Algeria.com Discussion Forum - Powered by vBulletin


+ Reply to Thread
Page 1 of 4 1 2 3 ... LastLast
Results 1 to 7 of 27
  1. #1
    Al-khiyal is online now Super Moderator
    Join Date
    Jan 2006
    Posts
    289,439

    Mardi 25 Août 2009 -- Psychose dans nos grandes villes. L’insécurité gagne du terrain. Elle prend des proportions inquiétantes, voire parfois incontrôlables. Insultes, agressions, bagarres, rixes, incivilités, vols, viols, homicide, abus sexuels, enlèvements…, ces phénomènes sont le lot quotidien des Algériens. Le lexique grossier et vulgaire tend d’ailleurs à devenir un véritable phénomène de société. Le climat d’insécurité est aggravé par ces dizaines de « fous » qui se pavanent dans les rues et quartiers. Les grandes villes du pays, à l’image de la capitale, connaissent ces dernières années une flambée d’insécurité qui risque d’altérer irréversiblement leur image. Leurs habitants ont peur de ces meutes de voyous qui guettent le moindre passant solitaire. Jeudi. Il n’est que 19h, la nuit commence à peine tomber sur Alger. L’une après l’autre, les rues du centre-ville, qui grouillaient de monde jusque-là, se vident. Certains commerçants s’empressent déjà à baisser les rideaux de leurs magasins. La peur envahit la ville. L’atmosphère ambiante est lourde. On croise des regards agressifs. Des silhouettes font peur. Des rues plongées dans le noir sont interdites aux passants ; elles sont désertes. Il n’est pas indiqué d’y circuler à partir d’une certaine heure. La rue Abane Ramdane, dont l’entrée est pourtant surveillée par des policiers en faction, est occupée, selon des témoignages, par des jeunes qui se bagarrent tout le temps. Les placettes habituellement pleines de monde sont investies par d’autres occupants : des SDF, des toxicomanes et des délinquants. Ils squattent le square Port Saïd et en «interdisent» l’accès. Gare à celui qui s’aventurerait seul dans l’une des ruelles qui débouchent sur cette grande place. La présence accrue de la police sur les boulevards les plus fréquentés n’est pas suffisante pour sécuriser les lieux. « Les policiers quittent les lieux à partir de 20h, sauf rare exception quand une manifestion se tient au TNA. Ils ne sont là que pour surveiller le théâtre, c’est burlesque. La population mérite de meilleurs égards », regrette un habitant du coin. Les agressions à l’arme blanche sont légion dans cette rue. Seuls les riverains, connus de ces jeunes délinquants, s’y aventurent. Ils ont l’assurance qu’ils ne seront pas agressés. Même spectacle à la Basse Casbah, rue de la Lyre ou place des Martyrs, où le mouvement de foule cesse après le départ des vendeurs à la sauvette qui s’installent là le soir. La rue Tanger est devenue, elle, la rue… « danger ». « Ici, il y a beaucoup de risques de se faire agresser la nuit », témoigne Mourad, un habitant de la rue Ahmed Allam. Oui, Alger a peur de jour comme de nuit ! Ses habitants ne se sentent plus en sécurité alors qu’ils espéraient retrouver la paix après avoir exorcisé les démons du terrorisme. Ils préfèrent rentrer chez eux très tôt que de profiter de la traditionnelle promenade ou de se retrouver entre amis dans un café du quartier, comme au bon vieux temps. Les auteurs d’agressions sont généralement des repris de justice auxquels, manifestement, l’emprisonnement ne fait plus peur. Leur âge oscillerait pour la majorité entre 18 et 30 ans. Ils sont souvent sans profession, selon des différents décomptes des services de sécurité. Alger, Tlemcen, Sétif, Tébessa, Tiaret et Oran (comme ce fut le cas en 2008) reviennent souvent en tête des agglomérations les plus touchées par la criminalité sous toutes ses formes. Les statistiques de la Gendarmerie nationale, s’agissant du nombre d’affaires relevant des infractions de droit commun, le montrent bien.

    C’est l’insécurité partout

    Pas moins de 6000 cas ont été enregistrés durant les quatre premiers mois de l’année 2009. Les vols, les coups et blessures volontaires occupent la première position. 1360 affaires ont été traitées. La situation est inquiétante. Il ne se passe pas un jour sans qu’on fasse état d’un attentat à la pudeur, d’une menace, d’une violation de domicile, d’un outrage, d’un homicide volontaire, d’un viol, d’un enlèvement, d’un crime ou autre délit. Pourtant, des équipes de police et de la Gendarmerie nationale n’arrêtent pas de sillonner les rues des villes et d’effectuer de multiples interpellations et arrestations. Ces actions, nécessitant parfois la mobilisation d’importants moyens, ont, selon leurs initiateurs, donné des résultats, autant par le nombre d’arrestations opérées que pour le sentiment de soulagement qu’elles ont suscité au sein de la population. Mais il n’en demeure pas moins que ces descentes n’ont eu, selon certains observateurs, qu’un effet illusoire. L’insécurité persiste au point que des citoyens que nous avons interrogés déplorent « l’inefficacité de services de sécurité ». Les actes de banditisme font toujours partie du quotidien. «Le citoyen algérien a le sentiment de ne pas se sentir en sécurité», estime le colonel Zeghida. De l’avis de cet officier, cette violence serait le fait « de dysfonctionnements dans la société ». Pour lui, la société a perdu certains de ses repères. Le colonel Zeghida revient aux années du terrorisme pour expliquer l’apparition de ce phénomène. « Ces comportements sont acquis durant cette période », dit-il. Plus explicite, il estime que « la décennie du terrorisme a fait naître un sentiment d’impunité chez les citoyens. Il se pourrait que certains comportements n’ont pas été réprimés. Les délinquants pensent qu’ils évoluent dans un environnement où l’impunité règne ». Cet officier ajoute : « Il y a des actes de banditisme qui ont été commis sous couvert d’actes de terrorisme. » Chafika ne partage pas entièrement cet avis. Pour cette enseignante en psychologie à Bouzaréah, « les Algériens ont un comportement violent de nature ». Déplorant ce qui est advenu d’Alger, elle regrette qu’on en soit arrivé à laisser la rue à ces bandes de délinquants. Une jeune Algéroise s’en plaint aussi : pas de sécurité à l’université ni dans les jardins ni même dans sa propre voiture. Tous les citoyens rencontrés dans les rues de la capitale déclarent ne se sentir en sécurité nulle part. Leurs arguments ? Ils sont multiples. « Tout se fait par la violence chez nous, même au sein de l’université », souligne une étudiante. Notre interlocutrice avoue qu’« un enseignant peut risquer sa vie pour une note d’examen ». Sihem exprime les mêmes inquiétudes : « Je ne me sens en sécurité ni sur la route ni à l’université et nulle part ailleurs. » Où que l’on soit, dans la rue, dans le bus, en voiture, dans un café, dans un établissement éducatif, collège, lycée, faculté, dans un jardin ou autre, seul ou accompagné, on n’est pas à l’abri d’une mauvaise surprise, si on n’est pas déjà « agressé » par de « gros mots » qui sont débités à longueur de journée par des jeunes et moins jeunes.

  2. #2
    Al-khiyal is online now Super Moderator
    Join Date
    Jan 2006
    Posts
    289,439

    Samedi 29 Août 2009 -- Pas moins de 56 individus auteurs de délits criminels ont été présentés jeudi dernier devant les procureurs de la République des cinq tribunaux de la cour d’Alger. Les mis en cause ont été appréhendés par les éléments de la police judiciaire au cours des trois premiers jours du ramadan à travers plusieurs quartiers de la capitale, notamment à Bab El-Oued, Belouizdad, Hussein Dey et El-Harrach, ainsi qu’à El-Madania, plus précisément à la cité de Diar El-Chems. Les prévenus ont été pris en flagrant délit de vol à la tire et d’agression à l’arme blanche, notamment au niveau des marchés et des arrêts de bus. Parmi les accusés figurent des repris de justice et des individus à l’encontre desquels des mandats d’arrêt avaient été lancés par les tribunaux d’Alger. Sur les 56 individus présentés devant les tribunaux d’Alger, de Bab El-Oued, d’Hussein Dey, de Bir Mourad Raïs et d’El-Harrach, 47 ont été placés sous mandat de dépôt. Parmi ces derniers, 22 sont poursuivis pour coups et blessures volontaires. Trois de leurs victimes sont encore gardées en observation médicale et deux autres ont été admises dans les services de réanimation des hôpitaux d’Alger et d’Hussein Dey. Par ailleurs, selon les résultats des enquêtes préliminaires menées par les services de la police judiciaire, notamment ceux de la division centre et est d’Alger, plusieurs cas sont liés à des règlements de comptes. À noter, enfin, que les mis en cause seront jugés à partir de ce dimanche par les tribunaux correctionnels de la cour d’Alger.

  3. #3
    Al-khiyal is online now Super Moderator
    Join Date
    Jan 2006
    Posts
    289,439

    Samedi 29 Août 2009 -- Encore des arrestations de malfaiteurs au centre-ville de Constantine, où certains coins et passages sont carrément qualifiés de coupe-gorge. Cette fois-ci, ce sont deux mineurs, âgés de 16 ans, présumés auteurs de vols et agressions multiples, qui ont été appréhendés au courant de la semaine écoulée par les services de sécurité de la 10e Sûreté urbaine, alors qu'un 3e acolyte réussira à fausser compagnie aux agents de recherche, et se trouve actuellement sous le coup d'un mandat de recherche. Trois victimes de vol et d'agression ont formellement identifié les deux malfrats, l'une des victimes reconnaîtra même son portable parmi les objets trouvés en possession des présumés auteurs de ces méfaits. Présentés jeudi dernier devant le magistrat instructeur de Ziadia, les mis en cause ont été écroués pour agressions et vols multiples. Sur un autre chapitre, les éléments de la 14e Sûreté urbaine à Boumerzoug ont arrêté sous le chef d'accusation de coups et blessures volontaires, un jeune âgé de 22 ans, suite à une plainte déposée contre lui par un jeune homme, âgé de 36 ans, pour une agression, qui lui a provoqué de graves blessures au niveau de son pied, le certificat obtenu auprès du médecin légiste, lui prescrivant 50 jours d'incapacité de travail, renseigne sur la violence des coups portés à la victime. Présenté en fin de semaine écoulée devant le magistrat instructeur, il a été placé derrière les barreaux. La même accusation a été signifiée au présumé auteur d'une agression à l'arme blanche commise dans la localité de Didouche Mourad, où un jeune âgé de 24 ans s'est attaqué à une autre personne âgée de 44 ans, et qui fut blessée sur plusieurs parties de son corps. L'agresseur présumé a été écroué par le magistrat instructeur après sa présentation. Les éléments de la Sûreté urbaine extra-muros à Didouche Mourad ont arrêté deux suspects dans l'affaire du vol commis à l'intérieur d'une entreprise publique (ECE), qui ne sont autres que deux employés de l'entreprise qui a subi ce préjudice. Les deux mis en cause comparaîtront dans les prochains jours en citation directe.

  4. #4
    Al-khiyal is online now Super Moderator
    Join Date
    Jan 2006
    Posts
    289,439

    Dimanche 30 Août 2009 -- La première semaine du mois de Ramadhan vient de s’achever dans le sang à Constantine. Avant-hier, vers 17 heures, une rixe a opposé un disquaire et un groupe de vendeurs informels au marché Bettou situé au quartier de Belouizdad, ex-Saint-Jean, en plein centre de Constantine. À l’issue de la bagarre, qui a duré plus d’une demi-heure selon des témoins oculaires, un jeune vendeur informel de “Khatfa” — feuille de dioul qui sert dans la préparation du bourek — portera un coup de couteau dans le ventre du disquaire. Évacué à l’hôpital dans un état critique, il succombera à ses blessures aux urgences. L’assassin, connu sous le sobriquet d’Échenoui et habitant le quartier Abdelmalek-Kitouni, quant à lui, après son forfait, a pris la fuite. Jusqu’à hier matin, il était toujours en fuite. Le défunt, âgé de 51 ans et père de 3 enfants, un garçon et deux filles, habitant le quartier Belouizdad, gère un commerce de supports audio et vidéo au marché des Frères Bettou qui se trouve juste à côté d’un tribunal et à quelques mètres du siège de la sûreté de wilaya. Avec ce crime, le débat sur la sécurité dans le Vieux-Rocher se retrouve relancé avec, cette fois-ci, la cruciale question relative au commerce informel dans les grandes villes et à l’intérieur même des marchés publics.

  5. #5
    Al-khiyal is online now Super Moderator
    Join Date
    Jan 2006
    Posts
    289,439

    Dimanche 30 Août 2009 -- La rue du C.N.R.A., qui longe le siège de l'APC derrière le cours de la Révolution, aura vécu des moments de panique et frayeur vers dix-sept heures de l'après-midi du jeudi, avec un spectacle pour le moins anodin et dangereux avec cette bande de jeunes, au nombre de cinq, torses nus, surexcités et déployant des couteaux à cran d'arrêt aiguisés, sont allés provoquer les paisibles passants jusqu'à toucher avec leurs lames acérées à l'épaule et au bras trois d'entre eux. Dans leur course écervelée, ces jeunes avaient obligé plus d'un à prendre la fuite à un moment où personne ne pouvait les approcher pour les calmer jusqu'à l'arrivée des renforts de police qui les ont pris en chasse. Des ambulances sont venues à la rescousse pour secourir les blessés. Enfin, vols de portables, agressions sont devenus monnaie courante dans certains quartiers comme la place d'Armes, la rue Gambetta et autres endroits animés comme la gare routière de Sidi Brahim, obligeant les gens à être extrêmement vigilants.

  6. #6
    Al-khiyal is online now Super Moderator
    Join Date
    Jan 2006
    Posts
    289,439

  7. #7
    Al-khiyal is online now Super Moderator
    Join Date
    Jan 2006
    Posts
    289,439

    Mardi 8 Septembre 2009 -- Comme dans ces moments d'euphorie, des personnes sans foi ni loi profitent des circonstances pour agresser des citoyens en les délestant de leurs biens. Un premier bilan de la Protection civile fait état de 21 blessés par armes blanches dont 11 ont été soignés sur place alors que les 10 autres ont dû être évacués vers l'hôpital M'hamed Yazid car présentant des blessures assez graves.

+ Reply to Thread
Page 1 of 4 1 2 3 ... LastLast

Posting Permissions

  • You may not post new threads
  • You may not post replies
  • You may not post attachments
  • You may not edit your posts