Jeudi 24 Septembre 2009 -- Montrés du doigt, les parents, qualifiés d’inconscients, disent être obligés d’acheter ce genre de jouets pour leurs enfants, et ce, malgré les dangers et les risques qu’ils encourent. «Nous n’avons pas le choix, car c’est tout ce qui existe sur le marché», indique une mère de famille, rencontrée à la rue Hassiba Ben Bouali à Alger qui reconnaît la nocivité de ces objets. «En utilisant ces jouets importés de l’étranger, nos enfants deviennent de plus en plus violents «, avoue-t-elle. Cette dame, n’a pas manqué de nous révéler que son enfant de quatre ans possède un «pistolet» à la maison. « Les enfants, de nos jours, sont de plus en plus exigeants, en particulier lors de la fête de l’Aïd. Nous n’y pouvons rien», déplore-t-elle. Quant à Ali, père de famille, il accuse les commerçants qui n’ont, dit-il, qu’un seul souci : celui de ramasser de l’argent facile même si cela nuit à la santé des enfants. «Ces commerçants inconscients profitent des fêtes religieuses, notamment l’Aïd pour gagner un argent fou, et ce au détriment de la santé des gens de nos progénitures», nous lance, coléreux, ce père de famille. Il faut dire que ce genre de marchandise est exposé sur les étales au su et au vu de tout le monde. Ou sont passés les agents de contrôle ? Serions-nous tentés de dire.
Pour les familles qui expriment leur opposition par rapport à ces «jouets», il ne faut en aucun cas céder aux caprices des gosses, surtout qu’ils s’agit de pistolets qui peuvent faire beaucoup de mal. Il est à rappeler que plusieurs accidents ont été signalés durant les deux jours de l’Aïd dus au fameux « pistolet « chargé de billes. Pour preuve, les services d’urgences des différents hôpitaux de la capitale ont enregistrés des dizaines de cas de blessures au niveau de l’œil surtout. D’autres blessures sont la cause des épées en plastique dur et non moins coupants. Par ailleurs, plusieurs citoyens ont signalé d’avoir été victimes par ce genre de jouets, notamment, le pistolet qui a causé la destruction des pare brises de voitures. Pour sa part un officier des services de sécurité, interrogé sur ce phénomène sous le sceau de l’anonymat, s’est demandé comment ces jouets ont pu atterrir en Algérie. « Le pire, est que ces pistolets ne sont pas détenus que par les garçons. Les petites filles, censées jouer avec la poupée, utilisent elles aussi ces satanées armes», s’écrie-t-il. Et d’appeler les familles à jouer réellement leur rôle «Les parents devraient interdire à leurs enfants de posséder ce genre de jouets excessivement dangereux «. Et d’ajouter : «l’Aïd est devenu une occasion pour les enfants de se monter de plus en plus violents en utilisant ce genre de jouets. C’est gravissime.» Devant cet état de fait, il est plus qu’urgent de tirer la sonnette d’alarme pour mettre fin à ce genre de commerce qui nuit immanquablement à la santé de nos petits enfants.
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24th September 2009 00:19 #1
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Lynda Louifi :
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24th September 2009 00:20 #2
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Mehdi Isikioune, Jeudi 24 Septembre 2009 :
Le Jeune Indépendant : Avez-vous réagi par rapport à ces jouets dangereux, notamment les pistolets à billes qui ont fait beaucoup de dégâts ces derniers jours ?
Abdelhak Mekki : En ce qui concerne ces jouets dangereux, nous avons organisé plusieurs campagnes de sensibilisation en direction des enfants sur les dangers que provoquent ces objets, notamment les pistolets à billes. En effet, de nombreux groupes d’enfants ont été pris en charge par des psychologues spécialisés en la matière, et ce dans le but de leur inculquer la culture de la paix et surtout de ne pas s’intéresser à ces objets qui représentent la violence. Nous estimons que tout instrument qui fait appel à la violence est considéré comme un objet dangereux pouvant avoir des répercussions néfastes sur les enfants. Nous, en tant que Fondation nationale pour la recherche médicale (Forem), nous sommes bien entendu contre l’existence de ces instruments et sommes toujours mobilisés pour éradiquer ce fléau qui fait appel à la violence, surtout que l’Algérie a connu des périodes difficiles. Il ne faut pas oublier que notre pays doit être vigilant par rapport à ces choses graves. L’Etat, les institutions, le mouvement associatif et les parents sont tous impliqués pour lutter contre ce fléau.
Et les jeux électroniques qui suggèrent le meurtre, l’assassinat et les massacres d’hommes ? Que compte faire la Forem pour arrêter tout cela ? Pourquoi pas des campagnes de sensibilisation dans les écoles, des spots TV, etc. ?
Vous savez, nous ne pouvons pas réaliser ces campagnes de sensibilisation au niveau des médias pour la simple raison que la Forem ne dispose pas de moyens. Notre mission consiste toutefois à sensibiliser autrement l’opinion publique sur les violences provoquées par ces fléaux à travers des conférences, à l’occasion des célébrations de journées destinées aux droits de l’homme, etc. Nous craignons cependant la banalisation de la violence, soit à travers ces objets électroniques soit à travers les contenus des médias audiovisuels.
Nous avons remarqué que, par rapport à ces fléaux, votre fondation est un peu absente sur le terrain. Voulez-vous nous en donner les raisons ?
Nous ne sommes pas absents sur le terrain. Comme je vous l’ai dit auparavant, nous veillons toujours à résoudre ces problèmes, et pour cela nous ne nous limitons pas uniquement à Alger. En effet, nous sommes présents aussi dans plusieurs localités telles que Aïn Defla, Ramka, Zemmouri… Nous luttons en permanence contre ces fléaux difficiles à gérer et qui touchent d’ailleurs tous les pays du monde.







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