Mercredi 13 Janvier 2010 -- L'auteur et comédienne féministe d'origine algérienne, Rayhana, a été agressée, aspergée d'essence, et insulté mardi soir alors qu'elle se rendait Maison des Métallos (11ème), mais cela ne l'a pas empêché de monter sur scène, a-t-on appris mercredi auprès de son entourage. La préfecture de police a confirmé l'agression, mais n'a pas voulu donner de détails car "une enquête a été ouverte". Selon son entourage, Rayhana a été aspergée d'essence et ses "agresseurs lui ont ensuite jeté une cigarette au visage, fort heureusement sans enflammer la jeune femme". "L'agression physique s'est doublé d'une agression verbale qui laisse peu de doutes sur le lien existant entre cette tentative d'homicide et les représentations en cours qui se poursuivront jusqu'a la fin" a indiqué la même source. Le maire de Paris, Bertrand Delanoë, a exprimé sa "profonde sympathie et son amical soutien" a Rayhana agressée juste avant la représentation de sa pièce: "À mon âge je me cache encore pour fumer". "Indigné par ce terrible événement, qui semble trouver son origine dans le sujet même de ce spectacle (qui donne la parole à neuf figures féminines aux prises avec le refoulement et la violence, réunies dans un hammam à Alger), je condamne avec la plus grande fermeté ces agissements d'une extrême gravité" écrit le maire dans un communiqué.
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Thread: News from Algeria 2010
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13th January 2010 22:13 #134
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14th January 2010 00:00 #135
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14th January 2010 00:03 #136
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Nabila Amir :
Jeudi 14 Janvier 2010 -- Un syndicat autonome de la Fonction publique vient de relancer le débat sur la création d’un regroupement syndical démocratique qui englobera et les travailleurs de la Fonction publique et ceux du secteur économique. Ce regroupement, qui sera une force de proposition, d’opposition et un contre-pouvoir, prendra la forme d’une Confédération générale des travailleurs d’Algérie (CGT), l’équivalent de la CGT française, qui constituera un cadre pour la défense des droits des travailleurs algériens et dans laquelle chaque secteur aura une liberté d’action selon les intérêts de ses travailleurs. L’idée de la création d’une confédération ne date pas d’aujourd’hui mais remonte à plusieurs années. Déjà en 2002, les syndicats autonomes avaient évoqué cette question et sont même allés loin en besogne en réunissant toutes les conditions de sa création, mais les pouvoirs publics ont vite fait d’étouffer ce nouveau-né en refusant de délivrer un agrément à ses initiateurs. Quatre ans plus tard, les syndicats autonomes, réunis sous l’égide d’une coordination nationale, ont décidé de rouvrir ce dossier et d’étudier toutes les modalités pour son aboutissement, seulement, les divergences et susceptibilités existant entre les différents syndicats ont ralenti la naissance de ce regroupement. Aujourd’hui, ayant pris conscience, plus que jamais, de la nécessité d’aller vers la création d’une telle organisation, les syndicats autonomes ont relancé la réflexion sur ce projet. À l’unanimité, les syndicats des différents secteurs estiment qu’un débat élargi à tous les travailleurs s’impose pour connaître les avis des uns et des autres sur ce projet et ce, afin de le mûrir. M. Mériane, porte-parole du Snapest, note que ce projet est noble mais que son aboutissement nécessite certains efforts et sacrifices. « Les syndicats doivent aplanir leurs divergences, comme il faut mettre de côté le problème de leadership. Certains syndicats doivent également bannir de leur lexique le mot exclusion. Pour la réussite d’un tel projet, il faut être rassembleur », a fait remarquer notre interlocuteur.
Sur la problématique des divergences, M. Mériane préconise l’organisation de journées d’études constructives et non folkloriques, des rencontres-débats, la préparation d’assises concrètes. « Nous devons dépasser le cadre de corporatiste si l’on veut atteindre nos objectifs. Nous devons aussi mettre de côté nos ambitions qui sont au détriment de l’intérêt général », a expliqué notre interlocuteur. M. Nouar, du Cnapest, fait remarquer que la création d’une autre « centrale syndicale » capable d’imposer la logique de la négociation et d’agir pour le développement des entreprises économiques donnera un nouveau souffle et de l’espoir aux travailleurs et fonctionnaires algériens. Le Cnapest pense que la situation précaire des travailleurs algériens est la conséquence directe de l’absence d’une organisation syndicale démocratique qui les représente et qui défende leurs droits au sein de la tripartite. Confédérer les syndicats est la force des travailleurs Au nom des syndicats des maîtres-assistants, docents et professeurs de sciences médicales, le professeur Nacer Djidjeli révèle que la multiplicité des syndicats n’est finalement pas la meilleure formule pour la concrétisation des revendications des travailleurs. La force des syndicats réside dans l’unification de leurs rangs.
Confédérer les syndicats est, d’après le Pr Djidjeli, une démarche importante et une option indispensable qui donnera du fil à retordre au pouvoir, qui a toujours joué la carte de la division. M. Djidjeli plaide pour une confédération avec un seul interlocuteur. «Nous devons concrétiser cet objectif car il est nécessaire d’avoir un pouvoir et un contre-pouvoir. Pour le bien du travailleur, il faut qu’il y ait en Algérie un équilibre entre les syndicats et le pouvoir. Ce dernier ne doit pas s’inscrire toujours dans la logique de museler les syndicats et ces derniers doivent être réalistes en matière de revendications», a-t-il souligné. Abondant dans le même sens, Idir Achour du CLA observe que la création d’une confédération des syndicats capable de renverser les rapports de force au sein de la société demeure une priorité. «Confédérer les syndicats est un travail de longue haleine. Nous pouvons atteindre ce but car cette revendication émane de la base respective des syndicats», soutient Idir Achour. Sur ses gardes, M. Sadali du Satef est convaincu qu’avant d’aller vers une confédération, il faut opérer une sorte de « toilettage », car le champ syndical est « miné ». M. Sadali pense qu’une confédération doit être, contrairement à l’UGTA, un instrument de lutte pour les travailleurs, doit avoir des mécanismes de fonction démocratique et travailler collégialement pour éviter le problème de leadership. Pour sa part, M. Merabet, porte-parole du syndicat des praticiens de santé, souligne que les syndicats des différents secteurs doivent mûrir cette réflexion et travailler dans ce sens, sans toutefois, arrêter une échéance.
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14th January 2010 00:13 #137
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Jeudi 14 Janvier 2010 -- Alors que la grippe porcine ne cesse de faire des victimes, la campagne de vaccination a du mal à s’ébranler. D’où la décision des services du ministère de la Santé de se pencher aujourd’hui sur la sensibilisation des citoyens, notamment les plus exposés tels que les femmes enceintes, pour se faire vacciner. Selon un bilan provisoire présenté hier par le ministère de la Santé, la grippe A/H1N1 a fait trois nouvelles victimes dont une femme enceinte. Ce qui porte à 57 le nombre de cas mortels sur 889 cas confirmés. Le bilan officiel, a indiqué M. Slim Belkessam, directeur de la communication au ministère, sera rendu public aujourd’hui ou au plus tard samedi prochain. La femme enceinte décédée était âgée de 22 ans et originaire de Sig (Mascara). Elle est morte mardi à Oran suite à des complications respiratoires, a précisé la même source. Les deux autres personnes décédées sont un homme de 28 ans à Sétif et une femme de 42 ans à Blida. Les deux cas ont présenté des complications respiratoires aiguës. Depuis l’apparition du virus, les femmes enceintes ont connu le taux de morbidité le plus élevé, environ 24 %. Sur quelque 46 femmes enceintes hospitalisées, 13 ont trouvé la mort, précise-t-on. Pour le représentant du ministère, cette situation s’explique par le fait que le risque de complication chez la femme enceinte est quatre à cinq fois plus élevé par rapport aux autres catégories, y compris les malades chroniques. Conscient de cette situation alarmante, le département de M. Saïd Barkat ne lésine pas sur les moyens pour parer à toute situation d’urgence. En guise d’amélioration des dispositifs de prise en charge, des femmes enceintes notamment, M. Belkessam fera savoir que plus de 1 000 lits supplémentaires ont été installés dans les salles de réanimation dans les différentes structures de santé à l’échelle nationale. Se voulant par ailleurs rassurant sur l’innocuité du vaccin contre la grippe A/H1N1, le représentant du ministère a réitéré sa conviction que le décès de la femme médecin de Sétif trente heures avoir été vaccinée n’aurait pas de relation avec le vaccin non sans ajouter que les responsables du secteur sont «impatients de connaître les résultats de l’autopsie et de l’enquête engagée par le parquet», tout en précisant que «le ministère n’a pas le droit d’interférer dans les enquêtes de la justice».
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14th January 2010 00:13 #138
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Jeudi 14 Janvier 2010 -- Il suffisait que les travailleurs soient écoutés : l’amorce d’un dialogue hier entre la centrale syndicale et les représentants des travailleurs de la zone industrielle de Rouiba a quelque peu apaisé la situation. En effet, les travailleurs ont décidé de ne pas sortir manifester dans la rue en attendant les conclusions de la réunion entre leurs syndicalistes et le patron de l’UGTA qui s’est tenue hier à la Maison du peuple, à Alger, sous haute surveillance policière. Des membres des syndicats d’entreprises de la fédération de la métallurgie, mécanique et électronique, accompagnés de leurs camarades de l’union locale et de l’union territoriale de l’UGTA de Rouiba, sont allés à la rencontre des chefs de la centrale syndicale pour tenter d’élaborer un plan d’action à même d’assurer de satisfaire les revendications des travailleurs. Cependant, les travailleurs n’ont pas repris le travail préférant « attendre demain (aujourd’hui, ndlr) pour voir plus clair ». Ils ont ainsi poursuivi leur grève pour la 9e journée de suite. Ceux de la SNVI se sont réunis en assemblée générale le matin et ont chargé MM. Zetoutou et Ben Mouloud, membres du syndicat d’entreprise, de les représenter auprès des responsables supérieurs de l’UGTA. Mais les craintes de manœuvre demeurent. « Nous craignons que la centrale syndicale procède encore une fois à des manipulations juste pour briser notre mouvement. Nous n’allons pas nous laisser faire. Car s’il n’y a aucune proposition intéressante, nous n’allons pas reprendre le travail et nous réinvestirons la rue », nous ont déclaré des travailleurs que nous avons contactés hier au téléphone.
Les travailleurs disent avoir fait un geste d’apaisement envers les pouvoirs publics en décidant de rester à l’intérieur de leurs usines et en libérant la route reliant Rouiba à Réghaïa, qui est demeurée fermée durant six jours suite aux marches qu’ils organisaient. « Le gouvernement et la centrale syndicale auraient pu ouvrir les portes du dialogue dès le premier jour pour éviter des pertes pour les entreprises. Dix jours de grève, c’est énorme pour des entreprises déjà en difficulté. Mais nos responsables ne soucient pas de cela », commente un autre travailleur. À souligner que les travailleurs de la SNVI disent représenter tous leurs camarades des autres entreprises de la zone de Rouiba qui les ont accompagnés dans ce mouvement de protestation. « Et s’il n’y a pas de réponse satisfaisante, nous allons reprendre l’action de rue, car les pouvoirs publics pourraient nous tromper par l’entremise de nos syndicalistes. Ils sont avertis. La suite du mouvement sera tranchée en assemblée générale. Si donc les travailleurs ne sont pas contents, il faut s’attendre à ce que la contestation continue », nous affirme-t-on. Le membre de la délégation, qui a porté les revendications des protestataires de la zone industrielle de Rouiba au Palais du peuple, quand nous l’avons interrogé sur ses propositions et sa démarche pour cette rencontre, a préféré « attendre les conclusions ». « Je ne voudrais pas anticiper. Nos revendications sont claires et elles n’admettent qu’une seule réponse : leur satisfaction », a-t-il annoncé. À rappeler que les travailleurs exigent une augmentation de salaires conséquente et le maintien du droit de partir à la retraite sans condition d’âge. Ils rejettent du coup les « décisions prises par le gouvernement sous le couvert de la dernière réunion tripartite ». Ils se souviendront toutefois que le régime a opposé la répression à leurs revendications. « Le pouvoir a préféré mobiliser la police et la gendarmerie pour réprimer notre mouvement au lieu de se montrer sensible à nos problèmes. L’Algérie d’‘‘Al aaiza oua al karama’’ (l’Algérie du respect et de la dignité) n’est pas pour demain », a tenu à ajouter l’un de nos interlocuteurs.
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14th January 2010 00:14 #139
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Jeudi 14 Janvier 2010 -- Une réunion de quatre heures a regroupé, hier au siège de l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA), le secrétaire général de la centrale syndicale Abdelmadjid Sidi Saïd et des cadres syndicaux de la wilaya d’Alger. Au cours de cette réunion qui a pris fin vers 16 heures, il a été question du dossier salarial et des négociations pour les conventions de branches et collectives. Ont participé à cette réunion des représentants de plusieurs syndicats d’entreprises, dont ceux de la Société nationale des véhicules industriels (SNVI). Il a été convenu, au terme de cette réunion, l’installation, aujourd’hui, au siège du ministère du Travail, à 14 heures, d’une commission qui sera chargée de la mise en œuvre des décisions de la tripartite en matière de lancement de la négociation des conventions de branches. Le secrétaire général du ministère du Travail a été informé, hier, de la tenue de cette installation, apprend-on auprès de l’UGTA. «Des représentants du syndicat d’entreprise de la SNVI ont participé à cette réunion et ont, de ce fait, été informés de son contenu», nous a déclaré, hier, Abdelkader Malki, chargé de la communication de l’UGTA. «Prendront part à l’installation d’aujourd’hui le ministre du Travail et le secrétaire général de ce ministère, des représentants syndicaux ainsi que le patronat», ajoute notre interlocuteur.
Cette réunion favorisera-t-elle l’arrêt de la grève des travailleurs de la SNVI qui est entrée hier dans son 10e jour ? Pour l’heure, nul ne peut avancer aucune hypothèse. Une assemblée générale du syndicat d’entreprise de la SNVI doit se tenir et les résultats de la rencontre d’aujourd’hui seront exposés. À l’issue de cette évaluation, les travailleurs de cette entreprise devront décider de l’arrêt ou de la poursuite de la protestation, explique-t-on. En attendant, les travailleurs de la SNVI ont observé, hier, leur 10e jour de grève qui, au fil du temps, a eu un effet boule de neige puisque d’autres entreprises, publiques et privées, de la zone industrielle de Rouiba s’étaient jointes à cette protestation et participé à une marche à laquelle ont pris part plusieurs milliers de travailleurs. Au début de cette grève, l’UGTA a rendu public un communiqué évoquant les aides consenties par l’Etat pour la SNVI et les décisions prises dans le cadre de la dernière tripartite. Ce communiqué a été dénoncé par le syndicat d’entreprise de la SNVI et la grève s’est poursuivie. Au cours d’une déclaration avant-hier à la Chaîne III, Abdelmadjid Sidi Saïd a lancé que «les travailleurs, particulièrement ceux de la SNVI, doivent comprendre que les négociations vont aboutir et que la sagesse va primer à tous les niveaux».
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14th January 2010 00:15 #140
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Jeudi 14 Janvier 2010 -- Les transporteurs privés assurant la ligne Constantine-Oum El-Bouaghi et Constantine-Aïn Beïda sont en colère. Ils poursuivent leur grève entamée il y a dix jours, pénalisant ainsi les voyageurs empruntant ces lignes très fréquentées. La ligne Constantine-Tébessa connaît, elle aussi, les mêmes turbulences, dès l’instant que les transporteurs sur cette ligne sont partie prenante de cette grève. Cette fois-ci, ce n’est pas une histoire de tarifs, mais plutôt d’organisation et de conditions de travail, nous a-t-on expliqué. D’après les transporteurs en grève que nous avons contactés, le timing des rotations et les quais de la gare routière de Constantine-Est, que se disputent transporteurs de Constantine-Oum El- Bouaghi et ceux de Constantine-Tébessa, seraient en cause. Selon les représentants des premiers, les seconds transgressent leur feuille de route qui ne leur permet pas de desservir certaines escales faisant partie de leur ligne. Les timings de départ de Constantine font aussi l’objet de contestation de la part des deux parties. À ce propos, on avance que les tentatives des responsables de la gare routière de régler le litige qui dure depuis des semaines n’ont pas abouti. Ce qui a d’ailleurs poussé les transporteurs privés à la grève illimitée. En début de cette semaine, la direction de la gare avait tenté une seconde fois d’arranger les choses, en attribuant un quai nouveau pour les mécontents, en vain. Le timing constitue l’essentiel et le fond réel du problème. Le conflit entre transporteurs s’est répercuté de façon très négative sur les voyageurs (près de 40 000 par semaine), et les parties en litige ne semblent guère prêtes à faire des concessions. Pire encore, elles s’apprêtent à saisir officiellement la tutelle et les walis concernés directement sur la question aux fins d’arbitrage, d’autant que les transporteurs ne cessent de reprocher à la direction des Transports sa «passivité» devant les problèmes rencontrés au niveau de la gare routière.







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