, malheureusement, planté son décor macabre partout. En effet, aucune wilaya n’a été épargnée par les récentes intempéries. À l’Est comme à l’Ouest, au Nord et même au Sud, les accidents mortels de la circulation, les asphyxies et les crues d’oueds ont causé des dégâts considérables. En plus, une vague de froid intense a fortement sévi dans de nombreuses régions. Le temps n’est pas encore près de s’adoucir. Et pour cause, hier, un bulletin spécial de l’Office national de la météorologie (ONM) a indiqué que des averses accompagnées parfois de grêle affecteront à nouveau aujourd’hui encore plusieurs wilayas : Béjaïa, Jijel, Skikda, Annaba, El Tarf, Bordj Bou Arréridj, Sétif, Mila, Constantine, Oum El Bouaghi, Guelma et Souk Ahras. Les cumuls estimés atteindront ou dépasseront même, localement, les 60 mm. La vigilance est donc de mise car le danger persiste. Par ailleurs, il faut attendre demain pour voir le soleil réapparaître après quelques timides éclaircies. Toutefois, selon l’ONM, des pluies résiduelles avec un vent faible continueront à affecter, demain, les régions côtières de l’extrême est dans la matinée, avec peu de nuages sur le centre et l’ouest du pays. Les journées de samedi et dimanche, quant à elles, seront marquées par un temps souvent nuageux avec des pluies locales sur l’ensemble des régions, alors que les températures maximales varieront entre 15 et 17 degrés sur les régions côtières et entre 8 et 14 degrés sur les régions intérieures. En revanche, dans les régions sud, le temps sera généralement dégagé à partiellement voilé avec un vent faible à modéré entre vendredi et dimanche. Concernant les températures, elles varieront entre 16 et 26 degrés du Nord Sahara vers l’extrême sud. Conditions climatiques obligent, les unités de la Protection civile demeurent sur le qui-vive car le danger peut survenir à n’importe quel moment. Rien que durant la période du 17 au 23 janvier, une semaine dominée par les intempéries, ces unités ont enregistré 11 599 interventions, dont 408 pour des accidents de la circulation ayant fait 29 morts et 495 blessés. En ce qui concerne les évacuations sanitaires, 8 259 interventions ont été effectuées avec des soins prodigués à 6 386 personnes et le transport de 75 personnes décédées. D’autre part, les services de la Protection civile ont enregistré 23 personnes décédées par inhalation de monoxyde de carbone alors que 47 autres ont été sauvées par des équipes de secours. N’omettons pas de signaler que les pompiers ont procédé à l’extinction de 98 incendies urbains et industriels ainsi que 112 incendies divers. Enfin, si, dans d’autres pays, l’hiver charme les gens par la magie de ces paysages, en Algérie, il est vécu beaucoup plus comme une source de danger et de péril. Malheureusement, pas plus que cela…
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29th January 2009 22:59 #371
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Jeudi 29 janvier 2009 -- Le ministre de l’Education nationale, M. Boubekeur Benbouzid, a annoncé hier à Alger la prochaine fermeture de 12 établissements privés pour non-respect des lois élémentaires régissant le secteur de l’éducation, à l’instar de l’adoption de la langue arabe tout au long du cursus de l’élève et de la non-conformité de leurs constructions aux normes en vigueur. Par ailleurs, une vingtaine d’autres établissements éducatifs privés seront agréés, estimant qu’il s’agit là d’un «indice positif» qui témoigne de la volonté des parties concernées à répondre aux efforts louables visant à assurer un enseignement de qualité basé sur le respect des lois de la République, notamment dans le secteur de l’Education en Algérie. Intervenant en marge de la visite effectuée à l’établissement Al-Massir d’El-Achour, agréé en 2005, et qui opère depuis plus de 10 ans et compte près de 147 élèves du cycle moyen et 196 du palier secondaire encadrés par 79 enseignants, M. Benbouzid a qualifié cet établissement de «modèle» à travers ses «prestations de qualité» au profit des élèves des deux cycles moyen et secondaire, ce qui lui a valu une place de «choix» auprès du secteur. Benbouzid a rappelé à cette occasion l’appui de son secteur à tout établissement éducatif privé qui se conforme aux lois de la République. Cet appui est destiné à tout établissement privé qui sert en premier et en dernier lieu l’intérêt de l’élève à travers l’application des programmes nationaux approuvés par le ministère de l’Education nationale et l’adoption de la langue nationale comme langue fondamentale dans l’enseignement, a souligné M. Benbouzid, et d’appeler les responsables de ces établissements à œuvrer de concert avec le secteur public exprimant la disponibilité de son département à aider les établissements privés et à les promouvoir en vue d’en améliorer le niveau pédagogique et éducatif.







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