Démarches administratives, matchs de foot, bousculades dans les transports le vendredi midi : à partir du 14 août, l’Algérie passera au week-end semi-universel. Un nouveau rythme qui chamboulera un peu nos habitudes…
Mariages
Prévoir un rush sur les samedis de la fin de l’année. « Les gens qui réservent en général les salles des fêtes les jeudis et vendredis pour être sûrs d’avoir le plus d’invités vont décaler leur fête », prévoit Laïd Mouloudj, président de l’Union nationale des salles des fêtes. Cela ne devrait pas avoir trop d’influence l’été, où tous les jours de la semaine sont sollicités, mais plutôt à partir d’octobre. Prévoyez un rush particulier sur les jeudis, vendredis et samedis.
École
Les emplois du temps ne sont pas arrêtés. « Pour le secteur de l’éducation, rien n’est encore tranché », nous apprend-on au ministère. Une réunion est prévue prochainement mais pour les écoliers du primaire, rien ne devrait changer dans la mesure où depuis déjà une année, il n’y a pas cours le jeudi. Pour eux, reprise probable le dimanche, la question du repos traditionnel le lundi après-midi reste en suspens. « Pour les collégiens et les lycéens, il s’agit seulement d’une question de réglage de l’emploi du temps, poursuit-on au ministère. Pour eux, il est possible qu’il y ait cours le vendredi matin. »
Universités
Protestation autour des cours le vendredi. Il est trop tôt pour savoir comment s’organiseront les cours mais d’après un militant de l’Union générale des étudiants libres, l’UGEL compte demander l’annulation des cours dispensés le vendredi.
Banques
Toujours fermées le vendredi et samedi. « Le secteur bancaire continuera à fonctionner comme il le fait, du dimanche au jeudi », explique Abderahmane Benkhalfa, délégué général de l’Association des Banques et des établissements financiers. Et c’est plutôt une bonne nouvelle : cette harmonisation autour du « vendredi-samedi », pourrait rendre les opérations plus fluides puisque désormais, clients, institutions et partenaires économiques, seront calés sur le même rythme que les banques.
Administrations publiques
Les jours de réception décalés. Légaliser vos documents à l’APC ou retirer votre permis à la daïra, ce sera donc possible le vendredi matin. Les modalités devraient être annoncées dans la semaine mais en toute logique, les journées de réception devraient être décalées : à savoir, les lundis et les mercredis au lieu des dimanches et mardis.
La Grande Poste
« La poste ouvrira ses portes dorénavant le vendredi matin et sera fermée de l’heure de la prière jusqu’à dimanche », assure-t-on à Algérie Poste. Avec un régime particulier pour La Grande Poste qui ouvrira ses portes « toute la journée du vendredi sauf durant l’heure de la prière. »
Pas de journaux le samedi !
Vos quotidiens devraient changer de rythme : sortir le vendredi et plus le samedi, à l’exception d’El Watan Vendredi (qui changera logiquement de nom), d’El Khabar, de Compétition et d’El Hadaf. Une nouveauté : Algérie News et Djazaïr News, jusqu’alors quotidiens, ont prévu de se transformer en hebdomadaires : ils sortiront chaque dimanche, nouveau premier jour de la semaine, et seront disponibles en kiosque pendant 7 jours.
Fini le foot le jeudi, rendez-vous vendredi à 15h
Autre chamboulement de taille : la compétition en Ligue nationale de football. Le président de la Ligue nationale de football, Mohamed Mecherara, prévient qu’« une nouvelle programmation sera communiquée dans les prochains jours. » D’après le responsable, les matchs de championnat de première division devraient se jouer désormais les vendredis, non plus à 14h30 mais à 15h, sauf en août où ils se dérouleront en nocturne. À l’exception, bien évidemment, de la première journée maintenue pour le jeudi 6 août prochain. Les rencontres du championnat de seconde division se disputeraient les samedis au lieu des vendredis. La reprise, initialement prévue pour le 14 août prochain serait, du coup, différée au lendemain samedi (15 août). Celles de l’interrégions (dès le 3 septembre) seraient, quant à elles, décalées de 24 heures, soit vendredi.
Justice
Les assises avancées au jeudi. « Seul changement : les assises des tribunaux et des conseils juridiques qui ont lieu le samedi seront transférées à la journée de jeudi », a annoncé mercredi dernier Tayeb Belaïz, ministre de la Justice.
Commerçants
L’Union générale des commerçants algériens, a demandé dans sa résolution finale à l’issue du conseil national tenu mercredi dernier, ses adhérents d’ouvrir leur commerce les vendredis. L’UGCA compte lancer, tout de même, une campagne de sensibilisation auprès des commerçants.
Transport
Pas de changement. « Les bus, les trains et les taxis continueront à travailler normalement, sauf pendant la période de la prière du vendredi (de 13h à 14h) », nous assure-t-on du coté de l’Union générale des transporteurs, en précisant que cela « dépendra, bien évidemment, de la collaboration de tout le monde ».
En famille devant le film de l’ENTV, le… vendredi
Les programmes, à l’exception des programmes religieux, seront décalés. Les émissions programmées en soirée des mercredis et jeudis glisseront respectivement les jeudis-vendredis. « Pendant l’été, les émissions de variétés seront déplacées du mercredi au jeudi, précise Mustapha Khelifi, directeur de la programmation de l’ENTV. Quant au film du jeudi soir, il passera le vendredi. Notre programme n’est pas encore défini mais nous ferons en sorte de répondre à la fois aux attentes des Algériens et de nos salariés. » Idem à la radio qui connaîtra les mêmes changements de programmes. « Attention : la retransmission des matchs de foot se fera les vendredis et samedis », ajoute Toufik Khelladi, directeur général de la radio.
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24th July 2009 00:20 #1
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Vendredi 24 Juillet 2009 :
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27th July 2009 00:12 #2
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Lundi 27 Juillet 2009 -- L’aménagement et la répartition des horaires de travail dans le secteur des institutions et administrations publiques sont fixés du dimanche au jeudi à partir de 14 août, a indiqué hier la direction générale de la Fonction publique. Cet aménagement entre dans le cadre des dispositions du décret exécutif n° 09-244 du 22 juillet 2009, modifiant le décret exécutif n°97-59 du 9 mars 1997 déterminant l’aménagement et la répartition des horaires de travail au courant de la semaine dans le secteur des institutions et des administrations publiques, précise-t-on de même source dans un communiqué. Les horaires de travail dans les conditions normales de travail sont fixés de 8h00 à 12h00 le matin et de 13h00 à 16h30 le soir. Il est prévu une heure de pause de 12h00 à 13h00, indique le communiqué. Concernant les wilayas d’Adrar, Tamanrasset, Illizi, Tindouf, Béchar, Ouargla, Ghardaïa, Laghouat, Biskra et El-Oued, l’aménagement des horaires de travail est fixé, durant la période allant du 1er juin au 30 septembre, du dimanche au jeudi, ajoute-t-on. Les horaires de travail sont fixés de 7h00 à 12h00 et de 12h30 à 15h00.
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27th July 2009 17:42 #3
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Lundi 27 Juillet 2009 -- À partir du 14 août prochain, les Algériens se reposeront les vendredi et samedi. Les travailleurs reperdront le travail le dimanche 16 août au lieu du samedi 15, selon un décret exécutif fixant les horaires de travail hebdomadaires des institutions et administrations publiques, de la direction générale de la Fonction publique. Les horaires de travail dans les conditions normales de travail sont fixées de 8h00 à 12h00, le matin, et de 13h00 à 16h30, le soir. Une heure de pause de 12h00 à 13h00, est prévue, a ajouté le texte de la Fonction publique. Dans les wilayas du sud, Adrar, Tamanrasset, Illizi, Tindouf, Bechar, Ouargla, Ghardaïa, Laghouat, Biskra et El Oued, les travailleurs commenceront à 7H et termineront à 15H00, avec une pause de trente minutes, durant la période des fortes chaleurs, allant du 1er juin au 30 septembre.
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6th August 2009 00:08 #4
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Docteur Abderrahmane Mebtoul, Jeudi 6 Août 2009 :
1 - La mesure a été adoptée, le 21 juillet 2009, en conseil des ministres et sera effective, le 14 août 2009, coupant la poire en deux (vendredi samedi) se basant sur le fait que la majorité des échanges commerciaux de l'Algérie sont réalisés, avec l’Europe, les Etats-Unis et la Chine qui adoptent le week-end universel, tout en rappelant que certaines entreprises algériennes étaient déjà passées, à l’heure universelle, dont l’entreprise indienne Arcelor-Mittal Annaba, en juin 2007, suivie par les Nouvelles conserveries algériennes (NCA Rouiba) ainsi que la filiale algérienne de l’allemand Siemens, pour ne parler que de certaines. Dans une note de conjoncture de 2006, pour le patronat privé, le gain occasionné serait de 700/800 millions de dollars/an. Selon la Banque mondiale, l'Algérie gagnerait, une croissance de 1,2% sur le PIB. Pour la Société financière internationale (SFI), filiale de la Banque mondiale, dans une étude de 2007, le repos hebdomadaire du jeudi et vendredi coûterait à l'Algérie entre 500 et 700 millions de dollars par an. Par contre, les services gouvernementaux algériens, avec des déclarations contradictoires, donnent un montant entre 150 et 250 millions de dollars par an. Ce qui serait une somme dérisoire. Toutefois l'ensemble de ces données doit être prises avec une extrême précaution pour les raisons suivantes, car à ma connaissance aucune étude quantifiée d'impacts n'existe, d'où l'importance de rappeler les faits suivants :
2 - Le PIB algérien estimé à environ 120/130 milliards de dollars pour 2007/2008 est structuré pour 45/50% des hydrocarbures et pour les 55/50% restant intitulé par les statistiques officielles hors hydrocarbures sont eux mêmes tirés à plus de 80% par la dépense publique (secteur public et secteur privé qui vit largement par l'octroi de marchés publics) via les hydrocarbures, restant selon mes calculs moins de 20% aux entreprises créatrices de richesses. Les dernières mesures gouvernementales devraient encore diminuer ce taux de 20%. Les effets sur le taux de croissance, de la dépense publique ne sont pas proportionnels aux impacts économiques et sociaux, dépense qui sera clôturée entre 2004/2009 à plus de 200 milliards de dollars, taux de croissance réel de 1,6% en 2006, 2,5% en 2007, moyenne de 3% entre 2008/2009 selon les statistiques officielles et donc sur le bien être de la société bien que l’Etat algérien consacre 10% du PIB aux transferts sociaux pour 2007/2009 mais mal gérés et mal ciblés ne profitant pas toujours aux pus démunis. Et donc sur le taux d’emploi (11,5% taux de chômage selon le gouvernement, plus de 20% sans l’informel selon le FMI, ) et sur le pouvoir d’achat (taux d’inflation de 4,5% en 2008 et approchant 5% pour 2009 selon le gouvernement mais plus de 12% selon les statistiques de la région MENA) avec un SMIG à 120 euros et un nivellement par le bas des couches moyennes.
3 - Le cours des hydrocarbures est déjà lui même coté en bourse quotidiennement et vendu à terme après la cotation (le gaz lui étant indexé avec des contrats à moyen terme) ainsi que la cotation du dollar dont il est libellé. Pour les importations, la grande part relevant du blé et du rond à béton pou ne prendre que deux exemples sont eux mêmes cotés en bourse. Ce changement n'affecte pas d'une manière significative les masses globales malgré cette mesure. La raison essentielle excepté quelques entreprises sérieuses d'ailleurs freinées par le terrorisme bureaucratique principal frein à l'investissement à valeur ajoutée en Algérie, qui se comptent sur le bout des doigts est que l'Algérie est dans cette interminable transition depuis 1986 ni économie administrée, ni économie de marché véritable: les banques sont totalement déconnectées des réseaux internationaux (guichets administratifs), la bourse d'Alger, bourse étatique par excellence ce qui constitue une hérésie économique (des entreprises publiques déficitaires achetant des entreprises publiques déficitaires) est en léthargie, le dinar est inconvertible. Quel est donc l'impact de cette mesure?
4 - Aussi tout en me félicitant de cette mesure, pourtant elle ne sera efficace de mon point de vue que lorsque les entreprises algériennes privées et publiques seront insérées dans le cadre des valeurs internationales avec une participation plus importante de la production et exportation hors hydrocarbures incluant les services marchands, supposant l'approfondissement de la réforme globale, inséparable de son insertion au sein de l'espace naturel euro méditerranéen et son sous segment l'intégration maghrébine, avec un rôle stratégique à l'Etat régulateur qui ne saurait signifier le retour à l'étatisme et l'autoritarisme administratif des années 1970. Car il faut raisonner en dynamique, la maîtrise du temps étant le principal défis des Nations au XXIème siècle (donc à mon avis c’est une bonne décision) sous réserve d’ objectifs précis loin du replâtrage ne devant pas se tromper de cibles comme pour la décision récente de l’annulation des crédits à la consommation (une goutte dans un océan moins de 1,3 milliard de dollars d’endettement des ménages en 2008 pénalisant surtout les couches moyennes productives avec leur nivellement par la bas alors que dans tous les pays elles sont la colonne vertébrale de d’économie et du pouvoir politique). Par ailleurs, la crise des prêts hypothécaires une des causes de la crise mondiale actuelle a reposé sure l’immobilier et non sur les crédits à la consommation. En bref, comme l’a rappelé avec justesse un des plus grand économiste du XXème siècle Joseph Schumpeter dans son important ouvrage traduit en plus de 10 langues - Socialisme, Capitalisme et Démocratie - « les deux fondamentaux de l’économie moderne reposent sur le contrat et le crédit ».
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9th August 2009 01:28 #5
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Dimanche 9 Août 2009 -- À quelques jours de l'entrée en vigueur du nouveau congé de fin de semaine, le flou le plus total règne encore. Des secteurs d'activité ont reçu des instructions spécifiant le nouveau mode de fonctionnement et d'autres ne savent pas s'ils doivent se fier uniquement au communiqué de presse publié dans ce sens. Ainsi, la journée de jeudi prochain, soit le 13 août, sera exceptionnellement une journée chômée et payée pour les travailleurs de certains organismes et tout spécialement les travailleurs de Sonelgaz. Ces derniers auront également droit au repos vendredi et samedi, conformément au décret exécutif n°09-24 du 22.07.2009, ceci en attendant que les autres organismes se décident. Donc week-end prolongé pour ces travailleurs obligés d'entrer dans le rythme imposé par le changement des jours de repos hebdomadaire qui, comme chacun le sait, seront désormais fixés à vendredi et samedi, sans pour autant léser les employés.
Il est à noter que cette disposition a été consacrée pour la conformité du pointage, étant donné que la semaine de travail en temps normal est fixée à 40 heures. Si jeudi prochain avait été retenu comme journée de travail normale, le semaine en cours serait décomptée à 48 heures. Mais ce n'est pas le cas des travailleurs de la Sonatrach, pourtant relevant de la même tutelle. Le patron d'une filiale nous affirme que jusqu'ici, aucune note ne lui est parvenue pour lui expliciter les modalités pratiques de ce changement du congé hebdomadaire. Notre interlocuteur nous précisera que les autres filiales de l'entreprise mère se trouvent dans la même expectative que celle qu'il dirige.
Par ailleurs, le ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, M. Rachid Harraoubia, a souligné, hier à Alger, que le vendredi restera «un jour de repos officiel», alors que le samedi sera une journée de repos, appelant les responsables du secteur à s'organiser dans ce sens. Au cours de la conférence nationale des chefs d'établissements d'enseignement supérieur, le ministre a indiqué «qu'afin de lever toute ambiguïté à ce sujet, le vendredi restera un jour de repos officiel pour le secteur de l'enseignement supérieur, tandis que le samedi sera un jour de repos et les responsables des établissements sont appelés à s'organiser et revoir leur planning pour bien gérer cette situation et récupérer les cours donnés jeudi dans l'ancien système». Il a précisé, à ce propos, que «la nouvelle rentrée universitaire aura lieu après le mois sacré de Ramadhan».
D'autre part, nous apprenons d'une source digne de foi que la justice a été destinataire d'une note de la tutelle précisant que les présentations programmées pour le samedi auront lieu le jeudi. Autrement dit, celles du début de semaine auront lieu à la fin de la semaine. Cependant, notre source précise que cette instruction ne règle pas tout, puisque des justiciables déjà convoqués selon l'ancien régime de fin de semaine n'ont pas été saisis pour être informés. Dans ce cadre, on nous signale que des greffiers ont été empêchés de prendre leurs vacances de fin d'année pour « refaire » les convocations. Quant aux avocats, bousculés par ce changement jugé impromptu, chacun essaye à sa manière d'arranger son futur emploi du temps.
Un autre secteur de service public est lui aussi encore dans l'attente. Il s'agit du secteur sanitaire. Un professeur, chef de service, nous confirme que jusqu'à présent, aucune note ou instruction ne lui est parvenue. Il estimera que si la direction du CHU Oran où il exerce est saisie par la tutelle, elle ne peut pas se permettre de ne pas ventiler une telle instruction. Donc, lui aussi s'interroge sur ce retard. La même interrogation, mais autrement formulée, nous l'avons relevée chez les travailleurs du secteur financier, le plus concerné par les échanges internationaux. En effet, les employés des banques et des assurances ne travaillent pas le vendredi et le samedi. Sont-ils exceptés du changement décidé tel que le signale le communiqué annonçant le nouveau week-end ou seront-ils obligés de décaler leur week-end pour être en phase avec la sphère de la finance internationale ? Pour le moment, ils attendent une précision de la part de leur tutelle, nous dit-on. C'est exactement le même cas pour une partie de l'administration locale qui observait son jour de repos hebdomadaire le vendredi et le samedi.
D'autre part, on nous indique que le secteur privé ne s'encombre pas de ce genre de question, puisque l'absence de contrôle et la précarité des travailleurs permettent une plus grande flexibilité des jours et horaires du travail. Tous ceux que nous avons interrogés ont une seule question à la bouche. «Doit-on se fier à une information publiée par voie de presse ou, au contraire, doit-on attendre une note de la part de notre tutelle ?». Cette interrogation appelle une autre : s'agit-il d'un déficit de communication officielle ou d'un refus de se départager de la culture du décret d'application qui a bloqué ou dénaturé tant de textes de lois ?
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10th August 2009 00:02 #6
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Lundi 10 Août 2009 -- Une journée de repos « officielle » et une autre « officieuse ». L’application du nouveau week-end, devant entrer en vigueur à partir de vendredi prochain, suscite de nombreuses interrogations. Le monde du travail n’a aucune idée de la mise en œuvre de cette décision adoptée lors du dernier Conseil des ministres. Les fonctionnaires travailleront-ils durant la matinée de vendredi ? Auront-ils droit à deux journées complètes de repos ? La confusion est totale tant et si bien que chacun y va de ses commentaires. La déclaration du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Rachid Harraoubia, concernant l’organisation des heures de travail à l’université, n’a fait que compliquer la situation. Le vendredi reste le jour de repos officiel, le samedi est un jour de repos », a-t-il déclaré lors d’une rencontre avec les recteurs des universités organisée avant-hier à Alger.
Pour l’université, il semble que M. Harraoubia a définitivement tranché : il y aura deux jours de repos. Ainsi dans la semaine, les étudiants n’auront pas compensé la demi-journée de cours dispensés chaque jeudi matin actuellement. Il a d’ailleurs instruit les responsables des universités « à revoir leur planning pour bien gérer cette situation et récupérer les cours donnés jeudi dans l’ancien système ». Mais pour l’administration publique, les APC, les daïras et le secteur de l’éducation, rien n’est encore clair pour le moment. Même la direction de la Fonction publique, qui a diffusé, il y a quelques jours, un nouveau calendrier dans lequel est présentée la répartition des horaires de travail, a reconnu l’existence d’une incompréhension. « Il y a une confusion. Nous sommes en train de préparer un nouveau communiqué pour donner plus de précisions. Il y a un travail qui se fait actuellement. Je ne peux pas vous donner de détails tant que le communiqué n’est pas signé. En tout cas, ce document sera rendu public demain (aujourd’hui, ndlr) », affirme un responsable de la direction générale de la Fonction publique (DGFP) que nous avons contacté, hier. Comment sera aménagé le week-end algérien ?
Les citoyens sont dans l’expectative. Ils se posent, eux aussi, la question de savoir si le vendredi sera une journée de travail ordinaire ou si elle continuera à être « sacrée » comme c’est le cas depuis 1976, date de l’abandon du week-end universel par l’Algérie. Même si la religion – argument invoqué pour rejeter l’idée du retour au week-end universel – n’interdit pas aux gens de travailler après avoir accompli leur prière, les Algériens se montrent toujours réticents au changement de cette habitude. En outre, les citoyens qui profitent présentement de la journée de jeudi pour préparer des documents administratifs craignent également d’être pénalisés. Comment récupérer la demi-journée du jeudi ? À moins que les pouvoirs publics décident de contraindre les fonctionnaires à être présents dans leurs bureaux durant la matinée de vendredi, la compensation des heures de travail assurées durant le jeudi sera difficile. En somme, le gouvernement a-t-il un plan précis pour la continuation des missions du service public ? D’aucuns considèrent que les pouvoirs publics se compliquent la tâche. Pourtant, des exemples existent partout dans le monde musulman. Dans de nombreux pays arabes ayant adopté le week-end universel ou semi-universel, le vendredi est une journée de travail ordinaire. La prière de vendredi ne leur a jamais posé problème. Il semble qu’en Algérie, on veut toujours faire l’exception. Même dans l’organisation du week-end. Pour rappel, la DGFP a publié récemment un communiqué dans lequel il a présenté la nouvelle répartition des horaires de travail. « Les fonctionnaires travailleront ainsi du dimanche au jeudi à partir du 14 août », souligne la DGFP.
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10th August 2009 00:03 #7
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Nabila Amir :
Lundi 10 Août 2009 -- Des syndicalistes et fonctionnaires de différents secteurs ont critiqué hier le flou qui entoure le réaménagement du nouveau week-end semi- universel ainsi que les dernières déclarations ambiguës sur la question. « Le gouvernement doit avoir le courage de sa politique. Soit il applique, au sens propre du terme, le week-end universel ou le week-end semi-universel, soit il s’abstient d’opérer un quelconque changement », s’accordent à dire beaucoup d’entre eux. Le professeur Djidjli, porte-parole du Syndicat des professeurs et docents, estime que le pouvoir a partagé la poire en deux, car il n’ose pas prendre de décisions complètes. « Pourquoi cette politique mi-figue, mi-raisin. Certes, nous ne contestons pas cette petite avancée qui reste insuffisante, mais pourquoi avoir attendu vingt ans pour instaurer un week-end semi-universel. Faut-il attendre vingt autres années pour avoir le week-end universel », a affirmé, déçu, M. Djidjli. Pour ce professeur, le problème en Algérie réside dans l’absence de communication, de pédagogie et de concertation. L’Etat, fulmine M. Djidjli, a la mentalité de l’autoritarisme et du paternalisme. « Nous n’avons pas un espace de concertation pour débattre des sujets aussi importants. L’APN et le Conseil de la nation, qui sont les lieux de débat, ne jouent pas ce rôle, les autres créneaux sont absents et le pouvoir, sans aucune inquiétude, légifère entre deux sessions par ordonnance. Ce n’est pas normal », déclare notre interlocuteur. Malek Rahmani, responsable du Conseil national de l’enseignement supérieur (Cnes) s’est dit outré et étonné par les propos tenus par le ministre de tutelle sur la question du week-end. « Nous n’avons rien compris aux déclarations de notre ministre », lance le responsable du Cnes. Il est, de son avis, incompréhensible de décréter vendredi journée de repos et laisser le soin aux établissements universitaires de décider du sort de la journée de samedi, et ce, pendant que toutes les institutions sont en congé. « Si l’université est fermée le vendredi, c’est une aberration puisque les étudiants perdront une demi-journée, mais tant que les modalités ne sont pas fixées, nous ne pouvons rien dire, car nous n’avons rien compris, ce n’est pas clair. C’est le flou », a souligné M. Rahmani. Pour le moment, les responsables du Cnes pensent que le nouveau réaménagement est une question technique qui trouvera probablement une solution tôt ou tard, d’autant plus qu’il existe le code du travail qui régit toutes sortes d’activité. « Nous allons attendre la rentrée universitaire pour réagir à cette nouvelle donne », affirment-ils.
Du côté de l’éducation nationale, M. Meriane, leader du Syndicat national autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (Snapest) qualifie d’insensé le fait de décréter deux journées de repos (vendredi et samedi). Dans ce cas, s’est interrogé M. Meriane, pourquoi avoir opéré des changements. Du point de vue de cet enseignant, cette transposition ne devrait pas déranger ni perturber le mode de vie des Algériens, ce réaménagement devrait bien au contraire améliorer la situation du pays sur le plan économique. Dans le secteur de l’éducation il est quasiment impossible en termes pédagogiques de fermer les établissements scolaires le vendredi matin. Cela causera des désagréments et bousculera les élèves. « Nous avons un volume horaire que nous devons calculer sur le nouveau réaménagement, donc cela ne devrait pas poser de problèmes. Les élèves des trois cycles seront dispensés des cours le mardi après-midi au lieu de lundi », a expliqué M. Meriane, qui observe qu’il sera difficile et pédagogiquement incorrect de ne pas travailler et de ne pas utiliser les quatre heures de vendredi. M. Meriane ne comprend pas lui aussi la décision du ministre de l’Enseignement supérieur. « Dans le secteur de l’éducation, plus particulièrement dans les cycles moyen et secondaire, les cours et l’emploi du temps doivent s’étaler sur les six jours de la semaine », note notre interlocuteur qui fera remarquer qu’en 1967 il y avait un réaménagement et cela n’a pas perturbé le quotidien des Algériens. « Il y aura une translation vers une nouvelle semaine et le vendredi ne devrait pas être un handicap. Les gens doivent juste s’organiser », pense le responsable du Snapest. Il rappelle que ce qui a poussé le gouvernement à recourir au week-end semi-universel notamment sont les pertes que subit le pays sur le plan économique. « Et si l’on est amené à se reposer deux jours, nous aurons fait un pas en avant et deux pas en arrière... »







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