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  1. #1
    Al-khiyal is online now Super Moderator
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    Jeudi 30 Avril 2009 -- La prostitution et le harcèlement sexuel font des ravages dans la société algérienne. Professionnels de santé et avocats n’ont pas manqué d’attirer l’attention des pouvoirs publics sur la « gravité » de ces phénomènes, allant jusqu’à qualifier la situation d’inquiétante. Intervenant hier, lors du séminaire sur la sexologie qui se tient à l’hôtel Gourara de Timimoun, sur le thème « La prostitution en Algérie », maître Fatima Benbraham, avocate au barreau d’Alger, a tracé un tableau noir sur la pratique du plus vieux métier du monde en Algérie. D’emblée, elle avertira que « la prostitution qui était intra-muros est devenue extra-muros ». C’est un véritable pavé dans la mare que jette cette avocate sur l’ampleur de ce phénomène dans les grandes villes. Son constat prête à l’inquiétude. « Aujourd’hui, c’est dans la rue, c’est partout, c’est chez nous », dira-t-elle. Garages, carcasses de véhicules, gourbis, petits appartements, villas, hôtels de passe, en bordure de mer… sont les lieux utilisés pour la pratique de ce « métier », révèle-t-elle. Maître Benbraham, qui a sillonné les quartiers d’Alger dans le cadre de son enquête sur la prostitution, osera même parler de « bordel à ciel ouvert » et de « profession libérale ». « Nous avons constaté à travers toutes nos enquêtes que la prostitution est un marché fructueux qui a tendance à se développer. C’est un crime organisé qui rapporte énormément d’argent qui est blanchi dans l’immobilier ou dans l’import-export et qui touche tous les milieux sociaux », estime-t-elle. Elle ajoute : « C’est une vague qui est en train d’avaler femmes et enfants. » Et pour la seule ville d’Alger, l’avocate dit avoir recensé 8000 maisons clandestines. C’est énorme. Combien sont-elles à travers le territoire national ? « Certainement ailleurs, il doit y avoir énormément aussi », se contente-t-elle de dire.

    Le paradoxe ? « Face à ce fléau, l’appareil judiciaire est inopérant, car en l’absence de lois interdisant la prostitution entre majeurs, le parquet ne peut appréhender ce crime sans texte de loi l’y autorisant », dira-t-elle. Certes, il y a une loi pénale pour le « racolage » sur la voie publique mais pas de loi sur la pratique de la prostitution. Il y a en fait un vide juridique. « Il n’y a pas de texte de loi qui protège les Algériens contre la prostitution entre majeurs », selon l’avocate. Maître Benbraham s’interroge aussi sur « ce pays qui prône l’islamité et qui se tait sur l’usage de la prostitution ». « Cela avantage qui ? Pourquoi on n’en parle pas ? », s’est-elle encore interrogée. Pourtant, selon notre interlocutrice, « ce texte va être bénéfique, car il va assurer la protection de la morale de la société civile ». Que faire ? « On a un interdit religieux, il faut qu’il y ait un interdit juridique », a-t-elle estimé. « Il faut criminaliser la prostitution et saisir tous les biens obtenus dans l’exploitation sexuelle. » En compagnie d’autres avocats de la corporation, maître Benbraham demande la création d’une loi criminalisant la prostitution. Un vœu qui semble avoir écho chez le président de la République puisque lors d’un Conseil des ministres, il a, selon cette avocate, expressément exprimé le vœu de la création d’une loi contre la commercialisation des humains. Maître Benbraham demande aussi à rétablir les brigades de mœurs, leur donner les pouvoirs pour lutter contre la prostitution. « Il faut leur permettre d’intervenir en toute urgence par des perquisitions de jour comme de nuit », avancera-t-elle. Car, avertit-elle enfin, « cette prostitution sert ceux qui disent que c’est haram (péché) ». Cela étant, ce phénomène n’est pas le seul à prendre de l’ampleur dans la société algérienne.

    Le harcèlement sexuel aussi, comme l’ont si bien relevé les conférenciers qui participent depuis le 25 avril à la rencontre qu’organise l’association Nedjda que préside Dr Boulbina. Et à ce titre, Mme Salhi, qui préside la commission nationale des femmes travailleuses et dirige le centre d’aide et d’écoute au harcèlement sexuel (CNFT- UGTA), a mis l’accent sur cette réalité dévastatrice. « Pas moins d’un millier de victimes ont eu recours aux conseils du centre d’écoute pour faire part de leur souffrance et rechercher une solution personnalisée à leur problème. » Mme Salhi a insisté sur le fait que « le harcèlement n’est pas une tentative de séduction mais il vise à contraindre la victime en vue d’obtenir des faveurs sexuelles ». Et de révéler que son combat consiste « à trouver les voies et moyens pour désamorcer la relation de pouvoir par la prévention », ajoute-t-elle. Rappelant la teneur de l’article 341 bis du code pénal qui incrimine le harcèlement sexuel, la syndicaliste de l’UGTA a regretté le fait que les témoins ne bénéficient pas d’une protection contre les représailles qu’ils pourraient subir dans le cas où ils manifesteraient leur solidarité avec les victimes. C’est ainsi qu’une lettre ouverte a été adressée par Mme Salhi en mars dernier au ministre de la Justice et garde des Sceaux lui demandant, qu’en plus des dispositions de cet article, de garantir une protection légale des témoins. « Notre présente demande vise à assurer des garanties légales aux victimes ainsi qu’à ceux qui s’opposent à la violence contre les femmes notamment sur les lieux de travail, car la protection de la dignité des femmes est une condition de travail décente » a-t-elle conclu. Les débats lors de la même rencontre ont touché d’autres thèmes liés à la sexualité. Le docteur Mohamed Oughanem a abordé le thème de l’apport de la médecine esthétique dans la beauté et dans la sexualité. Il a exposé les différentes méthodes du rajeunissement facial, à savoir les techniques du peeling, toxine botulique, laser, mésothérapie et le comblement des rides.

  2. #2
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    Samedi 2 Mai 2009 -- L’avocate Fatma BenBraham a demandé l’activation du rôle de la police des moeurs, et lui fournir toutes les prérogatives pour réguler les pratiques qu’elle a appelée « prostitution clandestine» que la capitale, à elle seule, en a enregistré plus de 8 milles maisons, indiquant l’absence du rôle de l’appareil securitaire pour protéger la société de la dégradation morale, en l’absence d’un texte juridique incriminant la prostitution. BenBraham a affirmé que la loi algérienne puisée de la loi française se contredit avec le principe « l’islam religion de l’état », stipulée par la constitution, considérant que la loi algérienne ne s’appuie sur aucun article juridique incriminant la prostitution entre les adultes, et incrimine seulement l’utilisation des enfants dans le commerce du sexe. Dans son intervention lors du premier séminaire national sur la santé et la sexologie, tenue à Timimoun, Ben Braham a indiqué que « les maisons clandestines de prostitution sont plus dangereuses que les maisons de prostitution contrôlées », et elle a affirmé que ces dernières existent réellement avec l’autorisation délivrée par les autorités wilayales et par la police. L’Oratrice a indiqué que plusieurs quartiers de la capitale sont transformés en lieux pour la prostitution » à commencer par les bidonvilles jusqu’aux villas luxueuses sises à Club des pins ».

  3. #3
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    Mercredi 3 Juin 2009 -- À Bouira, comme partout dans le pays, le plus vieux métier de l’humanité, la prostitution, semble bien s’approprier, chaque jour, de nouveaux espaces, quand bien même clandestins. La dégradation des mœurs prend ainsi son envol avec néanmoins des proportions pour le moins inquiétantes. Pourtant, pour le commun des citoyens de Bouira, capitale du Hamza, connue pour le conservatisme de ses habitants, parler de prostitution demeure un sujet équivoque, pour ne pas dire tabou. Peut-être des cas rares ? Qui sait ? Mais la plupart des personnes interrogées répondent par la négative, eux qui tentent généralement de dissimuler leur gène à la simple évocation du sujet. « Je ne pense pas qu’il y ait des endroits notoirement connus de débauche ; sauf qu’il se peut que les travestis ne le fassent discrètement. Cela peut se produire dans les endroits isolés et/où dans des hôtels qui puissent accorder quelques largesses à leurs clients », nous dira un citoyen rencontré à la place de la ville de Bouira. Dès les premières démarches que nous entreprîmes, l’enquête que nous avons engagée nous paraissait irréalisable. Mais, les échos que nous avons eu dans certains milieux, nous ont amené à ne pas lâcher prise. Le sujet mérite bien d’être traité. Que faire pour pouvoir enfin délier les langues et pouvoir percer le mystère ! Notre enquête nous emmène dans les différentes régions de la wilaya, les milieux défavorisés en premier chef, avant d’aller fouiner du côté des enseignes hôtelières et des zones touristiques réputées. Pour être sûrs de l’aboutissement de nos efforts, il faudra bien avoir une clef. Laquelle ? Un guide bien connu du milieu, mais surtout-pourquoi pas-une pro issue du milieu. Ainsi, nous faisons la connaissance de Lilia, un pseudo qu’elle a choisi elle-même pour éviter de décliner son vrai nom. Celle-ci se propose de nous accompagner lors de notre tournée dans le milieu.

    « Trendif », au menu des pizzerias...

    Lilia nous propose d’emblée, une virée au niveau des grands quartiers de la ville de Bouira. Les pizzerias : un lieu prisé des chercheurs de plaisirs. Selon le témoignage de notre guide, c’est là que les filles « de joie » se rencontrent et se passent le mot quant à d’éventuelles sorties « fructueuses » à négocier avec les « clients ». Pour notre interlocutrice « les pizzerias offrent un endroit discret et sécurisé où les vendeuses de charmes peuvent trouver preneurs sans s’exposer au danger. Là, on passe pour des couples légaux, et personne ne s’en fiche, y compris même les propriétaires des lieux qui ne cherchent plus à s’immiscer dans l’intimité des autres, parfois ils ne se rendent même pas compte du manège, dès lors que ce n’est là qu’un lieu de rencontre sans plus. Le reste c’est à l’extérieur », dira Lilia, faisant allusion aux services de sécurités qui, pour rappel procèdent des fois à des descentes et ferment, du coup, quelques pizzerias accusées d’avoir abrité un lieu de vente de boissons sans autorisation et pour avoir abrité un lieu de débauche. La même pratique de « trendif » (prise de rendez-vous) se fait aussi, selon certaines sources dans des endroits insoupçonnables : c’est le cas des hôpitaux, des cybercafés, salons de thé et autres… Le lendemain, nous primes rendez-vous avec notre guide de circonstance à la gare routière de la ville.

    Lilia n’était pas seule ce jour-là. Elle se faisait accompagner par deux petites « belles plantes » dont l’âge ne dépasse pas les 25 ans. Asma et Saliha, sont les noms prêtés à ces filles lors de « l’exercice de leur métier ». Visiblement, ces dernières sont novices dans le métier, car si les silhouettes semblent bien se prêter au jeu, l’allure quant à elle trahit une certaine timidité visible dans leurs yeux. Celles-là tentent bien de cacher leur honte, et essayent de justifier leur sort par les problèmes qui les auraient poussées à se livrer à la prostitution. Seul moyen de survivre selon leurs propos, étant sans niveau d’instruction viable et encore moins de familles qui puissent les prendre en charge, ces filles sont convaincues qu’elle n’ont pas d’autre choix que celui-ci. Comme il fallait s’y attendre, leur destination était un salon de thé. C’est là où elles attendent leurs clients. En arrivant, nous avons demandé aux filles de nous laisser seuls, afin de pouvoir mieux observer le manège. En effet, nous n’avions pas tardé à nous apercevoir de l’ampleur de celui-ci. Des jeunes, des gens même âgés, commençaient à y affluer. La pizzeria semblait au fur et à mesure prendre des allures joyeuses. Là, les préliminaires semblent bien ne pas compter. On est bien à l’ère du direct !

    Misère sociale

    Un jeune, sans ménagement, demande à une jeune fille aux allures coquines, de le suivre tout simplement. La fille rétorque sans sourciller des yeux « oui, mais pas ici à Bouira. Je préfère un endroit discret. Mais, le prix, tu sais combien au moins ? 3000 DA si tu tiens à ce que je reste avec toi plus de trois heures ». Par la suite, notre guide nous explique que ce n’est là que les frais de la « passe », puisque l’on y adjoint ceux du taxi et de la bouf qui sont-évidemment-à la charge du client. Notre interlocutrice précise, comme pour se justifier, que « pour la plupart, nous ne sommes là que pour gagner quelques sous. C’est la misère qui nous a contraintes à vendre nos charmes. Il faut bien savoir, avant de nous condamner, qu’il y a des femmes qui font ça pour subvenir aux besoins de leurs enfants…. ». Drôle de réalité en fait ! Ainsi donc, l’attrait de l’argent demeure, sinon au moins dans une certaine mesure, la cause principale de la prolifération du phénomène dans cette ville où l’absence de maisons closes autorisées ouvre grandes ouvertes les portes devant ces amatrices du plus vieux métier. Celles-ci, pour la plupart, sans activités rentables, divorcées, avec ou sans enfants, et/ou pour d’autres raisons, se trouvent happées par le syndrome de la débauche.

    Lorsque l’union sacrée est basée sur des raisons bassement matérialistes, le divorce est vite arrivé, nous expliquent les spécialistes en psychosociologie. « Certes, un couple ne peut pas vivre que de pain et d’eau fraîche, mais l’argent ne doit pas aussi être l’unique préoccupation des femmes », nous explique-t-on, puisque le regret vient souvent après. C’est le cas entre autres de cette fille rencontrée dans un bar à Bouira, et qui nous dira « j’ai fréquenté des gens de tout acabit, j’ai vendu ma chair pour quelques billets, mais qu’ai-je gagné ? Rien, sauf que j’ai passé 46 ans de ma vie pour rien ». « La vie est parsemée d’embûches et d’obstacles, et les plus riches peuvent devenir pauvres demain. Cela ne doit pas pourtant pousser les filles à divorcer, car elles avouent jurer de vivre avec leur mari pour le meilleur et pour le pire », dit un sexagénaire, perdu derrière sa bouteille, que nous avons rencontré dans le coin. En effet, les femmes sont, de nos jours, de plus en plus nombreuses à divorcer après seulement un bout de temps de mariage. Le nombre de divorces est en effet en nette croissance d’année en année dans notre pays, et à Bouira, dans les tribunaux, il ne se passe une audience sans que des affaires de divorce ne soient programmées. L’échec conjugal semble bien n’épargner personne. La débauche vient donc s’y incruster.

  4. #4
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    Mardi 6 Octobre 2009 -- Les éléments de la police judiciaire de la Sûreté de wilaya d’Oum El-Bouaghi ont démantelé un réseau de prostitution activant dans la cité Benboulaïd. Il s’agit d’une femme âgée de 42 ans, propriétaire du logement où se pratiquait la prostitution, sa complice âgée de 34 ans et un jeune de 22 ans. Présentés, dimanche dernier, devant le parquet d’Oum El-Bouaghi, les trois mis en cause ont été écroués. Une semaine auparavant, les mêmes services ont mis hors d’état de nuire un autre réseau, qui activait dans un appartement de la cité des 400-Logements, située au sud de la wilaya. Les services de sécurité, alertés par les habitants du quartier, ont arrêté une jeune fille et 4 hommes. Une seconde jeune femme a, quant à elle, été arrêtée quelques minutes après s’être enfui en sautant de la fenêtre.

  5. #5
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    Dimanche 18 Octobre 2009 -- Les éléments de la brigade de gendarmerie de Mouzaïa, dans la wilaya de Blida, viennent de démanteler un réseau de proxénètes composé de 14 personnes dont quatre filles. Connu sous le nom Chamendi, ce réseau écumait la région de Aïn Romana et utilisait une villa située dans la région comme lieu de débauche. C’est suite à des renseignements que la gendarmerie a encerclé la villa avant de passer à l’assaut. L’opération a duré huit heures. Lors de leur arrestation, les mis en cause étaient tous ivres. Le chef de bande et son bras droit, connu sous le sobriquet de Massi, ont avoué avoir utilisé des filles mineures qu’ils recrutaient dans toutes les régions du pays pour les proposer au prix fort à leur clientèle. Le comble est que le chef de la bande Chamendi et son acolyte Massi sont sortis de prison il y a à peine quatre mois. Dans leur gîte, il a été retrouvé un arsenal d’armes blanches et des boissons alcoolisées. À noter que parmi les filles arrêtées se trouvait une mineure de 16 ans laquelle était enceinte. La bande sera présentée ce dimanche devant le tribunal d’El-Affroun.

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    Lundi 25 Janvier 2010 -- On rencontre sur les trottoirs de la l’avenue Houari-Boumediene et dans certaines rues et ruelles du côté des 500-Logements, les 1008, ex-villages agricoles au nord et à l’est de la wilaya de Bordj-Bou-Arréridj, toutes sortes d’allumés qui transitent pour l’abîme. Les fumeurs de hash mondains ne sont que la partie visible de l’iceberg. Dès que la nuit tombe, la rue n’est plus un lieu public, mais un champ d’opération qui débouche fatalement sur la violence. Ça drague ferme : on négocie de la voiture au trottoir. Les fausses blondes et vraies larguées hurlent à l’adresse des jeunes qui sont tout sauf ruraux. Bordjiens de banlieue. Elles s’égosillent sans se soucier de la foule. Je t’ai déjà donné 2 000 DA ce matin, laisse-moi. S’ensuit une cataracte d’injures obscènes. Elles ont toutes des noms d’emprunt servant à camoufler une identité vacillante. Elles s’appellent Lydia, Lynda, Loubna… Rien qu’à les regarder, on devine qu’elles ne sont pas prostituées de métier. Habillées très simplement, pas maquillées, visiblement toxicomanes, elles ont une attitude beaucoup plus discrète et ne correspondant pas aux canons de la beauté recherchée. C’est carrément une question de pauvreté. Ce sont des jeunes femmes qui vendent leur corps et qui n’ont d’atout dans cette société à la dérive que leur charme dans ce marché terrifiant et impitoyable du sexe et de l’argent. Ce sont pour la plupart des jeunes filles de 18 à 26 ans, sans parler aussi de la prostitution juvénile des 14 et 16 ans. Elles sombrent dans la musique de cheb Mami, Khaled et autres chanteurs, qui exaltent encore leur déchéance, que le sort et les malheurs d’une vie incertaine ont jetées en pâture aux affres du plus vieux métier du monde. Recalées du système éducatif, sans qualification professionnelle, sans argent, le plus souvent un enfant à charge qu’un père ingrat a abandonné à une société sans âme et sans scrupules, le regard triste et détaché, exilées de l’épanouissement et vivant la honte d’une dignité perdue, elles sont là à marchander leur corps à jamais souillé pour ne pas crever de faim. Des «clandestins» jouant le rôle de transporteur pour «la balade de sens» se transforment parfois en protecteurs de ces laissées-pour-compte qu’un client impoli pourrait agresser. N’est-ce pas là la naissance d’un réseau de souteneurs avant d’arriver à une véritable organisation de proxénétisme. Les passants qui empruntent les rues des 500-Logements, les 1008, la rue du Stade du côté de la Cnep que l’on appelle Mounia, se pressent par peur de l’assimilation et se plaignent tellement ces lieux sont devenus infâmes et infréquentables. Pourtant, la police s'acquitte régulièrement de son travail en verbalisant souvent ces «clandestins» et en chassant ces femmes prostituées. Cependant, ces dernières reviennent chaque jour à la charge. Lorsque la ville dort, des lieux nocturnes s’ouvrent à ce marché de la misère et de la déchéance humaine, des cabarets, des espaces improvisés et des habitations transformées par leurs propriétaires en maisons de débauche, de beuveries et de rencontres «hard». Des personnes esseulées, des cadres en mal d'aventures passagères et des gens à l’escarcelle remplie, gros commerçants, maquignons viennent chercher auprès des «belles de nuit» le bonheur éphémère. Il est aujourd’hui surprenant de voir ce phénomène de la prostitution sauvage échapper à tout contrôle sanitaire, ouvrir la voie à tous les fléaux sociaux : maladies sexuellement transmissibles... Devant l’absence d’une couverture sanitaire, sociale et économique, ces femmes sont en légitime défense à leur corps défendant.

  7. #7
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    Samedi 20 Mars 2010 -- La police judiciaire de la sûreté de wilaya de Sidi Bel-Abbès vient de réussir un joli coup de filet en procédant au démantèlement d’un réseau de prostitution impliquant 12 femmes, dont l'âge varie entre 20 ans et 67 ans, et 4 hommes, a indiqué la cellule de communication. Selon notre source, les mis en cause ont été interpellés au cours d'une opération menée par les policiers de la première sûreté urbaine, et suite à une perquisition d'un domicile située à la rue Khiati-Maâmar du chef-lieu de wilaya, reconverti, en l’occasion, en maison close. Présentés devant le procureur de la République près le tribunal de Sidi Bel-Abbès, l'ensemble des mis en cause ont été placés sous mandat de dépôt sous les chefs d’inculpation de création de lieux de débauche et prostitution illicite.

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