Mercredi 30 Décembre 2009 -- Reconnu coupable de l’assassinat d’un policier et d’un garde communal dans la localité d’Oued Ouchaïeh en 1997, un ancien agent de l’entreprise de nettoyage de la ville d’Alger, Net Com, a été condamné, avant-hier, à 12 ans de prison ferme par le tribunal criminel d’Alger. Le mis en cause a été dénoncé par l’épouse d’un terroriste abattu par les services de sécurité à la cité Bel Air (ex-la Glacière). Cette dernière a affirmé, lors de l’enquête préliminaire, que cet ancien agent de Net Com avait pour mission de surveiller les déplacements des éléments des forces de sécurité, notamment des militaires et des policiers. Lors de son passage à la barre, l’accusé a nié tous les faits qui lui étaient reprochés, indiquant que cette affaire ne le concernait ni de près ni de loin. Il a, par ailleurs, nié avoir pris part aux assassinats d’un policier et d’un garde communal. Ce dernier a, en outre, réfuté l’accusation selon laquelle il épiait des militaires de la caserne de Haouch Hada et des policiers du 25e arrondissement de Bachjarah. Le procureur général a soutenu que toutes les preuves plaidaient en faveur des chefs d’accusation retenus à l’encontre de l’inculpé. Il a tenu à préciser que le mis en cause faisait l’objet d’un mandat d’arrêt lancé à son encontre par le parquet d’Hussein Dey. Le procureur général a, par ailleurs, souligné que ce prévenu avait été condamné par contumace à 20 ans de prison ferme par le tribunal criminel, en 1997. Et de requérir 20 ans de réclusion criminelle à son encontre. L’avocat de la défense a sollicité l’acquittement, estimant que son client faisait l’objet d’un coup monté de toutes pièces par des ex-terroristes et des repentis. La défense a, par ailleurs, tenté de démontrer auprès du tribunal que son client pouvait bénéficier des dispositions de la charte pour la paix et la réconciliation nationale. Après le verdict, l’avocat a fait savoir qu’il comptait introduire un pourvoi en cassation auprès de la chambre criminelle de la Cour suprême, pour demander la révision de la peine prononcée contre son client.
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Thread: News from Algeria 2009
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30th December 2009 00:04 #4033
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30th December 2009 00:05 #4034
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Mercredi 30 Décembre 2009 -- Chose promise, chose due. Le ministre de la Santé et de la Réforme hospitalière, M. Saïd Barkat, a été le premier Algérien à se faire vacciner contre la grippe A/H1N1, ouvrant ainsi la campagne de vaccination en Algérie contre la pandémie. Saïd Barkat s’est fait vacciner dans l’après-midi d’hier au niveau du siège de son département sous les projecteurs des photographes et des caméras des médias nationaux. Juste après, le ministre a annoncé le coup d’envoi officiel de la première phase de la campagne de vaccination qui débutera aujourd’hui et concernera les personnels de santé des secteurs public, parapublic et privé. Le ministre a précisé que cette campagne se déroulera en six phases : elle concernera successivement le personnel de santé, les femmes enceintes, le personnel assurant le maintien des activités essentielles et stratégiques, les adultes et les enfants atteints de pathologies chroniques, ceux âgés de plus de six mois à 24 ans et l’entourage des nourrissons de moins de six mois. Dans un point de presse qu’il a animé après avoir été vacciné, le ministre précisera que la deuxième phase, qui concerne les femmes enceintes, débutera officiellement le 6 janvier. Cependant, ces dernières peuvent, si besoin est, se faire vacciner en même temps que le personnel de santé, a-t-il précisé. Pour ce qui est de disponibilité et de la validité du vaccin, le ministre a tenu à rassurer que les 1 310 000 doses acquises jusqu’à présent par l’Algérie auprès de la filiale canadienne du groupement pharmaceutique britannique GlaxoSmithKline (GSK) sont validés par les laboratoires de contrôle locaux et les hautes autorités sanitaires canadiennes. Cette quantité, selon le ministre, permettra de couvrir largement les personnes concernées par les deux premières phases et le début de la troisième phase. «Nous avons exigé des autorités sanitaires canadiennes et des responsables du GSK à ce que le vaccin dénommé Arepanrix soit d’abord utilisé dans le pays producteur (le Canada, ndlr) avant d’être importé en Algérie. Ce produit est utilisé dans pas moins de trente pays», a-t-il indiqué. Le ministre a aussi lancé un appel aux médias nationaux pour «ne pas verser dans l’alarmisme et éviter de rapporter des informations non vérifiées». De son côté, le directeur général de GSK Algérie, qui a accompagné le ministre, a tenu à rassurer les Algériens que son entreprise «essaiera de subvenir progressivement, et dans la mesure de ses capacités de production, au besoin de l’Algérie en matière de vaccin contre la grippe A». Il a réitéré sa conviction que le vaccin en question «répond aux normes mondiales de la santé».
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30th December 2009 00:06 #4035
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Mercredi 30 Décembre 2009 -- La campagne nationale de vaccination contre la grippe A/H1N1 débutera officiellement aujourd’hui. Elle se déroulera en six phases. Le citoyen algérien hésite toujours et n’arrive pas à prendre une décision définitive par rapport à la vaccination. La majorité des citoyens que nous avons interrogés hier à Alger n’ont pas l’intention de se faire vacciner. Une tournée dans certains quartiers d’Alger prouve que le citoyen algérien hésite toujours et n’arrive pas à prendre une décision définitive. Un couple, rencontré à la place du 1er-Mai, dit ignorer tout au sujet du début de cette campagne, encore moins sur l’innocuité du vaccin. «Il y a un manque flagrant d’informations sur cette pandémie», relève le mari. L’épouse poursuit : «Personnellement, je ne vais pas me faire vacciner, je n’ai pas confiance en ce vaccin. Avant de se faire vacciner, il faut que le ministre de la Santé nous explique pourquoi ils ont mis tout ce retard ?» s’indigne-t-elle.
Malgré les assurances avancées par le ministère de la Santé quant aux contrôles effectués sur le vaccin réceptionné et bien que le Centre national de toxicologie et l’Institut Pasteur d’Algérie aient conclu à la conformité de ce vaccin, les citoyens continuent de douter. Même son de cloche chez un groupe de lycéens rencontrés devant un magasin. Ils déclarent qu’ils ne vont pas se faire vacciner et affirment que leurs enseignants leur ont recommandé de ne pas le faire parce que, d’après eux, «ce vaccin n’est pas bien». Le patron du magasin, qui s’est joint à la conversation, se demande «pourquoi certains médecins ne veulent pas se faire vacciner», avant de poursuivre : «Si vraiment ce vaccin est bon, personne ne refusera de se faire vacciner. Personnellement, je ne vais pas me faire vacciner et je ne vais pas faire vacciner mes enfants.» Une dame présente dans le même magasin nous a déclaré : «Moi, je préfère mourir que de me faire vacciner et me retrouver handicapée à vie.» Elle poursuit : «On ne sait rien de ce vaccin. Normalement, ils devraient en parler plus à la télévision et expliquer aux gens son intérêt. Même si le ministre a décidé de se faire vacciner le premier afin de donner l’exemple et rassurer le citoyen sur l’innocuité de ce vaccin, je ne fais pas confiance.»
Il faut dire que le simple citoyen a encore besoin d’être sensibilisé à travers un langage simple et accessible. Par contre, une responsable d’une pharmacie, rue Hassiba Ben Bouali, a déclaré qu’elle allait se faire vacciner : «Je vais attendre mon tour et aller me faire vacciner comme tout le monde. Je ne vois pas comment ne pas faire confiance en un laboratoire de renommée internationale», s’est-elle interrogée. Le même constat est partagé par tout le personnel de la pharmacie qui a déclaré vouloir se faire vacciner. Par ailleurs, la distribution aux officines du Tamiflu a commencé depuis avant-hier. Une petite virée dans quelques pharmacies de la capitale montre que ce produit, recommandé par le ministère de la Santé, est disponible en quantité de 50 boîtes par officine. «Ce médicament, on le délivre uniquement sur ordonnance, mais, jusqu’à maintenant, on n’a pas encore accueilli de demandeurs pour ce produit.»
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30th December 2009 00:08 #4036
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Mercredi 30 Décembre 2009 -- Des experts en terrorisme international sont unanimes à dire que le GSPC est conscient qu’il n’a aucune chance d’accéder au pouvoir en Algérie et au Mali. De ce fait, cette organisation terroriste a tout intérêt à ce qu’un conflit, prétexte à une ingérence étrangère, éclate entre les pays du Sahel. Insignifiant politiquement et défait militairement en Algérie, le Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) – ou ce qui en reste – tente sans grande réussite de se redéployer dans la région du Sahel. Une tentative qui cache tout de même quelques énigmes et suscite des interrogations. À commencer par celle-ci : à qui profite ce redéploiement puisque cette organisation terroriste sait qu’elle n’aura le pouvoir ni en Algérie ni au Mali ? Une question qui ne va pas sans l’autre, celle de savoir dans quel but certains cercles tentent d’établir un lien entre les éléments de l’organisation d’Abou Mossaâb Abdelouadoud, actuel «émir» du GSPC, et la rébellion touareg. Les richesses naturelles, dont des gisements d’uranium importants en territoires targuis, sont-elles visées par des puissances étrangères ? Des observateurs se demandent même si le sous-sol de la région n’est pas à l’origine de cette mission criminelle du GSPC ? D’aucuns, comme Lyes Boukraa, sociologue et expert algérien en terrorisme international, sont de cet avis. «Par cette ingérence, le GSPC tenterait de faire croire qu’il avait raison lorsqu’il disait que les pays de la région sont des suppôts de l’Occident», explique-t-il. C’est ainsi que, peut-être, cette organisation terroriste tenterait de recruter parmi les djihadistes et constituer, ainsi, une plus grande menace pour la région.
Des conflits entre pays de la région du Sahel n’existent pas, fort heureusement. Mais les divergences sur la manière de lutter contre le terrorisme dans cette partie de l’Afrique existent. Ce sont des divergences qui sont liées aux intérêts propres à chaque Etat, et ne dépassent pas la région du Sahel. «C’est le cas du Niger où cette rébellion touareg a permis au terrorisme de s’infiltrer», a lancé Adano Rabani, chercheur et expert international nigérien en terrorisme international. Il a ajouté que «ce problème est le même que celui rencontré par le Mali», et qu’«il faut récupérer les zones occupées par les rebelles touareg» pour une meilleure lutte contre le terrorisme dans cette région. Ce qui arrangerait les autorités nigériennes, ainsi que maliennes, qui pourraient, par là, utiliser la lutte internationale contre le terrorisme pour se «débarrasser» de cette opposition touareg, et pourrait arranger les intérêts de certaines puissances étrangères intéressées par les richesses de ces zones en uranium qui ont, donc, tout intérêt à ce que ces rebelles touareg quittent ces lieux. C’est ainsi que dans tous ces scénarios, le GSPC semble tenir un important rôle qui pourrait ressembler à celui d’un sous-traitant servant, volontairement ou non, des intentions d’accaparation de richesses naturelles, dont l’uranium, de cette partie de l’Afrique. Les enlèvements de ressortissants étrangers, dans cette région, sont loin de consacrer la stabilité au Sahel. Bien au contraire, et le GSPC n’ignore pas cet état de fait.
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30th December 2009 00:22 #4037
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Mercredi 30 Décembre 2009 -- Les enseignants contractuels ne désespèrent pas. Empêchés lundi une nouvelle fois de tenir leur rassemblement devant le Palais du gouvernement, ils persévèrent et jurent de poursuivre la protestation jusqu’à l’aboutissement de leurs revendications. Ces enseignants contractuels, dont le nombre est estimé à 40 000, demandent depuis des années au ministère de l’Education nationale leur réintégration et le versement de leurs salaires impayés. Réuni hier au siège du Syndicat national autonome des personnels de l’administration publique (Snapap) à Alger, le Conseil national des enseignants contractuels (CNEC) a décidé de maintenir la pression sur le ministère de l’Education en multipliant les actions de protestation. Dans un communiqué rendu public hier, le conseil a dénoncé la « répression » qui s’est abattue sur les enseignants protestataires lors de leur rassemblement de lundi. Comme prochaine action, le CNEC prévoit un rassemblement national à partir de la semaine prochaine devant le Palais du gouvernement. La date exacte sera fixée ce week-end.
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30th December 2009 00:23 #4038
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Salima Tlemçani :
Mercredi 30 Décembre 2009 -- Au moment où le sort du couple italien et des quatre Espagnols détenus respectivement par Abou Zeïd et Belmokhtar, chefs rivaux de deux groupes terroristes du GSPC se proclamant d’Al Qaîda, se négocie au nord du Mali, grâce aux bons offices de Bamako, trois touristes saoudiens ont été tués lundi dernier à l’ouest du Niger par un groupe armé non encore identifié. Au nombre de six, les touristes saoudiens sont tombés dans une embuscade au village de Djamballa, dans la région de Tillaberi, pas très loin de là où deux diplomates canadiens, fonctionnaires de l’ONU, avaient été enlevés à la même période de l’année écoulée, par des contrebandiers, pour être livrés au GSPC qui les a échangés contre une rançon de près de 4 millions d’euros, selon des indiscrétions.
Les touristes saoudiens faisaient route vers le Mali, précisément dans la région de Menaka, lorsqu’ils ont été la cible de tirs d’armes automatiques. Trois d’entre eux ont été tués sur le coup, le quatrième a succombé à ses blessures dans la soirée de lundi, alors que deux autres continuent de lutter contre la mort à l’hôpital de Niamey du fait de leurs graves blessures. Selon le communiqué officiel du ministère nigérien de la Communication, les six Saoudiens étaient munis d’un visa de transit et devaient rejoindre, dans un convoi de trois véhicules, un autre groupe de leurs compatriotes déjà installés à Menaka, pour chasser l’outarde. «Des bandits armés non identifiés» les ont attaqués au moment où ils ont fait une halte, très tôt, pour faire la prière du lever du jour. Les deux Maliens qui les accompagnaient ont été retrouvés sains et saufs, les mains ligotés, sur les lieux de l’attaque.
Visiblement, les auteurs de l’attaque étaient bien informés de l’itinéraire des Saoudiens. Un itinéraire qui passe, faut-il le préciser, par une région où la contrebande fait rage. L’opération ressemble étrangement au rapt des deux diplomates canadiens, Robert Fowler et Louis Guay, au même endroit à la même date (le 28 décembre 2006). D’ailleurs, quelque temps plus tard, quatre touristes européens ont été enlevés à la frontière nigéro-malienne avant d’être transférés, comme les deux Canadiens, au nord du Mali où se sont déroulées les négociations pour leur libération en contrepartie d’une forte rançon, avec l’aide d’officiels maliens. Les deux rapts ont permis à Belmokhtar et à son rival Abou Zeïd d’obtenir la somme de 8 millions d’euros. Si une partie a servi à l’achat d’armement acheminé vers le QG de Droukdel en Kabylie, d’importantes sommes ont été versées aux officiels ayant servi d’intermédiaires dans les négociations. Parmi eux des officiels appartenant aux services de sécurité maliens et des commerçants brébiches.
Si pour l’instant, des sources sécuritaires révèlent que le couple italien enlevé en Mauritanie est entre les mains de Abou Zeïd et les trois Espagnols entre celles de Belmokhtar, aucune information n’a filtré sur l’identité des auteurs de l’attaque contre les Saoudiens. Mais elles privilégient la thèse d’un projet de rapt qui a mal tourné. Un des chauffeurs maliens aurait indiqué que les assaillants ont usé de leurs armes au moment où un Saoudien tentait de résister. Est-ce possible ? La question reste posée. Néanmoins, tous les spécialistes de la lutte antiterroriste s’accordent à présenter le nord du Mali comme une base de repli pour les troupes de Belmokhtar et de Abou Zeïd, mais aussi de logistique pour leur stratégie de terreur dans une région qui s’étend de la Mauritanie jusqu’en Somalie.
Les rançons, une manne financière pour le régime malien
Une immense étendue où se concentrent la plus importante masse humaine et les plus grands trafics liés, entre autres, aux armes et à la drogue, mais également où les salafistes ont trouvé un terrain fertile constitué d’associations de daâwa (prédication) et d’écoles coraniques « à la talibanaise », financées par le royaume wahhabite. L’atterrissage d’un Boeing transportant des tonnes de cocaïne au nord de Gao, il y a quelques semaines, et la facilité avec laquelle son équipage et sa cargaison ont disparu dans la nature ont choqué plus d’un et suscité de vives inquiétudes. Les complicités ne sont plus à démontrer. Les salafistes agissent à la frontière de la Mauritanie et du Niger, puis se replient au nord du Mali tout simplement parce qu’au Niger et en Mauritanie, la complaisance n’est pas de mise lorsqu’il s’agit de terrorisme.
De ce fait, le président malien ne peut plus continuer à tromper le monde en exhibant l’argument de la misère et le manque de moyens dont souffrent la Mauritanie et le Niger, faut-il le rappeler. Les prises d’otages successives et leur dénouement au nord du Mali, en contrepartie de rançons, montrent que ces opérations sont aussi rentables pour les auteurs (le GSPC) que pour le régime malien et ses représentants officieux et officiels. Comment peut-on croire que les moyens mis en place, selon le chef d’état-major général des armées, le général de brigade Gabriel Poudiougou, pour combattre le terrorisme et le trafic de drogue n’ont pas eu de résultats probants ? Le général avait déclaré, dans un discours rendu public à la veille des fêtes de Noël, que le contexte actuel a nécessité « l’intensification des patrouilles et l’exécution de missions d’escorte sur les axes routiers dans le nord, la sécurisation des frontières, le soutien logistique et le maintien en condition du matériel, l’exécution de missions de sécurité publique par la gendarmerie et la Garde nationale et l’accompagnement des forces de sécurité civile par leurs collègues des forces armées ».
Mais le général n’avait pas manqué de noter que « l’ampleur de l’insécurité dans la bande sahélo-saharienne dépasse aujourd’hui les capacités de nos Etats pris isolément. Nos forces armées et de sécurité soutiennent les efforts du chef de l’Etat dans le sens d’une gestion concertée de la résolution des problèmes sécuritaires de cet espace ». Il rejoint en fait l’idée de son président, ATT, qui depuis plus de deux ans ne cesse d’appeler à un sommet des chefs d’Etat de la région sahélo-saharienne, arguant du fait que son pays est pauvre et qu’il ne peut assumer seul la lutte contre le terrorisme. Or, les aides militaires et financières provenant aussi bien de l’Algérie que de la France, des Etats-Unis d’Amérique, d’Allemagne, d’Espagne, de Libye, de l’Union européenne et des différents organismes de l’ONU n’ont cessé d’arriver à Bamako.
Résultat : le GSPC, qui comptait dans ses rangs, il y a moins de quatre ans, pas plus de 80 éléments en majorité algériens, est aujourd’hui composé de plus de 250 terroristes, parmi lesquels une majorité libyenne, mais aussi des Tunisiens, des Marocains, des Yéménites, des Pakistanais, des Nigérians, des Maliens, des Nigériens et même des Somaliens, puissamment armés et bien équipés. La volonté de venir à bout des activités d’Al Qaîda au Mali ne s’est jamais exprimée sur le terrain. Les deux seuls salafistes, dont un artificier (considérés comme étant importants pour les services algériens et mauritaniens), arrêtés au Mali ont fini par être libérés par ATT lors des négociations pour la libération des otages occidentaux détenus au nord de son pays, au début de l’année en cours. La politique de ATT vis-à-vis des menaces qui pèsent dangereusement sur la région suscite la méfiance et l’inquiétude non seulement de ses voisins, mais également de ses partenaires extra-régionaux.
Les derniers enlèvements risquent de ne pas connaître la fin de ceux qui les ont précédés. D’abord parce qu’il n’est pas évident que les Italiens ou les Espagnols, connus pour leur intransigeance vis-à-vis des terroristes, puissent accepter de payer une rançon et de ce fait aider au financement du terrorisme international. De plus, ATT n’acceptera jamais que ces Etats prennent en charge la libération de leurs ressortissants, lui qui a pour politique de ménager le GSPC en profitant de la manne financière engendrée par les rançons et les trafics d’armes et de cocaïne.
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30th December 2009 12:33 #4039
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SANA'A, December 30, 2009 (Saba) - The Minister of Planning and International Cooperation affirmed here on Wednesday Yemen's keenness on promoting bilateral cooperation relations with Algeria and Italy. This came during his separate meetings with each of the Algerian newly appointed ambassador in Sana'a Abdul Wahab Bu Zaher and the Italian ambassador in Sana'a Mario Bofo to bid farewell to him on ending his tenure as an ambassador to Yemen. In the two meetings, al-Arhabi discussed a number of issues relating to the joint cooperation and means of boosting the bilateral relations between Yemen and each country. Al-Arhabi confirmed that the government would present the necessary facilities to facilitate the Algerian ambassador's mission in Yemen so as to serve the bilateral cooperation between the two brotherly countries. For his part, the Algerian diplomat affirmed his country's keenness to boost the bilateral cooperation with Yemen, voicing his readiness to contribute to pushing forward the joint cooperation relations between the two countries. During his meeting with the Italian outgoing diplomat, al-Arhabi praised his role in strengthening the bilateral cooperation relations between Yemen and Italy, wishing him good luck in his future duties.







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